Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Le livre de la jungle de Rudyard Kipling et MinaLima

Le Livre de la Jungle, illustré (MinaLima) de Rudyard Kipling et MinaLima

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Pages : 320 pages
Parution : 18 Novembre 2020
Tome : 01/01
Format : Relié
Genre: Classique, Jeunesse

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L’histoire:

Plongez au cœur de la mystérieuse jungle indienne, où les singes de balancent de liane en liane et les tigres règnent en maîtres. La nature sauvage du Livre de la Jungle est célébrée de façon inédite dans cette édition superbement illustrée. Enrichi d’illustrations et d’animations originales créées par le fameux studio MinaLima, cet ouvrage unique enchantera les lecteurs de tous âges.

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Mon avis:

Comme peut-être pour certains d’entre vous, mes souvenirs liés au Livre de la Jungle sont surtout issus du dessin animé de Disney plutôt que de sa version livresque… J’ai donc voulu en découvrir plus avec le superbe édition signée MinaLima. Et quelle surprise d’apprendre qu’il s’agit en réalité d’un recueil de sept histoires, dont seules les trois premières concernent Mowgli et ses aventures.

Ces sept histoires sont toutes accompagnées par des chansons très poétiques, ça en fait déjà toutes leurs originalités. Certaines se déroulent dans la Jungle, dans une forêt située en Inde, d’autres en Alaska.

Les trois premières narrent ainsi les aventures du célèbre Mowgli, de la panthère noire Bagheera, de l’ours Baloo, de l’impitoyable tigre Shere Khan et du python Kaa. Même s’il me reste quelques souvenirs de l’histoire, ça était un grand plaisir de la redécouvrir. J’ai d’ailleurs trouvé que l’adaptation vu par Disney est assez fidèle au texte original.

Vient ensuite “Le Phoque Blanc” appelé Kotick est qui va tenter de trouver un foyer sûr pour son peuple afin de les protéger des massacres perpétués par les humains. Puis “Rikki–Tikki–Tavi“ qui est une mangouste qui va être adoptée par une famille britannique après les avoir protégée d’un couple de mortels cobras royaux Nag et Nagaina. Ensuite nous avons “Toomaï des Éléphants” où on suit un soigneur d’éléphants en quête de magie. Et enfin, nous avons “Service de la Reine” qui traite de comment utiliser les animaux sur un champ de bataille.

J’avouerais que ces dernières nouvelles ne m’ont pas autant passionnées, et que ce sont plutôt les somptueuses illustrations qui m’ont fait voyager. Hautes en couleur, parfois sombres ou lumineuses, on ne se lasse pas de tourner les pages et de découvrir quelle sera la prochaine surprise que l’on aura le droit de déplier ou d’animer.  

Rudyard Kipling est clairement un grand écrivain, qui n’hésite pas à nous passer des messages dans ses histoires, et à nous faire réfléchir sur des actions de la société. J’ai grandement apprécié ses chansons et ses poèmes, et j’avoue que j’avais plus hâte de les lire à la fin de chaque nouvelle, que des fois la nouvelle elle-même !

En bref, un classique superbement égayé pour toutes ses illustrations et insertions pop-up, et qui m’a permis de redécouvrir l’histoire de Mowgli et bien d’autres. Un bel objet à avoir dans sa bibliothèque. Tellement hâte de découvrir les deux autres qui sortent en octobre (Le magicien d’Oz et Peter Pan), et le tome 2 d’Harry Potter. 

note 4 étoiles

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PS: Comme pour Harry Potter, je vous ferais un Réel avec les premières pages de l’ouvrage prochainement sur mon compte Instagram !

Littérature autrichienne (Autriche), Livres, Romance, Romance historique

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme & Le Voyage dans le passé de Stefan Zweig

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Éditeur : Pocket
Pages : 144 pages

Parution : 3 Avril 2014
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

24h de la vie d’une femme. Au début du XXe siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l’établissement : l’épouse d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.
Le Voyage dans le passé. Neuf ans après s’être vus pour la dernière fois, un homme et une femme qui se sont aimés se retrouvent. Plus aucun obstacle n’existe à leur amour, mais à mesure que les heures passent et malgré leurs efforts, ils ne parviennent pas à faire revivre leurs sentiments. Elle se sait devenue vieille, lui réclame qu’elle tienne sa promesse avant de prendre bientôt conscience que le temps a effectivement rendu vaine toute tentative pour renouer le fil de leur amour.

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Mon avis:

Ce livre nous propose de découvrir deux courts récits, deux portraits de femmes tout en douceur et en sensibilité.

Le premier se déroule dans les années 1904, dans une petite pension de famille sur la Côte d’Azur, où l’une des pensionnaires s’enfuie avec un jeune homme, en laissant derrière elle mari et enfants. Le scandale éclate envers cette dame qui a oublié les bonnes manières, les mœurs de la société et la bienséance. Seule Mrs C, une vieille aristocrate anglaise, prendra sa défense y trouvant un écho avec son histoire personnelle, et contera ainsi 24h de sa vie oubliée.

Le deuxième commence sur les quais de la gare de Francfort. Un jeune homme de condition modeste, Ludwig, tombe amoureux de l’épouse de son employeur. Mais Ludwig est muté au Mexique. Et ce ne sera pas pendant deux ans qu’ils seront séparés, mais neuf ans…

Stefan Zweig sait comme toujours nous enchanter. Les nouvelles sont certes courtes, on ne connait même pas le nom exact de tous nos personnages, mais on arrive tout de même à s’y attacher grâce aux analyses poussées que proposent l’auteur. Une histoire en amène un autre, avec des enchainements rapides qui nous empêche de nous ennuyer. Le passage dans la première nouvelle sur la longue description des mains faite par Mrs C, où elle nous parle de sa fascination, est particulièrement bluffant.

Classique, Littérature française (France), Livres

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc

Arsène Lupin gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc

Éditeur : Hachette
Pages : 288 pages
Parution : 13 Janvier 2021
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Historique
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L’histoire:

Arsène Lupin est arrêté : l’aventure est-elle donc finie pour lui ? Erreur ! Elle ne fait que commencer. C’est quand il est sous les verrous que la police devrait se méfier. Lupin change de domicile, de costume, de tête et d’écriture, connaît tous les passages secrets et prend rendez-vous avec ses victimes avant de les cambrioler ! C’est le plus gentleman de tous les filous.

 

Mon avis:

Avec la sortie de l’adaptation en série sur Netflix des célèbres aventures d’Arsène Lupin avec Omar Sy, autant dire que l’on voit les livres de Maurice Leblanc partout ! Et j’ai d’ailleurs eu aussi envie de me replonger dans ses aventures, avant de découvrir la série.

Ce premier volume réunit plusieurs histoires qui mettent en scène notre célébrissime cambrioleur français. Il exerce son activité avec facilité et ingéniosité, avant d’être arrêté et mené en prison par l’inspecteur Ganimard… Mais avec adresse, il arrive à s’échapper de nouveau !

J’ai apprécié la découverte de ces nouvelles, bien que certaines sont assez rapides. On passe tout de même un très bon moment. Arsène Lupin est un personnage plein de charme, espiègle, vif et bourré d’humour. J’ai pris beaucoup de plaisir à le suivre dans ses nombreuses aventures. L’histoire est rythmée, parfois atypique et comporte des retournements de situation et rebondissements inattendus, mais toujours bien pensés.

Incarné au théâtre, au cinéma et à la télévision par André Brulé, John Barrymore, Robert Lamoureux, Georges Descrières, Jean-Claude Brialy, François Dunoyer et Romain Duris, le personnage créé par Maurice Leblanc a clairement su traverser les siècles, depuis la parution du recueil en 1907. Je suis maintenant bien curieuse de découvrir cette nouvelle adaptation.

 

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Sous la verte feuillée – Quatre Saisons à Mellstock de Thomas Hardy

Sous la verte feuillée / Quatre Saisons à Mellstock de Thomas Hardy

Éditeur : Archipoche
Pages : 249 pages
Parution : 7 Février 2018
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Historique
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L’histoire:

Un jeune fermier et un vicaire se disputent le cœur de Fancy Day, institutrice dans un village du Wessex. Indisponible en poche, l’un des premiers romans de l’auteur de Tess d’Urberville.

Dans le paisible village de Mellstock, à la veille de Noël, l’arrivée d’une nouvelle institutrice est au cœur de toutes les conversations. Sans que nul l’ait encore vue, Fancy Day, une enfant du pays, fait déjà tourner les têtes des célibataires du comté. Dick Dewey, un jeune fermier, est le premier à lui faire des avances. Tombé fou amoureux au premier regard, il finit par la demander en mariage dans le plus grand secret. Mais un autre homme n’est pas indifférent aux charmes de la jeune femme : Mr Maybold, le vicaire, qui l’invite à se joindre à la chorale de la paroisse comme organiste. À son tour, il s’offre à l’épouser. Or Fancy, frivole et capricieuse, fait languir ses prétendants, bien consciente qu’il lui faudra renoncer à son indépendance lorsqu’elle sera mariée. Dans un labyrinthe de passions, Sous la verte feuillée, paru anonymement en 1872, dresse une fresque pleine d’ironie et de mélancolie du monde rural cher à Thomas Hardy. De cette histoire tissée de savoureux malentendus, où s’affrontent pour une femme une âme candide et un notable respecté, ne subsistera qu’un secret bien gardé par la fantasque Fancy…

 

Mon avis:

Avec « Sous la verte feuillée » ou « Quatre Saisons à Mellstock » Thomas Hardy signe son deuxième roman. Il écrira ensuite les fameux romans Tess d’Urberville, Jude l’Obscur ou encore Loin de la foule déchaînée.

L’intrigue se déroule dans le Wessex à Mellstock. Il s’agit d’un petit village rural où quelques changements vont avoir lieu brutalement. Le choeur qui existe depuis de nombreuses années est menacé de disparition suite à l’arrivée du nouveau pasteur. Celui-ci souhaite installer un harmonium, que la nouvelle institutrice, qui suscite bien des émois, utilisera. Et ce n’est pas particulièrement au goût des villageois, pour qui les chants sont comme sacrés et encrés dans leur tradition.

Avec ce roman, on évolue dans l’Angleterre rurale au XIXème siècle. Tout au long de ma lecture, je me suis souvenue du film dont est adapté le roman Under the Greenwood Tree. Même si cela fait un moment que je l’ai vu, je pense pouvoir dire que cette adaptation est particulièrement fidèle. Je me suis souvenue d’un certain nombre de scènes, mais je trouve tout de même que le personnage de Fancy est beaucoup plus froid dans le roman que dans le film. Un petit point qui m’a gênée dans ma lecture. Mais revenons à l’histoire originale et à ses personnages comme Richard « Dick » Dewy, un jeune homme qui fait partie des choeurs et qui tombe amoureux dès les premiers instants de la nouvelle institutrice, Fancy Day. Mais il ne sera pas le seul à succomber à son charme. Au fil des pages, on suit les aventures des habitants de ce village, et découvrant aussi les beaux paysages que nous décrit l’auteur. Même s’il existe quelques lenteurs, il s’agit après tout du deuxième roman de l’auteur, on passe tout de même un bon moment tout en se sentant transporté dans ce monde qui nous est décrit aux mille couleurs et senteurs.

Grand poète, Thomas Hardy a une plume sublime qui sait nous emmener sans problème dans un univers avec lui. On a vraiment l’impression d’avoir remonté le temps avec lui, en compagnie de Dick et Fancy.

 

note 3,5 étoiles

Classique, Littérature française (France), Livres

L’abbesse de Castro de Stendhal

L'abbesse de Castro de Stendhal

Éditeur : Folio
Pages : 128 pages
Parution : 4 Mai 2017
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Vers le milieu du XVIe siècle, après huit années au couvent de la Visitation, Hélène Campireali, jeune fille de noble famille, regagne Albano pour y vivre près de son père. Un voisin, Jules Branciforte, s’éprend d’elle au scandale du seigneur de Campireali qui voit d’un mauvais œil la cour que ce jeune homme pauvre fait à sa fille. Un soir d’été, grâce à une longue canne, Jules élève jusqu’à la fenêtre d’Hélène un bouquet – et elle décide de s’en saisir.
Le début de cette nouvelle – qui sera plus tard la première des Chroniques italiennes – laisserait présager une idylle si l’auteur ne prenait la peine d’annoncer « les malheurs affreux qui vont former le triste sujet » de sont récit. A la dernière page, néanmoins, demeure une ineffaçable impression de fraîcheur qui, jointe à la simplicité naïve des amours de Jules et d’Hélène, donne au texte sa qualité singulière.

 

Mon avis:

Publié en 1839, ce court roman a été écrit en deux temps, interrompu par une autre œuvre, La Chartreuse de Parme, que Stendhal a voulu écrire avant. Cette histoire s’inscrit dans le recueil de nouvelles nommé les Chroniques italiennes, où il nous partage son admiration qu’il éprouve pour ce pays, ses habitants et leur mode de vie.

Plongé au cœur du 15è siècle en Italie, Hélène Campireali et Jules Branciforte sont amoureux. Elle est âgée de 17 ans et lui de 22 ans, et ils tombent sous le charme l’un de l’autre dès leur première rencontre. Mais Hélène est une jeune fille de bonne famille, alors que Jules est fils de brigand. La famille d’Hélène, en particulier son père et son frère, voient d’un mauvais œil leur amour. Entre passion, amour impossible, duperie et affrontement, nos héros ne peuvent que nous rappeler un célèbre couple italien…

Après une première partie où l’on nous explique le contexte historique de l’œuvre, l’histoire d’Hélène et Jules s’enchaine, et on ne peut que se remémorer un autre classique: Roméo et Juliette. Lui est pauvre mais séduisant et plein d’esprit, et elle est belle, riche et quelque peu naïve. C’est un coup de foudre, alors qu’ils ne se sont jamais parlé. Leur idylle est tout de même touchante, et Jules se montre adroit dans ses choix qui vont finir par lui changer son destin. Hélène, quant à elle, nous montre bien sa jeunesse d’esprit dans ses choix, mais disons qu’elle est aussi malmenée par sa famille. Petit point négatif dans cette histoire, c’est que l’on sent bien cette coupure qu’à réaliser l’auteur dans l’écriture du roman. Entre détails d’intrigue expédiés, qui auraient bien mérités plus de développement, c’est surtout à cause du changement de point de vu qu’on se retrouve un peu malmené et perdu. C’est bien dommage, et on a comme un sentiment d’inachevé. Je tiens tout de même à signaler que l’on ressent la passion pour Stendhal pour l’Italie, et il nous livre des détails croustillants sur le banditisme à l’époque, les rébellions entre le peuple et les seigneurs, mais aussi de nombreuses scènes où il sait très bien nous tenir en émoi.

Mais il est vrai que j’ai surtout aimé redécouvrir cette histoire, ayant vu il y a quelques années une série italienne inspirée de ce roman, nommé Il Falco e la Colomba, soit La faucon et la colombe. Et il s’agit bien d’une libre interprétation, puisque la fin n’est pas du tout la même alors que le commencement de la série est plutôt fidèle au roman.

 

Album, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Une histoire sombre, très sombre de Ruth Brown

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Éditeur : Gallimard Jeunesse
Pages : 32 pages
Parution : 16 Avril 2010
Tome : 01/01
Format: Album
Genre: Jeunesse
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Synopsis:

Dans ce pays, il y a un bois sombre, très sombre. Dans cette histoire, il y a un chat noir, très noir. Et à ce mystère, il y a une fin drôle, très drôle…
Une histoire pour se faire peur, un petit peu peur… sans se lasser.

 

Mon avis:

L’histoire que nous propose l’auteur est toute en simplicité et légèreté. On se déplace dans un château lugubre, qui nous dévoile ses secrets de pages en pages.

On passe un bon moment de découverte, mais finalement on prend surtout plus son temps à regarder les illustrations, que le texte très court et répétitif. Et autant dire qu’elles sont superbes, très soignées et détaillées. Elles nous invitent à scruter les moindres détails. Au fil de l’histoire, et même avec si peu de texte, l’auteur arrive à faire monter la tension en nous. L’univers dépeint est sombre, inquiétant, et décrit avec un langage courant. Puisqu’il s’agit avant tout d’un album jeunesse pour tout-petits (3-4 ans) Et la chute arrive, et c’est l’explosion de rire ! On est pourtant prévenu en lisant le résumé, mais quand même, comme s’attendre à ça ! Je dirais que c’est la dernière phrase qui fait toute la magie du livre. L’intrigue n’est certes pas originale: un château hanté, une ambiance sombre, un chat noir… ce sont des classiques pour Halloween, pour faire peur et frissonner. Mais cette fin est tellement drôle, pour reprendre les termes du résumé. Au moins pas de risque de cauchemar après cette lecture ! Et je dirais même qu’elle amène à réfléchir, derrière quelque chose qui fait peur, ou doit le faire, ou encore que les préjugés nous dictent, il y a une autre histoire…

Une bien belle surprise, et quel plaisir d’avoir ce fou rire si inattendu. Un album à avoir dans sa bibliothèque et à partager !

Classique, Livres

Littérature : Les grandes œuvres tout simplement de Collectif

Littérature : Les grandes oeuvres tout simplement de Collectif

Éditeur : Prisma
Pages : 352 pages
Parution : 13 Octobre 2016
Tome : 01/01
Format: Broché
Genre: Classique, Historique
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L’histoire:

En quoi les contes des Mille et Une Nuits ont-ils influencé la littérature moderne? Pourquoi les écrits de Voltaire ont-ils bouleversé la société française du XVIIIe siècle ? Comment des auteurs aussi différents que Victor Hugo, Jane Austen ou Italo Calvino ont-ils contribué à faire évoluer le roman ? Ce livre passionnant se lit comme une épopée à travers des siècles de création littéraire, de l’Antiquité à nos jours. Pièces de théâtre, romans et poésies : une centaine d’œuvres majeures ont été retenues dans cet ouvrage pour leurs qualités esthétiques mais aussi l’influence qu’elles ont exercée sur la création littéraire postérieure. Parmi les auteurs figurent les génies incontestés de la littérature européenne – notamment française et anglaise – mais aussi les grands noms de la littérature étrangère contemporaine tels que le Colombien Gabriel Garcia Marquez ou le Japonais Haruki Murakami.

 

Mon avis:

Voici un ouvrage très intéressant pour ceux qui veulent en savoir plus sur la littérature, les grandes œuvres qui ont marqué une époque et leur contexte, ainsi que ses grands écrivains qu’on continue de lire aujourd’hui et au fil des siècles.

Ce livre est avant tout construit de manière chronologique, et on peut le voir comme une encyclopédie de la littérature. On commence ainsi notre voyage historique à partir de 3000 av. J-C. Hé oui un premier livre écrit avait déjà vu le jour, il s’agit de l’épopée de Gilgamesh (environ 2100 av. J-C). Dans cette première partie nommée « Héros et légendes », on découvre ses grands noms de personnages qui inspirent toujours la littérature moderne. Mais surtout on découvre dans quel contexte historique, ils ont vu le jour. On parle bien entendu de la poésie et du théâtre grecque, de la guerre de Troie, de la Rome antique… ou encore de grands noms comme Homère, Sophocle ou Aristote. De nombreuses illustrations et schémas sont présents pour nous expliquer au mieux chaque période, ce qui rend le livre très instructif et accessible. Des citations et des œuvres d’art dynamisent aussi le récit. En plus de voir ce livre comme une encyclopédie, on peut dire aussi qu’il enrichit notre culture générale, et nous rappelle des souvenirs de nos cours de français à l’école primaire ou au collège ! Information importante à souligner, il faut savoir qu’on nous fait des résumés de grands ouvrages littéraires, et par conséquent on se fait spoiler un peu l’histoire. Dans mon cas, je n’ai pas trouvé ça gênant. J’ai juste encore plus envie de mettre certains livres dans ma wish-list ! Alors forcément, avec un aussi gros pavé qui retrace la littérature début ses débuts, on a forcément des périodes ou des genres qu’on préfère, et c’est bien normal. Mais grâce à ce livre, la curiosité prime, et j’ai même envie de découvrir des livres qui, quelques jours avant ma lecture de cet ouvrage, m’aurait étonné de voir dans ma wish-list ! Il faut aussi savoir partir à l’aventure, et découvrir autre chose ! Et donc à la suite de la partie consacré aux « Héros et légendes », on retrouve « De la renaissance aux Lumières », puis « Le romantisme et l’essor du roman », « Peindre la réalité », « Rupture avec la tradition », « L’écriture d’après-guerre », et enfin « La littérature contemporaine ».

En bref, je dirais que ce livre est certes consacré à la littérature, mais on en oublie pas pour autant l’Histoire qui a marqué certains récits par les bouleversements économiques et sociaux qui ont engendré, ou les guerres, ou encore les épidémies. Un livre à avoir dans sa bibliothèque, pour le feuilleter encore et encore ! Une balade dans l’histoire de ses grands noms très enrichissante.

note 4,5 étoiles

Classique, Littérature française (France), Livres

« J’ai tellement envie de vous » : Lettres d’amour 1585-1610 de Henri IV

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Éditeur : Le livre de poche
Collection: La lettre et la plume
Pages : 352 pages
Parution : 7 Septembre 2011
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Autobiographie
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Synopsis:

Le bon roi Henri aimait tant les femmes qu’il faillit mettre sa couronne en péril pour les beaux yeux de ses maîtresses. Amant souvent trompé, mari toujours infidèle, les sentiments ne comptaient guère pour ce conquérant aussi intrépide au combat qu’à la poursuite de celles qui éveillaient ses sens.
La mort de la belle Gabrielle d’Estrées lui fit couler des larmes mais elles furent vite séchées par Henriette d’Entragues qu’il fit pratiquement cohabiter avec son épouse légitime, Marie de Médicis.
Dans cette correspondance qui couvre près de vingt-cinq années -des premières amours du jeune roi de Navarre à sa dernière idylle avec Charlotte de Montmorency, il se montre sentimental et libertin, maniant avec élégance l’humour, la malice et le mensonge.

 

Mon avis:

Dans ce recueil, on découvre les lettres du roi Henri IV écrite entre 1585 et 1610, à ses diverses maîtresses, mais aussi à ses épouses comme Marguerite de Valois, sa première épouse, ou Marie de Médicis.

A travers ses lettres, on suit aussi le parcours du roi, et les notes nous aident beaucoup à ne pas perdre le fil entre chaque histoire. On apprend beaucoup sur sa personne, un grand libertin connu, dont les familles nobles n’existaient à envoyer leurs filles dans le lit de ce dernier. On découvre aussi son caractère et ses réactions, des fois étonnantes, faces aux potins de la cours, ou de sa vie de souverain, ou dans sa vie de famille. Il est vrai qu’il est dommage, de ne pas avoir les réponses, il y a quand même près de 300 lettres. Heureusement que l’éditrice du livre est là pour nous apporter les détails, sinon on serait vite perdu. Il y a des lettres et des passages très intéressants, d’autres un peu redondants.

ça reste tout du moins un ouvrage très intéressant pour mieux connaitre le roi, ses pensées et ses agissements. Toutefois, il ne m’a pas transporté comme les autres ouvrages de la collection. Peut-être un peu trop long, même si, il faut le dire, il écrit très bien.

note 3 étoiles