Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Persuasion (Netflix 2022)

persuasion netflix 2022

Acteurs : Cosmo Jarvis, Dakota Johnson, Richard E. Grant
Réalisateur : Carrie Cracknell
Audio : Français
Durée : 117 minutes
Genre: Historique, Romance

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L’histoire:

L’homme séduisant qu’Anne Elliot a été forcée d’éconduire huit ans auparavant refait irruption dans sa vie. Saisira-t-elle cette seconde chance de vivre le grand amour ?

D’après le roman éponyme de Jane Austen (1817).

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Mon avis:

Cinquième adaptation du roman de Jane Austen, Persuasion nous livre l’histoire d’Anne Elliot. Issue d’une famille noble, la jeune femme est contrainte de rejeter les avances de Frederick Wentworth, à l’époque un simple marin sans rang. Cette décision est encore pénible pour la jeune femme. Et ses émotions vont d’ailleurs être mises à rude épreuve, quand elle va croiser à nouveau son chemin, huit ans après…

Ayant déjà lu plusieurs fois le roman, et vu plusieurs adaptations, je ne m’attendais pas à avoir de grande surprise du côté de l’intrigue, en espérant tout de même qu’elle soit préservée. Vu les mauvaises critiques qui sont déjà en ligne, je vous rassure, les grandes lignes du roman sont bien présentes avec quelques variations et prises de liberté.

Nous ne sommes pas dans une production BBC ou ITV, mais bien Netflix. Et qui dit film signé Netflix, dit forcément une touche de modernité à l’histoire originale. La bande d’annonce nous en donne déjà une idée. Réalisé de la même manière qu’Enola Holmes, le personnage d’Anne Elliot prend directement la parole face caméra et nous parle. Le discours l’est aussi, intégrant des mots comme « playlist », « ex » ou un système de notation qui peut faire sourire. Certaines scènes peuvent en effet dérouter et surprendre, aussi bien de manière positive que négative. J’avouerais que le seul point qui me rebute dans cette adaptation, est le rapport qu’Anne a avec l’alcool. Pourquoi avoir ajouté cette situation à l’intrigue ? Oui, ça me gêne de voir le personnage avec une bouteille de vin dans les mains…

Une fois ces quelques changements acceptés, dont on pouvait d’ailleurs se douter, quel plaisir de retrouver Anne Elliot et son ouverture d’esprit. Des touches d’humour sont présents dans cette version, et j’ai trouvé qu’il collait bien à son personnage. On passe un bon moment à suivre son histoire et ses péripéties, même si l’occasion aurait pu être de la rendre encore plus féministe. En tout cas, quel plaisir de retrouver certains lieux de tournage cultes, qui rendent aussi ce film beau et plaisant. Du côté du casting, les acteurs principaux sont convainquant. Un peu déçu par Lady Russell et Madame Clay qui manquent de prestance.  

En bref, une adaptation plus contemporaine de l’histoire écrite par Jane Austen qui garde tout de même son charme.

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

La Dynastie Carey-Lewis

La Dynastie des Carey-Lewis

Acteurs : Emily Mortimer, Keira Knightley, Paul Bettany, Peter O’Toole, Katie Ryder Richardson, Joanna Lumley
Réalisateur : Giles Foster
Audio : Français
Durée : 400 minutes
Genre: Historique, Drame
Lien Amazon Intégrale Film Partie 1 Partie 2

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L’histoire:

1936, Cornouailles. À quatorze ans, Judith se retrouve seule dans un pensionnat. Heureusement, elle trouve du réconfort auprès de son amie Loveday et des membres de sa famille, passant les plus belles heures de son adolescence dans leur merveilleux domaine Nancherrow. Mais la Seconde Guerre mondiale va bientôt la séparer une nouvelle fois de ceux qu’elle aime…

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Mon avis:

La Dynastie des Carey-Lewis est un téléfilm anglais en deux parties, adapté du roman Retour en Cornouailles écrit par Rosamunde Pilcher. Une suite a été réalisée l’année qui suit.  

L’histoire commence en 1936 en Angleterre, où Judith Dunbar se retrouve seule à St. Ursula, un collège de jeunes filles. Sa tante Louise, devient alors sa tutrice légale. Ses parents et sa jeune sœur peuvent ainsi s’installer à Singapour (à ce moment une colonie britannique). Sur place, elle se lie d’amitié avec Loveday Carey-Lewis, qui l’emmène avec elle à chaque vacance à Nancherrow, le domaine que possède sa famille en Cornouailles. Judith y découvre un monde de richesse et de privilège. La famille de son amie l’accueille comme si elle était l’une des leurs. Elle profite alors d’une adolescence pleine d’insouciance et d’extravagance. Une situation qui ne va pas durer avec l’arrivée de la seconde guerre mondiale, et le décès de sa tante… Bien des épreuves attendra la jeune femme.

La première partie de l’histoire est intéressante. Cette réalisation n’est certes pas très récentes, mais cela n’empêche pas qu’on s’attache vite au personnage de Judith, comme Loveday (même si des fois elle peut être agaçante à cause de son caractère excentrique !) La famille Carey-Lewis est très riche, et peut faire penser à la famille Crawley. Comme dans Downton Abbey, on suit la vie de cette riche famille anglaise, leurs fêtes prestigieuses, les relations entre maitres domestiques… Le tout dans ce contexte historique d’avant, pendant et après seconde guerre mondiale.

Par contre, il est vrai que je n’ai pas du tout accroché à la seconde partie. On peut même dire qu’elle n’était pas du tout nécessaire. Le premier téléfilm nous offre d’ailleurs une fin plus que suffisante. Le scénario traine en longueur sans surprise et les acteurs ne sont pas les mêmes… Cette suite est une déception. Mais comme dit plus haut, on peut s’en passer !

Une adaptation en soit sympathique à découvrir, même s’il ne faut pas s’attendre à la qualité de la série Downton Abbey, vous pourrez être déçu. Ce téléfilm signe aussi les premiers pas de Keira Knightley, qu’on aperçoit pendant les 30 premières minutes et qui joue l’héroïne adolescente. 

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

The Dig (Netflix)

Acteurs : Ralph Fiennes, Carey Mulligan, Lily James, Johnny Flynn
Réalisateur : Simon Stone
Audio : Anglais, Français
Durée : 112 minutes
Genre: Drame, Historique

 

L’histoire:

Une riche veuve engage un archéologue amateur pour exhumer une sépulture dans sa propriété. Ils découvrent alors un ancien navire funéraire saxon et son trésor qui pourrait bouleverser l’histoire de l’humanité. Ensemble, ils doivent se serrer les coudes face au British Museum qui entend bien s’emparer du vaisseau en prétendant l’avoir découvert …

D’après le roman de John Preston.

 

Mon avis:

Sorti le 29 janvier sur la plateforme de streaming Netflix, The Dig raconte l’histoire vraie d’une spectaculaire découverte archéologique: le trésor de Sutton Hoo, dans le Suffolk, en 1939. Il s’agit de l’une des plus grandes découvertes archéologiques jamais réalisée en Angleterre, qui a mis au jour un gigantesque site funéraire : un bateau anglo-saxon enterré de 24 mètres de long, regorgeant de 263 bijoux et d’artefacts datant du VIIe siècle. Le film est aussi une adaptation du livre qui porte le même nom de John Preston, dont sa tante Peggy Piggot a participé aux fouilles et a d’ailleurs trouvé le premier fragment d’or.

L’intrigue du film est certes romancée, mais les deux personnages principaux, à savoir la propriétaire des lieux, Edith Pretty, et l’archéologue amateur qu’elle embauche, Basil Brown, ont réellement existé. Edith Pretty est une riche veuve adepte d’archéologie qui engage Basil Brown pour sonder une partie de ses terres, cachette supposée de vestiges vikings. Le tout se passe alors que le Royaume-Uni s’apprête à déclarer la guerre à l’Allemagne nazie. Basil Brown ne se laisse pas facilement convaincre par cette mission, mais finit tout de même par l’accepter. Les premiers jours de fouilles sont assez compliqués et pas très fructueux, mais le trésor qui va finir par apparaitre va se révéler encore plus lointain et précieux. Et bien sûr, cette affaire ne va pas rester longtemps secrète, si bien que le British Museum envoie des représentants sur le site pour voler cette trouvaille.

Entre rebondissement et contemplation, j’ai été directement happée par l’histoire qui nous est contée. Et autant dire que les acteurs y sont pour quelque chose. Carey Mulligan et Ralph Fiennes forment un très beau duo. On ne peut rester insensible à l’histoire, et c’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que certaines scènes nous touchent. Et que dire des très beaux paysages que l’on découvre, à l’image de l’affiche et des photos promos. A mi-chemin de nouveaux personnages interviennent, et même s’ils ne sont pas tous très « utiles » on se laisse prendre au jeu. Un film simple qui mêle tendresse et mélancolie dans cette période de troubles qui annonce la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Quelques infos sur Sutton Hoo:

Le trésor de Sutton Hoo établi en 1939 est considéré comme une découverte majeure de l’histoire anglo-saxonne. Mais contrairement à ce qu’indiquent le film et le livre, le site a été fouillé à plusieurs reprises entre 1938, date de la découverte des premiers éléments, et 1939.

Les objets découverts étaient nombreux et parmi eux, certains composent aujourd’hui l’une des plus belles expositions du British Museum. Un casque de parade, qui aurait pu appartenir à un guerrier, voire à un roi anglo-saxon, mort au début du VIIe siècle. Mais aucun corps n’a été trouvé dans la sépulture. Pour les spécialistes, le guerrier enterré dans le bateau tombe pourrait être le roi anglo-saxon Rædwald d’Est-Anglie. Les dates inscrites sur les pièces retrouvées sur le site coïncident avec son règne de 599 et 624 environ.

Films

Coup de foudre en Toscane (Shadows in the Sun)

Coup de foudre en Toscane (Shadows in the Sun)

Acteurs : Joshua Jackson, Harvey Keitel, Claire Forlani, John Rhys-Davies, Giancarlo Giannini
Réalisateur : Brad Mirman
Audio : Anglais, Français
Durée : 100 minutes
Genre: Romance, Comédie
Lien Amazon

 

L’histoire:

Weldon Parish, célèbre écrivain, solitaire et excentrique, s’est retiré depuis 20 ans en Toscane où il mène une vie paisible. Une grande maison d’édition londonienne envoie un jeune agent ambitieux, qui rêve de devenir célèbre en réussissant là où d’autres ont échoué : faire signer un contrat à Weldon. Mais c’est sans compter sur Isabella, dernière fille du romancier, dont il tombe éperdument amoureux, jusqu’à en oublier sa mission…

 

Mon avis:

Jeremy Taylor est passionné par les livres et en a fait son métier, en travaillant dans une maison d’édition londonienne, même si son rêve est d’écrire. Alors qu’une maison concurrente a réussi à décrocher un contrat avec un grand écrivain qui ne pratiquait depuis un moment, son patron il confie une mission équivalente. Réussir à motiver le talentueux Weldon Parish, auteur Des ombres au soleil qui n’a pas écrit depuis 20 ans, et qui s’est retiré en Italie. Une aventure bien difficile qui va lui réserver de nombreuses surprises !

Voici une comédie romantique très agréable à regarder, tout en simplicité et dynamique. Très vite on se retrouve plongé en Toscane, où des paysages aux charmes enchanteurs capturent notre attention, ainsi que l’architecture typique et authentique de ce petit village. La mission confiait à Jeremy promet de ne pas être de tout repos. Après des débuts difficiles, qui nous font bien rigoler, il ne s’avoue pas vaincu pour autant. Trouver Weldon Parish n’est déjà pas évident, et ce dernier a plus d’une carte en main pour décourager le jeune homme. Le monde de l’édition, il ne veut plus en entendre parler. Même si au début du film on ne comprend pas pourquoi, la révélation viendra ensuite. Finalement, un lien va se tiser entre eux, grâce à leur passion pour l’écriture. Jeremy a déjà commencé un manuscrit, et quoi de mieux qu’un grand écrivain pour le motiver et le conseiller. De nombreuses scènes comiques se glissent dans l’intrigue, et autant dire qu’on passe beaucoup de temps à rigoler en se demandant qu’elle va être leur prochaine bêtise ensemble ! Il y a aussi une petite note de poésie qui se glisse dans le film, avec la métaphore de cet oiseau qui ne peut pas voler, ainsi que de beaux messages.

C’est certes un petit film qui peut paraitre sans prétention, mais qui fait du bien. Il permet de s’évader grâce au charme du lieu, mais aussi grâce à l’intrigue et ses acteurs. La romance est quelque peu basique et pas vraiment indispensable, elle reste tout de même touchante. Si vous cherchez un film pour vous détendre, il est pour vous !

 

note 3,5 étoiles

Films

Miss Révolution (Misbehaviour)

Miss Révolution - Misbehaviour

Acteurs : Keira Knightley, Gugu Mbatha-Raw, Greg Kinnear, Jessie Buckley, Ruby Bentall, Lily Newmark, Maya Kelly, John Heffernan
Réalisateur : Philippa Lowthorpe
Audio : Anglais, Français
Durée : 116 minutes
Genre: Historique, Comédie
Lien Amazon

 

L’histoire:

En 1970, la compétition Miss World prend place à Londres. La cérémonie est animée par une légende de la comédie américaine : Bob Hope. Regardé en direct par plus de cent millions de téléspectateurs à travers le monde, le concours de beauté prend une tournure inattendue et politique lorsque le mouvement de libération des femmes s’empare de la scène.

 

Mon avis:

Miss Révolution, alias Misbehaviour, nous plonge dans les années 1970 en Grande Bretagne, au début des mouvements féministes. Inspiré d’une histoire vraie, on suit les coulisses du concours Miss Monde qu’organise Eric Morley, dans lequel pour la première fois il y a une représentante de l’Afrique du Sud noire. En parallèle, on fait la connaissance d’une mère divorcée, Sally Alexander qui souhaite reprendre ses études d’Histoire à l’université. Lors d’une sortie, elle rencontre la leader d’un mouvement féministe Jo Robinson. Ensemble, les deux femmes vont unir leurs forces pour saboter le concours de miss qu’elles trouvent dégradant pour les femmes. Une élection qui marquera pour de nombreuses raisons.

Déjà je souhaiterais souligner que tous les faits décrits dans ce film, jusqu’aux noms des personnages principaux sont réels. D’ailleurs on retrouve ces personnes à la fin du film, ainsi que leurs parcours depuis ce fameux jour. Diffusée en direct à la télévision, le concours de Miss Monde a toujours attiré des millions de spectateurs. Cette soirée du 20 novembre 1970 au Royal Albert Hall de Londres inscrit un tournant. Le film n’est pas là pour critiquer les concours de beauté, et au contraire il montre bien comment ils peuvent aider certaines participantes à s’affranchir de leur condition sociale ou abattre des barrières raciales. On le voit d’ailleurs bien à la fin du film avec le chemin qu’elles ont toutes parcourues. Il décrit plutôt les circonstances dans lesquelles ils sont organisés à l’époque: les prises de mensurations, des candidates de peaux blanches pour chaque pays, le peu de liberté dans les prises de parole, les défilés où la femme est observée de face et de derrière… Il dénonce aussi le patriarcat, le pouvoir des hommes sur les femmes jusqu’à leur sexualité.

Même si ce film est là pour divertir, il est tout de même engagé et fait réfléchir sur l’égalité des sexes et le racisme. Certains points sont toujours d’actualités et font polémiques, même 50 ans après. En début de film, on voit d’ailleurs une femme allaitée son enfant en plein dans une réunion. Un geste qui fait toujours parler, et qui m’a fait penser à cette pub de Nana qui a tant fait réagir. Oui, notre sang n’est pas bleu, mais bien rouge ! Mais revenons au film et à l’histoire de cette soirée, qui a commencé par une bombe qui a explosé devant le théâtre. Les féministes ont d’ailleurs été incriminées dans un premier temps, mais c’est bien leur action pendant l’élection qui fera parler d’elles et changer les consciences. Pendant cette cérémonie bouleversée par leur action militante, une première femme noire est élue Miss Monde, devant les caméras du monde entier. Il s’agit de Jennifer Hosten, candidate de La Grenade, accompagnée de sa première dauphine, Pearl Jansen venue d’Afrique du Sud, en plein apartheid. Cette élection aura aussi permis de mettre en lumière le Mouvement de Libération des Femmes, ce qui deviendra le point de départ de leur expansion, mais aussi elles seront enfin écoutées. Le 20 novembre 1970 écrit le début de changement politique, le développement du féminisme, et une première lutte contre le racisme. Miss Monde 1970 aura marqué l’Histoire !

Du côté des acteurs, on retrouve Keira Knightley qui incarne parfaitement Sally Alexander et Gugu Mbatha-Raw qui interprète brillamment Jennifer Hosten. On retrouve aussi des têtes connues que l’on a pu voir dans Harry Potter comme Rhys Evans, ou encore dans Downton Abbey avec Phyllis Logan, ou dans Poldark avec Ruby Bentall. J’ai passé un bon moment avec ce film, qui m’a ensuite incité à rechercher des informations sur cette élection et ces femmes. J’ai moi-même participé il y a quelques années à Miss France, et j’ai aimé en savoir plus. Ils ont d’ailleurs fêté le centenaire cette année, et on voit bien l’évolution sur tous les points. En bref, un film divertissant à découvrir !

 

Films

Radioactive

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Acteurs : Rosamund Pike, Sam Riley, Aneurin Barnard
Réalisateur : Marjane Satrapi
Audio : Anglais, Français
Durée : 120 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Paris, fin du 19ème siècle. Marie est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d’une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie, un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne…

 

Mon avis:

Voici un super film qui retrace le parcours de Marie Curie, et comment ses travaux ont sauvé des millions de vies. On y découvre le portrait d’une femme impressionnante, de caractère, passionnée, obstinée et féministe. Dès le début, on nous montre comment elle s’est battue pour s’imposer dans un monde d’hommes, ainsi que sa rencontre Pierre Curie et la suite de sa carrière. Ce biopic est aussi entrecoupé de nombreuses explications sur la radioactivité, et dénoncent même les dérives qui en ont suivi, à travers plusieurs époques.

Rosamund Pike m’a particulièrement impressionné dans son rôle. A vrai dire le seul film où j’ai pu la voir en action, c’était Orgueil et Préjugés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le personnage de Marie Curie par rapport à Jane Bennet, sont sacrement différent ! Elle m’a bluffée ! Je l’ai vraiment trouvé sublime et très convaincante dans son rôle. J’ai juste un peu moins accrochée à son couple avec Sam Riley, alias Pierre Curie. Il manquait d’alchimie entre eux, mais ça n’a en aucun cas gâché mon plaisir.

Concernant la construction du film, j’ai bien aimé le parti pris par Marjane Satrapi, la réalisatrice du film. On nous montre à la fois la vie intime de Marie Curie, mais aussi des mises en scènes catastrophes des dérives de son travail (Tchernobyl, Hiroshima, et un village robotique). Ces plans sont à la fois esthétique et cauchemardesque, et on se sent tellement impuissant. Mais on voit aussi le développement des traitements par radiothérapie, et à quel point son travail a fait avancer la science. Un bien bel hommage !

note 4 étoiles - film

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Emma (2020)

Emma

Acteurs : Anya Taylor-Joy, Johnny Flynn, Josh O’Connor, Callum Turner, Mia Goth, Miranda Hart, Bill Nighy, Rupert Graves, Gemma Whelan
Réalisateur : Autumn de Wilde
Audio : Anglais, Français
Durée : 124 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Adaptation du roman éponyme de Jane Austen sorti en 1815.

Emma Woodhouse tente de faire rencontrer aux célibataires de son cercle d’amis leur âme sœur.

 

Mon avis:

Emma est le livre de Jane Austen que j’ai le moins apprécié, mais autant dire qu’après avoir vu ce film, je vais peut-être lui laisser une seconde chance !

En lisant ces quelques mots, vous comprendrez bien entendu que j’ai bien apprécié cette adaptation. Et qu’est-ce que j’ai rigolé ! J’ai trouvé qu’on retrouvait bien l’humour de l’auteure, et c’est surtout ce que j’ai aimé. Une adaptation fidèle à sa créatrice.

Du côté de la scénographie, elle est juste magnifique. Que de beaux décors et lieux de tournage, j’ai d’ailleurs reconnu un château que l’on voit dans Poldark. Les costumes sont tout aussi réussis, mais je suis un peu moins fan de la bande sonore (mais ce n’est pas bien grave!). On voit vraiment qu’il y a eu un grand travail sur l’esthétique que renvoi le film, on se sent vraiment plongé dans une autre époque en toute délicatesse. Le casting est aussi très bon. Je ne connaissais pas du tout Anya Taylor-Joy, et autant dire qu’elle m’a convaincue dans son rôle d’Emma.

Du côté de l’intrigue, on nous offre une belle critique de la bourgeoisie du XIXe siècle, comme Jane Austen c’est si bien le faire, et je dirais avec une petite touche de modernité et de fraîcheur très agréable. Un film qui a su me surprendre agréablement, et je pense même le regarder à nouveau avec plaisir.

 

note 4,5 étoiles - film

 

Et si comme moi, vous êtes tombé sous le charme des lieux de tournage, voici une vidéo qui nous en montre encore et encore, pour notre plus grand plaisir !

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Acteurs : Helena Bonham Carter, Daniel Day-Lewis, Julian Sands, Maggie Smith, Simon Callow, Judi Dench, Denholm Elliott, Patrick Godfrey
Réalisateur : James Ivory
Audio : Anglais, Français
Durée : 117 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Italie, début du XXe siècle. Lucy Honeychurch, jeune Anglaise de bonne famille, est en villégiature à Florence avec Charlotte Bartlett, une cousine plus âgée. À la pension Bertolini où elles séjournent, elles retrouvent leur pasteur, M. Beebe, et font la connaissance de leurs compatriotes. Parmi eux, un jeune homme va attirer l’attention de Lucy : venu avec son père, George Emerson est un libre-penseur, spontané et rêveur. Leur attirance mutuelle donnera lieu à un baiser passionné dont sera témoin Charlotte, provoquant le départ précipité des deux cousines. Quelques mois plus tard, alors que Lucy est désormais fiancée au très pompeux Cecil Vyse, George Emerson fait son retour dans la vie de la jeune femme…

 

Mon avis:

Chambre avec vue est une adaptation du roman « Avec vue sur l’Arno » d’Edward Morgan Forster. Le réalisateur James Ivory, en fait d’ailleurs un beau clin d’œil en montant le film sous forme de chapitrage, et en annonçant avec une illustration et un titre, le tableau qui va suivre. J’ai trouvé cette construction intéressante et très originale.

Tout comme le livre, nous commençons notre voyage en Italie, à Florence où de sublimes paysages nous sont proposés. On rentre directement dans l’action avec ce problème de chambres, qui n’ont pas vu sur l’Arno, comme l’avaient demandées Lucy Honeychurch et sa cousine Charlotte. Il est d’ailleurs très agréable de retrouver Maggie Smith et Helena Bonham Carter (presque à leurs débuts). Ici le rôle de Lucy change énormément de ce qu’on a l’habitude de voir des rôles de cette dernière, et de l’univers de Tim Burton qu’on lui connait bien. Même si Lucy est une jeune fille toute timide, et encadrée par les conventions de l’époque, elle est aussi une femme moderne qui n’attend qu’à être révélée. Avec ce rôle, on voit bien le talent de l’actrice. Son personnage nous emmène ainsi à la découverte de Florence, de ses plus beaux chef-d’œuvres, et d’ailleurs la réalisation est superbe. Cette scène champêtre du premier baiser passionné ne peut que marquer l’esprit. Le rythme est certes assez lent, introduit à chaque fois par un nouveau plan. Le personnage de Charlotte nous amuse, comme leur connaissance faite en Italie, ou le petit frère de Lucy. Au contraire, le personnage de Cecil est des plus agaçants, sans vie, il nous donne envie de le secouer, ce qui peut quand même nous faire rire.

Le film est surtout intéressant à voir pour les superbes images qu’il nous propose à la fois de la Toscane, et du Sussex. Mais il est vrai que sa lenteur peut en décourager certains. Il reste un beau moment de poésie accompagnée de belles musiques, et d’une petite touche de féminisme.

note 4 étoiles - film