Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 8 : Gregory de Julia Quinn

La chronique des Bridgerton, tome 8 : Gregory de Julia Quinn

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 448 pages
Parution : 7 Septembre 2016
Tome : 08/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

Gregory Bridgerton a toujours cru au grand amour. Il sait que sa future épouse l’attend quelque part, que leur amour est prédestiné. Le jour où il rencontre lady Hermione Watson, il pense, transporté de bonheur : C’est elle !  » Hélas, lady Hermione aime ailleurs, lui révèle sa meilleure amie, Lucinda Abernathy, une jeune personne qui, bien que fort spirituelle, n’a pas l’éblouissante beauté d’Hermione. Gregory a cependant besoin de son aide s’il veut gagner le cœur de sa dulcinée. Et c’est alors que le destin s’en mêle…

 

Mon avis:

Petit dernier de la famille des Bridgerton et dernier tome de leurs aventures (même s’il existe un tome bonus avec tous les membres), on fait la connaissance de Grégory, un personnage qui est resté assez discret jusqu’à maintenant. Tout comme ses frères et sœurs, il souhaite connaitre le grand amour, et pense l’avoir trouvé en la personne d’Hermione Watson, qu’il rencontre à un évènement organisé par Kate, la femme de son frère ainé Antony. Mais il se trouve que cette dernière est amoureuse d’un autre… Cela n’arrête en rien Grégory qui compte bien la courtiser quand-même, avec l’aide surprenante de sa meilleure amie, Lucinda Abernathy. Toutefois le destin va bien leur jouer des tours…

Même si notre fameuse Lady Whistledown nous manque dans les derniers tomes de la saga, l’intrigue reste tout de même intéressante grâce la note d’humour que sait apporté l’auteur. Et il est vrai que ce petit dernier va nous réserver des surprises et des rebondissements. Gregory est finalement assez différent de ses frères. La différence d’âge joue forcément un rôle, mais aussi son côté insouciant, idéaliste et naïf. Il pense quand-même être tombé amoureux d’une jolie fille, juste en l’apercevant. Mais il finira par faire la part des choses, et évoluer. A ses côtés, on retrouve Lucy Abernathy, qui a aussi un profil atypique. Elle compte suivre les convenances à la lettre, et accepter son sort sans rechigner, même quand elle connait les détails de la personnalité de son fiancé, qu’elle n’a vu que 3 fois. Et c’est justement ensemble, que nos héros vont grandir et apprendre à s’affirmer. Après un début quelque peu platonique qui a lieu à Aubrey Hall, l’histoire se poursuit à Londres où l’auteure sait nous surprendre avec un retournement de situation. Et justement cela apporte le piquant qui manquait dans l’histoire, d’autant plus plaisant que je ne l’avais pas vu venir.

Un dernier tome qui diffère bien des précédents, mais qui sait tout de même nous divertir avec étonnement.

 

 

 

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 7 : Hyacinthe de Julia Quinn

La chronique des Bridgerton, tome 7 : Hyacinthe de Julia Quinn

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 320 pages
Parution : 17 Aout 2016
Tome : 07/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

Hyacinthe, la cadette des Bridgerton, l’une des meilleures familles du Londres dans les années 1820, est-elle destinée au célibat ? Trop fine mouche, trop directe, la jeune fille n’a rien de l’héritière effacée qu’attendent les hommes de la bonne société. Pourtant ce n’est pas une raison pour finir vieille fille ! Certes, quand Gareth Saint-Clair, un aristocrate à la réputation douteuse, croise son chemin, on est loin du coup de foudre. Mais la traduction, à quatre mains, d’un journal intime écrit en italien va jouer un rôle qui n’était pas du tout prévu…

 

Mon avis:

Avant dernier tome des aventures de la famille Bridgerton, Hyacinthe est la petite dernière de la famille. Quelque peu impertinente et sûr d’elle, elle repousse tous les candidats au mariage. Alors qu’elle fait la lecture comme tous les mardis à Lady Danbury, elle fait la connaissance de son petit-fils, Gareth Saint-Clair. Celui-ci vient de perdre son frère, et recherche quelqu’un qui puisse traduire le journal intime de son autre grand-mère, qui est en italien. Hyacinthe lui propose son aide, et commence ainsi une sacrée aventure riche en rebondissements…

Voilà une intrigue et un couple que j’ai grandement aimé à l’image des premiers tomes. Comme Eloise, Hyacinthe n’a pas sa langue dans sa poche, et n’hésite pas à donner son avis même quand celui-ci est déplacé. On ne s’ennuie pas du tout avec elle, et les joutes verbales sont de la partie, d’autant plus avec Lady Danbury et Gareth Saint-Clair. La traduction de ce journal intime va permettre à Hyacinthe de sortir de sa routine quotidienne, et de lui apporter un peu de piquant dans sa vie. D’autant plus qu’elle a aussi quelqu’un de taille avec qui échanger. Gareth ne se laisse pas intimider par la fougue de la jeune femme, qui la surprend dans un premier temps, puis qu’il apprécie ensuite. Ce jeu de traduction va devenir un jeu d’enquête et de chasse aux énigmes. Il faut dire que la grand-mère italienne de Gareth gardait un secret, et elle a tout fait pour que celui-ci soit bien protégé. Leurs sentiments évoluent au fil de leur parcours, et je n’ai eu aucun mal à y croire. Même si j’aurais aimé quelques pages en plus, surtout que l’on se retrouve plongé dans une aventure avec à la clé un beau trésor et la réponse à certaines questions sur les origines de Gareth. C’est d’ailleurs ce point qu’il le rend sur la retenu, et on peut le comprendre. Hyacinthe vient d’une grande famille aimante, lui n’a eu que son frère récemment décédé, et Lady Danbury. Son père le hais, et il le fait bien comprendre même devant Hyacinthe.

Une romance très intéressante, qui aurait bien mérité quelques chapitres en plus, mais qui a su me convaincre. J’avais beaucoup apprécié le personnage d’Eloise, mais quand son tour est arrivé, le roman m’a quelque peu déçu. Hyacinthe est du même tempérament, je suis heureuse d’avoir passée un bon moment de lecture avec elle, ce qui rattrape mes petites déceptions des précédents. Et aussi quel plaisir de retrouver le personnage de Lady Danbury qui occupe une place importante dans ce roman. J’aime beaucoup sa personne.

 

 

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 6 : Francesca de Julia Quinn

61dfczkjrrl

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 380 pages
Parution : 6 Juillet 2016
Tome : 06/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

La vie est parfois cruelle. Après avoir passé tant d’années à papillonner de femme en femme, Michael Stirling est tombé amoureux fou de la seule femme qu’il lui était interdit d’aimer : Francesca, l’épouse de son cousin John, que Michael aime comme un frère. Quand John meurt brutalement, Michael devient comte de Kilmartin. Désormais, Francesca est libre, mais le souvenir du défunt se dresse entre eux. Comment trouver le bonheur sans avoir l’impression de trahir celui qu’ils chérissaient tant ?

 

Mon avis:

Sixième tome de la saga, où l’on suit Francesca alors comtesse de Kilmartin, qui vit avec son mari John entre l’Angleterre et l’Ecosse. Même si elle n’a pas encore réussi à tomber enceinte, elle se sent heureuse jusqu’au jour où tout s’écroule. Son mari qu’elle affectionnait tant, et retrouvé inconscient. Un décès brutal qui bouleverse sa vie, ainsi que celle du cousin et ami de John, Michael, qui hérite du titre et des propriétés. Un deuil qu’ils vont vivre durement et différemment. Mais entre devoirs et besoins, ils vont devoir aller de l’avant.

Quel bonheur de retrouver le style et l’humour de l’auteure qui m’avait particulièrement manqué dans le dernier tome. Cette intrigue a la particularité de se dérouler en même temps que les deux précédentes, on apprend ainsi le mariage de Colin et d’Eloise au cours de l’histoire. Elle explique aussi le peu de présence de Francesca dans les précédents tomes, qui était déjà en couple et établie avec John à ce moment. Une union qui était emplie de passion, mais qui était de courte durée. Les premières pages peuvent sembler tristes, on y parle de deuil, de maladie, mais aussi d’amour. Un amour partagé, et un autre secret que l’on va découvrir. De retour de son long séjour en Inde, Michael n’a pas d’autre choix que de prendre ses responsabilités en main. Voilà maintenant 4 ans que Francesca administre toute seule ses nouvelles propriétés, le temps de l’acceptation et du changement est venu. Et c’est d’ailleurs aussi le souhait de Francesca pour une tout autre raison. Elle souhaite devenir mère, et envisage sérieusement à se remarier. Entre sentiments troublée, doutes et culpabilité, un flot d’émotions submergent Francesca et Michael. Même si des fois on a sérieusement envie de les secouer pour qu’ils se décident enfin, et prennent conscience de leur attirance ! Un couple touchant qui a su me charmer.

J’ai aussi apprécié les notes de l’auteure à la fin du livre sur les maladies de l’époque, et sur les avancées de leurs prises en charge. On y parle de rupture d’anévrisme et de malaria. J’aime beaucoup quand les auteurs partagent avec nous un résumé de leur recherche, on a toujours des informations à découvrir.

 

 

 

 

 

Contemporain, Littérature française (France), Livres

Noël et préjugés de TeamRomCom: Tonie Behar, Marie Vareille, Isabelle Alexis, Sophie Henrionnet, Adèle Bréau, Marianne Levy

Noël et préjugés de Team Rom Com

Éditeur : Charleston
Pages : 288 pages
Parution : 15 Octobre 2019
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance

Lien Amazon

 

L’histoire:

Pour Noël, Eva se voit offrir une cure d’amaigrissement détox en Savoie, Cassandra un séjour de rêve dans un hôtel perdu dans les montagnes. Lisa se réfugie chez sa psychanalyste, terrifiée à l’idée de revoir son amour de jeunesse. Vincent tente désespérément de reconquérir son ex avec l’aide d’un coach en séduction loufoque. Lara est enfermée dans un magasin de jouets avec son chef qu’elle exècre, quant à Charlie, elle est coincée dans une tempête de neige à New York, coupée du monde à un moment crucial… Ces six personnages ne se connaissent pas, mais sont liés à leur insu par le même roman : une ancienne édition d’Orgueil et Préjugés à la couverture rouge, qui passe de main en main et pourrait leur porter chance… Ou pas !

 

Mon avis:

L’édition Charleston nous propose un recueil de six nouvelles, ayant toutes un lien plus ou moins avec Jane Austen. Alors forcément j’ai craqué !

 

Comme une princesse Disney de Tonie Behar: Dans cette première nouvelle on rencontre Eva, une jeune femme ronde et pas très bien dans sa peau. Alors sa sœur Juliette, lui offre quelques jours avant Noël, une cure d’amaigrissement en Savoie. Une nouvelle légère et humoristique qui prend la forme d’un journal. On sent dans cette histoire qu’Eva incarne Elizabeth Bennet et son franc parler, et Daniel, un Darcy châtelain ruiné. J’ai passé un bon moment, même si quelques clichés m’ont un peu dérangé.

 

L’hôtel des Monts enneigés de Marie Vareille: Deuxième nouvelle avec Cassandra qui se retrouve dans un superbe hôtel au milieu des montagnes. Ce cadeau lui a été offert par sa mère mais elle se méfie, car leur relation n’est pas très cordiale. Une nouvelle rafraichissante et qui m’a bien fait rigoler. J’ai aimé ce clin d’œil à Raison et Sentiments, et le fameux sauvetage de Cassandra par Alexandre.

 

Le Manoir des Wilfried d’Isabelle Alexis: Une autre nouvelle qui peut que nous rappeler Persuasion, face à l’angoisse de Lisa qui s’apprête à revoir son amour d’enfance. J’ai un peu moins accroché à cette histoire, plutôt à cause des personnages qui n’ont pas su me toucher.

 

Love Coach de Sophie Henrionnet: Ici, on rencontre Vincent qui veut absolument reconquérir son ex et qui fait appel à un love coach. Je n’ai pas trouvé de lien avec Jane Austen dans cette nouvelle. L’histoire reste tout de même sympathique à découvrir.

 

Nuit blanche au magasin de jouets d’Adèle Bréau: Nouvelle référence à Orgueil et Préjugés où Laura se retrouve coincé avec son patron dans leur magasin de jouet. Leur relation est assez tumultueuse. J’ai passé un bon moment à la découverte de cette histoire.

 

Amour, tempête et best-seller de Marianne Levy: Dernière nouvelle où l’on rencontre Charlie qui est bloquée dans son appartement New-Yorkais en pleine tempête de neige. Elle est auteure et son éditeur attend son livre, sauf qu’elle n’a plus de matériel informatique et qu’elle doit trouver une solution rapidement. Encore une fois, je n’ai pas trouvé de lien avec Jane Austen, et aussi je n’ai pas accroché aux personnages

 

Au final 4 nouvelles sur 6 m’ont convaincues. J’ai passé un bon moment à rigoler avec la team Rom Com, et le tout dans l’ambiance de Noel.

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 5 : Eloise de Julia Quinn

51jakkvhsl

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 286 pages
Parution : 1 Juin 2016
Tome : 05/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

Après la disparition tragique de sa femme, sir Philip est totalement désemparé.
Comment va-t-il faire pour élever ses enfants qui ont souffert de la maladie de leur mère ? Comment leur apprendre la tendresse, lui qui ne sait pas exprimer ses émotions ? Pourquoi ne proposerait-il pas le mariage à Miss Bridgerton, avec qui il entretient une relation épistolaire ? Surprise, mais en même temps troublée, Eloïse, qui ne fait rien comme tout le monde, quitte Londres en secret pour rejoindre dans son manoir cet homme qu’elle n’a jamais vu.

 

Mon avis:

Cinquième tome de la saga des Bridgerton, où cette fois on suit Eloise. Celle-ci se sent seule, suite au mariage de sa meilleure amie Penelope et de son frère Colin. Alors lorsque Philip, avec qui elle entretient une correspondance secrète depuis un an, lui propose de le rejoindre, elle finit par accepter. Et c’est bien sûr, sans rien dire à sa famille qu’elle se met en route, et débarque même sans prévenir Philip. Il pensait d’ailleurs que leur correspondance était finie, vu qu’il n’avait pas eu de réponse à son dernier courrier, et la voici chez lui à son grand étonnement. Et des surprises, il va en avoir. Alors qu’il se remet doucement de la mort de sa femme, Eloise découvre aussi qu’il a deux enfants et de sacrés terreurs. Elle qui pensait rompre la solitude avec Philip, la voilà servie !

Comme beaucoup m’ont prévenu, je savais que ce tome était moins bon que les précédents. Et je ne peux que donner raison aux lecteurs. Je partage en effet le même avis. Et premier lieu, l’histoire ne se déroule pas à Londres, et ça casse un peu la continuité de la saga. Et puis autant dire, maintenant que le mystère autour de lady Whistledown est dévoilé, l’ambiance est un peu cassée. Ces interventions vont nous manquer dans la suite des aventures. Mais revenons à cette intrigue qui reste tout de même sympathique, même si je n’ai pas vraiment accroché au personnage de Philip. Son profil est intéressant, mais il ne m’a pas séduit. Je ne me suis quand même pas ennuyée avec cette lecture, et j’ai d’ailleurs bien aimé l’arrivée des quatre frères d’Eloise. Un moment impressionnant, et en fait, c’était le seul moment qui m’a bien fait rire, avec les quelques bêtises des jumeaux. Cela marque également un changement avec les précédents tomes. Et puis, je pense que leur histoire d’amour évolue trop rapidement, on y croit pas. Disons aussi que ce tome est beaucoup plus court que les précédents. D’une certaine manière, peut-être est-ce aussi pour cela que je ne me suis pas ennuyée !

Je ne dirais donc pas que c’était une déception, mais c’est clairement un tome en dessous des autres. Je n’ai pas retrouvé l’ambiance des derniers, ou une réel alchimie entre les personnages. Et surtout, j’ai beaucoup moins sourit au cours de ma lecture. Je reste un peu sur ma faim. Mais j’ai hâte de continuer la suite, où l’on rencontre Francesca qui vient de perdre son mari. Curieuse de découvrir cette histoire, qui nous ramène à Londres. 

 

Eloise - Bridgerton

 

Littérature française (France), Livres

Violette et Napoléon de Gabrielle Dubois

Violette et Napoléon de Gabrielle Dubois

Éditeur : Autoédition
Pages : 156 pages
Parution : 27 Juin 2020
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Historique
Lien Amazon

L’histoire:

Violette, sage et coquette grisette du faubourg, trotte gentiment de chez elle à Toulouse par le Pont Neuf. En 1808, la visite de Napoléon aux Toulousains va être le premier événement qui va changer le cours des jeunes existences de Violette, qui apprendra à lire, et Batiste et Célestin, dont les rêves dits plus masculins et plus grandioses vont cacher des réalités empreintes de désillusions et de violence. En 1814, l’armée de Napoléon se prépare à livrer sa dernière bataille à Toulouse. En face d’elle, toutes les armées d’une Europe coalisée contre la France. La vie de Violette, seize ans, âge des premières amours, en sera bouleversée.

Mon avis:

2021 est l’année du bicentenaire de la mort de l’empereur Napoléon Ier. Et c’est justement à son époque, comme vous l’aurez deviné par le titre, que nous plonge son auteure Gabrielle Dubois. On y fait la connaissance de Violette. Une jeune fille que l’on va apprendre à connaitre et voir grandir dans la fameuse ville rose, Toulouse. Alors que l’année de 1808 vient de sonner, l’Empereur inspire beaucoup de monde. Cet homme parti de rien et qui a réussi à monter si haut. Et sa venue va modifier bien des destins, dont celui de notre héroïne, et de ses compagnons…

Dès les premières pages, on sent que notre auteure maitrise bien son sujet pour notre plus grand plaisir. On s’attache facilement à Violette, recueillie par Coraly alors qu’elle n’était qu’un bébé. Eveillée et pleine de vie, on tourne les pages avec plaisir pour découvrir ses aventures et péripéties. Les dates clés et évènements historiques s’enchainent, comme la fameuse bataille livrée par Napoléon à Toulouse en 1814. Notre lecture est aussi complétée par quelques illustrations. Certaines m’ont plus séduites que d’autres, ça reste agréable à découvrir et original. Mais j’avouerais que la mise en page m’a quelque peu dérangée. Peut-être est-ce une déformation professionnelle, il est vrai que j’ai un peu butée sur ce point au début de ma lecture, mais j’ai fini par l’oublier. En compagnie de Célestin, le fils de Coraly, Violette apprend la couture et à bien d’autres rêves, comme apprendre à lire. Alors que Célestin, lui, souhaite s’enrôler dans la garde d’honneur de Napoléon. Un grand homme qui en inspire bien d’autres. Les mois passent, et la fin de l’intrigue arrivent vite. La curiosité en moi aurait voulu en savoir plus, surtout qu’il y avait matière. En tout cas, une très belle première découverte des écrits de Gabrielle Dubois, et j’ai particulièrement aimé ces petites notes à la fin sur les extraits du code civil de Napoléon. Très intéressant, j’en demande juste plus !

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 4 : Colin de Julia Quinn

 

61v4yyllytl

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 414 pages
Parution : 4 Mai 2016
Tome : 04/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

 » A trente-trois ans, M. Colin Bridgerton demeure un cœur à prendre. N’est-ce pas un défi exaltant pour les débutantes de cette saison ?  » persifle la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine. Depuis l’âge de quinze ans, Pénélope Featherington aime secrètement Colin, sans nourrir la moindre illusion. Néanmoins. un pari va les rapprocher : c’est décidé, ils uniront leurs efforts pour démasquer lady Whistledown, la plume anonyme qui épingle le beau monde dans ses billets malicieux. Et, dans cette aventure, d’autres surprises pourraient être au rendez-vous.

 

Mon avis:

Colin et Pénélope sont deux personnages que l’on a déjà côtoyé dans les précédents tomes, et c’est à leur tour de nous dévoiler leurs secrets. Amoureuse en secret de Colin, dès leur première rencontre alors qu’elle n’avait que 15 ans, Pénélope Featherington n’est pas encore mariée et ne le souhaite pas. Elle est ainsi toujours en retrait lors de ses sorties en public, considérée comme une vieille fille, au grand dam de sa mère. Tout comme Pénélope, Colin n’a pas l’intention de se marier comme ses frères et sœurs, et préfère de loin s’enfuir à la découverte de contrées lointaines. Lors d’une soirée, Lady Danbury lance un défi avec une bien belle récompense : trouver l’identité de Lady Whistledown qui défraye Londres depuis onze ans avec ses chroniques. Tous deux vont unir leurs forces pour la démasquer, et, ils ne seront pas au bout de leurs surprises…

Il est vrai que j’attendais beaucoup du personnage de Colin, le troisième fils de la fratrie. Ayant aimé ses interventions dans les précédents tomes, je suis tout de même restée un peu sur ma faim. Je l’ai trouvé orgueilleux et maladroit, alors qu’il paraissait tout autre à mes yeux. Même si j’ai tout de même passé un bon moment à le découvrir, c’est surtout en savoir plus sur Pénélope qui m’a fait apprécier ma lecture. De nombreuses révélations sont aussi faites dans cette intrigue, et apportent beaucoup à la saga. Par contre, je me demande comment va-t-elle évoluer, maintenant que l’identité d’un personnage clé a été dévoilée (Je ne dirais d’ailleurs rien de plus à ce sujet, pour ne pas vous gâcher la surprise!) Il est aussi agréable de suivre les autres membres de la famille déjà rencontrés, et voir comment ils ont évolué. Mais je trouve que ce tome a perdu un peu de l’entrain et le rythme des précédents. Entre investigations, paris et décontenances, on se laisse tout de même entrainer au fil des mots. Peut-être que j’attendais trop de ce roman, et je suis un peu déçue. Je compte bien sûr continuer à lire cette saga, et découvrir les autres membres de la famille Bridgerton.

Classique, Littérature française (France), Livres

L’abbesse de Castro de Stendhal

L'abbesse de Castro de Stendhal

Éditeur : Folio
Pages : 128 pages
Parution : 4 Mai 2017
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

Vers le milieu du XVIe siècle, après huit années au couvent de la Visitation, Hélène Campireali, jeune fille de noble famille, regagne Albano pour y vivre près de son père. Un voisin, Jules Branciforte, s’éprend d’elle au scandale du seigneur de Campireali qui voit d’un mauvais œil la cour que ce jeune homme pauvre fait à sa fille. Un soir d’été, grâce à une longue canne, Jules élève jusqu’à la fenêtre d’Hélène un bouquet – et elle décide de s’en saisir.
Le début de cette nouvelle – qui sera plus tard la première des Chroniques italiennes – laisserait présager une idylle si l’auteur ne prenait la peine d’annoncer « les malheurs affreux qui vont former le triste sujet » de sont récit. A la dernière page, néanmoins, demeure une ineffaçable impression de fraîcheur qui, jointe à la simplicité naïve des amours de Jules et d’Hélène, donne au texte sa qualité singulière.

 

Mon avis:

Publié en 1839, ce court roman a été écrit en deux temps, interrompu par une autre œuvre, La Chartreuse de Parme, que Stendhal a voulu écrire avant. Cette histoire s’inscrit dans le recueil de nouvelles nommé les Chroniques italiennes, où il nous partage son admiration qu’il éprouve pour ce pays, ses habitants et leur mode de vie.

Plongé au cœur du 15è siècle en Italie, Hélène Campireali et Jules Branciforte sont amoureux. Elle est âgée de 17 ans et lui de 22 ans, et ils tombent sous le charme l’un de l’autre dès leur première rencontre. Mais Hélène est une jeune fille de bonne famille, alors que Jules est fils de brigand. La famille d’Hélène, en particulier son père et son frère, voient d’un mauvais œil leur amour. Entre passion, amour impossible, duperie et affrontement, nos héros ne peuvent que nous rappeler un célèbre couple italien…

Après une première partie où l’on nous explique le contexte historique de l’œuvre, l’histoire d’Hélène et Jules s’enchaine, et on ne peut que se remémorer un autre classique: Roméo et Juliette. Lui est pauvre mais séduisant et plein d’esprit, et elle est belle, riche et quelque peu naïve. C’est un coup de foudre, alors qu’ils ne se sont jamais parlé. Leur idylle est tout de même touchante, et Jules se montre adroit dans ses choix qui vont finir par lui changer son destin. Hélène, quant à elle, nous montre bien sa jeunesse d’esprit dans ses choix, mais disons qu’elle est aussi malmenée par sa famille. Petit point négatif dans cette histoire, c’est que l’on sent bien cette coupure qu’à réaliser l’auteur dans l’écriture du roman. Entre détails d’intrigue expédiés, qui auraient bien mérités plus de développement, c’est surtout à cause du changement de point de vu qu’on se retrouve un peu malmené et perdu. C’est bien dommage, et on a comme un sentiment d’inachevé. Je tiens tout de même à signaler que l’on ressent la passion pour Stendhal pour l’Italie, et il nous livre des détails croustillants sur le banditisme à l’époque, les rébellions entre le peuple et les seigneurs, mais aussi de nombreuses scènes où il sait très bien nous tenir en émoi.

Mais il est vrai que j’ai surtout aimé redécouvrir cette histoire, ayant vu il y a quelques années une série italienne inspirée de ce roman, nommé Il Falco e la Colomba, soit La faucon et la colombe. Et il s’agit bien d’une libre interprétation, puisque la fin n’est pas du tout la même alors que le commencement de la série est plutôt fidèle au roman.