Littérature française (France), Livres

Violette et Napoléon de Gabrielle Dubois

Violette et Napoléon de Gabrielle Dubois

Éditeur : Autoédition
Pages : 156 pages
Parution : 27 Juin 2020
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Historique
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L’histoire:

Violette, sage et coquette grisette du faubourg, trotte gentiment de chez elle à Toulouse par le Pont Neuf. En 1808, la visite de Napoléon aux Toulousains va être le premier événement qui va changer le cours des jeunes existences de Violette, qui apprendra à lire, et Batiste et Célestin, dont les rêves dits plus masculins et plus grandioses vont cacher des réalités empreintes de désillusions et de violence. En 1814, l’armée de Napoléon se prépare à livrer sa dernière bataille à Toulouse. En face d’elle, toutes les armées d’une Europe coalisée contre la France. La vie de Violette, seize ans, âge des premières amours, en sera bouleversée.

Mon avis:

2021 est l’année du bicentenaire de la mort de l’empereur Napoléon Ier. Et c’est justement à son époque, comme vous l’aurez deviné par le titre, que nous plonge son auteure Gabrielle Dubois. On y fait la connaissance de Violette. Une jeune fille que l’on va apprendre à connaitre et voir grandir dans la fameuse ville rose, Toulouse. Alors que l’année de 1808 vient de sonner, l’Empereur inspire beaucoup de monde. Cet homme parti de rien et qui a réussi à monter si haut. Et sa venue va modifier bien des destins, dont celui de notre héroïne, et de ses compagnons…

Dès les premières pages, on sent que notre auteure maitrise bien son sujet pour notre plus grand plaisir. On s’attache facilement à Violette, recueillie par Coraly alors qu’elle n’était qu’un bébé. Eveillée et pleine de vie, on tourne les pages avec plaisir pour découvrir ses aventures et péripéties. Les dates clés et évènements historiques s’enchainent, comme la fameuse bataille livrée par Napoléon à Toulouse en 1814. Notre lecture est aussi complétée par quelques illustrations. Certaines m’ont plus séduites que d’autres, ça reste agréable à découvrir et original. Mais j’avouerais que la mise en page m’a quelque peu dérangée. Peut-être est-ce une déformation professionnelle, il est vrai que j’ai un peu butée sur ce point au début de ma lecture, mais j’ai fini par l’oublier. En compagnie de Célestin, le fils de Coraly, Violette apprend la couture et à bien d’autres rêves, comme apprendre à lire. Alors que Célestin, lui, souhaite s’enrôler dans la garde d’honneur de Napoléon. Un grand homme qui en inspire bien d’autres. Les mois passent, et la fin de l’intrigue arrivent vite. La curiosité en moi aurait voulu en savoir plus, surtout qu’il y avait matière. En tout cas, une très belle première découverte des écrits de Gabrielle Dubois, et j’ai particulièrement aimé ces petites notes à la fin sur les extraits du code civil de Napoléon. Très intéressant, j’en demande juste plus !

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 4 : Colin de Julia Quinn

 

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 414 pages
Parution : 4 Mai 2016
Tome : 04/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

 » A trente-trois ans, M. Colin Bridgerton demeure un cœur à prendre. N’est-ce pas un défi exaltant pour les débutantes de cette saison ?  » persifle la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine. Depuis l’âge de quinze ans, Pénélope Featherington aime secrètement Colin, sans nourrir la moindre illusion. Néanmoins. un pari va les rapprocher : c’est décidé, ils uniront leurs efforts pour démasquer lady Whistledown, la plume anonyme qui épingle le beau monde dans ses billets malicieux. Et, dans cette aventure, d’autres surprises pourraient être au rendez-vous.

 

Mon avis:

Colin et Pénélope sont deux personnages que l’on a déjà côtoyé dans les précédents tomes, et c’est à leur tour de nous dévoiler leurs secrets. Amoureuse en secret de Colin, dès leur première rencontre alors qu’elle n’avait que 15 ans, Pénélope Featherington n’est pas encore mariée et ne le souhaite pas. Elle est ainsi toujours en retrait lors de ses sorties en public, considérée comme une vieille fille, au grand dam de sa mère. Tout comme Pénélope, Colin n’a pas l’intention de se marier comme ses frères et sœurs, et préfère de loin s’enfuir à la découverte de contrées lointaines. Lors d’une soirée, Lady Danbury lance un défi avec une bien belle récompense : trouver l’identité de Lady Whistledown qui défraye Londres depuis onze ans avec ses chroniques. Tous deux vont unir leurs forces pour la démasquer, et, ils ne seront pas au bout de leurs surprises…

Il est vrai que j’attendais beaucoup du personnage de Colin, le troisième fils de la fratrie. Ayant aimé ses interventions dans les précédents tomes, je suis tout de même restée un peu sur ma faim. Je l’ai trouvé orgueilleux et maladroit, alors qu’il paraissait tout autre à mes yeux. Même si j’ai tout de même passé un bon moment à le découvrir, c’est surtout en savoir plus sur Pénélope qui m’a fait apprécier ma lecture. De nombreuses révélations sont aussi faites dans cette intrigue, et apportent beaucoup à la saga. Par contre, je me demande comment va-t-elle évoluer, maintenant que l’identité d’un personnage clé a été dévoilée (Je ne dirais d’ailleurs rien de plus à ce sujet, pour ne pas vous gâcher la surprise!) Il est aussi agréable de suivre les autres membres de la famille déjà rencontrés, et voir comment ils ont évolué. Mais je trouve que ce tome a perdu un peu de l’entrain et le rythme des précédents. Entre investigations, paris et décontenances, on se laisse tout de même entrainer au fil des mots. Peut-être que j’attendais trop de ce roman, et je suis un peu déçue. Je compte bien sûr continuer à lire cette saga, et découvrir les autres membres de la famille Bridgerton.

Classique, Littérature française (France), Livres

L’abbesse de Castro de Stendhal

L'abbesse de Castro de Stendhal

Éditeur : Folio
Pages : 128 pages
Parution : 4 Mai 2017
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Vers le milieu du XVIe siècle, après huit années au couvent de la Visitation, Hélène Campireali, jeune fille de noble famille, regagne Albano pour y vivre près de son père. Un voisin, Jules Branciforte, s’éprend d’elle au scandale du seigneur de Campireali qui voit d’un mauvais œil la cour que ce jeune homme pauvre fait à sa fille. Un soir d’été, grâce à une longue canne, Jules élève jusqu’à la fenêtre d’Hélène un bouquet – et elle décide de s’en saisir.
Le début de cette nouvelle – qui sera plus tard la première des Chroniques italiennes – laisserait présager une idylle si l’auteur ne prenait la peine d’annoncer « les malheurs affreux qui vont former le triste sujet » de sont récit. A la dernière page, néanmoins, demeure une ineffaçable impression de fraîcheur qui, jointe à la simplicité naïve des amours de Jules et d’Hélène, donne au texte sa qualité singulière.

 

Mon avis:

Publié en 1839, ce court roman a été écrit en deux temps, interrompu par une autre œuvre, La Chartreuse de Parme, que Stendhal a voulu écrire avant. Cette histoire s’inscrit dans le recueil de nouvelles nommé les Chroniques italiennes, où il nous partage son admiration qu’il éprouve pour ce pays, ses habitants et leur mode de vie.

Plongé au cœur du 15è siècle en Italie, Hélène Campireali et Jules Branciforte sont amoureux. Elle est âgée de 17 ans et lui de 22 ans, et ils tombent sous le charme l’un de l’autre dès leur première rencontre. Mais Hélène est une jeune fille de bonne famille, alors que Jules est fils de brigand. La famille d’Hélène, en particulier son père et son frère, voient d’un mauvais œil leur amour. Entre passion, amour impossible, duperie et affrontement, nos héros ne peuvent que nous rappeler un célèbre couple italien…

Après une première partie où l’on nous explique le contexte historique de l’œuvre, l’histoire d’Hélène et Jules s’enchaine, et on ne peut que se remémorer un autre classique: Roméo et Juliette. Lui est pauvre mais séduisant et plein d’esprit, et elle est belle, riche et quelque peu naïve. C’est un coup de foudre, alors qu’ils ne se sont jamais parlé. Leur idylle est tout de même touchante, et Jules se montre adroit dans ses choix qui vont finir par lui changer son destin. Hélène, quant à elle, nous montre bien sa jeunesse d’esprit dans ses choix, mais disons qu’elle est aussi malmenée par sa famille. Petit point négatif dans cette histoire, c’est que l’on sent bien cette coupure qu’à réaliser l’auteur dans l’écriture du roman. Entre détails d’intrigue expédiés, qui auraient bien mérités plus de développement, c’est surtout à cause du changement de point de vu qu’on se retrouve un peu malmené et perdu. C’est bien dommage, et on a comme un sentiment d’inachevé. Je tiens tout de même à signaler que l’on ressent la passion pour Stendhal pour l’Italie, et il nous livre des détails croustillants sur le banditisme à l’époque, les rébellions entre le peuple et les seigneurs, mais aussi de nombreuses scènes où il sait très bien nous tenir en émoi.

Mais il est vrai que j’ai surtout aimé redécouvrir cette histoire, ayant vu il y a quelques années une série italienne inspirée de ce roman, nommé Il Falco e la Colomba, soit La faucon et la colombe. Et il s’agit bien d’une libre interprétation, puisque la fin n’est pas du tout la même alors que le commencement de la série est plutôt fidèle au roman.

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 3 : Benedict de Julia Quinn

La chronique des Bridgerton, tome 3 : Benedict de Julia Quinn

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 448 pages
Parution : 2 Mars 2016
Tome : 03/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Comme le rapporte la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine, on a vu, lors du fameux bal masqué des Bridgerton, le cadet de la famille, Benedict, en compagnie d’une ravissante inconnue vêtue d’une robe argentée. Mais à minuit, la belle s’est enfuie. Depuis, la haute société se perd en conjectures sur son identité. Benedict a beau la chercher dans tout Londres, elle semble s’être évaporée à jamais. Qui pourrait savoir que sous le masque de soie noire se cachait Sophie Beckett, la fille illégitime du comte de Penwood, haïe par sa marâtre qui la cantonne à l’office ? Quand Benedict croisera de nouveau Sophie, saura-t-il la reconnaître sous ses vilaines nippes de domestique ?

 

Mon avis:

On continue l’aventure avec les membres de la famille Bridgerton, avec le numéro 2 des frères: Benedict. Lors d’un bal masqué organisé par sa mère, ou une quantité de jeune fille à marier sont présentes, il tombe sous le charme d’une jeune fille dont il ne connait pas l’identité. Et le coup de foudre est réciproque. Tellement heureuse d’être là, et d’avoir quelques instants de liberté, sa joie de vivre est tellement communicante, qu’elle en fait succomber son partenaire. Mais la réalité revient quand sonne le gong, et qu’elle doit s’enfuir. Cette rencontre a tellement déboussolé le jeune homme qui va la chercher pendant plusieurs mois. Et pourtant, quand deux ans après, il l’aide alors qu’elle est dans une mauvaise situation, il ne la reconnaitra pas…

A la lecture du résumé, on ne peut que penser à une réécriture de Cendrillon, et j’avouerai que cela m’a un peu rebutée. Mais finalement, j’ai eu une belle surprise avec la qualité de la plume de l’auteure. Benedict Bridgerton est un membre de la famille que l’on connait assez peu, et on se rend compte que finalement même sa famille ne le connait pas entièrement. Ce statut de numéro 2 l’a toujours oppressé, et l’empêche de se révéler vraiment. Et c’est un problème que connait très bien Sophie. En tant que fille illégitime du comte de Penwood, elle a vécue une partie de son enfance avec les domestiques de son père, qui l’a fait passer pour sa pupille. Lorsque son père se marie à Araminta Reiling, l’enfer commence pour Sophie. Celle-ci la déteste, et quand son père décède, elle la relègue au simple rang de domestique. Aimée par sa perceptrice, et tout le personnel de sa maison, c’est ainsi qu’elle se rend au bal masqué chez Lady Bridgerton et rencontre Benedict. A minuit, elle s’enfuit pour qu’Araminta ne la découvre pas, mais malheureusement elle s’en rend compte et se retrouve à la rue. L’histoire reprend deux ans plus tard, alors qu’elle a trouvé un emploi de domestique. Lors d’une fête, Benedict arrive au bon moment pour la sauver des mains de quelques personnes malveillantes envers elle, mais ne la reconnait pas. Il l’emmène chez lui, et lui promet de l’aider à retrouver un nouvel emploi chez sa mère. Bouleversée, elle n’ose prendre la parole, et Benedict quant à lui est bien intrigué par cette jeune fille. L’intrigue se dévoile finalement très intéressante, et a su me captiver. De suite, on ne peut que s’attacher au personnage de Sophie, qui est forte et courage, mais aussi qui a des principes auxquels elle ne veut pas céder. Il est aussi très intéressant de découvrir Benedict, ce personnage un peu en retrait. Tous les deux sont assez têtu et ne comptent pas lâcher leurs idées. De rebondissements en rebondissements, on se laisse surprendre à se demander, mais comment va bien pouvoir se conclure leur histoire. J’ai aussi grandement apprécié le personnage de Violet, la mère des Bridgerton, que l’on apprend aussi plus à connaitre. Une femme impressionnante !

Une très belle romance sur une trame à la Cendrillon qui a finalement su me convaincre et me surprendre ! 

 

note 4,5 étoiles

 

Bridgerton

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 2 : Anthony de Julia Quinn

La chronique des Bridgerton, tome 2 : Anthony de Julia Quinn

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 375 pages
Parution : 3 Février 2016
Tome : 02/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony veut se ranger ! Et il sait ce qu’il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l’amour est subalterne dans le couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, c’est donc elle qu’il épousera, et l’affaire sera réglée. Sauf que la demoiselle a une sœur dont l’influence est primordiale. Or, Kate Sheffield oppose son veto : un débauché comme Anthony n’est pas un parti convenable pour Edwina. Ce dernier est offensé. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu’il est irrésistible !

 

Mon avis:

Après avoir fait connaissance avec l’aînée des filles de la famille Bridgerton, autour d’Anthony de nous dévoiler ses secrets. En tant que premier fils de la famille, il a toujours occupé beaucoup de responsabilités en tant que vicomte, depuis la mort de son très cher père. Comme il pense qu’il aura le même destin que son père et son oncle, il décide qu’il est temps pour lui de se marier, et que construire une famille, tant que le temps lui permet. Il jette ainsi son dévolu sur Edwina, une jeune femme issue d’un milieu plutôt modeste, mais qui connait un très grand succès cette saison. Il ne veut surtout pas d’un mariage d’amour, mais juste de convenance pour continuer à assurer ses devoirs. Mais les choses se compliquent quand il se rend compte que sans l’approbation de sa sœur ainée, celle-ci n’acceptera pas sa demande. Et il se trouve que Kate l’a en horreur… 

On a pu découvrir Anthony Bridgerton dans le premier tome, en frère très protecteur et prenant son rôle de chef de famille très au sérieux. Il est connu aussi dans tout Londres pour faire parmi des plus grands libertins et débauchés. Et forcément son annonce qu’il veut prendre femme, étonne beaucoup, jusqu’à notre très chère chroniqueuse Lady Whistledown, que j’apprécie énormément, et qui apporte sans cesse une touche d’humour à chaque chapitre. C’est ainsi qu’on fait la connaissance des deux sœurs Sheffield, qui pour des soucis d’économie font leur entrée dans le monde ensemble. La plus jeune, Edwina, a beaucoup de succès et attire beaucoup les messieurs grâce à sa beauté et ses charmes. A ses côtes, sa sœur ainée, Kate, qui est en faite sa demi-sœur, passe beaucoup plus inaperçu, et ne pense en aucun cas réussir à se marier, même si sa belle-mère Mary, l’y pousse. Alors qu’Anthony se voit déjà marié avec Edwina, qui remplit tous les critères qu’il attend pour son futur mariage, il se voit confronté à devoir aussi séduire sa sœur ainé pour qu’il puisse réussir son plan. Mais autant dire que Kate n’est pas prête à se laisser faire, et n’a pas sa langue dans sa poche. Et face à l’arrogance d’Anthony, les joutes verbales sont costauds. 

Le premier tome a été un coup de cœur, mais celui-ci n’en est pas un, juste à cause du personnage d’Anthony. Dire qu’il a coloré le visage de Simon, son meilleur ami, pour une liberté prise avec Daphné… Et qu’en on voit son comportement quelque peu méprisable avec Kate, il mériterait bien de recevoir une correction. Même s’il se rattrape par la suite, et que Kate ne se laisse pas faire, son comportement m’a dérangée. Nos deux personnages principaux ont ici bien des points communs qui les tourmentent plus ou moins. Les deux ont perdu un membre de leur famille, Kate sa mère quand elle était très jeune, et Antony son père. Une perte qui les a tous les deux marqués de manière différentes. Ils sont aussi tous les deux ainés de la famille, ce qu’il leur met une certaine pression. J’ai trouvé tout de même touchant cette façon dont ils ont de s’aider pour combattre leurs peurs. Même si encore une fois, on se doute de ce qu’il va se passer, la romance et leur histoire est profonde. Elle est ainsi très agréable à découvrir.

Encore une fois une belle lecture. J’aime beaucoup la plume de Julia Quinn qui sait nous tenir en haleine. 

 

note 4 étoiles

Bridgerton

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 1 : Daphné et le duc de Julia Quinn

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 407 pages
Parution : 13 Janvier 2016
Tome : 01/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

À la naissance de son fils, le duc de Hastings jubilait. Hélas, l’enfant bégaie ! Affront insupportable pour le duc, qui l’a renié sans pitié. Le jeune Simon a grandi, solitaire et assoiffé de revanche. Après de brillantes études, il a bourlingué de par le monde jusqu’à la mort de son père, et c’est désormais porteur d’un titre prestigieux qu’il rentre en Angleterre. Il est aussitôt assailli par une horde de mères prêtes à tout pour marier leurs filles. Mais Simon ne s’intéresse pas aux débutantes. Sauf peut-être à Daphné Bridgerton, qu’il a rencontrée dans des circonstances cocasses. Comme Simon, elle voudrait juste qu’on la laisse en paix. Une idée machiavélique naît alors dans l’esprit du jeune duc…

 

Mon avis:

Avec l’adaptation de cette saga qui sort prochainement sur Netflix, il était temps pour moi que je commence ma lecture. Et commencer une saga avec directement un coup de cœur, moi je dis c’est parfait !

Avec ce premier tome, on fait la connaissance de Daphné Bridgerton, l’ainée des demoiselles d’une fratrie de 8 enfants, rien que ça ! Et c’est lors d’un bal qu’elle fait la connaissance du tout jeune Duc d’Hasting, qui la sauve d’un prétendant, quelque peu instant. Alors qu’il vient de rentrer d’un voyage de plusieurs années à travers le monde, il espérait un retour à Londres discret, mais c’était sans compter les mères en quête d’un bon parti qui sont prêtes à tout pour attirer son intérêt. C’est là, qu’un compromis se forme entre eux. Daphné a dû mal à se faire repérer par de bons partis, et lui n’a aucune envie de se marier. Mais ce manège aura bien des conséquences…

J’ai tout de suite grandement appréciée les deux personnages principaux, et même la famille Bridgerton au grand complet. Qu’est ce qu’on s’amuse, et on rigole. Le Duc d’Hasting, alias Simon, est fils unique. Ayant connu une enfance compliquée, entre le décès de sa mère en couche, le rejet de son père et son bégaiement, il s’est formé une carapace, mais pas si impénétrable que ça. Très vite, on s’attache à son personnage, à son parcours difficile qui n’a pas eu raison de lui, bien qu’aujourd’hui ça le hante toujours, et plus qu’il ne le pense. A ses côtés, on retrouve Daphné Bridgerton, qui est la petite sœur de son meilleur ami Anthony. Elle a connu une enfance bien différente de lui, entourée par une famille aimante, dont 3 frères ainés très protecteurs avec elle. Et autant dire qu’avec cette famille dynamique et franche, on ne s’ennuie pas. Même si leur romance est prévisible, je suis restée tout de même très curieuse face au personnage de Simon, qui reste un mystère pour Daphné et pour nous. Il cache une telle noirceur en lui, que l’on souhaite en découvrir les secrets, et l’aider. Mais cela est-il possible, et notre héroïne y arrivera-t-elle !? 

En tout cas, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec cette lecture riche en rebondissement et aventure. C’est aussi le premier livre que je lis de l’auteure, et c’est une belle découverte. J’ai d’autant plus haute de lire la suite des aventures des membres de cette famille, si solaire et joyeuse.  

 

note 5 étoiles

 

La Chronique des Bridgerton

 

Littérature française (France), Livres, Romance, Romance historique

Amours Slaves, tome 1 : Les Routes de l’Est de Aurélie Depraz

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Éditeur : Autoédité
Pages : 284 pages
Parution : 24 Octobre 20209
Tome : 01/02
Format: Broché
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Iaroslav, cours supérieur de la Volga, 908

Quand Svetlana rencontre Sweyn Eiriksson la première fois, elle le déteste pour tout ce qu’il incarne, l’arrogance, l’impudence, l’insolence et surtout, surtout, la dangerosité de sa race – celle des Hommes du Nord.
Elle est bien loin de se douter qu’à peine un an plus tard, sur les rives sud de la mer Caspienne, en plein territoire musulman, il sera le seul à pouvoir l’arracher à ce funeste destin qui semble être devenu le sien, surmonter tous les obstacles qui se dressent désormais entre elle et les siens… et lui rendre sa liberté.
Car, à présent, ce sont des milliers de kilomètres qui la séparent de son peuple. Et, au milieu… des montagnes hostiles et arides, des steppes peuplées de tribus sauvages, des forêts sombres semées de dangers… et les eaux tumultueuses du Dniepr.
Passera-t-elle outre son aversion spontanée pour l’orgueilleux Scandinave… et aura-t-elle raison de lui faire confiance ?

 

Mon avis:

C’est toujours un plaisir de lire les romans d’Aurélie, puisque je sais que je vais apprendre pleins de choses sur des cultures ou traditions, ou plus vastement sur l’Histoire. Et autant dire qu’avec ce premier tome de cette dilogie, on va voyager et réviser aussi notre géographie, et en bonne compagnie bien sûr !

Les Vikings, connu pour être de grands guerriers, navigateurs et commerciaux, ont sillonné bien des territoires du Nord ou Sud, entre l’Orient et l’Occident. On fait ainsi la connaissance de Sweyn, un des vikings de l’Est que l’on nomme aussi les Varègues, qui a pour mission de récolter le tribut annuel auprès des peuples slaves. Et autant dire que cette récolte a du piquant, en la personne de Svetlana, une jeune femme salve, qui n’a pas la langue dans sa poche et apprécie très peu ce marché. Une rencontre qui les marquera tous les deux, et qui aidera Svetlana, un an plus tard, alors qu’elle se trouve en danger. Son village a été pillé, et elle se retrouve en territoire inconnu et en bien mauvaise posture. Mais cet homme a qui elle a tenu tête, lui viendra-t-il en aide ? Et surtout à quel prix ? Une nouvelle aventure commence, et bien sûr avec des surprises !

Ce premier tome nous fait voyager sur les routes commerciales varègues, au monde arabe. J’ai grandement apprécié ce roman qui se passe en grande partie à bord des navigations vikings, de Rasht jusqu’à Kiev. Au fil de cette traversée, nos deux héros vont apprendre à se connaitre via leurs échanges musclés. L’un et l’autre aiment se chamailler, à coup de joutes qui rythment leurs propos. Accompagné de Sacha, un jeune garçon que Sweyn a aussi sauvé, et Ali un grand sage et savant, on passe des moments attendrissants avec eux, mais aussi instructifs. Entre les techniques de guerre de chaque peuple, mais aussi les avancées scientifiques de la médecine et des sciences orientales, on apprend beaucoup. J’ai aussi aimé ses moments de détente, toujours en compagnie d’Ali et ses contes des mille et une nuits. Encore une fois, on sent bien le travail de recherche fait en amont de l’écriture de ce roman, et c’est un plaisir de pouvoir se détendre, de passer un bon moment, tout en faisant des découvertes qui nous invitent d’ailleurs à en vouloir toujours plus. A mesure que la navigation avance, on s’attache à nos personnages et de l’action finit par donner un coup de dynamisme à l’intrigue. Bien qu’on s’en doute, et qu’elle arrive sans grande surprise, elle apporte de l’énergie au roman. Encore une bien belle romance, bien que je trouve qu’elle se conclut vite. J’aurai bien aimé quelques pages supplémentaires à la fin !

En tout cas, l’auteure nous fait voyager sur les eaux à la rencontre de diverses civilisations d’orient et d’occident, et avec une très belle romance à la clé ! Vivement le tome 2 pour suivre les aventures de Sacha !

Littérature belge (Belgique), Livres, Romance, Romance historique

Le Destin des cœurs perdus, tome 2 : La Rebelle de Castel Dark de JC Staignier

Le Destin des cœurs perdus, tome 2 : La Rebelle de Castel Dark de JC Staignier

Éditeur : Something Else
Pages : 294 pages
Parution : 27 Aout 2019
Tome : 02/??
Format: Broché
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Angleterre, 1396.

Aelis de Percival fuit son pays natal afin de rejoindre sa sœur Jane. À bord du Goéland, elle fait la connaissance du capitaine Sadler. Néanmoins, la jeune femme poursuit un seul but : attirer Arthur de Templeton en France.

Entre l’amour et la vengeance, Aelis trouvera-t-elle le courage d’affronter ses démons ?

 

Mon avis:

Retour avec ce deuxième tome sur les aventures de la famille de Percival, et autant dire que ce n’est pas facile. Après le massacre de sa famille, on retrouve Aelis de Percival sur un navire qui l’emporte, elle et les enfants rescapés, jusqu’en France. Elle compte rejoindre sa sœur Jane et son époux Edmond à Paris. Pendant cette traversée, elle fait la connaissance de Brett, le capitaine du navire. Bien qu’il lui permet de s’évader de toutes ses horreurs qu’elle a vécue, elle ne souhaite aujourd’hui qu’une chose: se venger à n’importe quel prix.

Ayant fait connaissance avec la plume de l’auteure pour la première fois avec Les Damoiselles de Castel Dark, j’ai pu être plus préparée à ceux qu’il allait suivre. Et autant dire que l’on est servi… On avait pu faire connaissance avec Aelis dans le premier tome, une jeune femme rebelle aux idées quelques peu trop révolutionnaires pour l’époque. Aujourd’hui on l’a retrouve anéanti après le massacre, ce sentiment de culpabilité d’être encore en vie, et ce désir de vengeance qui l’a hante et l’a possède. En compagnie du fantôme de Castel Dark, Eryne, qui lui transmet encore plus de haine meurtrière et de vengeance, elle élabore un plan pour piéger cet être maudit qui a détruit sa famille: Arthur de Templeton. Et tous les moyens sont bons, jusqu’à sacrifier son âme et son corps. Vous l’aurez compris, dans ce tome, on ressent toute la douleur et la souffrance que fait face l’héroïne. Elle en est même arrivée à me faire peur ! Mais il est ressort aussi une note d’espoir et de renaissance.

Entre passions débridées, complots, machinations, tous les sentiments y passent pendant cette lecture. J’ai aimé toutes les références et lieux historiques cités dans l’intrigue. Un tome plus noir que le premier, mais toujours aussi intense.