La courtisane (Dangerous Beauty)

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L’histoire:

Veronica Franco (Catherine McCormack) est une jeune femme ravissante et douée, mais Marco Venier (Rufus Sewell), l’aristocrate qu’elle aime, ne peut pas l’épouser parce qu’elle est pauvre et de famille douteuse. Alors la mère de Veronica, Paola (Jacqueline Bisset), lui apprend comment devenir une courtisane. Bien qu’exclues de la bonne société féminine des épouses et filles, les courtisanes étaient les seules femmes autorisées à recevoir une éducation et une formation artistique. Leur comportement raffiné et mondain leur donnait accès aux coeurs et aux esprits d’hommes très puissants.

Veronica devient la courtisane la plus célèbre de Venise. Grâce à sa beauté fascinante et son intelligence, elle peut obtenir tout ce qu’elle veut, sauf une place légitime dans la société et une vie aux côtés de l’homme qu’elle adore.

Au moment où Venise est sur le point d’être détruite par des forces extérieures, Veronica utilise courageusement ses charmes afin de changer le destin et de se donner une chance d’enfin trouver l’amour. Mais en faisant cela, elle met sa vie en danger.

 

Mon avis:

Voici un film que j’ai adoré, et que je ne me lasse pas de voir encore et encore, où se mêle la douceur des mots, la poésie et la romance. L’histoire est inspirée de la vie de Veronica Franco, qui fut la plus célèbre des courtisanes vénitiennes au XVIéme siècle. Alors amoureuse de Marco Venier, sa mère lui montre une autre manière de rester proche de lui. En plus de l’amour, de la passion, et de l’érotisme, on voit les conflits politiques, la domination masculine, l’importance de l’église et l’arrivée d’une épidémie: la peste. Veronica est un personnage qui m’a marqué par sa douceur et sa force, et son talent littéraire. Catherine McCormack est impressionnante dans ce rôle. Son couple avec Rufus Sewell fonctionne à merveille.

A savoir, qu’aujourd’hui le terme courtisane et associé à prostituée ou maîtresse. A cette époque, être une courtisane était la seule voie permettant à une femme d’être une personne à part entière. Elles étaient les seules femmes à qui l’on permettait d’acquérir une éducation, les seules femmes à qui il était permis de devenir artiste, les seules femmes qui pouvaient être leur propre maître. Elles étaient d’une certaine manière des femmes libres, qui avaient accès à l’éducation, elles pouvaient s’exprimer, et elles choisissaient leurs amants.

Pour en savoir plus sur le personnage de Veronica Franco, il existe des livres qui parle d’elle, et où l’on peut découvrir ses écrits. Elle a d’ailleurs publiée deux recueils de poésie: Terze Rime en 1575 et Lettere Familiari A Diversi en 1580

« La beauté féminine est donnée par le ciel
Pour que sur terre, soit heureux
Tout homme qui en goûte la douceur » (Veronica Franco)

Under the Greenwood Tree

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Dans l’Angleterre rurale du XIXe siècle, la nouvelle institutrice du village est convoitée par trois prétendants: un homme de la classe ouvrière, un propriétaire terrien, et le vicaire.

Ce film signé par la BBC est adaptation du roman Quatre saisons à Mellstock de Thomas Hardy

 

Fancy Day, jeune et jolie jeune femme fraîchement sortie de l’école, est de retour dans son village natal, afin de prendre soin de son père vieillissant. Devenue institutrice dans la petite école du village, elle est rapidement l’objet de toutes les conversations, voire de tous les commérages, et le centre d’intérêt de quelques gentleman plus ou moins avisés…

 

Même si le personnage de Fanny est un peu superficiel et agaçant, cette adaptation est pleine de douceur et de fraîcheur. Vous passerez à coup sûr un bon moment.

 

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Esther, reine de Perse

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L’histoire:

Hadassah, jeune orpheline juive, est forcée d’intégrer le harem du roi. Celui-ci, subjugué par sa beauté, épouse Hadassah qui devient Esther, reine de Perse. Malgré son rang, sa vie est en danger lorsqu’un décret condamne tous les juifs à mort. Défiant toutes les autorités, Esther va se battre jusqu’au bout pour sauver son peuple de l’extermination…

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Mon avis:

Ce film est une adaptation du livre d’Esther de la Bible.
Hadassah, jeune orpheline juive, est enlevée afin d’intégrer le harem du roi qui cherche une nouvelle épouse. Son oncle Mardochée veille à ce que sa nièce ne dévoile pas ses origines juives, et prend ainsi le nom d’Esther de Suze. Après plusieurs rencontres avec le roi, où Hadassah lui fait la lecture, celui-ci tombe sous son charme et l’épouse.
Son règne commencera difficilement avec la guerre, les complots et la persécution des juifs, son peuple.
Le personnage d’Hadassah est présenté comme une jeune fille à l’imagination débordante, mais qui a tout de même les pieds sur terre. Courageuse, elle n’hésite pas quand il faut prendre des décisions importantes. L’actrice porte très bien le film et est superbe.
D’autres acteurs de renom sont aussi présents comme Omar Sharif, Peter O’Toole, John Rhys-Davies.
Les décors, la musique et les costumes font rêver.
NB: A savoir que l’action de Dieu par l’intermédiaire d’Esther est encore célébrée aujourd’hui lors de la fête de Pourim.

 

Princesse Alexandra

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L’histoire:

Alexandra, nièce de l’empereur d’Autriche François-Joseph, subit depuis des années la violence de son époux Franz. La séparation officielle étant impossible, elle décide de fuir…

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Mon avis:

Ce téléfilm diffusé en 1992 est inspiré du roman du même nom de Linda Larosa.

En 1869, Alexandra duchesse d’Eisenstaedt décide de fuir son mari violent, Franz, avec ses enfants, Frédéric et Gisèle. Elle quitte l’Autriche, pour venir à Paris, où elle prend identité de Jeanne Barbier. Devant trouver un travail afin de financer son appartement qu’elle loue, elle devient bordeuse. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Fabio de Mondragone, un comte italien, venu se divertir avec son ami qui connait les lieux. En effet le patron de l’atelier, commerce aussi les charmes de ses ouvrières.

J’ai bien aimé le couple que forment Alexandra et Fabio. Ce dernier est très attentionné auprès d’Alexandra. Et il faut dire que je suis tombée sous le charme de l’acteur ! Fabio sait qu’elle cache un secret et essayera sans la brusquer de le découvrir. Leur attachement est progressif et bien amené, même si on ne peut que deviner tout à l’avance.

Le personnage sadique de Franz est très bien joué par l’acteur. Il est glaçant même derrière l’écran.

En arrière-plan, la guerre fait rage à Paris, ainsi que la famine.

Une petite romance bien sympathique à regarder, sans être pour autant du grand cinéma.

The Inheritance

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Synopsis:

Edith Adelon est une jeune fille orpheline qui fut recueillie bébé par Henry Hamilton, un homme riche et généreux. Elle est devenue la demoiselle de compagnie de sa fille unique, Amy. En dépit de son statut de subalterne, Edith est considérée comme un membre de la famille. Une jeune parente désargentée, Ida, vient séjourner chez les Hamilton dans le but de trouver un bon parti. Pour l’aider dans ce sens, les Hamilton invitent le séduisant sir James Percy. Celui-ci tombe sous le charme d’Edith, ce qui provoque la jalousie d’Amy…

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Mon avis:

The Inheritance est adapté du roman du même nom de Louisa May Alcott (l’auteur des Quatre filles du Docteur March). Il a été écrit en 1849, mais publié de manière posthume en 1997, date également de la sortie de ce téléfilm.
On plonge avec ce téléfilm méconnu, dans le XIXème siècle aux Massachusetts. Edith Adelon, est sauvée d’un orphelinat italien, à la demande du frère décédé de Henry Hamilton. Cette belle orpheline vit comme dame de compagnie rémunérée pour la fille de ce dernier, Amy Hamilton. Ils la considèrent tous comme un membre de leur famille. Edith est un personnage intéressant et qui est en avance sur son temps. De ce fait, elle a un peu de mal à savoir où est sa place. Amy est aussi très intéressante, moderne et féministe dans l’âme. Elle se considère l’une comme l’autre, comme des sœurs.
L’histoire commence avec la course annuelle de chevaux et l’arrivée de Ida Glenshaw dans la famille, qui est là pour se trouver un mari, et profite ainsi de l’événement afin de rencontrer de jeunes célibataires.

J’ai détesté le personnage d’Ida. L’actrice joue bien son rôle, une vraie tête à claque et hautaine !
Lors de cet événement le personnage de James Percy entre en jeu. C’est un charmant jeune homme, qu’on peut qualifier de parfait gentleman. Il est de haute naissance, mais il sait rester humble. J’ai bien aimé les échanges qu’il avait avec Amy, où ils partagent ensemble leur idée sur le monde. Un vrai moment de complicité.
J’ai passé un bon moment de détente avec ce film. Les costumes, les décors et la musique sont splendides. L’histoire qui peut paraître banale, car il est vrai qu’on arrive à deviner un certain nombre d’éléments, le final est quant à lui bien amené. Et pour le coup je ne m’attendais pas à cette révélation. Pour finir j’ai aimé le coté féministe et moderne qui en ressort.

 

 

 

Jane

Un portrait de la célèbre écrivain britannique Jane Austen, au travers de son histoire d’amour vécue, à l’aube de ses vingt ans, avec Tom Lefroy…

Mon avis:

Etant une grande fan de Jane Austen, j’attendais beaucoup de ce film. Eh bien je n’ai pas été déçu. Ce film raconte l’histoire d’amour entre Jane Austen et Tom Lefroy (A noter que selon les sources elle n’a peut être pas existé comme sa sœur toute sa correspondance à sa mort).
Au début les deux personnages ne se supportent pas, mais dans une petite ville il est difficile de s’éviter, et se recroissent ainsi souvent. Va naître à force de ces échanges une complicité et même plus.
On découvre une Jane Austen épanouie, amoureuse, passionnée et qui souhaite vivre de sa plume.
Concernant les acteurs Anne Hathaway et James McAvoy jouent merveilleusement bien. On ressent la passion qui les animent.

Bref une très belle adaptation 🙂

De la plume à la Bobine: Costumer la littérature au Château d’Hardelot

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Il y a 200 ans, en 1813, Jane Austen publiait son roman le plus célèbre Pride and Prejudice. Cette oeuvre, l’une des plus significatives de la littérature du XIXe siècle, est aussi l’un des romans britanniques les plus souvent adaptés à l’écran.
L’exposition De la Plume à la Bobine vous propose de comprendre comment, à partir de l’oeuvre littéraire, le créateur de costumes de cinéma parvient à donner vie aux escriptions de l’auteur, ou s’en détache complètement…
Elle vous permettra également de comprendre les ficelles du métier de costumier et son travail de création et d’interprétation du scénario. Car bien loin de se contenter de recréer des habits d’époque, le costumier a pour mission de répondre à l’imagination et à la vision du metteur en scène. Il aide également l’interprète à mieux entrer dans la peau du personnage.
Mission complexe, car au cinéma l’habit fait le moine…
Véritable condensé de symboles, le costume, de par sa tournure, ses couleurs ou ses matériaux, doit retranscrire le caractère du héro, révéler sa position dans l’intrigue et, parfois même, laisser deviner son destin.
Les costumes sont également conçus pour s’intégrer harmonieusement aux décors. Cet indissociable duo est l’ingrédient essentiel de la réussite esthétique du film.
Plus de trente costumes sont ici confrontés aux extraits des œuvres littéraires qui leur ont donné naissance et livrés à une analyse détaillée des symboles qu’ils dissimulent.

Cette exposition s’est déroulé au château d’Hardelot du 30 juin au 1er septembre 2013. De nombreux costumes d’œuvres littéraires françaises et britaniques ont été mis en scène comme: Orgueil et Préjugés, The Duchess, Oliver Twist, Jane Eyre, Les misérables, Bel Ami…

Une visite guidée était proposée pour connaitre ainsi les moindres détails de ses costumes, les différences avec l’époque… Une exposition vraiment intéressante, peut être juste un goût de trop peu!

Découvrez quelques photos des costumes exposés

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Orgueil et préjugés, de Joe Wright, 2005
D’après Orgueil et Préjugés de Jane Austen, 1813
Costumes de Jacqueline Durran (Satellite Award 2005)

Elizabeth Bennet et Mister Darcy, les héros d’Orgueil et Préjugés, comptent parmi les personnages les plus célèbres de la littérature anglaise. Leur histoire d’amour et le talent romantique de Jane Austen fascinent les lecteurs depuis 200 ans. Le roman, publié en 1813, a donné lieu à plus de 25 adaptations cinématographiques.

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Les Aventures extraordinaires
d’Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson, 2010
D’après la série des Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi, depuis 1976
Costumes d’Olivier Bériot (César 2011)

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La Reine Margot, de Patrice Chéreau, 1994
D’après La Reine Margot d’Alexandre Dumas, 1845
Costumes de Moidele Bickel et Jean-Daniel Vuillermoz (César 1995)

La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, 2010
D’après La Princesse de Montpensier de Madame de Lafayette, 1662
Costumes de Caroline de Vivaise (César 2011)

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Les Trois Mousquetaires, de Paul W.S. Anderson, 2011
D’après Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, 1846
Costumes de Pierre-Yves Gayraud

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Les Adieux à la Reine, de Benoît Jacquot, 2012
D’après Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas (2002)
Costumes de Christian Gasc (César 2013)

Les costumes créés par Christian Gasc, sont fortement inspirés des portraits de Madame Vigée-Lebrun. Ils traduisent, autant par la richesse des étoffes et des broderies que par la sophistication des coupes, le luxe et l’insouciance d’un monde voué à disparaître. La tournure majestueuse et l’ampleur de la robe et de la perruque de la Reine, le bleu roi de l’habit de Louis XVI, cherchent à imposer une vision forte de la figure royale alors que les souverains sont discrédités et délaissés par leurs courtisans.

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The Duchess, de Saul Dibb, 2008
D’après Giorgiana, duchesse de Devonshire d’Amanda Foreman, 2008
Costumes de Michael O’Conner (Oscar 2009)

De l’autre côté de la Manche à la même époque, la duchesse de Devonshire était pour la mode, comme pour la politique, une avant-gardiste. Ses portraits, peints par Reynolds, Lawrence ou Gainsborough témoignent du luxe de ses tenues et ont été une importante source d’inspiration pour Michael O’Connor, créateur des costumes de The Duchess.
La robe de voyage, ici présentée, est caractéristique de la mode des années 1790 : taille cintrée et jupe fluide. La richesse et l’extravagance des robes de la duchesse contrastent avec les habits sages et bourgeois du duc, matérialisant ainsi l’incompatibilité des caractères des époux

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Mayerling, de Terence Young, 1968
D’après Mayerling de Claude Anet, 1930
Costumes de Marcel Escoffier

Dans Mayerling, l’impératrice Elisabeth d’Autriche est elle aussi un modèle d’élégance. La tournure élaborée de la robe portée par Ava Gardner, en dessinant parfaitement sa silhouette, traduit le souci de paraître toujours jeune et belle et le mal-être de
l’impératrice.
La couleur rouge sombre de l’étoffe symbolise l’angoisse qui va crescendo et conduit à l’épilogue sanglant : la mort de Rodolphe.

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Don Juan, de John Berry, 1956
D’après Dom Juan ou le festin de pierre, de Molière, 1665
Costumes de Ferdinand Junker

Dans l’intrigue de ce film, le costume tient une place toute particulière. Don Juan, légendaire séducteur, échange ses vêtements contre ceux de son valet Sganarelle afin d’être aimé pour lui-même. Mais le costume fait le moine… Le valet, ayant revêtu les magnifiques étoffes de son maître, est alors poursuivi par toutes les belles femmes de la région. Le costumier a traduit la richesse de Don Juan par l’opulence du costume et par cette fraise qui donne à Fernandel un air guindé et gauche tout à fait comique.

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Le Cid, de Anthony Mann, 1961
D’après Le Cid, de Pierre Corneille, 1637
Costumes de Veniero Colasanti

Le costume de Rodrigue traduit la vision d’un chevalier médiéval noble, romantique et viril. La peau de bête et l’épaisse cotte de mailles renforcent l’allure guerrière du héros. Les costumes réalisés pour le cinéma dans les années 1950-1960 sont souvent fantaisistes dans l’usage des étoffes et des matériaux. Ici le costumier a utilisé de
la cordelette peinte pour figurer la maille de fer. Ce costume pèse néanmoins près de 25 kilos…
La robe de Chimène ici présentée est une tenue de deuil. Dans l’oeuvre de Corneille, le père de Chimène meurt lors d’un duel face à Rodrigue. Eplorée, celle-ci jure sur la tombe de son père de le venger. Lors du serment, elle porte cette robe noire, un capuchon et un long voile de deuil. Le costumier a réalisé un métissage de la mode médiévale (encolure) et des années 1960 (coupe très ajustée).

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Arsène Lupin, de Jean-Paul Salomé, 2004
D’après La Comtesse de Cagliostro, de Maurice Leblanc, 1924
Costumes de Pierre-Jean Larroque

L’envoûtante Comtesse de Cagliostro qui séduit Arsène Lupin est ici vêtue d’une robe ajustée soulignant parfaitement la silhouette voluptueuse de Kristin Scott-Thomas.
La dentelle au crochet qui la compose évoque les mailles d’un filet tendu pour piéger Arsène.

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Bel-Ami, de Declan Donellan, 2012
D’après Bel-Ami, de Guy de Maupassant, 1885
Costumes d’Odile Dicks-MirauxLa robe orientale créée pour la scène finale du mariage, expose le pouvoir envoûtant et permanent de Madeleine sur Bel-Ami. Le vert, couleur de l’infidélité, décliné en un vaste camaïeux, accompagne l’héroïne tout au long du film.

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Jane Eyre de Franco Zeffirelli, 1996
Costumes de Jenny Beavan
(David di Donatello Awards 1996)

Jane Eyre de Cary Fukunaga, 2012
Costumes de Michael O’Connor
D’après Jane Eyre de Charlotte Brontë, 1847

Jane Eyre et Mr Rochester sont à l’époque victorienne ce qu’Elizabeth Bennet et Mister
Darcy sont à l’époque georgienne. Ecrit en 1847 par Charlotte Brontë, le roman est imprégné de romantisme, de gothique et de fantastique.
A l’écran, les costumes évoquent la personnalité simple et timide de Jane grâce à des vêtements austères, comme cette robe noire à col en dentelle. Quant à Mr Rochester,
son caractère ne se révélant qu’au fil de l’histoire, son costume consensuel est typique du gentleman farmer de l’époque victorienne.

Robe de Jane Eyre
Interprétée par Charlotte Gainsbourg

Costume de Mr Rochester
Interprété par Michael Fassbender

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Sherlock Holmes, Jeu d’Ombres, de Guy Ritchie (2011)
D’après Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle (1887-1926)
Costumes de Jenny Beaven

Sherlock Holmes, inventé par Arthur Conan Doyle en 1887, a été adapté 260 fois au cinéma et à la télévision. Dans cette dernière version, Guy Ritchie, réalisateur, et Jenny Beavan, costumière, ont pris le parti de s’éloigner de l’image traditionnelle du héros
en lui donnant un caractère bohême et négligé. On remarque l’absence de sa légendaire casquette à oreillettes.
Le docteur Watson, traditionnellement vêtu de manière bourgeoise, est ici présenté comme un homme de la classe moyenne.
On retrouve la sobriété toute militaire de sa mise qui rappelle son ancienne carrière. La robe à tournure très dessinée d’Irène Adler évoque la grande modernité de cette héroïne, sa vivacité d’esprit et son extrême féminité.
Costume de Sherlock Holmes
Interprété par Robert Downey Junior

Robe d’Irène Adler
Interprétée par Rachel McAdams

Costume du docteur John Watson
Interprété par Jude Law

D’autres photos et costumes ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.309800685825989.1073741831.309773542495370&type=1&l=fc0887658b

Victoria, les jeunes années d’une reine

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La reine Victoria fut l’une des souveraines les plus importantes du monde. Son tempérament, sa vision et sa personnalité hors norme en ont fait une souveraine d’exception et une femme extraordinaire. Elle monta sur le trône d’Angleterre à l’âge de 18 ans. Le film nous plonge au coeur d’un fascinant destin qui, des premières années chaotiques à sa légendaire histoire d’amour, devint une saga inégalée.

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Mon avis:

Je ne pouvais pas ouvrir ce blog sans parler de ce film que j’adore. Il retrace le début de la vie de Victoria, une souveraine très chère aux anglais, même encore maintenant. Cette biographie est hauts en couleurs. Les costumes et les décors sont magnifiques. Emily Blunt, qui incarne Victoria, est fantastique et tient superbement son rôle. Il existe une alchimie entre elle et Rupert Friend, qui joue le rôle de Albert. Ce couple fonctionne à merveille et nous transporte dans les débuts du parcours de cette grande reine.