Bande dessinée, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

La fille maudite du capitaine pirate, tome 2 de Jeremy A. Bastian

Éditeur : La Cerise
Pages : 72 pages
Parution : 8 Septembre 2016
Tome : 02/04
Format: Album
Genre: Historique, Fantastique
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L’histoire:

La Fille Maudite du Capitaine Pirate poursuit sa quête labyrinthique à la recherche de son père, un capitaine pirate des obscures mers d’Omerta, dont elle n’a jamais connu le nom ni le visage. Voici enfin le second volet de l’œuvre monumentale de Jeremy Bastian, sans équivalent dans la bande dessinée moderne. Empruntant aussi bien à Gustave Doré, Jerome Bosch ou Alfred Durer, les enluminures de Jeremy Bastian nous ouvrent les portes d’une constellation d’arrière-mondes imaginaires.

 

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver la fille maudite du capitaine pirate, qui était en mauvaise posture à la fin du premier tome, dans sa quête pour retrouver son père.

Bien entendu, le récit reprend là où il s’était arrêté en mer d’Omerta. Grâce à ses amis, Poivre d’As, le perroquet, et Halek et Haftu, les espadons en cuirasse, la jeune fille est secourue et prête pour de nouvelles aventures et péripéties. Scènes d’action et passages rigolos se mêlent, comme lorsqu’un capitaine qui a visiblement bu trop de rhum, se trompent entre les mots gruyères et cuillères ou pires tartes, pires rattes et pirates. Le fou rire est garantie. Et aussi ces scènes de combat où même le texte change d’orientation pour devenir vertical ou autre.

La mise en page et les dessins m’avaient déjà des plus impressionnés dans la première partie. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. On passe au temps de temps à lire l’intrigue, qu’à regarder les illustrations sublimes.

Petite précision, on passe quand même d’un ouvrage pour le premier tome de 124 pages avec trois chapitres, à un ouvrage de 55 pages avec un seul chapitre… Surprenant… Si c’est pour que l’auteur illustrateur soigne aussi bien ces tomes suivants, je dis oui ! Ils nous offrent un travail de précision, que l’on peut scruter encore et encore, et découvrir de nouveaux détails. Encore une fois, bravo l’artiste !

En tout cas, j’ai hâte de lire le tome 3 qui justement m’attend dans ma PAL.

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

Les chevaliers des Highlands de Monica McCarty

 

Aujourd’hui, je consacre cet article pour vous présenter une saga que j’ai adoré : Les chevaliers des Highlands de Monica McCarty

 

Une saga difficile à trouver, enfin rééditée

Devenue difficilement trouvable en neuf et en occasion, les éditions J’ai Lu et France Loisirs avaient tentées une réédition sous forme d’intégral de trois ouvrages il y a quelques années, qui n’a jamais été poursuivie.

Un autre choix a finalement été fait cette année avec cette réédition, dans la collection « La bibliothèque idéale » chez les éditions J’ai Lu. Elle permettra enfin de retrouver tous les ouvrages de la saga, qui compte douze tomes.

A ce jour, les trois premiers sont disponibles. Le quatrième tome arrive au mois d’octobre.

 

Que nous raconte l’histoire de cette saga ?

L’intrigue nous emmène au moyen-âge, où les conflits entre les anglais et les écossais sont nombreux. Robert de Bruce a pour projet de revendiquer le trône d’Écosse. Et pour cela, il doit rallier à sa cause les meilleurs guerriers : les highlanders. C’est ainsi que le contexte de la saga s’installe. Chaque tome est consacré à un membre de cette garde secrète qui grandit et dont le pouvoir s’affirme au fil des tomes.

 

J’ai dévoré chaque tome de cette saga, dont plusieurs sont des coups de cœur. Il m’arrive même d’en faire souvent une relecture. C’est aussi pour cela que j’écris cet article, je pense qu’elle mérite d’être plus connue !

 

Alors, si vous êtes fan de romances historiques, qui est ici inspirée de faits réels, n’hésitez pas ! De plus à la fin de chaque ouvrage, l’auteure mentionne les personnages qui ont existés et leurs destins.

 

Découvrez aussi mes chroniques de cette superbe saga:  tome 1  –  tome 2  –  tome 3  –  tome 4  –  tome 5  –  tome 6  –  tome 7  –  tome 8  –  tome 9  –  tome 10  –  tome 11  –  tome 12

Bande dessinée, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

La fille maudite du capitaine pirate, tome 1 de Jeremy A. Bastian

Éditeur : La Cerise
Pages : 128 pages
Parution : 4 Avril 2014
Tome : 01/04
Format: Album
Genre: Historique, Fantastique
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L’histoire:

Port Elisabeth, Jamaïque, 1728. La Fille Maudite du Capitaine Pirate part à la recherche de son père disparu, l’un des redoutés flibustiers des mythiques mers d’Omerta. Cette héroïne intrépide nous entraîne rapidement dans des aventures marines et même sous-marines, à la rencontre de pirates tordus et teigneux, de créatures mythiques et autres fantasmagories se déployant comme des poupées russes.

Sorte d’Alice au pays des pirates, ce récit rempli d’humour est servi par un dessin incroyablement détaillé que l’on croirait tout droit sorti d’une gravure du XIXe.

 

Mon avis:

Cette bande dessinée nous emmène en Jamaïque au XVIIIème siècle, où le gouverneur de Port Elisabeth se promène avec sa fille Appollonia. En chemin, elle fait la rencontre d’une jeune femme qui se dit « pirate ». Marquée par son échange avec cette dernière, la grande réception organisée pour son anniversaire va être un fiasco. Le gouverneur envoie alors quelqu’un pour chasser la jeune femme, qui aurait manipuler selon-lui sa fille. C’est là que commence les aventures de la fille maudite du capitaine pirate…

L’univers des pirates m’a toujours fasciné et quelle magnifique découverte que cette trilogie. Un petit air de Pirates des Caraïbes peut en sortir au début avec le trio gouverneur, pirates et jeune femme rebelle. Il est facilement oublié, l’intrigue ayant son propre charme et ses propres mystères. Naviguant sur les mers légendaires et oniriques d’Omerta, la fille maudite du capitaine pirate va rencontrer un certain nombre de créatures fantastiques. En compagnie de son fidèle perroquet Poivre d’As, elle espère retrouver son père qu’elle ne connait point.

J’ai trouvé l’histoire complètement addictive. On ne peut qu’enchainer les pages de cette bande dessinée tellement notre héroïne est passionnante et intrigante. Comme elle, on espère qu’elle va trouver la réponse à sa question, et on se demande jusque où va l’emmener sa quête. Bien entendu, cartes aux trésors, combats, mutineries, épaves, caches secrètes… tout ce qu’on attend à retrouver avec des pirates sont présents. Avec en plus une touche de fantasy où des personnages imaginaires sont intégrés, digne d’un Tim Burton ou d’Alice aux pays des merveilles. Et que dire des illustrations tellement magnifiques, minutieuses, comprenant plein de détails et surprises. Dessinées entièrement au crayon noir, elles nous font voyager. Bravo à l’auteur et artiste Jeremy A. Bastian. J’ai tellement hâte de me procurer les prochains numéros pour découvrir la suite des péripéties.

La fille maudite du capitaine pirate, tome 1 de Jeremy A. Bastian

D’autres extraits illustrés à découvrir sur mon compte Instagram !

Fantastique, Fantasy, Science-fiction, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Blackwater, tome 1 : La Crue de Michael McDowell

Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture
Pages : 470 pages
Parution : 7 Avril 2022
Tome : 01/06
Format: Poche
Genre: Science-fiction

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L’histoire:

Pâques 1919. Alors que les flots submergent la ville de Perdido, Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, affrontent les incalculables dégâts que la crue de la rivière Blackwater a provoqué dans leurs scieries. Menés par Mary-Love, la puissante matriarche, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée d’une séduisante étrangère au passé trouble, Elinor Dammert, dont le seul dessein semble être de s’immiscer parmi eux.

 

Mon avis:

Au début du XXème siècle, la petite ville de Perdido, dans le sud de l’Alabama, connait une crue monumentale. Parmi les rescapés, Elinor Dammert est retrouvée indemne dans l’une des chambres de l’hôtel Osceola. Cette mystérieuse jeune femme aux cheveux rouges flamboyants provoque de nombreux étonnements. La famille Caskey, qui a bâti sa fortune grâce à ses nombreuses scieries, se propose de la recueillir. Un geste vu d’un mauvais œil par la matriarche Mary-Love, surtout quand de nombreux mystères se succèdent et sont à élucider…

Voyant cette saga mise en avant un peu partout, que ce soit dans les librairies et sur le web, la curiosité a été plus forte et j’ai craqué pour ce premier tome. Blackwater est avant tout une saga familiale, qui nous livre l’histoire de la fortunée famille Caskey de 1919 à 1970 (soit en 6 romans). Après la violente crue, il est temps pour la famille de constater les dégâts et d’aider ce qui en ont besoin. C’est ainsi qu’ils font la rencontre d’Elinor encore coincée dans sa chambre d’hôtel. Sans famille et arrivant tout juste à Perdido pour une mission professionnelle, elle accepte l’aide de James Caskey qui propose de l’héberger. Cette jeune femme atypique par sa couleur de cheveux et son arrivée impromptue dans la ville, interroge. En parallèle, quelques faits étranges se déroulent, et sans explications…

Dès les premières pages, j’ai été happée par l’écriture de Michael McDowell. Certes c’est long, vu qu’il faut mettre en place le scénario, et faire connaissance avec tous les personnages. Il n’empêche que j’ai passé un bon moment à lire ce premier tome, où un climat mystérieux et fantastique en ressort. Quelques rebondissements s’insèrent aussi dans cette première partie. La tension s’installe tranquillement à son rythme, comme celui de nos questionnements. Très vite, on s’attache aux personnages, comme Grace, la fille de James Caskey. Et on souhaite déjà en savoir plus sur d’autres.

L’aventure étant entièrement publiée, j’ai tellement hâte de me procurer la suite. Si la saga Blackwater vous fait encore hésiter, je vous la conseille !

 

Je souhaiterais également souligner le super travail fait par l’éditeur: Monsieur Toussaint Louverture. Les couvertures de la saga sont sublimes, et ils nous font l’honneur de nous dévoiler dans les dernières pages de l’ouvrage, comment elles ont été conçues. Il y a aussi une présentation de l’auteur, et autant dire que c’était un grand monsieur. Des collaborations avec Stephen King et Tim Burton, ce n’est pas rien. Enfin, je trouve super qu’ils ont décidé de ce rythme de parution. Un clin d’œil à ce qui a été fait aux Etats Unis, lors de sa première publication.

Classique, Jeunesse, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Le magicien d’Oz de Lyman Franck Baum et MinaLima

Le magicien d'Oz de Lyman Frank Baum et MinaLima

Éditeur : Flammarion Jeunesse
Pages : 256 pages

Parution : 3 Novembre 2021
Tome : 01/01
Format : Relié
Genre: Classique, Jeunesse

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L’histoire:

« En route, nous partons pour la Cité d’Émeraude demander au grand Oz comment retourner au Kansas. »

Partez à l’aventure avec Dorothée au pays magique d’Oz ! Accompagnée de l’Épouvantail, du Bûcheron-en-fer-blanc et du Lion Poltron, la jeune fille devra relever de nombreux défis pour parvenir à la merveilleuse Cité d’Émeraude. En chemin, elle trouvera aussi le vrai sens de l’amitié. Découvrez un grand classique de la littérature américaine dans cette superbe édition intégrale. Enrichi d’illustrations et d’animations originales du célèbre studio MinaLima, cet ouvrage au charme unique enchantera les lecteurs de tous âges.

 

Mon avis:

Classique de la littérature jeunesse, le magicien d’Oz de Lyman Franck Baum a été publié en 1900 aux Etats-Unis, puis traduit pour la première fois en 1931 en France. On y fait la connaissance de Dorothée et son chien Toto. Après un cyclone, ils se retrouvent propulsés dans un autre monde dès plus merveilleux. Très bien accueillie, la jeune fille souhaite tout de même qu’une chose : retourner chez son oncle et sa tante dans le Kansas. Et cela, seul le grand et redoutable Oz peut le réaliser. L’aventure commence alors pour Dorothée qui prend la direction de la Cité d’Emeraude. Et elle ne sera pas seule…

Il s’agit de ma première rencontre avec ce grand classique et quelle belle surprise. Il est vrai qu’il ne faisait pas parti de mes priorités dans ma découverte d’œuvres littéraires phares. La superbe édition du studio MinaLima m’a fait changer d’avis, et j’en suis très contente, vu que cette lecture est un coup de cœur.

Comme indiqué dans la préface, l’auteur a voulu moderniser les contes de fées traditionnels loin des génies, des nains, des fées et des péripéties qui font peurs. Dans ce roman, on retrouve des personnages simples comme un épouvantail qui rêve d’une cervelle, un bûcheron de fer-blanc qui rêve d’un cœur et un lion froussard qui rêve de courage. On suit le périple de nos héros avec émerveillement, en compagnie d’illustrations magnifiques. L’histoire est passionnante et défilent finalement à très grande vitesse, tellement on est accroché à cette aventure. De nobles valeurs nous sont aussi communiquées telles que l’amitié, la solidarité, l’entraide, l’écoute ou le courage. Au fil des pages, on est touché par la complicité entre Dorothée et ses amis qui surmontent ensemble chaque épreuve.

Le magicien d’Oz est un livre empli de douceur et de joie, qui nous fait retrouver notre âme d’enfant, et nous transmet une belle morale !

Le magicien d'Oz de Lyman Frank Baum et MinaLima

Maintenant, j’ai d’autant plus hâte de découvrir Peter Pan dans la même collection (qui n’a pas encore rejoint ma PAL) et les prochaines parutions: Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll et Blanche Neige et autres contes de Grimm qui arrivent cet automne !

PS: Retrouvez sur mon compte Instagram un réel avec les premières pages de l’ouvrage, afin de découvrir les magnifiques illustrations et animations !

 

 

Contemporain, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Ce que murmure le vent de Amy Harmon

 

Ce que murmure le vent de Amy Harmon

Éditeur : Charleston
Pages : 432 pages
Parution : 21 Septembre 2021
Tome : 01/01
Format : Broché
Genre : Contemporain, Historique
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L’histoire:

New York, 2001. Pour respecter les dernières volontés de son grand-père adoré, Anne Gallagher fait le voyage de Brooklyn jusqu’à Dromahair, un petit village du nord de l’Irlande, afin de disperser les cendres de son aïeul sur sa terre natale. Avalée par le brouillard au milieu du lac où elle lui fait ses derniers adieux, elle est victime d’une mystérieuse attaque… Quand Anne se réveille, elle est en 1921, dans le domaine de ses ancêtres où tous semblent penser qu’elle est son arrière-grand-mère disparue lors de la sanglante Insurrection de 1915. Perdue au cœur des heures les plus sombres de l’histoire irlandaise, alors que grondent déjà la guerre civile et le chaos, la jeune femme du XXIe siècle doit tout réapprendre. Déchirée entre son désir de retrouver la vie qui était la sienne et la folle liberté que lui offre ce nouveau départ, Anne réussira-t-elle à trouver sa place ? Avec une précision historique remarquable et une écriture d’une grande élégance, Amy Harmon nous offre, à travers un pan étourdissant de l’histoire irlandaise, une éblouissante épopée familiale.

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Mon avis:

Pour respecter les dernières volontés de son grand-père qui l’a élevé, Anne Gallagher, doit se rendre en Irlande pour disperser ses cendres dans le lac Lough Gill, sur sa terre natale. Ce voyage va la conduire à des milliers de kilomètres, mais également 80 ans en arrière, où tout le monde la prend pour Anne, son arrière-grand-mère…

Il est vrai que quand on pense à un voyage dans le temps, on pense aussi à la saga Outlander. Mais ici ce n’est pas l’Ecosse que l’on découvre, mais bien l’Irlande, ses mystères, ses légendes et son histoire. D’ailleurs l’auteure nous livre beaucoup sur ce pays et cette période de trouble, lorsque qu’ils se battent pour leur indépendance. L’écriture est très réaliste et très vite nous sommes comme happé par la narration. Même si j’avoue que j’ai eu un peu de mal au début avec toutes les descriptions, j’ai grandement apprécié faire toutes ses découvertes sur cette période qui m’était inconnue. Tout comme l’héroïne, j’ai voyagé dans le temps et cela à ouvert ma curiosité d’en savoir plus sur le pays.

Au delà de l’aspect historique riche, c’est aussi une très belle histoire d’amour et de lien familial qui nous est raconté avec beaucoup d’émotion. Une très belle découverte qui a su me captiver. 

note 4 étoiles

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

Les rebelles d’Oxford, tome 1 : Panique chez les Montgomery de Evie Dunmore

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Éditeur : J’ai lu
Pages : 416 pages
Parution : 5 Mai 2021
Tome : 01/??
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

1879. Brillante mais sans le sou, Annabelle a été admise à l’université d’Oxford grâce à une bourse offerte par une ligue de suffragettes. En contrepartie, elle doit rallier à leur cause le duc de Montgomery. Une véritable gageure. Soutien des conservateurs, Sebastian a une vision archaïque de la gent féminine. Pour autant, Annabelle ne s’attendait pas qu’il lui demande d’être sa maîtresse. Elle s’en étouffe d’indignation.
Comment ose-t-il ? Femme libre et indépendante, elle ne risque pas d’accepter pareille proposition ! Mais c’est oublier un peu vite que ce redoutable séducteur possède un charme irrésistible…

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Mon avis:

Annabelle Archer est une fille de pasteur qui vit chez son cousin depuis la mort de ses parents. Récemment admise à l’Université d’Oxford grâce à une bourse d’étude, elle arrive à convaincre son cousin de la laisser partir étudier. Mais les contreparties seront nombreuses. En plus d’assister aux cours, elle devra travailler pour lui envoyer de l’argent, et aussi soutenir et participer aux actions des suffragettes. Et c’est justement lors de l’une de ces actions militantes, qu’elle fait la connaissance du Duc de Montgomery, à qui elle tient tête. Une mission lui est alors confiée, se renseigner sur les opposants et essayer de les convaincre. Montgomery en fait partie, en étant conseiller stratégique de la campagne des Torys et écouté de Sa Majesté. En compagnie de deux autres suffragettes Hattie et Catriona, elle se rend sur son fief. Et autant dire que la tâche va se révéler bien compliquée… 

J’ai grandement aimé les personnages d’Annabelle et de Sébastien, et très vite je me suis attachée à eux. Le contexte de l’intrigue est aussi très intéressant, et l’auteure connait bien son sujet. J’ai apprécié d’avoir au cours de ma lecture, dans les commentaires, des références concernant des personnes réels qui ont soutenus la cause, des textes de lois qui sont évoqués, et pleins d’autres informations sur la société britannique du XIXème siècle. Il y a d’ailleurs aussi une double page en fin d’ouvrage parlant un peu plus de sujet. Mais revenons à notre couple atypique, qui est prêt à tout pour défendre leur idée. Forcément deux personnes aussi vif d’esprit et ne se laissant pas marcher sur les pieds, ça créent des étincelles. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est servi en joutes verbales. Annabelle ne se laisse pas démonter, comme lors d’un diner protocolaire, qui m’a bien fait rigoler. Mais aussi ce prêt de livres entre Sébastien et Annabelle, où chaque titres d’ouvrages laissaient passer un message. Les dialogues sont aussi rythmés, tout comme l’intrigue qui nous réserve de sacrés rebondissements et surprises. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et même si sur la fin, on se retrouve dans une situation « je t’aime, moi non plus » qui peut être énervant, il y a tout de même un sens à ce rejet. 

Je suis bien contente que les éditions J’ai lu ont publié dans leur collection « Regency » cette auteure. Il s’agit de son premier livre qui a été traduit en France, et j’espère qu’il en sera de même pour les autres. Evie Dunmore a écrit deux autres romans à la suite de ce premier tome. Je suis bien curieuse de découvrir la suite des aventures des suffragettes ! Le second tome est justement consacré à Lucie Tedbury et Lord Ballentine que l’on aperçoit dans ce roman. Peut-être pourra-t-on le lire prochainement en français !?

En bref, une romance historique que j’ai adoré pour son contexte et ses personnages. Une première découverte de cette auteure, qui me donne envie de continuer mon parcours avec elle. Je ne peux que vous conseiller cet ouvrage.

note 5 étoiles

 

Contemporain, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Le jeu de la dame de Walter Tevis

Le Jeu de la Dame de Walter Tevis

Éditeur : Gaillmeister
Pages : 436 pages
Parution : 11 Mars 2021
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Drame

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L’histoire:

Kentucky, 1957. Après la mort de sa mère, Beth Harmon, neuf ans, est placée dans un orphelinat où l’on donne aux enfants de mystérieuses « vitamines » censées les apaiser. Elle y fait la connaissance d’un vieux gardien passionné d’échecs qui lui en apprend les règles. Beth commence alors à gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit, la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond où les pièces se bousculent à un rythme effréné. Plus rien n’arrêtera l’enfant prodige pour conquérir le monde des échecs et devenir une championne. Mais, si Beth prédit sans faute les mouvements sur l’échiquier, son obsession et son addiction la feront trébucher plus d’une fois dans la vie réelle.

 

Mon avis:

Elizabeth Harmon, alias Beth, a tout juste 8 ans lorsqu’on lui annonce que sa mère vient de mourir dans un accident de voiture. Abandonnée par son père, elle est alors placée dans un orphelinat. C’est là qu’elle va découvrir les échecs, apprendre ses règles et en développer une addiction. Elle en rêve même la nuit. Tout cela va finir par se savoir, et elle gagne tournoi après tournoi avec une facilité déconcertante. Toutefois, une addiction plus noire l’a poursuit: l’alcool, les calmants, et ces petites pilules vertes qu’on lui distribuait à l’orphelinat…

Ce roman nous dresse le portrait d’une femme hors norme. Jeune orpheline sans réel avenir, elle finit par devenir une des meilleures joueuses d ‘échecs du monde. L’histoire peut paraitre rebutante, si on ne connait pas les échecs, mais les parties sont décrites simplement, et on finit par se prendre au jeu. Beth est une femme impressionnante, elle évolue dans un monde majoritairement masculin, et semble tellement invulnérable. Sa froideur peut même étonner, mais ce n’est qu’une façade.
Les échecs sont devenus sa priorité. Même si elle boit et se drogue, elle sait que sans cette activité, elle ne serait rien. C’est devenu sa force et son moyen d’exister.

Une intrigue réussie avec une héroïne bouleversante, qui se lit d’une traite.

 

note 4 étoiles

Ma chronique de la mini-série