Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Le club des survivants, tome 3 : L’échappée belle de Mary Balogh

Le Club des survivants, tome 3 : L'Echappée belle de Mary Balogh

Éditeur : J’ai lu
Pages : 384 pages
Parution : 2 Septembre 2015
Tome : 03/07
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Après s’être dévouée corps et âme à son époux, Samantha McKay espère profiter un peu de la vie. C’est compter sans sa belle-famille qui veut lui faire porter le deuil et la cloîtrer. Ces gens sectaires sont persuadés que le sang bohémien qui coule dans ses veines la poussera à déshonorer leur nom. Effectivement, la jeune veuve a bien l’intention de se rebeller et de faire une proposition scandaleuse à son nouveau voisin, sir Benedict. Infirme, lui qui se rêvait général ne se sent plus à sa place nulle part. Pourquoi n’aiderait-il pas Samantha à fuir au Pays de Galles où elle possède une chaumière ? Ainsi commence l’échappée belle de ces deux êtres à qui la guerre a tout pris mais qui, dans le secret de leur cœur, gardent espoir de reconquérir leur liberté…

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Mon avis:

Benedict n’a pas pu rejoindre ses amis du club lors d’un grand évènement se déroulant dans le précèdent tome, et on en connait la cause aujourd’hui. Ancien combattant, il a failli perdre la vie et ses jambes. Sa force et son courage lui ont permis de remarcher. Maintenant c’est pour la quête de sa liberté qu’il doit combattre, sa famille ayant pris possession de ses terres. Une tâche qui n’est pas aisée et qui va l’amener à rencontrer une jeune veuve ayant le même désir…

Sir Benedict Harper a lutté de nombreuses années pour réussir à remarcher, alors que personne n’y croyait. Ce combat accomplit, il doit reprendre en main sa vie. Contrairement à ses amis, il se sent perdu et ne sait pas comment s’y prendre et quoi faire. Lors d’une promenade sur les terres de sa soeur, il fait la rencontre de Samantha MacKay, une jeune veuve. Cette dernière est forcée par sa belle famille à subir un deuil très contraignant, après avoir passé des mois à soigner son mari blessé lui aussi par la guerre. Ces quelques échanges entraineront une amitié qui permettra à Samantha de prendre la fuite alors que son destin s’annonce bien compliqué.

Nos deux héros ont certes du courage, mais il n’est pas toujours facile de se relever après les épreuves qu’ils ont subi. Alors que Samantha a besoin d’aide pour démarrer une nouvelle vie, Benedict a besoin de retrouver confiance pour avancer. Un duo parfait et une intrigue qui nous surprend en seconde partie avec rebondissements imprévus.

Ce tome est en dessous du précèdent à cause d’une longue première partie, mais il me donne tout de même envie de poursuivre l’aventure. Place au quatrième tome destiné à Flavian Arnott !

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Persuasion (Netflix 2022)

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Acteurs : Cosmo Jarvis, Dakota Johnson, Richard E. Grant
Réalisateur : Carrie Cracknell
Audio : Français
Durée : 117 minutes
Genre: Historique, Romance

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L’histoire:

L’homme séduisant qu’Anne Elliot a été forcée d’éconduire huit ans auparavant refait irruption dans sa vie. Saisira-t-elle cette seconde chance de vivre le grand amour ?

D’après le roman éponyme de Jane Austen (1817).

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Mon avis:

Cinquième adaptation du roman de Jane Austen, Persuasion nous livre l’histoire d’Anne Elliot. Issue d’une famille noble, la jeune femme est contrainte de rejeter les avances de Frederick Wentworth, à l’époque un simple marin sans rang. Cette décision est encore pénible pour la jeune femme. Et ses émotions vont d’ailleurs être mises à rude épreuve, quand elle va croiser à nouveau son chemin, huit ans après…

Ayant déjà lu plusieurs fois le roman, et vu plusieurs adaptations, je ne m’attendais pas à avoir de grande surprise du côté de l’intrigue, en espérant tout de même qu’elle soit préservée. Vu les mauvaises critiques qui sont déjà en ligne, je vous rassure, les grandes lignes du roman sont bien présentes avec quelques variations et prises de liberté.

Nous ne sommes pas dans une production BBC ou ITV, mais bien Netflix. Et qui dit film signé Netflix, dit forcément une touche de modernité à l’histoire originale. La bande d’annonce nous en donne déjà une idée. Réalisé de la même manière qu’Enola Holmes, le personnage d’Anne Elliot prend directement la parole face caméra et nous parle. Le discours l’est aussi, intégrant des mots comme « playlist », « ex » ou un système de notation qui peut faire sourire. Certaines scènes peuvent en effet dérouter et surprendre, aussi bien de manière positive que négative. J’avouerais que le seul point qui me rebute dans cette adaptation, est le rapport qu’Anne a avec l’alcool. Pourquoi avoir ajouté cette situation à l’intrigue ? Oui, ça me gêne de voir le personnage avec une bouteille de vin dans les mains…

Une fois ces quelques changements acceptés, dont on pouvait d’ailleurs se douter, quel plaisir de retrouver Anne Elliot et son ouverture d’esprit. Des touches d’humour sont présents dans cette version, et j’ai trouvé qu’il collait bien à son personnage. On passe un bon moment à suivre son histoire et ses péripéties, même si l’occasion aurait pu être de la rendre encore plus féministe. En tout cas, quel plaisir de retrouver certains lieux de tournage cultes, qui rendent aussi ce film beau et plaisant. Du côté du casting, les acteurs principaux sont convainquant. Un peu déçu par Lady Russell et Madame Clay qui manquent de prestance.  

En bref, une adaptation plus contemporaine de l’histoire écrite par Jane Austen qui garde tout de même son charme.

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Le club des survivants, tome 2 : Un mariage surprise de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu
Pages : 384 pages
Parution : 20 Mai 2015
Tome : 02/07
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

C’est l’émoi à Barton Coombs, où le vicomte Darleigh est de retour après avoir été blessé à la guerre. Le pauvre garçon a perdu la vue. Aussitôt un complot s’organise chez ses voisins, les March. Leur fille Henrietta est en âge de se marier, le vicomte est riche, il ne reste plus qu’à les réunir, quitte à organiser un petit traquenard. Ce plan sournois sera déjoué par la cousine de Henrietta, la discrète Sophia, qui vit chez les March en tant que parente pauvre. La sanction est immédiate : elle est jetée à la rue. Mais le vicomte s’émeut du sort de cette jeune personne si droite, à qui il doit une fière chandelle. Et il lui propose un bien étrange arrangement…

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Mon avis:

Ce second tome est consacré à Vincent Hunt, le vicomte Darleigh. Aveugle depuis un lourd accident lors des guerres napoléoniennes, sa famille a pris l’habitude de le surprotéger et souhaite lui trouver une femme pour qu’elle s’occupe de lui. Ne supportant plus leur comportement, le jeune homme prend la fuite, pour se réfugier dans un petit village qu’il a connu enfant. Mais l’arrivée du vicomte ne passe pas inaperçu, et les villageois ont aussi tous une idée en tête… abuser de lui. Sophia, qui assiste à ces complots, ne compte pas les laisser faire, mais à quel prix…

Membre du club des survivants, j’ai déjà pu faire connaissance avec Vincent dans le premier tome. Son personnage m’a d’ailleurs interpellé piur son humour et sa joie de vivre. C’est donc avec grand bonheur que j’ai pu enchainer ma lecture et en connaitre plus sur son histoire.

Même si Sophia et Vincent sont assez différents, ils ont tout de même un point commun: tous les deux sont opprimés par leur famille. Sophia est la parente pauvre que les March ont dû accueillir. Elle est plus considérée comme une servante et bonne à tout faire. Quant à Vincent, il ne peut disposer de sa propre vie, sa famille décidant tout pour lui. Dès les premières lignes, il y a forcément une image qui nous vient en tête, celle de Cendrillon et de son prince. Un couple qui est souvent repris dans la littérature sentimentale, qu’on finit par oublier au fil des pages pour se concentrer vraiment sur nos personnages principaux, leurs passés et leurs avenirs à construire. Attachants et courageux, on les suit dans leur combat. Le récit est très bien amené. Certes un peu calme, mais cela ne nous empêche pas de nous sentir immerger avec Sophia et Vincent.

Une seconde partie qui m’a conquise et qui montre le talent de narration de Mary Balogh.

 

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Pamela : Ou la vertu recompensée de Samuel Richardson

Pamela : Ou la vertu recompensée de Samuel Richardson

Éditeur : 10/18
Pages : 480 pages
Parution : 7 Février 2019
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Historique
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L’histoire:

À la mort de sa maîtresse, Paméla, jeune domestique d’une grande beauté, doit subir et repousser les assauts de son nouveau maître, M.B…, pris d’une violente passion pour elle. Farouchement décidée à conserver sa vertu, la jeune fille va user de tous les subterfuges pour échapper aux séductions, menaces et manigances de M.B…, et le conduire à une extrémité inattendue.

Paméla fut l’un des succès les plus éclatants de la scène littéraire européenne du XVIIIe sc. Il a consacré Richardson, qui devint plus tard l’auteur préféré de Jane Austen, comme l’un des écrivains majeurs de l’histoire de la littérature anglaise. Roman sous forme de lettres et de journal, dont nous publions ici les deux premiers livres les plus célèbres, Paméla est non seulement une œuvre d’une finesse psychologique novatrice, mais aussi une étude incisive du pouvoir et de ses abus.

 

Mon avis:

Paméla Andrews est une jeune fille de 15 ans, issue d’un milieu modeste, qui a été prise en affection par une noble, dont elle est sa femme de chambre. Sa mort prématurée, met Pamela dans une situation compliquée lorsque le fils de sa bienfaitrice, Mr B., décide de lui faire des avances et de la séduire. Elle ne compte pas céder et souhaite être reconduite chez ses parents. Mais cela ne va pas être facile de faire entendre raison à ce gentlemen…

Roman classique épistolaire écrit au XVIIIe siècle, Samuel Richardson a inspiré de grands noms de la littérature, comme Diderot, Rousseau, les sœurs Brönte ou encore Jane Austen. Les nombreuses préfaces en début d’ouvrage en font part, ainsi que le retentissement qu’a eu ce roman à sa publication. Elles sont d’ailleurs très intéressantes et rédigées par plusieurs personnes.

J’ai surtout souhaité lire ce roman puisqu’il a inspiré la série historique italienne Elisa di Rivombrosa. Et je vous avouerais que la tâche n’a pas été facile ! Le style épistolaire est assez lourd et j’ai mis du temps pour m’y accrocher. La narration commence d’abord sous forme de lettres que l’héroïne échange avec ses parents, puis se poursuit sous forme de journal intime. On y découvre les conditions de vie au XVIIIe siècle, les relations entre les nobles et les domestiques et la place de la femme. Mr B. est d’abord décrit comme un homme mauvais qui utilise son pouvoir sur autrui à force de ruses et de chantages. Pamela, qui est très jeune au début du roman, fait tout de même très mature pour son âge et surtout pour l’époque. De nombreux passages font références à la religion. Notre héroïne est croyante pratiquante et loue souvent le seigneur dans ses écrits. D’autres passages sont quelques peu violents, ce qui ne facilite pas non plus la lecture. Mais finalement, ils sont aussi révélateurs de l’époque.

Au fil de notre lecture, on finit tout de même par comprendre pourquoi l’ouvrage a autant fait parler de lui. C’est une œuvre importante de la littérature européenne, que je suis contente d’avoir réussi à lire.

 

Petit retour sur la série télé

Si vous ne connaissez pas cette série italienne, découvrez ma chronique d’Elisa di Rivombrosa dont ce roman a inspiré la réalisatrice Cinzia Th Torrini.

Il existe 2 saisons, dont la première a été diffusée sur TF1 et une série dérivée.

Sur cette photo, on découvre Elisa alias Pamela dans le roman et sa bienfaitrice qui l’a prise à son service.

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

La Dynastie Carey-Lewis

La Dynastie des Carey-Lewis

Acteurs : Emily Mortimer, Keira Knightley, Paul Bettany, Peter O’Toole, Katie Ryder Richardson, Joanna Lumley
Réalisateur : Giles Foster
Audio : Français
Durée : 400 minutes
Genre: Historique, Drame
Lien Amazon Intégrale Film Partie 1 Partie 2

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L’histoire:

1936, Cornouailles. À quatorze ans, Judith se retrouve seule dans un pensionnat. Heureusement, elle trouve du réconfort auprès de son amie Loveday et des membres de sa famille, passant les plus belles heures de son adolescence dans leur merveilleux domaine Nancherrow. Mais la Seconde Guerre mondiale va bientôt la séparer une nouvelle fois de ceux qu’elle aime…

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Mon avis:

La Dynastie des Carey-Lewis est un téléfilm anglais en deux parties, adapté du roman Retour en Cornouailles écrit par Rosamunde Pilcher. Une suite a été réalisée l’année qui suit.  

L’histoire commence en 1936 en Angleterre, où Judith Dunbar se retrouve seule à St. Ursula, un collège de jeunes filles. Sa tante Louise, devient alors sa tutrice légale. Ses parents et sa jeune sœur peuvent ainsi s’installer à Singapour (à ce moment une colonie britannique). Sur place, elle se lie d’amitié avec Loveday Carey-Lewis, qui l’emmène avec elle à chaque vacance à Nancherrow, le domaine que possède sa famille en Cornouailles. Judith y découvre un monde de richesse et de privilège. La famille de son amie l’accueille comme si elle était l’une des leurs. Elle profite alors d’une adolescence pleine d’insouciance et d’extravagance. Une situation qui ne va pas durer avec l’arrivée de la seconde guerre mondiale, et le décès de sa tante… Bien des épreuves attendra la jeune femme.

La première partie de l’histoire est intéressante. Cette réalisation n’est certes pas très récentes, mais cela n’empêche pas qu’on s’attache vite au personnage de Judith, comme Loveday (même si des fois elle peut être agaçante à cause de son caractère excentrique !) La famille Carey-Lewis est très riche, et peut faire penser à la famille Crawley. Comme dans Downton Abbey, on suit la vie de cette riche famille anglaise, leurs fêtes prestigieuses, les relations entre maitres domestiques… Le tout dans ce contexte historique d’avant, pendant et après seconde guerre mondiale.

Par contre, il est vrai que je n’ai pas du tout accroché à la seconde partie. On peut même dire qu’elle n’était pas du tout nécessaire. Le premier téléfilm nous offre d’ailleurs une fin plus que suffisante. Le scénario traine en longueur sans surprise et les acteurs ne sont pas les mêmes… Cette suite est une déception. Mais comme dit plus haut, on peut s’en passer !

Une adaptation en soit sympathique à découvrir, même s’il ne faut pas s’attendre à la qualité de la série Downton Abbey, vous pourrez être déçu. Ce téléfilm signe aussi les premiers pas de Keira Knightley, qu’on aperçoit pendant les 30 premières minutes et qui joue l’héroïne adolescente. 

Littérature anglaise (Angleterre), Séries

The Essex Serpent

Acteurs : Claire Danes, Tom Hiddleston, Frank Dillane, Hayley Squires, Clémence Poesy
Réalisateur : Anna Symon
Audio : Français
Durée : 270 minutes
Genre: Historique, Drame

L’histoire:

Cora Seaborne, jeune veuve férue de paléontologie, quitte Londres en compagnie de son fils Francis et de sa nourrice Martha pour s’installer à Aldwinter, dans l’Essex, où elle se lie avec le pasteur William Ransome et sa famille. Elle s’intéresse à la rumeur qui met tout le lieu en émoi : le Serpent de l’Essex, monstre marin aux allures de dragon apparu deux siècles plus tôt, aurait-il ressurgi de l’estuaire du Blackwater ?

Adaptation de l’ouvrage « Le serpent de l’Essex » de Sarah Perry.

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Mon avis:

Mini-série de six épisodes, The Essex Serpent est adapté du roman gothique de Sarah Perry. L’intrigue se déroule dans l’Angleterre victorienne où une jeune femme a disparu dans les marais de l’Essex. La presse fait circuler la rumeur qu’une créature hante le comté, dont la légende daterait du XVIe siècle. Cora Seaborne, jeune veuve tout juste libéré de son mari violent, quitte Londres afin d’en savoir plus sur cette créature et continuer ses recherches en paléontologie.

Cette nouvelle production nous conte une histoire sous deux dimensions. La première est historique, avec les préoccupations et évolutions de l’époque, comme les avancées de la médecine, la révolution industrielle et aussi avec les premières luttes ouvrières et féministes. Puis s’ajoute une dimension fantastique et thriller, qui met en scène une véritable légende (à l’image du monstre du Loch Ness. Oui, la légende du serpent de l’Essex existe bien !) C’est dans ce contexte qu’on suit Cora, accompagnée de son fils et de sa domestique Martha, qui s’installe à Aldwinter. Les villageois ne croient pas en sa science qui voudrait que le serpent soit un « fossile vivant ». Pour eux, il est là pour les punir de leurs pêchés. Accompagné du pasteur William Ransome, ils doivent essayer de calmer l’hystérie qui gagne la communauté.

Globalement, j’ai bien aimé cette mini-série, même si certains passages manquaient de développement et de construction. Etrangement, le début est bien puis au milieu du scénario, j’ai eu l’impression qu’il a été écrit différemment. Il existe donc certaines incohérences sans explications… En tout cas, le moins que l’on puisse reconnaitre est que le casting est très bon. Les mises en scènes sont aussi très bien réalisées, tout comme les costumes et les lieux de tournage. J’ai d’ailleurs un coup de cœur pour le générique qui reprend le graphisme des éditions anglaises du roman.

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Le club des survivants, tome 1 : Une demande en mariage de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu
Pages : 384 pages
Parution : 15 Avril 2015
Tome : 01/07
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Au domaine de Penderris, on soigne les corps et les âmes blessés. C’est ici qu’on accueille les valeureux officiers rescapés des guerres napoléoniennes. Et si lord Trentham, récemment anobli pour ses faits d’armes, a la chance d’être valide, son traumatisme n’en est pas moins profond. Désormais, il a un titre à transmettre, et doit donc se marier. Or quelle femme voudrait de lui alors qu’il se déteste lui-même ? Peut-être cette jeune veuve, lady Muir. Elle aussi a eu son lot de souffrances, mais c’est une lady raffinée, tandis que lui n’est qu’un rustre. Et il a beau être fou d’elle, un monde les sépare.

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Mon avis:

Découverte d’une nouvelle saga écrite par Mary Balogh qui se penche sur les traumatismes de la guerre, qu’ils soient physiques ou morals. On fait ainsi la rencontre de Hugh, devenu Lord Trentham suite à un exploit sur le champ de bataille. Il en garde de nombreuses blessures, non dans sa chair mais dans son âme. Invité chez ses amis pour leurs retrouvailles annuelles, il vient en aide à une jeune femme qui vient de faire une chute sur la plage. Lady Muir, jeune veuve, est alors en visite chez une amie. Les échanges entre eux sont plus qu’explosifs. Hugh n’aime pas les aristocrates qui sont trop guindés à son goût, et Gwen trouve son sauveur brut et froid. Forcé à se côtoyer, ils vont devoir apprendre à se connaitre et des surprises arriveront…

L’auteure aborde une thématique intéressante, et j’ai déjà hâte d’en savoir plus sur les autres anciens habitants de Penderris. Gwendoline est un personnage attachant, qui a subi plusieurs pertes récemment. Issue de la haute société et ayant une bonne éducation, elle n’hésite tout de même pas à sortir des rangs, surtout avec les propos soutenus par Hugh. Venant du monde des affaires, il ne veut pas avoir affaire à la noblesse, même s’il en fait partie dorénavant. Ancien militaire, il est renfermé sur ses idées et lui même. En convalescence au domaine, ils vont devoir se supporter, tout en comparant leur monde pas si différent, pour ensuite se retrouver sur Londres. Même si un certain nombre de clichés sont là, j’ai passé un bon moment avec ce premier tome. Nos héros vont devoir apprendre à vivre et accepter leur passé pour réussir à se reconstruire. Rafraichissants, sincères et amusants, j’ai grandement apprécié leurs échanges !

Pour information, on retrouve le début de l’histoire de certains personnages, dans les préquels de la saga des Bedwyn soit « Une nuit pour s’aimer » et « Le bel été de Lauren ».

note 3,5 étoiles

Album, Classique, Jeunesse, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Princesse Sara de Frances Hodgson Burnett et Nathalie Novi

Princesse Sara de Frances Hodgson Burnett et Nathalie Novi

Éditeur : Albin Michel Jeunesse
Pages : 96 pages
Parution : 3 Novembre 2021
Tome : 01/01
Format: Album
Genre: Jeunesse, Classique
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L’histoire:

Sara a été élevée en Inde par son père, un capitaine anglais. À son septième anniversaire, elle est envoyée à Londres pour étudier dans le pensionnat de Miss Minchin. Fortunée, elle s’y retrouve favorite ; mais tout bascule lorsque son père disparaît tragiquement – et sa richesse avec lui. Sara devient alors le souffre-douleur du pensionnat. Son imagination lui permet cependant de s’évader et de jouer à son jeu préféré, « Supposons que ». Et si, et si… et si Sara était une princesse ?

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Mon avis:

Classique de la littérature jeunesse, Frances Hodgson Burnett nous livre l’histoire de Sara (qui est d’ailleurs inspirée de sa propre vie). Son père, le capitaine anglais Raph Crewe en mission dans les Indes, souhaite offrir à sa fille une éducation anglaise en l’envoyant dans un pensionnat aristocratique à Londres. Agée de 12 ans, Sara qui a vécu de nombreuses années à ses côtés, va alors vivre des aventures éprouvantes et aussi merveilleuses…

Cet album signe ma première rencontre avec Sara. (Il ne me semble pas avoir vu l’adaptation quand j’étais enfant, ou j’en ai tout simplement plus de souvenirs !) Et quelle héroïne impressionnante et fascinante. La vie n’a pas été tendre avec elle. Sa mère est décédée très tôt, et là voilà dans un pensionnat seule. Au début, elle est vue comme l’élève favorite. Elle se sent même trop gâtée. Mais, tout bascule après la réception d’une lettre annonçant le décès de son père et la perte de sa fortune. Elle est alors comme une simple domestique, et se voit confier plein de tâches pénibles à effectuer. Combative, elle ne se laisse pas aller, et se met à songer à des histoires fantastiques. Sa bonté et son cœur pur lui offrira de bien belles surprises.

Autant pour l’intrigue que pour les illustrations, j’ai apprécié tourner les pages de cet ouvrage. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’il s’agit de la traduction du texte original publié sous forme de feuilleton en 1888. L’épopée de Sara est superbe. Même si les épreuves qu’elle traverse sont difficiles, ce n’est pas avec négativité qu’elle les voit. Sa personnalité et son imagination l’emmène loin, jusqu’à lui ouvrir des portes insoupçonnables. Une bien belle histoire qui fait rêver ! On ne peut que s’attacher à son personnage. Encore un classique que je suis contente d’avoir découvert !

 

note 4,5 étoiles