Films, Littérature anglaise (Angleterre)

The Dig

Acteurs : Ralph Fiennes, Carey Mulligan, Lily James, Johnny Flynn
Réalisateur : Simon Stone
Audio : Anglais, Français
Durée : 112 minutes
Genre: Drame, Historique

 

L’histoire:

Une riche veuve engage un archéologue amateur pour exhumer une sépulture dans sa propriété. Ils découvrent alors un ancien navire funéraire saxon et son trésor qui pourrait bouleverser l’histoire de l’humanité. Ensemble, ils doivent se serrer les coudes face au British Museum qui entend bien s’emparer du vaisseau en prétendant l’avoir découvert …

D’après le roman de John Preston.

 

Mon avis:

Sorti le 29 janvier sur la plateforme de streaming Netflix, The Dig raconte l’histoire vraie d’une spectaculaire découverte archéologique: le trésor de Sutton Hoo, dans le Suffolk, en 1939. Il s’agit de l’une des plus grandes découvertes archéologiques jamais réalisée en Angleterre, qui a mis au jour un gigantesque site funéraire : un bateau anglo-saxon enterré de 24 mètres de long, regorgeant de 263 bijoux et d’artefacts datant du VIIe siècle. Le film est aussi une adaptation du livre qui porte le même nom de John Preston, dont sa tante Peggy Piggot a participé aux fouilles et a d’ailleurs trouvé le premier fragment d’or.

L’intrigue du film est certes romancée, mais les deux personnages principaux, à savoir la propriétaire des lieux, Edith Pretty, et l’archéologue amateur qu’elle embauche, Basil Brown, ont réellement existé. Edith Pretty est une riche veuve adepte d’archéologie qui engage Basil Brown pour sonder une partie de ses terres, cachette supposée de vestiges vikings. Le tout se passe alors que le Royaume-Uni s’apprête à déclarer la guerre à l’Allemagne nazie. Basil Brown ne se laisse pas facilement convaincre par cette mission, mais finit tout de même par l’accepter. Les premiers jours de fouilles sont assez compliqués et pas très fructueux, mais le trésor qui va finir par apparaitre va se révéler encore plus lointain et précieux. Et bien sûr, cette affaire ne va pas rester longtemps secrète, si bien que le British Museum envoie des représentants sur le site pour voler cette trouvaille.

Entre rebondissement et contemplation, j’ai été directement happée par l’histoire qui nous est contée. Et autant dire que les acteurs y sont pour quelque chose. Carey Mulligan et Ralph Fiennes forment un très beau duo. On ne peut rester insensible à l’histoire, et c’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que certaines scènes nous touchent. Et que dire des très beaux paysages que l’on découvre, à l’image de l’affiche et des photos promos. A mi-chemin de nouveaux personnages interviennent, et même s’ils ne sont pas tous très « utiles » on se laisse prendre au jeu. Un film simple qui mêle tendresse et mélancolie dans cette période de troubles qui annonce la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Quelques infos sur Sutton Hoo:

Le trésor de Sutton Hoo établi en 1939 est considéré comme une découverte majeure de l’histoire anglo-saxonne. Mais contrairement à ce qu’indiquent le film et le livre, le site a été fouillé à plusieurs reprises entre 1938, date de la découverte des premiers éléments, et 1939.

Les objets découverts étaient nombreux et parmi eux, certains composent aujourd’hui l’une des plus belles expositions du British Museum. Un casque de parade, qui aurait pu appartenir à un guerrier, voire à un roi anglo-saxon, mort au début du VIIe siècle. Mais aucun corps n’a été trouvé dans la sépulture. Pour les spécialistes, le guerrier enterré dans le bateau tombe pourrait être le roi anglo-saxon Rædwald d’Est-Anglie. Les dates inscrites sur les pièces retrouvées sur le site coïncident avec son règne de 599 et 624 environ.

 

 

Films

Coup de foudre en Toscane (Shadows in the Sun)

Coup de foudre en Toscane (Shadows in the Sun)

Acteurs : Joshua Jackson, Harvey Keitel, Claire Forlani, John Rhys-Davies, Giancarlo Giannini
Réalisateur : Brad Mirman
Audio : Anglais, Français
Durée : 100 minutes
Genre: Romance, Comédie
Lien Amazon

 

L’histoire:

Weldon Parish, célèbre écrivain, solitaire et excentrique, s’est retiré depuis 20 ans en Toscane où il mène une vie paisible. Une grande maison d’édition londonienne envoie un jeune agent ambitieux, qui rêve de devenir célèbre en réussissant là où d’autres ont échoué : faire signer un contrat à Weldon. Mais c’est sans compter sur Isabella, dernière fille du romancier, dont il tombe éperdument amoureux, jusqu’à en oublier sa mission…

 

Mon avis:

Jeremy Taylor est passionné par les livres et en a fait son métier, en travaillant dans une maison d’édition londonienne, même si son rêve est d’écrire. Alors qu’une maison concurrente a réussi à décrocher un contrat avec un grand écrivain qui ne pratiquait depuis un moment, son patron il confie une mission équivalente. Réussir à motiver le talentueux Weldon Parish, auteur Des ombres au soleil qui n’a pas écrit depuis 20 ans, et qui s’est retiré en Italie. Une aventure bien difficile qui va lui réserver de nombreuses surprises !

Voici une comédie romantique très agréable à regarder, tout en simplicité et dynamique. Très vite on se retrouve plongé en Toscane, où des paysages aux charmes enchanteurs capturent notre attention, ainsi que l’architecture typique et authentique de ce petit village. La mission confiait à Jeremy promet de ne pas être de tout repos. Après des débuts difficiles, qui nous font bien rigoler, il ne s’avoue pas vaincu pour autant. Trouver Weldon Parish n’est déjà pas évident, et ce dernier a plus d’une carte en main pour décourager le jeune homme. Le monde de l’édition, il ne veut plus en entendre parler. Même si au début du film on ne comprend pas pourquoi, la révélation viendra ensuite. Finalement, un lien va se tiser entre eux, grâce à leur passion pour l’écriture. Jeremy a déjà commencé un manuscrit, et quoi de mieux qu’un grand écrivain pour le motiver et le conseiller. De nombreuses scènes comiques se glissent dans l’intrigue, et autant dire qu’on passe beaucoup de temps à rigoler en se demandant qu’elle va être leur prochaine bêtise ensemble ! Il y a aussi une petite note de poésie qui se glisse dans le film, avec la métaphore de cet oiseau qui ne peut pas voler, ainsi que de beaux messages.

C’est certes un petit film qui peut paraitre sans prétention, mais qui fait du bien. Il permet de s’évader grâce au charme du lieu, mais aussi grâce à l’intrigue et ses acteurs. La romance est quelque peu basique et pas vraiment indispensable, elle reste tout de même touchante. Si vous cherchez un film pour vous détendre, il est pour vous !

 

note 3,5 étoiles

Films

Miss Révolution (Misbehaviour)

Miss Révolution - Misbehaviour

Acteurs : Keira Knightley, Gugu Mbatha-Raw, Greg Kinnear, Jessie Buckley, Ruby Bentall, Lily Newmark, Maya Kelly, John Heffernan
Réalisateur : Philippa Lowthorpe
Audio : Anglais, Français
Durée : 116 minutes
Genre: Historique, Comédie
Lien Amazon

 

L’histoire:

En 1970, la compétition Miss World prend place à Londres. La cérémonie est animée par une légende de la comédie américaine : Bob Hope. Regardé en direct par plus de cent millions de téléspectateurs à travers le monde, le concours de beauté prend une tournure inattendue et politique lorsque le mouvement de libération des femmes s’empare de la scène.

 

Mon avis:

Miss Révolution, alias Misbehaviour, nous plonge dans les années 1970 en Grande Bretagne, au début des mouvements féministes. Inspiré d’une histoire vraie, on suit les coulisses du concours Miss Monde qu’organise Eric Morley, dans lequel pour la première fois il y a une représentante de l’Afrique du Sud noire. En parallèle, on fait la connaissance d’une mère divorcée, Sally Alexander qui souhaite reprendre ses études d’Histoire à l’université. Lors d’une sortie, elle rencontre la leader d’un mouvement féministe Jo Robinson. Ensemble, les deux femmes vont unir leurs forces pour saboter le concours de miss qu’elles trouvent dégradant pour les femmes. Une élection qui marquera pour de nombreuses raisons.

Déjà je souhaiterais souligner que tous les faits décrits dans ce film, jusqu’aux noms des personnages principaux sont réels. D’ailleurs on retrouve ces personnes à la fin du film, ainsi que leurs parcours depuis ce fameux jour. Diffusée en direct à la télévision, le concours de Miss Monde a toujours attiré des millions de spectateurs. Cette soirée du 20 novembre 1970 au Royal Albert Hall de Londres inscrit un tournant. Le film n’est pas là pour critiquer les concours de beauté, et au contraire il montre bien comment ils peuvent aider certaines participantes à s’affranchir de leur condition sociale ou abattre des barrières raciales. On le voit d’ailleurs bien à la fin du film avec le chemin qu’elles ont toutes parcourues. Il décrit plutôt les circonstances dans lesquelles ils sont organisés à l’époque: les prises de mensurations, des candidates de peaux blanches pour chaque pays, le peu de liberté dans les prises de parole, les défilés où la femme est observée de face et de derrière… Il dénonce aussi le patriarcat, le pouvoir des hommes sur les femmes jusqu’à leur sexualité.

Même si ce film est là pour divertir, il est tout de même engagé et fait réfléchir sur l’égalité des sexes et le racisme. Certains points sont toujours d’actualités et font polémiques, même 50 ans après. En début de film, on voit d’ailleurs une femme allaitée son enfant en plein dans une réunion. Un geste qui fait toujours parler, et qui m’a fait penser à cette pub de Nana qui a tant fait réagir. Oui, notre sang n’est pas bleu, mais bien rouge ! Mais revenons au film et à l’histoire de cette soirée, qui a commencé par une bombe qui a explosé devant le théâtre. Les féministes ont d’ailleurs été incriminées dans un premier temps, mais c’est bien leur action pendant l’élection qui fera parler d’elles et changer les consciences. Pendant cette cérémonie bouleversée par leur action militante, une première femme noire est élue Miss Monde, devant les caméras du monde entier. Il s’agit de Jennifer Hosten, candidate de La Grenade, accompagnée de sa première dauphine, Pearl Jansen venue d’Afrique du Sud, en plein apartheid. Cette élection aura aussi permis de mettre en lumière le Mouvement de Libération des Femmes, ce qui deviendra le point de départ de leur expansion, mais aussi elles seront enfin écoutées. Le 20 novembre 1970 écrit le début de changement politique, le développement du féminisme, et une première lutte contre le racisme. Miss Monde 1970 aura marqué l’Histoire !

Du côté des acteurs, on retrouve Keira Knightley qui incarne parfaitement Sally Alexander et Gugu Mbatha-Raw qui interprète brillamment Jennifer Hosten. On retrouve aussi des têtes connues que l’on a pu voir dans Harry Potter comme Rhys Evans, ou encore dans Downton Abbey avec Phyllis Logan, ou dans Poldark avec Ruby Bentall. J’ai passé un bon moment avec ce film, qui m’a ensuite incité à rechercher des informations sur cette élection et ces femmes. J’ai moi-même participé il y a quelques années à Miss France, et j’ai aimé en savoir plus. Ils ont d’ailleurs fêté le centenaire cette année, et on voit bien l’évolution sur tous les points. En bref, un film divertissant à découvrir !

 

 

Films, Littérature allemande (Allemagne)

La souffleuse de verre

La souffleuse de verre

Acteurs : Maria Ehrich, Luise Heyer, Franz Dinda, Dirk Borchardt, Max Hopp, Karel Hermánek Jr….
Réalisateur : Christiane Balthasar
Audio : Allemand, Français
Durée : 90 minutes
Genre: Historique, Drame
Lien Amazon

 

L’histoire:

Noël 1890, dans la forêt de Thuringe, dans le centre de l’Allemagne. À la mort brutale de leur père, Marie et Johanna Steinmann se retrouvent dans le plus grand dénuement. Marie, la plus jeune, souhaite reprendre la verrerie familiale. Mais la masculine corporation des souffleurs de verre s’y oppose. Johanna se met au service du marchand Friedhelm Strobel, tandis que Marie voit son talent artistique exploité par Wilhelm Heimer, un confrère de son père. Confrontées à l’injustice, les deux sœurs se rapprochent et trouvent ensemble la force de se rebeller.

 

Mon avis:

Ce film est adapté du roman « La souffleuse de verre » de Petra Durst-Benning, qui n’a pas encore été traduit en français. L’histoire commence à Noël dans les années 1890, dans la forêt de Thuringe. Après le décès de leur père, un souffleur de verre, Johanna et Marie se voient contraintes de travailler pour des employeurs pas très honnêtes, pour survivre. Marie, la benjamine, nourrit un rêve secret : relancer l’atelier de verrerie de son père. Mais le problème est qu’elle est une femme, et personne ne la laissera faire…

Dès les premières minutes du film, nous sommes directement confronté à l’injustice que vont devoir subir les deux sœurs. Différentes de caractère, Johanna est plus expressive que Marie, qui est très discrète. Elles ont tout de même une force commune: le courage. Et il va leur en falloir beaucoup pour affronter toutes les épreuves qui vont chambouler leur vie. A la fin du XIXème siècle, la maltraitance et les violences sont malheureusement habituelles dans le petit peuple, et des scènes sont dures. Mais ce film prône aussi l’émancipation, avec nos deux héroïnes qui vont apprendre à se relever et se rebeller. Même si cette histoire n’est pas toujours très gaie, j’ai tout de même pris plaisir à découvrir ce royaume du verre, où deux sœurs arriveront à aller envers et contre tous, et toujours soudée. Côté casting, même si ce n’est pas du grand cinéma, j’ai trouvé les acteurs convaincants, et surtout de beaux paysages sont mis à l’honneur.

 

Films, Littérature américaine (Etats-Unis), Littérature ecossaise (Ecosse)

Enola Holmes

Enola Holmes

Acteurs : Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Sam Claflin, Helena Bonham Carter, Louis Partridge, Fiona Shaw, Burn Gorman, Frances de la Tour, Susan Wokoma
Réalisateur : Harry Bradbeer
Audio : Anglais, Français
Durée : 120 minutes
Genre: Policier, Historique, Jeunesse

 

L’histoire:

Adolescente rebelle à la recherche de sa mère disparue, Enola Holmes utilise ses talents de détective pour surpasser son grand frère Sherlock et aider un lord en cavale.

Enola Holmes

 

Mon avis:

Adapté du premier roman de la saga jeunesse ‘Les enquêtes d’Enola Holmes » de Nancy Springer, ce film est un petit bonbon ! Le nom de famille Holmes vous rappellera forcément celui d’un grand inspecteur. Hé bien vous avez raison, un lien de famille existe bien. Enola Holmes est un personnage dérivé des célèbres écrits de Sir Arthur Conan Doyle, soit la petite sœur de Sherlock Holmes, que l’on retrouve dans le film en compagnie de son grand frère Mycroft Holmes.

Alors qu’elle vient de fêter ses 16 ans, sa mère disparait mystérieusement. Elle prévient alors ses deux frères, qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années. Son frère ainé se voit alors chargé de la charge de tuteur, et veut faire de la jeune fille, une femme bien qui respecte les codes, us et coutumes de la société victorienne. Autant dire qu’Enola a eu une éducation des plus libérale et féministe par sa mère. Pas de couture et broderie, ou de cours de bonnes manières; mais plutôt des lectures en tout genre, des cours de tennis et de combat, de la botanique et j’en passe… Alors que Mycroft veut l’envoyer en pensionnat, elle s’échappe et compte bien retrouver sa mère toute seule. Une aventure commence pour la jeune héroïne, riche en découverte et en rencontre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la jeune fille a bien héritée des talents qu’enquêtrice de son frère. Elle aime déjouer les énigmes, et va nous le prouver, et même nous étonner. La construction du film est surprenante, et on peut même dire déroutante. J’ai mis un moment à m’habituer au fait que le personnage s’adresse directement à nous, téléspectateur. Il est vrai que le personnage d’Enola est pétillant et plein de joie de vivre, et avec cette construction originale ça le rend encore plus lumineux. On se sent aussi proche d’elle, et elle nous étonne encore plus. L’actrice en est d’ailleurs pour quelque chose. Millie Bobby Brown dégage tellement de peps ! Et je dirais même que tout le casting est super. Entre Helena Bonham Carter, Henry Cavill et Sam Claflin, quelle famille extraordinaire, mais aussi quel plaisir de les voir ensemble. Ici l’intrigue nous offre un ode à la féminité, légèrement caricatural des fois, mais tellement vif et moderne à la fois. Même si on aimerait en savoir un peu plus sur certains personnages, dont certains mettent du temps à se dévoiler, ce film est des plus divertissant et ne manque pas d’énergie.

 

Films

Radioactive

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Acteurs : Rosamund Pike, Sam Riley, Aneurin Barnard,
Réalisateur : Marjane Satrapi
Audio : Anglais, Français
Durée : 120 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Paris, fin du 19ème siècle. Marie est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d’une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie, un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne…

 

Mon avis:

Voici un super film qui retrace le parcours de Marie Curie, et comment ses travaux ont sauvé des millions de vies. On y découvre le portrait d’une femme impressionnante, de caractère, passionnée, obstinée et féministe. Dès le début, on nous montre comment elle s’est battue pour s’imposer dans un monde d’hommes, ainsi que sa rencontre Pierre Curie et la suite de sa carrière. Ce biopic est aussi entrecoupé de nombreuses explications sur la radioactivité, et dénoncent même les dérives qui en ont suivi, à travers plusieurs époques.

Rosamund Pike m’a particulièrement impressionné dans son rôle. A vrai dire le seul film où j’ai pu la voir en action, c’était Orgueil et Préjugés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le personnage de Marie Curie par rapport à Jane Bennet, sont sacrement différent ! Elle m’a bluffée ! Je l’ai vraiment trouvé sublime et très convaincante dans son rôle. J’ai juste un peu moins accrochée à son couple avec Sam Riley, alias Pierre Curie. Il manquait d’alchimie entre eux, mais ça n’a en aucun cas gâché mon plaisir.

Concernant la construction du film, j’ai bien aimé le parti pris par Marjane Satrapi, la réalisatrice du film. On nous montre à la fois la vie intime de Marie Curie, mais aussi des mises en scènes catastrophes des dérives de son travail (Tchernobyl, Hiroshima, et un village robotique). Ces plans sont à la fois esthétique et cauchemardesque, et on se sent tellement impuissant. Mais on voit aussi le développement des traitements par radiothérapie, et à quel point son travail a fait avancer la science. Un bien bel hommage !

 

note 4 étoiles - film

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Emma (2020)

Emma

Acteurs : Anya Taylor-Joy, Johnny Flynn, Josh O’Connor, Callum Turner, Mia Goth, Miranda Hart, Bill Nighy, Rupert Graves, Gemma Whelan
Réalisateur : Autumn de Wilde
Audio : Anglais, Français
Durée : 124 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Adaptation du roman éponyme de Jane Austen sorti en 1815.

Emma Woodhouse tente de faire rencontre aux célibataires de son cercle d’amis leur âme sœur.

 

Mon avis:

Emma est le livre de Jane Austen que j’ai le moins apprécié, mais autant dire qu’après avoir vu ce film, je vais peut-être lui laisser une seconde chance. En lisant ces quelques mots, vous comprendrez bien entendu que j’ai bien apprécié cette adaptation. Et qu’est-ce que j’ai rigolé ! J’ai trouvé qu’on retrouvait bien l’humour de l’auteure, et c’est surtout ce que j’ai aimé. Une adaptation fidèle à sa créatrice. Du côté de la scénographie, elle est juste magnifique. Que de beaux décors et lieux de tournage, j’ai d’ailleurs reconnu un château que l’on voit dans Poldark. Les costumes sont tout aussi réussis, mais je suis un peu moins fan de la bande sonore (mais ce n’est pas bien grave!). On voit vraiment qu’il y a eu un grand travail sur l’esthétique que renvoi le film, on se sent vraiment plongé dans une autre époque en toute délicatesse. Le casting est aussi très bon. Je ne connaissais pas du tout Anya Taylor-Joy, et autant dire qu’elle m’a convaincue dans son rôle d’Emma. Du côté de l’intrigue, on nous offre une belle critique de la bourgeoisie du XIXe siècle, comme Jane Austen c’est si bien le faire, et je dirais avec une petite touche de modernité et de fraîcheur très agréable. Un film qui a su me surprendre agréablement, et je pense même le regarder à nouveau avec plaisir.

 

note 4,5 étoiles - film

 

Et si comme moi, vous êtes tombé sous le charme des lieux de tournage, voici une vidéo qui nous en montre encore et encore, pour notre plus grand plaisir !

Films

L’histoire de Pixar

L’Histoire de Pixar

Acteurs: John Lasseter, Brad Bird, John Musker, Ron Clements, George Lucas, Frank Thomas, Stacy Keach
Réalisateur : Leslie Iwerks
Audio : Français
Durée : 90 minutes
Genre: Documentaire

 

L’histoire:

« L’histoire de Pixar » emmène le public dans les coulisses d’une entreprise révolutionnaire, qui a lancé la nouvelle génération d’animation et changé à jamais le visage du cinéma. Leslie Iwerks, la cinéaste nominée aux oscars (court-métrage documentaire), raconte l’histoire captivante du démarrage de Bay Area qui a révolutionné Hollywood, avec des séquences inédites prises dans la collection de Pixar, des animations historiques tirées des archives et des récits de première…

 

Mon avis:

Il y a plus de 100 ans, des artistes aimaient le dessin. Leur magie nous ouvrait de nouveaux horizons.

Avec ce reportage, on suit l’idée de trois visionnaires qui ont passé le dessin animé, de la 2D à la 3D. Il s’agit d’Ed Catmull, Steeve Jobs et John Lasseter.

On commence par faire la connaissance de ce dernier, lors de son entrée chez California Institut of Art, au coté de grands noms, comme Tim Burton, John Musker et Brad Bird. John commence ensuite son parcours chez Disney, avec notamment Rox et Rouky, mais les restrictions budgétaires sont déjà bien présentes, et empêchent quelque peu l’évolution de l’animation. Avec l’arrivée de Tron, un mélange d’informatique et d’animation traditionnelle, cette nouvelle technique fait peur à Disney, et il est licencié. La peur de l’ordinateur est là, mais la course vers l’espace prouve le contraire… Les images de synthèse voient le jour, et les techniques classiques peuvent être révolutionnées.

Georges Lucas avec Lucas Films utilisent cette nouvelle technique avec notamment La guerre des Etoiles. John rejoint alors Lucas Films avec Ed Catmull. Il est alors le seul animateur dans une équipe très variée en compétences, il y avait des scientifiques, des informaticiens, des architectes… Une première animation voit le jour dans le film Young Sherlock Holmes en 1985, et c’est un grand succès. Un ordinateur est ainsi développé, le Pixar Image, qui sera vraiment lancé avec la rencontre de Steeve Jobs, qui va les soutenir financièrement.

Plusieurs court-métrages sont ainsi créés, dont le premier avec la fameuse lampe. Des récompenses font connaitre leur travail, et des animations publicitaires les font connaitre au grand public. Mais les logiciels ne rapportent pas suffisamment, et Steeve Jobs perd de l’argent. Disney offre alors à l’équipe la réalisation de leur rêve, la création d’un long métrage: Toy Story !

L’animation en images de synthèse voit le jour, et c’est le succès !

L’art défit la technologie. La technologie inspire l’art.

Ce qui est super avec ce reportage, c’est qu’on suit vraiment tout le parcours de la naissance de Pixar, des personnes importantes qui l’ont créé, et on découvre les dessous du premier long métrage. On voit vraiment tous les détails, les différents scénarios, les dessins préparatoires, le travail entre techniciens et artistes, le travail des acteurs… jusqu’à la nécessité de la création d’un studio Pixar et de son entrée en bourse, et la peur que le projet suivant ne fonctionne pas autant. Il s’agit de 1001 pattes, qui grâce à de nouveaux progrès techniques, devient le film d’animation le plus rentable des années 1990. On suit ensuite les difficultés qu’a connu la création de Toy Story 2, et le recrutement de deux nouveaux animateurs: Pete Docter a qui on doit Monstres et Cie, Andrew Stanton avec Nemo et Brad Bird avec Les Indestructibles.

Un documentaire qui est tout bonnement passionnant. On se sent vraiment plongé dans l’univers de l’animation, de la naissance à la mise en vie des images de synthèse, de l’histoire et du parcours fou de trois visionnaires, jusqu’aux conditions et ambiances de travail, et des conflits entre Disney et Pixar.

 

note 5 étoiles