Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Persuasion (Netflix 2022)

persuasion netflix 2022

Acteurs : Cosmo Jarvis, Dakota Johnson, Richard E. Grant
Réalisateur : Carrie Cracknell
Audio : Français
Durée : 117 minutes
Genre: Historique, Romance

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L’histoire:

L’homme séduisant qu’Anne Elliot a été forcée d’éconduire huit ans auparavant refait irruption dans sa vie. Saisira-t-elle cette seconde chance de vivre le grand amour ?

D’après le roman éponyme de Jane Austen (1817).

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Mon avis:

Cinquième adaptation du roman de Jane Austen, Persuasion nous livre l’histoire d’Anne Elliot. Issue d’une famille noble, la jeune femme est contrainte de rejeter les avances de Frederick Wentworth, à l’époque un simple marin sans rang. Cette décision est encore pénible pour la jeune femme. Et ses émotions vont d’ailleurs être mises à rude épreuve, quand elle va croiser à nouveau son chemin, huit ans après…

Ayant déjà lu plusieurs fois le roman, et vu plusieurs adaptations, je ne m’attendais pas à avoir de grande surprise du côté de l’intrigue, en espérant tout de même qu’elle soit préservée. Vu les mauvaises critiques qui sont déjà en ligne, je vous rassure, les grandes lignes du roman sont bien présentes avec quelques variations et prises de liberté.

Nous ne sommes pas dans une production BBC ou ITV, mais bien Netflix. Et qui dit film signé Netflix, dit forcément une touche de modernité à l’histoire originale. La bande d’annonce nous en donne déjà une idée. Réalisé de la même manière qu’Enola Holmes, le personnage d’Anne Elliot prend directement la parole face caméra et nous parle. Le discours l’est aussi, intégrant des mots comme « playlist », « ex » ou un système de notation qui peut faire sourire. Certaines scènes peuvent en effet dérouter et surprendre, aussi bien de manière positive que négative. J’avouerais que le seul point qui me rebute dans cette adaptation, est le rapport qu’Anne a avec l’alcool. Pourquoi avoir ajouté cette situation à l’intrigue ? Oui, ça me gêne de voir le personnage avec une bouteille de vin dans les mains…

Une fois ces quelques changements acceptés, dont on pouvait d’ailleurs se douter, quel plaisir de retrouver Anne Elliot et son ouverture d’esprit. Des touches d’humour sont présents dans cette version, et j’ai trouvé qu’il collait bien à son personnage. On passe un bon moment à suivre son histoire et ses péripéties, même si l’occasion aurait pu être de la rendre encore plus féministe. En tout cas, quel plaisir de retrouver certains lieux de tournage cultes, qui rendent aussi ce film beau et plaisant. Du côté du casting, les acteurs principaux sont convainquant. Un peu déçu par Lady Russell et Madame Clay qui manquent de prestance.  

En bref, une adaptation plus contemporaine de l’histoire écrite par Jane Austen qui garde tout de même son charme.

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

La Dynastie Carey-Lewis

La Dynastie des Carey-Lewis

Acteurs : Emily Mortimer, Keira Knightley, Paul Bettany, Peter O’Toole, Katie Ryder Richardson, Joanna Lumley
Réalisateur : Giles Foster
Audio : Français
Durée : 400 minutes
Genre: Historique, Drame
Lien Amazon Intégrale Film Partie 1 Partie 2

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L’histoire:

1936, Cornouailles. À quatorze ans, Judith se retrouve seule dans un pensionnat. Heureusement, elle trouve du réconfort auprès de son amie Loveday et des membres de sa famille, passant les plus belles heures de son adolescence dans leur merveilleux domaine Nancherrow. Mais la Seconde Guerre mondiale va bientôt la séparer une nouvelle fois de ceux qu’elle aime…

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Mon avis:

La Dynastie des Carey-Lewis est un téléfilm anglais en deux parties, adapté du roman Retour en Cornouailles écrit par Rosamunde Pilcher. Une suite a été réalisée l’année qui suit.  

L’histoire commence en 1936 en Angleterre, où Judith Dunbar se retrouve seule à St. Ursula, un collège de jeunes filles. Sa tante Louise, devient alors sa tutrice légale. Ses parents et sa jeune sœur peuvent ainsi s’installer à Singapour (à ce moment une colonie britannique). Sur place, elle se lie d’amitié avec Loveday Carey-Lewis, qui l’emmène avec elle à chaque vacance à Nancherrow, le domaine que possède sa famille en Cornouailles. Judith y découvre un monde de richesse et de privilège. La famille de son amie l’accueille comme si elle était l’une des leurs. Elle profite alors d’une adolescence pleine d’insouciance et d’extravagance. Une situation qui ne va pas durer avec l’arrivée de la seconde guerre mondiale, et le décès de sa tante… Bien des épreuves attendra la jeune femme.

La première partie de l’histoire est intéressante. Cette réalisation n’est certes pas très récentes, mais cela n’empêche pas qu’on s’attache vite au personnage de Judith, comme Loveday (même si des fois elle peut être agaçante à cause de son caractère excentrique !) La famille Carey-Lewis est très riche, et peut faire penser à la famille Crawley. Comme dans Downton Abbey, on suit la vie de cette riche famille anglaise, leurs fêtes prestigieuses, les relations entre maitres domestiques… Le tout dans ce contexte historique d’avant, pendant et après seconde guerre mondiale.

Par contre, il est vrai que je n’ai pas du tout accroché à la seconde partie. On peut même dire qu’elle n’était pas du tout nécessaire. Le premier téléfilm nous offre d’ailleurs une fin plus que suffisante. Le scénario traine en longueur sans surprise et les acteurs ne sont pas les mêmes… Cette suite est une déception. Mais comme dit plus haut, on peut s’en passer !

Une adaptation en soit sympathique à découvrir, même s’il ne faut pas s’attendre à la qualité de la série Downton Abbey, vous pourrez être déçu. Ce téléfilm signe aussi les premiers pas de Keira Knightley, qu’on aperçoit pendant les 30 premières minutes et qui joue l’héroïne adolescente. 

Films

Eiffel

Eiffel

Acteurs : Romain Duris, Emma Mackey, Pierre Deladonchamps
Réalisateur : Martin Bourboulon
Audio : Français
Durée : 109 minutes
Genre: Biopic

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L’histoire:

Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose de spectaculaire pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s’intéresse qu’au projet de métropolitain. Tout bascule lorsqu’il recroise son amour de jeunesse. Leur relation interdite l’inspire à changer l’horizon de Paris pour toujours.

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Mon avis:

Inspiré de la vie du célèbre magicien du fer, ce biopic nous livre une histoire romancée toute en émotion et spectaculaire.

On retrouve Gustave Eiffel à son retour des États-Unis, alors qu’il vient d’achever la conception de l’armature de fer de la statue de la Liberté à New-York. Le gouvernement français lui propose de participer à un nouveau projet pour l’exposition universelle de Paris de 1889. Il rejette dans un premier temps l’offre. Il n’a qu’en tête son projet de métro pour la capitale. Et c’est le hasard d’une rencontre, celui de son amour de jeunesse, Adrienne Bourgès, qui va le faire changer d’avis. Le défi de la construction de cette fameuse tour commence, et c’est un homme engagé, proche de ses salariés et au grand cœur que l’on découvre. Au travers d’une histoire d’amour impossible, Gustave nous démontre sa vivacité d’esprit, et son refus de se laisser écarter. Un grand génie qui sait nous toucher et nous impressionner.  

La mise en scène du film est toute aussi passionnante, et on se sent plonger très facilement dans le scénario. Les costumes et la musique nous plonge immédiatement dans le Paris du XIXème siècle. Même s’il s’agit d’une libre interprétation et que tout n’est pas réel, notre couple sait nous convaincre et on s’y attache. Entre la romance et les plans sur la construction de la fameuse tour, on passe un très bon moment, que j’ai d’ailleurs attendu bien longtemps (la sortie du film a été reportée plusieurs fois à cause des conditions sanitaires)

note 4,5 étoiles - film

 

 

Films

Miss Révolution (Misbehaviour)

Miss Révolution - Misbehaviour

Acteurs : Keira Knightley, Gugu Mbatha-Raw, Greg Kinnear, Jessie Buckley, Ruby Bentall, Lily Newmark, Maya Kelly, John Heffernan
Réalisateur : Philippa Lowthorpe
Audio : Anglais, Français
Durée : 116 minutes
Genre: Historique, Comédie
Lien Amazon

 

L’histoire:

En 1970, la compétition Miss World prend place à Londres. La cérémonie est animée par une légende de la comédie américaine : Bob Hope. Regardé en direct par plus de cent millions de téléspectateurs à travers le monde, le concours de beauté prend une tournure inattendue et politique lorsque le mouvement de libération des femmes s’empare de la scène.

 

Mon avis:

Miss Révolution, alias Misbehaviour, nous plonge dans les années 1970 en Grande Bretagne, au début des mouvements féministes. Inspiré d’une histoire vraie, on suit les coulisses du concours Miss Monde qu’organise Eric Morley, dans lequel pour la première fois il y a une représentante de l’Afrique du Sud noire. En parallèle, on fait la connaissance d’une mère divorcée, Sally Alexander qui souhaite reprendre ses études d’Histoire à l’université. Lors d’une sortie, elle rencontre la leader d’un mouvement féministe Jo Robinson. Ensemble, les deux femmes vont unir leurs forces pour saboter le concours de miss qu’elles trouvent dégradant pour les femmes. Une élection qui marquera pour de nombreuses raisons.

Déjà je souhaiterais souligner que tous les faits décrits dans ce film, jusqu’aux noms des personnages principaux sont réels. D’ailleurs on retrouve ces personnes à la fin du film, ainsi que leurs parcours depuis ce fameux jour. Diffusée en direct à la télévision, le concours de Miss Monde a toujours attiré des millions de spectateurs. Cette soirée du 20 novembre 1970 au Royal Albert Hall de Londres inscrit un tournant. Le film n’est pas là pour critiquer les concours de beauté, et au contraire il montre bien comment ils peuvent aider certaines participantes à s’affranchir de leur condition sociale ou abattre des barrières raciales. On le voit d’ailleurs bien à la fin du film avec le chemin qu’elles ont toutes parcourues. Il décrit plutôt les circonstances dans lesquelles ils sont organisés à l’époque: les prises de mensurations, des candidates de peaux blanches pour chaque pays, le peu de liberté dans les prises de parole, les défilés où la femme est observée de face et de derrière… Il dénonce aussi le patriarcat, le pouvoir des hommes sur les femmes jusqu’à leur sexualité.

Même si ce film est là pour divertir, il est tout de même engagé et fait réfléchir sur l’égalité des sexes et le racisme. Certains points sont toujours d’actualités et font polémiques, même 50 ans après. En début de film, on voit d’ailleurs une femme allaitée son enfant en plein dans une réunion. Un geste qui fait toujours parler, et qui m’a fait penser à cette pub de Nana qui a tant fait réagir. Oui, notre sang n’est pas bleu, mais bien rouge ! Mais revenons au film et à l’histoire de cette soirée, qui a commencé par une bombe qui a explosé devant le théâtre. Les féministes ont d’ailleurs été incriminées dans un premier temps, mais c’est bien leur action pendant l’élection qui fera parler d’elles et changer les consciences. Pendant cette cérémonie bouleversée par leur action militante, une première femme noire est élue Miss Monde, devant les caméras du monde entier. Il s’agit de Jennifer Hosten, candidate de La Grenade, accompagnée de sa première dauphine, Pearl Jansen venue d’Afrique du Sud, en plein apartheid. Cette élection aura aussi permis de mettre en lumière le Mouvement de Libération des Femmes, ce qui deviendra le point de départ de leur expansion, mais aussi elles seront enfin écoutées. Le 20 novembre 1970 écrit le début de changement politique, le développement du féminisme, et une première lutte contre le racisme. Miss Monde 1970 aura marqué l’Histoire !

Du côté des acteurs, on retrouve Keira Knightley qui incarne parfaitement Sally Alexander et Gugu Mbatha-Raw qui interprète brillamment Jennifer Hosten. On retrouve aussi des têtes connues que l’on a pu voir dans Harry Potter comme Rhys Evans, ou encore dans Downton Abbey avec Phyllis Logan, ou dans Poldark avec Ruby Bentall. J’ai passé un bon moment avec ce film, qui m’a ensuite incité à rechercher des informations sur cette élection et ces femmes. J’ai moi-même participé il y a quelques années à Miss France, et j’ai aimé en savoir plus. Ils ont d’ailleurs fêté le centenaire cette année, et on voit bien l’évolution sur tous les points. En bref, un film divertissant à découvrir !

 

Films, Littérature allemande (Allemagne)

La souffleuse de verre

La souffleuse de verre

Acteurs : Maria Ehrich, Luise Heyer, Franz Dinda, Dirk Borchardt, Max Hopp, Karel Hermánek Jr….
Réalisateur : Christiane Balthasar
Audio : Allemand, Français
Durée : 90 minutes
Genre: Historique, Drame
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L’histoire:

Noël 1890, dans la forêt de Thuringe, dans le centre de l’Allemagne. À la mort brutale de leur père, Marie et Johanna Steinmann se retrouvent dans le plus grand dénuement. Marie, la plus jeune, souhaite reprendre la verrerie familiale. Mais la masculine corporation des souffleurs de verre s’y oppose. Johanna se met au service du marchand Friedhelm Strobel, tandis que Marie voit son talent artistique exploité par Wilhelm Heimer, un confrère de son père. Confrontées à l’injustice, les deux sœurs se rapprochent et trouvent ensemble la force de se rebeller.

 

Mon avis:

Ce film est adapté du roman « La souffleuse de verre » de Petra Durst-Benning, qui n’a pas encore été traduit en français. L’histoire commence à Noël dans les années 1890, dans la forêt de Thuringe. Après le décès de leur père, un souffleur de verre, Johanna et Marie se voient contraintes de travailler pour des employeurs pas très honnêtes, pour survivre. Marie, la benjamine, nourrit un rêve secret : relancer l’atelier de verrerie de son père. Mais le problème est qu’elle est une femme, et personne ne la laissera faire…

Dès les premières minutes du film, nous sommes directement confronté à l’injustice que vont devoir subir les deux sœurs. Différentes de caractère, Johanna est plus expressive que Marie, qui est très discrète. Elles ont tout de même une force commune: le courage. Et il va leur en falloir beaucoup pour affronter toutes les épreuves qui vont chambouler leur vie. A la fin du XIXème siècle, la maltraitance et les violences sont malheureusement habituelles dans le petit peuple, et des scènes sont dures. Mais ce film prône aussi l’émancipation, avec nos deux héroïnes qui vont apprendre à se relever et se rebeller. Même si cette histoire n’est pas toujours très gaie, j’ai tout de même pris plaisir à découvrir ce royaume du verre, où deux sœurs arriveront à aller envers et contre tous, et toujours soudée. Côté casting, même si ce n’est pas du grand cinéma, j’ai trouvé les acteurs convaincants, et surtout de beaux paysages sont mis à l’honneur.

 

Films, Littérature américaine (Etats-Unis), Littérature ecossaise (Ecosse)

Enola Holmes

Enola Holmes

Acteurs : Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Sam Claflin, Helena Bonham Carter, Louis Partridge, Fiona Shaw, Burn Gorman, Frances de la Tour, Susan Wokoma
Réalisateur : Harry Bradbeer
Audio : Anglais, Français
Durée : 120 minutes
Genre: Policier, Historique, Jeunesse

 

L’histoire:

Adolescente rebelle à la recherche de sa mère disparue, Enola Holmes utilise ses talents de détective pour surpasser son grand frère Sherlock et aider un lord en cavale.

Enola Holmes

 

Mon avis:

Adapté du premier roman de la saga jeunesse ‘Les enquêtes d’Enola Holmes » de Nancy Springer, ce film est un petit bonbon ! Le nom de famille Holmes vous rappellera forcément celui d’un grand inspecteur. Hé bien vous avez raison, un lien de famille existe bien. Enola Holmes est un personnage dérivé des célèbres écrits de Sir Arthur Conan Doyle, soit la petite sœur de Sherlock Holmes, que l’on retrouve dans le film en compagnie de son grand frère Mycroft Holmes.

Alors qu’elle vient de fêter ses 16 ans, sa mère disparait mystérieusement. Elle prévient alors ses deux frères, qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années. Son frère ainé se voit alors chargé de la charge de tuteur, et veut faire de la jeune fille, une femme bien qui respecte les codes, us et coutumes de la société victorienne. Autant dire qu’Enola a eu une éducation des plus libérale et féministe par sa mère. Pas de couture et broderie, ou de cours de bonnes manières; mais plutôt des lectures en tout genre, des cours de tennis et de combat, de la botanique et j’en passe… Alors que Mycroft veut l’envoyer en pensionnat, elle s’échappe et compte bien retrouver sa mère toute seule. Une aventure commence pour la jeune héroïne, riche en découverte et en rencontre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la jeune fille a bien héritée des talents qu’enquêtrice de son frère. Elle aime déjouer les énigmes, et va nous le prouver, et même nous étonner. La construction du film est surprenante, et on peut même dire déroutante. J’ai mis un moment à m’habituer au fait que le personnage s’adresse directement à nous, téléspectateur. Il est vrai que le personnage d’Enola est pétillant et plein de joie de vivre, et avec cette construction originale ça le rend encore plus lumineux. On se sent aussi proche d’elle, et elle nous étonne encore plus. L’actrice en est d’ailleurs pour quelque chose. Millie Bobby Brown dégage tellement de peps ! Et je dirais même que tout le casting est super. Entre Helena Bonham Carter, Henry Cavill et Sam Claflin, quelle famille extraordinaire, mais aussi quel plaisir de les voir ensemble. Ici l’intrigue nous offre un ode à la féminité, légèrement caricatural des fois, mais tellement vif et moderne à la fois. Même si on aimerait en savoir un peu plus sur certains personnages, dont certains mettent du temps à se dévoiler, ce film est des plus divertissant et ne manque pas d’énergie.

 

Films

Radioactive

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Acteurs : Rosamund Pike, Sam Riley, Aneurin Barnard
Réalisateur : Marjane Satrapi
Audio : Anglais, Français
Durée : 120 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Paris, fin du 19ème siècle. Marie est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d’une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie, un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne…

 

Mon avis:

Voici un super film qui retrace le parcours de Marie Curie, et comment ses travaux ont sauvé des millions de vies. On y découvre le portrait d’une femme impressionnante, de caractère, passionnée, obstinée et féministe. Dès le début, on nous montre comment elle s’est battue pour s’imposer dans un monde d’hommes, ainsi que sa rencontre Pierre Curie et la suite de sa carrière. Ce biopic est aussi entrecoupé de nombreuses explications sur la radioactivité, et dénoncent même les dérives qui en ont suivi, à travers plusieurs époques.

Rosamund Pike m’a particulièrement impressionné dans son rôle. A vrai dire le seul film où j’ai pu la voir en action, c’était Orgueil et Préjugés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le personnage de Marie Curie par rapport à Jane Bennet, sont sacrement différent ! Elle m’a bluffée ! Je l’ai vraiment trouvé sublime et très convaincante dans son rôle. J’ai juste un peu moins accrochée à son couple avec Sam Riley, alias Pierre Curie. Il manquait d’alchimie entre eux, mais ça n’a en aucun cas gâché mon plaisir.

Concernant la construction du film, j’ai bien aimé le parti pris par Marjane Satrapi, la réalisatrice du film. On nous montre à la fois la vie intime de Marie Curie, mais aussi des mises en scènes catastrophes des dérives de son travail (Tchernobyl, Hiroshima, et un village robotique). Ces plans sont à la fois esthétique et cauchemardesque, et on se sent tellement impuissant. Mais on voit aussi le développement des traitements par radiothérapie, et à quel point son travail a fait avancer la science. Un bien bel hommage !

note 4 étoiles - film

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Emma (2020)

Emma

Acteurs : Anya Taylor-Joy, Johnny Flynn, Josh O’Connor, Callum Turner, Mia Goth, Miranda Hart, Bill Nighy, Rupert Graves, Gemma Whelan
Réalisateur : Autumn de Wilde
Audio : Anglais, Français
Durée : 124 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Adaptation du roman éponyme de Jane Austen sorti en 1815.

Emma Woodhouse tente de faire rencontrer aux célibataires de son cercle d’amis leur âme sœur.

 

Mon avis:

Emma est le livre de Jane Austen que j’ai le moins apprécié, mais autant dire qu’après avoir vu ce film, je vais peut-être lui laisser une seconde chance !

En lisant ces quelques mots, vous comprendrez bien entendu que j’ai bien apprécié cette adaptation. Et qu’est-ce que j’ai rigolé ! J’ai trouvé qu’on retrouvait bien l’humour de l’auteure, et c’est surtout ce que j’ai aimé. Une adaptation fidèle à sa créatrice.

Du côté de la scénographie, elle est juste magnifique. Que de beaux décors et lieux de tournage, j’ai d’ailleurs reconnu un château que l’on voit dans Poldark. Les costumes sont tout aussi réussis, mais je suis un peu moins fan de la bande sonore (mais ce n’est pas bien grave!). On voit vraiment qu’il y a eu un grand travail sur l’esthétique que renvoi le film, on se sent vraiment plongé dans une autre époque en toute délicatesse. Le casting est aussi très bon. Je ne connaissais pas du tout Anya Taylor-Joy, et autant dire qu’elle m’a convaincue dans son rôle d’Emma.

Du côté de l’intrigue, on nous offre une belle critique de la bourgeoisie du XIXe siècle, comme Jane Austen c’est si bien le faire, et je dirais avec une petite touche de modernité et de fraîcheur très agréable. Un film qui a su me surprendre agréablement, et je pense même le regarder à nouveau avec plaisir.

 

note 4,5 étoiles - film

 

Et si comme moi, vous êtes tombé sous le charme des lieux de tournage, voici une vidéo qui nous en montre encore et encore, pour notre plus grand plaisir !