
Éditeur : Château d’Ames
Pages : 360 pages
Parution : 22 mai 2025
Genre: Romance historique
L’histoire:
Alors qu’elle est enfant, Yasmine visite le musée du Louvre avec son père pour la première fois. En déambulant dans les allées où sont accrochées les œuvres les plus renommées, ce n’est pas la célèbre Joconde qui retient l’attention de la fillette, mais un tableau sans date ni auteur… Yasmine est captivée par la profondeur du regard du jeune homme de cette peinture.
Près de 20 ans plus tard, Yasmine a fini ses études et devient guide au Louvre pour avoir le loisir d’être au plus près du tableau qui l’habite depuis tout ce temps. Un soir, alors qu’elle est seule au musée et s’épanche devant le fameux tableau, elle se retrouve happée dans l’œuvre et atterrit en l’an 1811, à l’aube de la Régence anglaise.
Percera-t-elle tous les mystères du tableau ? Et pourra-t-elle enfin en appendre plus à propos du séduisant jeune personnage ?
Mon avis :
Yasmine a 6 ans lorsque son père l’emmène pour la première fois au Musée du Louvre. Ce jour-là, au milieu des chefs-d’œuvre, elle découvre une toile anonyme surnommée « Le Regard ». Immédiatement, elle se sent liée à cet homme peint, dont les yeux semblent la voir à travers le temps. Les années passent, mais ce tableau ne la quitte jamais. Devenue guide au Louvre à 25 ans, Yasmine continue de lui confier ses pensées, comme à un ami silencieux. Jusqu’au soir où l’impensable se produit: elle est aspirée dans la toile et projetée en 1811, en pleine régence anglaise. Entre romance et voyage dans le temps, Yasmine va peu à peu comprendre les mystères du tableau… mais aussi certaines vérités sur elle-même.
Plongée dans la campagne anglaise du XIXème siècle, Yasmine découvre un monde qu’elle ne connaissait jusque-là qu’à travers l’art et la littérature. Elle y rencontre Henry… l’homme du tableau, un gentleman aussi charmant qu’énigmatique. Très vite, une alchimie naturelle s’installe entre eux. Elle croise également Diana, autrice qu’elle admire, ainsi que Charlotte, sa sœur, dont le caractère conflictuel apporte des ennuis à qui la croise. Tout au long de son aventure et ses rencontres, elle arrive par magie à converser avec son père resté au XXIème siècle.
Dès les premières pages, on ressent une atmosphère douce et mystérieuse, entre rêve et réalité. J’ai tout de suite été happée par ce voyage dans le temps au coeur de la bonne société anglaise très codifiée mais tellement fascinante. Impossible de ne pas penser à Jane Austen, tant le roman fait des clins d’oeil à ses œuvres. J’ai adoré voir Yasmine évoluer dans cette époque, y imposer ses idées modernes, et surtout rencontrer Henry. Le parfait gentleman séduisant, cultivé et profondément bon. Un héros comme on les aime et auquel il est impossible de résister.
Si la romance est sublime, c’est avant tout la relation entre Yasmine et son père qui m’a émue. Il est ce père aimant qui est proche de sa fille et toujours présent quand elle en a besoin. Leur lien traverse tout le roman et lui donne une originalité. D’ailleurs, l’autrice nous apprend en première partie qu’elle s’est inspirée de sa propre relation. Ca rend le tout encore plus touchant.
En bref, une romance historique toute en douceur et qui met en valeur les liens familiaux. A découvrir.

J’aurais mis presque un an à écrire mon avis sur ce roman… Pourquoi me direz-vous !?
Co-organisatrice du salon du livre de la Journée de la Romance Historique, je ne pouvais pas me permettre de faire une chronique avant le jour J. Le Tableau du Hampshire faisait parti des finalistes et a d’ailleurs gagné le prix. Pour la petite histoire, j’étais super émue de savoir que le père d’Amira Benbetka Rekal était présent, et qu’il allait assister à la remise du prix. Au moment de l’annonce, je suis allée le chercher dans la salle pour lui demander de rejoindre sa fille. J’avais les larmes aux yeux sur la scène, en sachant que son nom allait être annoncé. Et pouvoir voir leur émotions en direct lors de l’annonce, je ne l’oublierais jamais.
Depuis, je suis restée en contact avec l’autrice. Je dirais qu’on devient des amies. Elle est venue la semaine dernière dans ma ville et on va se revoir prochainement. Il faut l’avouer, c’est la première fois que je suis autant stressée à écrire. Je sais qu’elle va lire ces mots et je croise les doigts pour qu’ils soient à la hauteur.
J’espère que cette petite histoire vous aura fait sourire.
J’imagine l’émotion du père et de la fille lors de la remise de ce prix et la tienne devant cette belle et touchante scène.