Littérature espagnole (Espagne), Séries

La cocinera de Castamar (La Cuisinière de Castamar)

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Acteurs : Michelle Jenner, Roberto Enriquez, Hugo Silva, Maxi Iglesias, María Hervás, Jean Cruz
Réalisateur : Tatiana Rodríguez
Audio : Espagnol, Français
Durée : 600 minutes
Genre: Drame

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L’histoire:

Dans le Madrid de 1720, une cuisinière douée attire l’attention d’un duc veuf qui reprend sa place dans la société aristocratique.

D’après le roman de Fernando J. Múñez.

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Mon avis:

La Cuisinière de Castamar (ou La cocinera de Castamar) est une série télévisée espagnole adaptée du roman éponyme de Fernando J. Muñez. Elle se déroule au XVIIIe siècle en Espagne après la guerre de succession qui a vu la victoire des Bourbons.

On suit les aventures de Clara Belmonte, une jeune femme éduquée contrainte de devenir cuisinière après la mort de son père, qui a entraîné la ruine de sa famille. Devenue alors agoraphobie (peur des lieux publics et des espaces ouverts), la voilà qui entre au service de Diego de Castamar, un duc et grand d’Espagne inconsolable depuis la mort tragique, lors d’une chute de cheval, de son épouse Alba, enceinte. Même si tout semble séparer Clara et Diego, leur complicité va se développer et ils vont s’éprendre l’un de l’autre, et débuter une romance sur fond de nombreuses intrigues. Avec sa montée en noblesse grâce à la victoire des Bourbons, Diego s’est attiré de nombreux ennemis et des envieux.

Le fond de l’intrigue est intéressant et assez lourd. On n’a pas toutes les clés en main dès le début, on les découvre ainsi au fur et à mesure, et les questionnements fusionnent au fil des épisodes. Après un tragique évènement, Diego est dans un état dépressif profond. Son statut de noble et de puissant à la cour lui demande certains engagements, comme une descendance et un nouveau mariage. Une jeune femme est ainsi manipulée pour assurer ce rôle. Il s’agit d’Amelia Castro, dont les dettes sont payées à condition qu’elle soit la future duchesse de Castamar. Des complots dans cette série, il y en a de nombreux, peut-être même à en perdre son latin ! C’est d’ailleurs le point négatif que je dirais de la série, c’est long et je me suis sentie perdue dans les intrigues. J’ajouterais aussi que la fin se déroule très rapidement.

Concernant les personnages, j’ai particulièrement aimé Clara. On s’y attache très vite. Elle a beaucoup de courage, et sait ce qu’elle eut. Elle est impressionnante. Diego est un personnage tout aussi intéressant. Droit et honnête, il est enfermé à son insu dans une conspiration. Son frère adoptif Gabriel est tout aussi touchant. Ancien esclave anobli, il s’agit là clairement d’une liberté prise sur l’Histoire, qui ne m’a pas déplu. Son personnage apporte beaucoup à l’intrigue. Par contre, le personnage qui m’a un peu déçu est Amelia Castro, qui mériterait clairement d’être secouée, surtout à la fin dans les derniers épisodes.

Au sujet des lieux de tournage et des costumes, autant dire qu’on est servi. Les paysages que l’on découvre, tout comme les magnifiques manoirs sont sublimes. Même si on passe beaucoup de temps dans les cuisines et les communs des domestiques, on ne peut être déçu. Les costumes sont tout aussi réussis.

En bref, une série historique qui mêle drames, complots, trahisons et romances, avec des personnages forts. Tout de même, ne vous attendez pas à un Downton Abbey espagnol, on en est loin et vous pourrez être déçu.

note 3,5 étoiles

Séries

Le jeu de la Dame

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Acteurs : Anya Taylor-Joy, William Horberg, Harry Melling
Réalisateur : Scott Frank, Allan Scott
Audio : Français
Durée : 420 minutes
Genre: Drame

 

L’histoire:

En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

 

Mon avis:

Mini-série en 7 épisodes, adaptée du roman de Walter Tevis, j’avoue que c’est surtout l’actrice Anya Taylor-Joy qui m’a donné envie de la découvrir. Et autant dire que l’on est servi par son interprétation de Beth, une jeune orpheline qui se réfugie dans les échecs après avoir subi bien des malheurs. 

Au cœur des années 60, on suit donc le parcours de cette jeune orpheline qui se retrouve dans un orphelinat, et y découvrira les échecs. Surdouée, ce jeu est comme une échappatoire pour Beth qui se perd dans l’alcoolisme et les antidépresseurs. Dans un monde ultra-compétitif, masculin et sectaire, elle sait imposer sa place avec force et courage. L’actrice est bluffante, mais il faut aussi citer les autres comédiens qui l’accompagnent et qui sont tous aussi convaincants.

L’univers créé, les costumes et les décors, ainsi que les animations sont de grandes qualités. Je suis bien contente, après en avoir tellement entendu parlé dans la presse et sur les réseaux, de m’être lancée. A vrai dire, je ne pensais pas aimer à ce point ! 

Séries

Doc – Nelle tue manie

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Acteurs : Luca Argentero, Matilde Gioli, Gianmarco Saurino, Sara Lazzaro, Silvia Mazzieri,
Simona Tabasco, Giovanni Scifoni, Alberto Malanchino, Maria Rosaria Russo, Gianmarco Saurino, Raffaele Esposito, Pierpaolo Spollon, Elisa Di Eusanio
Réalisateur : Viola Rispoli, Francesco Arlanch
Audio : Italien, Français
Durée : 150 minutes
Genre: Médical, Drame

 

L’histoire:

Les aventures d’un médecin, qui, suite à un traumatisme crânien, souffre d’une perte de mémoire partielle permanente mais trouve toujours une nouvelle manière d’exercer sa profession.

La série est inspirée de la véritable histoire de Pierdante Piccioni, médécin à l’hôpital de Lodi, en 2013, impliqué dans un accident de voiture qui lui a causé un traumatisme crânien. Il y perd 12 ans de sa mémoire mais recommencera à travailler.

 

Mon avis:

Récemment diffusée sur TF1, la série italienne DOC suit les aventures d’un médecin, qui, après avoir reçu une balle dans la tête, souffre d’une perte de mémoire partielle permanente. Il n’a plus aucun souvenir de ces 12 dernières années. Tous ses proches sont soudain devenus des étrangers, et l’hôpital est le seul endroit où il se sent vraiment chez lui. Il va alors trouver une manière de continuer à exercer sa profession, réapprendre son métier et reprendre en main sa vie personnelle.

Cette histoire incroyable est pourtant vraie. Le personnage existe réellement. Son nom n’est pas Andrea Fanti mais Pierdante Piccioni et il a, tout comme son homologue télévisé, été victime d’une perte de mémoire de 12 ans. Il a raconté son histoire dans un livre, intitulé Meno dodici (qui signifie « Moins douze » en français), publié en 2016 et encore inédit en France.

Vous serez sûrement étonné que je vous parle d’une série médicale sur le blog, étant plutôt habitué à des articles sur des séries historiques. Hé bien, justement il y a un lien et il s’appelle Luca Argentero ! J’ai connu cet acteur dans la mini série La baronessa di Carini au côté de Vittoria Puccini, et je l’ai grandement apprécié. C’est ainsi que je me suis intéressée à la série, et j’ai tout de suite accrochée. Pourtant pas très fan des séries qui se déroulent dans le milieu de la médecine, j’ai été touchée par l’histoire. Peut-être est-ce aussi dû au fait qu’elle est inspirée d’une histoire vraie, qui la rend d’autant plus touchante et emplie d’émotion. Il faut d’ailleurs savoir que Pierdante Piccioni a participé à l’élaboration du scénario; on le voit aussi dans l’épisode 2 où il incarne un patient; et a coaché Luca Argentero pour l’interprétation de son personnage. J’ai d’ailleurs trouvé l’interprétation de l’acteur très impressionnante, il joue finalement 3 rôles, 3 personnalités différentes d’un même homme.

Comme vous l’aurez compris, j’ai grandement aimé cette série. Je ne peux que vous la recommander. Même si vous ne regardez pas ce genre de série habituellement, peut-être que comme moi vous allez être conquis par son côté très humain. 

 

 

L’acteur Luca Argentero avec le Dr. Pierdante Piccioni.

Luca Argentero et Pierdante Piccioni

Littérature américaine (Etats-Unis), Séries

Bridgerton

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Acteurs : Phoebe Dynevor, Rege-Jean Page, Julie Andrews, Jonathan Bailey, Adjoa Andoh, Luke Thompson, Luke Newton, Claudia Jessie, Ruth Gemmell, Nicola Coughlan, Harriet Cains, Bessie Carter, Golda Rosheuvel…
Réalisateur : Chris Van Dusen, Shonda Rhimes
Audio : Anglais, Français
Durée : 150 minutes
Genre: Historique, Comédie

 

L’histoire:

À Londres, pendant la Régence, Daphne Bridgerton, fille aînée d’une puissante dynastie, est censée se trouver un mari, mais la concurrence est rude ! Espérant suivre l’exemple de ses parents et faire un mariage d’amour, Daphne semble au départ avoir toutes les chances de son côté. Pourtant, dès lors que son frère aîné se met à rejeter ses prétendants les uns après les autres, le journal à scandales de la haute société londonienne, dirigé par la mystérieuse Lady Whistledown, propage des calomnies sur la jeune femme. C’est alors que débarque le séduisant et frondeur duc d’Hastings, célibataire endurci et meilleur parti du moment. Bien qu’ils s’en défendent, Daphne et le duc sont incontestablement attirés l’un par l’autre – et les voilà embarqués dans un jeu de dupes, tout en devant composer avec les injonctions de la société concernant leur union potentielle…

 

Mon avis:

Adapté des best-sellers de la romancière Julia Quinn, la série Bridgerton met en scène Daphné qui a atteint l’âge de faire son entrée sur la scène matrimoniale. Chaperonnée par sa mère et son frère, devenu vicomte depuis le décès de leur père, elle est présentée auprès de la Reine Charlotte avec d’autres débutantes. Ces premiers pas sont remarqués et même analysés par la nouvelle chroniqueuse à scandales: Lady Whistledown. Malgré des débuts prometteurs, la recherche d’un mari s’avère compliquée. Et c’est là qu’elle tombe par hasard sur le Duc d’Hasting, et il élabore ensemble un stratagème. Simon Basset n’a aucune intention de se marier, et il voit dans cet arrangement une solution pour être tranquille des mères marieuses, et ainsi permettre à la sœur de son ami de se faire remarquer et courtiser. Mais des fois à trop jouer, on peut se brûler les ailes…

Daphne Bridgerton sait que sa destinée est liée à un bon mariage pour elle et sa famille. Elle connait la charge que représente de trouver un bon parti dans cette société prévictorienne. De débutante, elle deviendra une femme avec des obligations et pourra prendre son destin en main. Et comme dans le roman, elle n’a pas l’intention de se laisser faire, comme en témoigne sa répartie. A ses côtés, on trouve Simon Basset qui n’a pas eu une enfance facile et ses difficultés le hante encore aujourd’hui. Entre dynamisme et humour, on suit les aventures de nos héros, avec en parallèle d’autres histoires des familles Bridgerton et Featherington. En comparaison aux romans, on retrouve pas mal d’éléments clés, mais aussi son rythme. Qu’est ce que j’ai rigolé en me rappelant certaines scènes du livre. Quelques changements ont été fait, mais assez mineurs finalement, avec l’insertion de quelques personnages par exemple. Quelques notes de modernité ont aussi été ajouté notamment avec le choix du casting, et il me plait. On n’est pas dans l’adaptation d’un Charles Dickens, mais dans un roman de Julia Quinn écrit à notre époque. Des libertés sont prises dans l’écriture par rapport à des faits historiques, et le sont aussi dans la série. Les acteurs sont ainsi plus en adéquation avec le monde actuel métissé, que celui de l’époque, tout en respectent ses codes. D’ailleurs dans l’intrigue de la série, la Reine Charlotte évoque ses origines avec la noblesse noire africaine, et introduit parfaitement l’histoire du Duc de Hasting. Et cette modernité ne s’arrêtent pas là. J’ai aimé ce moment où Daphné envoie son poing dans un certain personnage, ou encore cette soirée chez Lady Danbury où des femmes mariées se divertissent étonnamment, en oubliant les circonstances de leur union. Une petite note de féminisme. La famille des Bridgerton montre certes une belle image, avec un couple qui a trouvé l’amour et une veuve qui pleure encore son mari. Mais on découvre aussi un portrait de la société où la condition féminine et maritale pâtissent de bien de sacrifices, ou encore les classes populaires comme les commerçants ou artistes. Et enfin autre point que je tiens à souligner, ce sont les scènes charnelles qui ne s’arrêtent pas au pied de la porte et qui sont quelques peu débridés ! 

Du côté de l’esthétique du film, celui-ci est très soigné et quelques peu acidulé par les tenues, ce qui rappelle un certain film de Sofia Coppola. Les lieux de tournage sont magnifiques, tout comme les costumes. J’ai aussi aimé l’insertion d’autant de tableaux, peut-être un clin d’œil à la passion pour l’art de la Reine Charlotte, qui a d’ailleurs une belle place dans la série. On ressent qu’il y a eu beaucoup de recherches pour coller à l’époque, même si anachronisme il y a. Enfin pour la musique, j’ai souri en reconnaissant certaines chansons modernes réinterprétées par un quatuor à corde, nommé Vitamin String Quarte.

Mais il y a tout de même un point qui m’a ennuyé, c’est la fin du dernier épisode. Je n’étendrais pas mon propos pour ne pas vous spoiler, mais je trouve qu’avec le choix fait, ils ont cassé un mystère. (Dans les romans, on ne le découvre que dans le tome 4) Peut-être ne savait-il pas si la série aurait du succès et ont offert ainsi une fin. Je me demande comment va se passer la suite, même s’il n’y a que le téléspectateur qui est au courant, et non les personnages. Ca gâche du suspense. Réponse en 2022, avec la saison 2 qui a été commandée. Il va falloir être patient !

En bref, une série qui mixte historique et modernité, le tout en étant divertissante et acidulée. A savourer !

 

En bonus: découvrez les lieux de tournage via cet article, et quelques musiques réinterprété par Vitamin String Quarte.

RDV du Blog, Séries, Top 10

Top 10 – Period drama espagnols et italiens

On connait tous les belles productions que les anglais peuvent faire en terme de films et séries d’époque, mais si on changeait de pays, et qu’on découvert ensemble ce que font les italiens et les espagnols. Après le succès de « Las Chicas del cable » soit Les demoiselles du téléphone, l’idée m’est venue de vous présenter d’autres séries produites par ces derniers. 

Allez en route !

 

ESPAGNE

Grand Hotel

Grand HotelCette série nous emmène à Cantaloa en 1905, où le charmant Julio est engagé comme domestique au prestigieux Grand Hôtel. En réalité, il vient enquêter sur la mystérieuse disparition de sa sœur employée comme gouvernante. Très vite, il tombe amoureux d’Alicia, la belle héritière du palace, promise au sombre Diego. Tous deux vont découvrir qu’au Grand Hôtel, personne n’est ce qu’il paraît être…

Une série qui mêle disparitions, mystères, amours impossibles et rebondissements, au cœur de l’aristocratie espagnole du XXème siècle.

Lien de ma chronique sur cette série

 

Les demoiselles du téléphone

Les demoiselles du téléphoneCette série raconte l’histoire d’une compagnie qui a changé la manière de voir les médias de communication à travers le monde. Dans les années 20, le téléphone a changé la manière de communiquer des gens. C’est une histoire qui parle du fait que ces nouveaux médias modifient la société. Ces standardistes partagent les secrets, les amours, les peines des interlocuteurs…

Lien de ma chronique sur cette série

 

Tiempos de Guerra

Tiempos de guerraCette série se passe en pleine guerre du Rif entre l’Espagne et le Maroc. Elle est donc inspirée de faits rééls. On entre dans le quotidien d’un groupe d’infirmières. De tous âges et issues de la haute société, elles sont envoyées par la reine Victoria Eugenia au chevet de soldats blessés au sein de l’hôpital de Melilla. Le 29 juillet 1921, en pleine guerre du Maroc, la duchesse de Victoria arrive avec un groupe d’infirmières pour stabiliser l’hôpital de la Croix Rouge.

Romance, guerre et lutte des classes rythment la série.

Retrouvez ma chronique sur cette série prochainement sur le blog

 

Mais aussi sur le blog Tierra de Lobos, L’espionne de Tanger inspiré du roman de María Dueñas, Alta Mar; ou encore La cathedral del mar, El Capitan, Águila Roja, El corazón del océano, Velvet…

 

 

ITALIE

Elisa di Rivombrosa

Elisa di RivombrosaCette série raconte la passion entre le comte Fabrizio Ristori et Elisa Scalzi sur un fond de complots politiques, de jalousies, d’intrigue amoureuses et de combats dans l’Italie du XVIIIe siècle. C’est également une excellente peinture sociale de l’époque. 
L’intrigue se situe dans le cadre du Royaume de Piémont-Sardaigne, sous le règne du roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne ainsi qu’au Royaume de Naples dans un grand nombre de lieux différents (Palais royaux, châteaux, parcs, milieux urbains, paysages ruraux, villages, ports…). L’ensemble des saisons (soit 2 au total, et une suite) forme une véritable saga de la dynastie des Ristori di Rivombrosa entre 1767 et 1800.
La série est librement inspiré du roman de Samuel Richardson, Pamela ou la vertu récompensée

Lien de ma chronique sur cette série, et sa suite

 

Terra Ribelle

Terra RibelleOn pourrait qualifier cette série de “romantic-western”. Nous nous retrouvons plongé dans la “Maremma” (un région rurale de la Toscane) au milieu du XIXème siècle. Andrea et Iacopo sont des amis depuis leur enfance et on grandit ensemble. Le premier est le fils d’une servante et l’autre le fils du propriétaire terrien. Ils tombent amoureux de la même femme, Elena, dont la soeur Luisaa été promise en mariage à Iacopo par le père des deux jeunes femmes. En effet, celui-ci, malgré son titre de conte est tombé en disgrâce financière (en raison d’une malversation financière de sa banque …), et afin d’éponger ses dettes, il se voit dans l’obligation de donner sa fille aînée en mariage à Iacopo. 

Cette série traite également de l’injustice entre riches et pauvres, des droits des femmes à une époque où leurs droits étaient fortement limités. ou elles étaient également traitées comme marchandises d’échange (des sujets toujours d’actualité malheureusement). 

Lien de ma chronique sur cette série

 

La dama velata

La dama velataCette série se passe au début du XXème siècle, Clara Grandi est une jeune comtesse rejetée par sa famille et qui se voit contrainte par son père, d’épouser Guido Fossà, don juan au passé trouble. Bien des mystères en découlent de cette union, mais surtout le passé qui a tenu Clara loin de sa famille, et les complots sombres qui en sont responsable.

A travers cette série, on suit l’évolution des règles sociales strictes qui évoluent vers un fonctionnement plus moderne.

Lien de ma chronique de cette série

 

Sissi, la naissance d’une impératrice

Sissi, la naissance d'une imperatriceOn connait tous la version de Sissi avec Romy Schneider, et on peut dire que rien que de réussir à passer après cette fabuleuse actrice, ça vaut le détour ! Ici une autre vision nous est proposée, sous forme d’une mini série qui met l’accent sur la véritable histoire de Sissi et ses difficultés à s’intégrer, mais aussi avec sa famille, ses enfants et la politique.

Lien de ma chronique de cette mini-série

 

La Baronessa di Carini

La baronessa di CariniCette série est inspirée d’une légende sicilienne. On suit l’histoire de Laura qui est donnée en mariage au baron de Carini, Don Mariano La Grua, un homme violent et autoritaire. La vie de la jeune baronne semble destinée au malheur jusqu’à la rencontre avec Luca Corbara, un jeune noble qui arrive en Sicile, à la recherche de ses origines grâce à un médaillon sur lequel est inscrit un nom de provenance mytérieuse : Vernagallo.

Lien de ma chronique de cette mini-série

 

Mais aussi sur le blog Il falco e la colomba inspiré du roman de Stendahl, La freccia nera inspiré du roman de Robert Louis Stevenson; ou encore Les Médicis : Maîtres de Florence, Anna Karenine avec Vittoria Puccini… et prochainement Leonard de Vinci avec Aidan Turner 

Séries

The English Game

The English Game

Acteurs: Edward Holcroft, Kevin Guthrie, Charlotte Hope, Niamh Walsh, Craig Parkinson, James Harkness
Réalisateur : Julian Fellowes
Audio : Français
Durée : 6 × 58 minutes
Genre: Historique, Romance, Drame

 

L’histoire:

Angleterre, années 1870. Deux footballeurs issus de classes sociales différentes tissent des liens qui contribueront à démocratiser un sport alors réservé à l’élite.

 

Mon avis:

Je commencerais cet avis par, « je ne pensais pas que j’allais autant apprécier! » N’étant pas spécialement fan de foot, et ne connaissant même pas les règles, c’est plus la curiosité qui m’a poussé à regarder cette série, mais aussi la présence de Julian Fellowes à la direction. Hé bien autant dire, ce fut une belle surprise !

Du côté du scénario, on se retrouve donc en 1879 en Angleterre, où les débuts du football moderne en est à ses balbutiements. L’équipe de Darwen, constituée d’ouvriers d’une filature de coton du Nord de l’Angleterre, se qualifie pour la première fois en quart de finale de la Coupe d’Angleterre. Pour tenter de battre les aristocrates des Old Etonians qui règnent sans partage sur ce jeu comme sur ses règles, le propriétaire de l’équipe embauche deux joueurs écossais, contrevenant ainsi au principe d’amateurisme fixé par la Fédération. C’est le début d’une professionnalisation qui est très mal acceptée par l’aristocratie, comme par les travailleurs encore non rémunérés dans ce contexte de crise du coton qui affecte le pays et son industrie. Mais surtout par la popularité de ce sport, que l’on suit le destin parallèle de deux joueurs légendaires, Lord Arthur Kinnaird et Fergus « Fergie » Suter, qui nous raconte aussi l’opposition entre classes sociales.

Ce n’est donc pas qu’une série sur le ballon rond, puisque Julian Fellowes traite un sujet important de lutte des classes, où les deux personnages principaux en sont chacun un représentant. Voilà pourquoi cette série a su me passionner. Dans ce cadre romanesque, la dimension sociétaire est très bien décrite et exploitée. On évoque le syndicalisme, le patronat, les grèves, le sort des filles-mères, l’alcoolisme, les femmes battues, les différences de condition de vie… Le scénario est vraiment prenant, les costumes sont sublimes, même les tenues de sport !

Voici donc une mini série que je ne peux que vous conseiller de voir. Elle est actuellement disponible sur Netflix, et est composée de six épisodes. En tout cas, ce fut une belle surprise pour moi !

 

note 4,5 étoiles - série

Littérature américaine (Etats-Unis), Séries

Le cœur a ses raisons (When Calls the Heart)

Le cœur a ses raisons (When Calls the Heart)

Acteurs: Erin Krakow, Paul Greene, Lori Loughlin
Réalisateur : Michael Landon Jr.
Audio : Français
Durée : 60 × 60 minutes
Genre: Historique, Romance, Drame
Lien Amazon – Saison 1

L’histoire:

Elizabeth Thatcher, une jeune institutrice, entreprend un voyage vers l’Ouest. Issue d’une bonne famille, elle va découvrir Coal Valley, une ville minière habitée principalement par des veuves et des enfants, à cause d’un coup de grisou qui a coûté la vie à beaucoup d’hommes. Elizabeth va vite entrer en conflit avec le seul policier de la ville, qui a été envoyé à Coal Valley pour la protéger. Touchée par le destin des habitants, elle mettra tout son cœur pour aider les veuves et orphelins menacés d’expulsion…

 

Mon avis:

Le cœur a ses raisons est une série télévisée américaine, basée sur la série de roman du même nom écrite par Janette Oke. Disponible sur Netflix, je viens de finir la première saison.

On fait la connaissance d’Elizabeth Thatcher, une jeune femme de bonne famille en quête de liberté et d’indépendance. Elle quitte sa famille pour devenir institutrice dans une ville minière. Il est vraiment qu’avec ce scénario, j’ai pensé à un film et une série adapté aussi de roman: Under the Greenwood Tree, qui raconte l’histoire d’une institutrice dans un village d’ouvrier, et Poldark pour le contexte de la mine. Mais autant dire qu’avec une production de la Hallmark, on est très loin des productions de ITV et de la BBC, où le contexte historique et social sont quelque peu délaissés ici. A vrai dire, je m’y attendais un peu, au vu de leur production de téléfilm. Il y a tout de même un épisode où les femmes prennent la place des hommes dans la mine, qui m’a plu. Tout de même pas assez développé, et il y avait matière. Mais bon, ce n’est pas la spécialité de la production. Il est vrai que je serais aussi curieuse de découvrir les romans, afin de savoir s’ils sont plus engagés, mais n’existant pas en français, ça ne sera point possible. Je dirais que j’ai tout de même passé un bon moment à visionner cette première saison, qui est certes légère, mais divertissante. Cette série me fait penser aussi à une autre que je regardais enfant, pour l’ambiance : Docteur Quinn.

Je compte continuer par curiosité, et voir ce que la suite réserve. Connaissez-vous cette série, et l’avez-vous regardé ?

 

note 3 étoiles

Séries

Le Bazar de la Charité

Le Bazar de la charité

Acteurs: Audrey Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou, Gilbert Melki, Josiane Balasko, Stéphane Guillon, Victor Meutelet
Réalisateur : Alexandre Laurent
Audio : Français
Durée : 8 × 52 minutes
Genre: Historique, Romance, Drame

 

L’histoire:

Paris, 4 Mai 1897. Un incendie dévastateur détruit en quelques minutes le Bazar de la Charité, l’édifice abritant une manifestation caritative très courue, faisant plus de 120 morts, essentiellement des femmes de la haute société et leur personnel. A cette occasion, trois femmes, Adrienne De Lenverpre, Alice De Jeansin, et sa bonne Rose Rivière voient leur destin bouleversé. Usurpation d’identité, amours interdites, changement radical de vie, émancipation, cette mini-série nous plonge dans la société parisienne de la fin du 19e siècle, en suivant le destin romanesque de ses trois héroïnes.

 

Mon avis:

Cette mini série revient sur le drame qu’a marqué Paris en 1897, l’incendie du Bazar de la Charité, qui a fait plus de cent-vingt morts.

Alors qu’aristocrates et bourgeois se pressent dans les couloirs du Bazar de la Charité, où une vente de charité a lieu, le destin de trois femmes de milieux différents, est bousculé. En moins d’une demi heure, le bâtiment n’est plus que cendres, suite à la surchauffe du cinématographe. Au fil des épisodes on suit l’histoire de ces trois femmes, dont l’une avait pour projet un divorce qui déplaît au plus haut point à son mari, une autre doit se marier pour sauver sa famille, et la troisième devait partir en Amérique avec son conjoint pour un nouveau départ.

Le scénario proposé est intéressant, et met ainsi en lumière une terrible tragédie dont on parle peu, et qui a touché majoritairement des femmes, dont des personnes très célèbres, comme la sœur de l’Impératrice d’Autriche, Sissi. Du côté du casting, j’ai particulièrement aimé la prestation de Julie de Bona, qui interprète Rose Rivière, une des trois héroïnes, grièvement blessée dans l’incendie. Son duo avec Josiane Balasko était convaincant. J’ai d’ailleurs apprécié revoir cette dernière. Les lieux de tournage sont très beaux, ainsi que les costumes. Mais malheureusement ceux-ci ne sont pas finit. A l’époque, les femmes ne sortaient pas cheveux nus, on ne s’embrassait pas en pleine rue, et que dire des dialogues beaucoup trop contemporains… Sans pour autant utiliser un langage soutenu, un effort aurait pu être fait. Certains mots comme « c’est dégueulasse » ou « putain » auraient pu être évités. L’histoire se passe au XIXème siècle, et pas au XXIème siècle ! A part ses écarts, j’ai tout de même passé un bon moment à la découverte de cette mini-série.

Note pour les âmes sensibles, sachez que le premier épisode est consacré à l’incendie, où l’on voit donc des pauvres femmes brûler, et se faire écraser ou bousculer par les messieurs. Et autant dire que les scènes sont bien réalistes, j’en ai eu les frissons. Vous pouvez commencer par l’épisode 2, elle seront certes à l’hôpital et certaines crieront, mais plus de scènes où elles brûlent…

3,5 étoiles