Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Emma (2020)

Emma

Acteurs : Anya Taylor-Joy, Johnny Flynn, Josh O’Connor, Callum Turner, Mia Goth, Miranda Hart, Bill Nighy, Rupert Graves, Gemma Whelan
Réalisateur : Autumn de Wilde
Audio : Anglais, Français
Durée : 124 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Adaptation du roman éponyme de Jane Austen sorti en 1815.

Emma Woodhouse tente de faire rencontre aux célibataires de son cercle d’amis leur âme sœur.

 

Mon avis:

Emma est le livre de Jane Austen que j’ai le moins apprécié, mais autant dire qu’après avoir vu ce film, je vais peut-être lui laisser une seconde chance. En lisant ces quelques mots, vous comprendrez bien entendu que j’ai bien apprécié cette adaptation. Et qu’est-ce que j’ai rigolé ! J’ai trouvé qu’on retrouvait bien l’humour de l’auteure, et c’est surtout ce que j’ai aimé. Une adaptation fidèle à sa créatrice. Du côté de la scénographie, elle est juste magnifique. Que de beaux décors et lieux de tournage, j’ai d’ailleurs reconnu un château que l’on voit dans Poldark. Les costumes sont tout aussi réussis, mais je suis un peu moins fan de la bande sonore (mais ce n’est pas bien grave!). On voit vraiment qu’il y a eu un grand travail sur l’esthétique que renvoi le film, on se sent vraiment plongé dans une autre époque en toute délicatesse. Le casting est aussi très bon. Je ne connaissais pas du tout Anya Taylor-Joy, et autant dire qu’elle m’a convaincue dans son rôle d’Emma. Du côté de l’intrigue, on nous offre une belle critique de la bourgeoisie du XIXe siècle, comme Jane Austen c’est si bien le faire, et je dirais avec une petite touche de modernité et de fraîcheur très agréable. Un film qui a su me surprendre agréablement, et je pense même le regarder à nouveau avec plaisir.

 

note 4,5 étoiles - film

 

Et si comme moi, vous êtes tombé sous le charme des lieux de tournage, voici une vidéo qui nous en montre encore et encore, pour notre plus grand plaisir !

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Acteurs : Helena Bonham Carter, Daniel Day-Lewis, Julian Sands, Maggie Smith, Simon Callow, Judi Dench, Denholm Elliott, Patrick Godfrey
Réalisateur : James Ivory
Audio : Anglais, Français
Durée : 117 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Italie, début du XXe siècle. Lucy Honeychurch, jeune Anglaise de bonne famille, est en villégiature à Florence avec Charlotte Bartlett, une cousine plus âgée. À la pension Bertolini où elles séjournent, elles retrouvent leur pasteur, M. Beebe, et font la connaissance de leurs compatriotes. Parmi eux, un jeune homme va attirer l’attention de Lucy : venu avec son père, George Emerson est un libre-penseur, spontané et rêveur. Leur attirance mutuelle donnera lieu à un baiser passionné dont sera témoin Charlotte, provoquant le départ précipité des deux cousines. Quelques mois plus tard, alors que Lucy est désormais fiancée au très pompeux Cecil Vyse, George Emerson fait son retour dans la vie de la jeune femme…

 

Mon avis:

Chambre avec vue est une adaptation du roman « Avec vue sur l’Arno » d’Edward Morgan Forster. Le réalisateur James Ivory, en fait d’ailleurs un beau clin d’œil en montant le film sous forme de chapitrage, et en annonçant avec une illustration et un titre, le tableau qui va suivre. J’ai trouvé cette construction intéressante et très originale.

Tout comme le livre, nous commençons notre voyage en Italie, à Florence où de sublimes paysages nous sont proposés. On rentre directement dans l’action avec ce problème de chambres, qui n’ont pas vu sur l’Arno, comme l’avaient demandées Lucy Honeychurch et sa cousine Charlotte. Il est d’ailleurs très agréable de retrouver Maggie Smith et Helena Bonham Carter (presque à leurs débuts). Ici le rôle de Lucy change énormément de ce qu’on a l’habitude de voir des rôles de cette dernière, et de l’univers de Tim Burton qu’on lui connait bien. Même si Lucy est une jeune fille toute timide, et encadrée par les conventions de l’époque, elle est aussi une femme moderne qui n’attend qu’à être révélée. Avec ce rôle, on voit bien le talent de l’actrice. Son personnage nous emmène ainsi à la découverte de Florence, de ses plus beaux chef-d’œuvres, et d’ailleurs la réalisation est superbe. Cette scène champêtre du premier baiser passionné ne peut que marquer l’esprit. Le rythme est certes assez lent, introduit à chaque fois par un nouveau plan. Le personnage de Charlotte nous amuse, comme leur connaissance faite en Italie, ou le petit frère de Lucy. Au contraire, le personnage de Cecil est des plus agaçants, sans vie, il nous donne envie de le secouer, ce qui peut quand même nous faire rire.

Le film est surtout intéressant à voir pour les superbes images qu’il nous propose à la fois de la Toscane, et du Sussex. Mais il est vrai que sa lenteur peut en décourager certains. Il reste un beau moment de poésie accompagnée de belles musiques, et d’une petite touche de féminisme.

note 4 étoiles - film

Films

The Aeronauts

The Aeronauts

Acteurs : Eddie Redmayne, Felicity Jones, Tom Courtenay, Tim McInnerny, Phoebe Fox, Vincent Perez, Rebecca Front, Anne Reid
Réalisateur : Tom Harper
Audio : Anglais, Français
Durée : 101 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Au XIXe siècle, une pilote de montgolfière un scientifique s’embarquent dans les airs pour découvrir les secrets du paradis. Alors qu’ils vont plus haut dans l’atmosphère que n’importe quel ballon auparavant et font d’incroyables découvertes, ils en viennent à se battre pour leur survie.

 

Mon avis:

Que dire de ce film, à part qu’il est juste merveilleux ! Librement inspiré d’une histoire vraie, on retrouve le fameux duo formé par Eddie Redmayne et Felicity Jones, pour porter à l’écran l’exploit de James Glaisher, météorologiste et aéronaute chevronné, qui a risqué sa vie au XIXème siècle pour faire avancer la météorologie. Même s’il s’agit d’une histoire vraie, un personnage a été inventé, celui d’Amélia Wren, qui remplace le rôle joué dans la réalité par Henry Coxwell, un collaborateur de James Glaisher. The Aeronauts raconte leur épopée survenue en 1862, qui a presque eu raison d’eux, et dans laquelle le duo s’est retrouvé bloqué dans une nacelle suspendue dans le ciel pendant de nombreux jours.

Grâce à un montage très intéressant, qui nous offre un voyage dans le temps à des moments opportuns, on découvre au fur et à mesure la personnalité de nos deux héros. James Glaisher est un jeune scientifique qui n’est malheureusement pas reconnu par ses pairs. Il veut faire avancer les études sur les conditions météorologiques. Il pense qu’elles peuvent être prédites, si on les étudie de près et en hauteur. Mais personne ne le soutient vraiment dans son projet, ce n’est pas pour autant qu’il va se décourager. C’est ainsi qu’Amélia Wren entre en scène. La jeune veuve a perdu son mari dans un tragique accident, et même si elle parait une vraie tête à claque, elle en cache et en porte beaucoup en elle. Voilà que ce duo se lance vers les cieux et que les ennuis vont commencer.

Le voyage est vraiment spectaculaire, et les images à couper le souffle. Comme eux, on se prend au jeu, et on se retrouve ainsi suspendu. Les acteurs sont incroyables, ils campent vraiment bien leurs rôles. J’ai été très heureuse de les retrouver à nouveau. C’est eux qui portent le film et l’intrigue. Les péripéties qui leur arrivent sont tellement convaincantes, qu’on en a le sang glacé (sans mauvais jeu de mot!). J’ai aimé qu’au fil de leur aventure, on nous donne des informations sur leur traversé, sous forme de schéma. On se sent ainsi vraiment avec eux dans cette expédition. J’ai aussi appris grâce à ce film, et c’est avec plaisir que je suis allée me renseigner sur quelques faits qu’on nous relate. Comme les fameux papillons, je ne savais pas qu’ils volaient si haut !

Un très bon moment passé avec ce biopic que je vous recommande.

5 étoiles

 

Films, Littérature américaine (Etats-Unis)

Les Filles du Docteur March (2019)

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Acteurs : Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Eliza Scanlen, Timothée Chalamet, Meryl Streep, Laura Dern, Bob Odenkirk, James Norton, Chris Cooper, Louis Garrel
Réalisateur : Greta Gerwig
Audio : Anglais, Français
Durée : 134 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Greta Gerwig, réalisatrice de Lady Bird signe une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les Filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie. Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh et Eliza Scanlen campent les soeurs March, quatre jeunes filles bien décidées à vivre comme bon leur semble. Timothée Chalamet incarne leur voisin, Laurie, Laura Dern interprète Marmee et Meryl Streep, Tante March.

 

Mon avis:

Plusieurs fois adaptés au cinéma et à la télévision, le grand classique de Louisa May Alcott est remis en scène par la réalisatrice Greta Gervig, qui nous offre une nouvelle vision de l’histoire.

J’ai eu l’opportunité de voir le film en avant-première, ce vendredi soir, et autant dire que j’ai passé un bon moment. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les sœurs March: Meg, Jo, Amy et Beth, et sans oublier Laurie. On les suit dans leurs aventures qui savent nous faire sourire, rire ou nous émouvoir.

Le grand changement dans cette adaptation est le montage. En effet, on jongle entre deux époques, qui sont séparées de 7 ans. On commence ainsi l’histoire par la fin avec Beth, puis on remonte dans le temps, avec comme fil conducteur le parcours de Jo. Ce rythme est gardé pendant tout le film, ce qui le démarque bien des autres adaptations. Les péripéties de Jo sont ainsi bien mises en lumière, mais aussi et surtout son parcours en tant que femme dans une société qui ne leur est pas favorable. Bien que ce montage est très intéressant, je vous avouerais que des fois il m’a perdu. Il met arrivé de me demander deux fois, où on était dans l’histoire, au début, ou à la fin… Bon j’ai quand même vite retrouvé mon chemin !

Concernant l’interprétation des acteurs, ils ont su parfaitement donner vie à leurs personnages, mais c’est surtout Saoirse Ronan qui m’a impressionné. Bien que j’aime beaucoup Emma Watson, et que je ne pensais pas détourner mon regard de son personnage, finalement Saoirse Ronan a su me toucher. Elle a su redonner vie, excentricité au personnage de Jo, ce qui a rendu son combat de femme encore plus saisissant.

Bref, une très belle adaptation qui a su se démarquer des autres, des personnages charismatiques, et de superbes scènes qui vous feront passer un bon moment.

4,5 étoiles - film

 

Films

Downton Abbey – Le film

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Acteurs : Michelle Dockery, Hugh Bonneville, Maggie Smith, Elizabeth McGovern, Laura Carmichael, Jim Carter, Allen Leech
Réalisateur : Michael Engler
Audio : Anglais, Français
Durée : 123 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Adaptation de la série télévisée à succès Downton Abbey.

Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l’événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d’Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l’avenir même de Downton.

 

Mon avis:

Quel plaisir de pouvoir retrouver l’univers de Downton Abbey, les intrigues, les joutes verbales, et les fous rires ! J’ai mis certes un peu de temps à rédiger cet article, mais c’était tout simplement pour le revoir à nouveau, en plus de ma séance au cinéma !

Après les six saisons de cette série so British créée par Julian Fellowes, on suit à nouveau les aventures de la famille Crawley, sous le format d’un long métrage. L’histoire reprend 2 ans après le dernier épisode, avec l’arrivée du Roi à Downton Abbey. Et c’est dans un climat de pré seconde guerre mondiale, de complot politique et de manigances qu’on retrouve nos personnages. Dès les premières secondes, toutes les clés qui ont amené le succès de la série sont de retours. Le casting original est presque au complet, et c’est avec beaucoup de joie qu’on revoit nos personnages fétiches.

J’ai toujours aimé que le contexte historique de l’époque soit respecté, et c’est toujours le cas. On y fait notamment référence à la difficulté de cohabitation entre les différents milieux sociaux, l’instabilité politique, le conflit indépendantiste irlandais, la grève générale de 1926, l’opposition contre le patronat, et même l’instabilité des familles aristocrates. Mais ce que j’ai d’autant plus aimé, c’est les clins d’œil avec l’histoire du château de Highclere, soit Downton Abbey. Récemment j’ai vu un reportage qui parle de l’histoire du château, avec la difficulté de son entretien, et sa transformation pendant la première guerre mondiale en hôpital militaire. Le personnage de Mary y fait référence, et ça m’a particulièrement plu.

Mais surtout quel bonheur de revoir Maggie Smith, alias Violet Crawley, qui nous fait toujours autant rire, avec ses répliques cinglantes. Ou encore Jim Carter, dans le rôle de notre indétrônable majordome, Mr Carson, qui d’ailleurs devait être à la retraite, mais qui est toujours disponible pour les Crawley; ou Brendan Coyle et Joanne Froggatt, respectivement Anna et John Bates, que j’apprécie toujours autant. En bref, je dirais que ce film nous offre aussi une vision du futur de la famille, mais aussi d’une fin qu’on peut s’imaginer avec plaisir.

 

4,5 étoiles - film

Films

Berthe Morisot

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Acteurs : Marine Delterme, Malik Zidi, Alice Butaud, Bérangère Bonvoisin, Patrick Descamps
Réalisateur : Caroline Champetier
Audio : Français
Durée : 100 minutes
Genre: Biopic
Lien Amazon

 

L’histoire:

1865. A 25 ans, Berthe Morisot rêve de vivre de sa peinture, de ne jamais se marier, et de toujours rester avec sa soeur Edma. Ses parents ne voient pas leur existence sous le même angle et lui façonnent déjà un destin plus conforme à celui de l’époque. Berthe se rebelle et sa rencontre avec Manet va bouleverser sa pensée, sa relation avec sa soeur, questionner son rapport à la peinture et son rapport au monde. Le destin d’une femme qui deviendra la première peintre professionnelle et la première impressionniste.

 

Mon avis:

Aimant beaucoup le courant impressionniste, j’ai saisi l’occasion du challenge impressionniste, organisé en ce moment sur Instagram pour découvrir ce film. On découvre la vie de cette femme libre, passionnée et artiste, Berthe Morisot. Tout comme sa sœur, elles prennent des cours à l’académie, mais n’est pas vraiment satisfaite de son travail. C’est sa rencontre avec Edouard Manet, qui va faire évoluer son art, mais aussi sa vie.

J’ai apprécié à travers ce film, en découvrir plus sur l’artiste. Mais autant dire que je suis assez mitigée, et je reste un peu sur ma faim. Il y a certes quelques lenteurs, mais j’ai surtout trouvé le film assez froid. Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’atmosphère, dans l’histoire. Berthe est une femme qui a réussi à trouver sa place, à une époque où celle-ci devait encore se taire. J’aurais aimé voir une interprétation avec plus d’action, puisque son combat n’a pas du être facile. Elle a réussi à se faire une place dans le milieu impressionniste, à avoir la reconnaissance de grands noms comme Renoir ou Degas, et a pu exposer son travail. Bref, ce que je reproche, c’est surtout un scénario un peu trop platonique. Contente tout de même d’avoir pu voir ce film, qui m’a rendu curieuse d’en découvrir plus sur son parcours.

2,5 étoiles

 

Films

At Eternity’s Gate

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Acteurs : Willem Dafoe, Rupert Friend, Oscar Isaac, Mads Mikkelsen
Réalisateur : Julian Schnabel
Audio : Français, Anglais
Durée : 111 minutes
Genre: Biopic

 

L’histoire:

Un voyage dans l’esprit et l’univers d’un homme qui, malgré le scepticisme, le ridicule et la maladie, a créé l’une des œuvres les plus incroyables et admirées au monde. Sans être une biographie officielle, le film s’inspire des lettres de Vincent van Gogh, d’événements de sa vie, de rumeurs et de moments réels ou purement imaginaires.

 

Mon avis:

Ce film m’a particulièrement touché. On nous dévoile une partie de l’histoire de Van Gogh, qui n’est pas toute rose. La réalisation du film a été faite en grande partie en caméra portée, ce qui nous rend très proche du peintre, de son esprit, de ses pensées et du regard qu’il peut avoir. Autant dire que c’est complètement bleffant, et que ce film ne peut forcément que nous toucher. Willem Dafoe est impressionnant dans son rôle, et ce n’est pas étonnant que ce dernier ait été récompensé. On retrouve ainsi Van Gogh courant dans la campagne, admirant la lumière et les paysages qui l’entourent. De nombreuses œuvres nous reviennent en tête, par les paysages et l’atmosphère qui en découlent. On croise aussi Paul Gaughin, ami du peintre, dont leur relation est assez tumultueuse, et Madame Ginoux qui devient un de ses modèles.

Je ne peux que vous conseiller ce film, qui je suis sûr ne vous laissera pas indifférent.

4,5 étoiles - film

Films

Colette

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Acteurs : Keira Knightley, Dominic West, Eleanor Tomlinson, Denise Gough, Fiona Shaw
Réalisateur : Wash Westmoreland
Audio : Français, Anglais
Durée : 112 minutes
Genre: Historique, Biopic

 

L’histoire:

1893. Malgré leurs quatorze ans d’écart, Gabrielle Sidonie Colette, jeune fille à l’esprit rebelle, épouse Willy, écrivain aussi égocentrique que séducteur. Grâce à ses relations, elle découvre le milieu artistique parisien qui stimule sa propre créativité. Sachant repérer les talents mieux que quiconque, Willy autorise Colette à écrire – à condition qu’il signe ses romans à sa place. Suite au triomphe de la série des Claudine, il ne tarde d’ailleurs pas à devenir célèbre. Pourtant, tandis que les infidélités de Willy pèsent sur le couple, Colette souffre de plus en plus de ne pas être reconnue pour son œuvre…

 

Mon avis:

Ce film biographique met en lumière les débuts de la romancière française, de la petite fille de campagne, à son mariage tumultueux avec Henry Gauthier-Villars ou « Willy », jusqu’à son émancipation en tant que femme et féministe.

On suit ainsi les premiers pas de Sidonie-Gabrielle Colette, qui pour aider son mari écrivain en manque d’inspiration, rédige le tout premier Claudine. Son nom n’apparaît pas sur les ouvrages, et c’est son mari qui en retire toute la gloire. Petit à petit, une prise de conscience va naître dans l’esprit de la jeune femme, en quête de liberté.

Comme à son habitude,  Keira Knightley qui interprète Colette, est éblouissante dans son rôle. On la découvre en petite paysanne, qui devient très vite une femme avant-gardiste. Même si la trame du film est assez longue, et que l’on se doute que la romancière va finir par se rebeller, c’est avec beaucoup d’attention qu’on reste captivé par l’histoire, en se demander comment cela va arriver et quand. On y découvre aussi ses liens charnels avec les femmes, même si Eleanor Tomlinson alias Georgie, ne m’a pas totalement convaincue dans son rôle. J’étais tout de même contente de la voir, comme Fiona Shaw qui interprète ici la mère de Colette, mais plus connue dans son rôle de Petunia Dursley, la tante de Harry Potter. Quant à Dominic West, il remplit très bien le rôle de Willy, en businessman cynique.

En bref, ce film rend un bel hommage à cette grande dame de la littérature française du XXe siècle.

 

4 étoiles - film