Contemporain, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Le jeu de la dame de Walter Tevis

Le Jeu de la Dame de Walter Tevis

Éditeur : Gaillmeister
Pages : 436 pages
Parution : 11 Mars 2021
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Drame

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L’histoire:

Kentucky, 1957. Après la mort de sa mère, Beth Harmon, neuf ans, est placée dans un orphelinat où l’on donne aux enfants de mystérieuses « vitamines » censées les apaiser. Elle y fait la connaissance d’un vieux gardien passionné d’échecs qui lui en apprend les règles. Beth commence alors à gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit, la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond où les pièces se bousculent à un rythme effréné. Plus rien n’arrêtera l’enfant prodige pour conquérir le monde des échecs et devenir une championne. Mais, si Beth prédit sans faute les mouvements sur l’échiquier, son obsession et son addiction la feront trébucher plus d’une fois dans la vie réelle.

 

Mon avis:

Elizabeth Harmon, alias Beth, a tout juste 8 ans lorsqu’on lui annonce que sa mère vient de mourir dans un accident de voiture. Abandonnée par son père, elle est alors placée dans un orphelinat. C’est là qu’elle va découvrir les échecs, apprendre ses règles et en développer une addiction. Elle en rêve même la nuit. Tout cela va finir par se savoir, et elle gagne tournoi après tournoi avec une facilité déconcertante. Toutefois, une addiction plus noire l’a poursuit: l’alcool, les calmants, et ces petites pilules vertes qu’on lui distribuait à l’orphelinat…

Ce roman nous dresse le portrait d’une femme hors norme. Jeune orpheline sans réel avenir, elle finit par devenir une des meilleures joueuses d ‘échecs du monde. L’histoire peut paraitre rebutante, si on ne connait pas les échecs, mais les parties sont décrites simplement, et on finit par se prendre au jeu. Beth est une femme impressionnante, elle évolue dans un monde majoritairement masculin, et semble tellement invulnérable. Sa froideur peut même étonner, mais ce n’est qu’une façade.
Les échecs sont devenus sa priorité. Même si elle boit et se drogue, elle sait que sans cette activité, elle ne serait rien. C’est devenu sa force et son moyen d’exister.

Une intrigue réussie avec une héroïne bouleversante, qui se lit d’une traite.

 

note 4 étoiles

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 8 : Gregory de Julia Quinn

La chronique des Bridgerton, tome 8 : Gregory de Julia Quinn

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 448 pages
Parution : 7 Septembre 2016
Tome : 08/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Gregory Bridgerton a toujours cru au grand amour. Il sait que sa future épouse l’attend quelque part, que leur amour est prédestiné. Le jour où il rencontre lady Hermione Watson, il pense, transporté de bonheur : C’est elle !  » Hélas, lady Hermione aime ailleurs, lui révèle sa meilleure amie, Lucinda Abernathy, une jeune personne qui, bien que fort spirituelle, n’a pas l’éblouissante beauté d’Hermione. Gregory a cependant besoin de son aide s’il veut gagner le cœur de sa dulcinée. Et c’est alors que le destin s’en mêle…

 

Mon avis:

Petit dernier de la famille des Bridgerton et dernier tome de leurs aventures (même s’il existe un tome bonus avec tous les membres), on fait la connaissance de Grégory, un personnage qui est resté assez discret jusqu’à maintenant. Tout comme ses frères et sœurs, il souhaite connaitre le grand amour, et pense l’avoir trouvé en la personne d’Hermione Watson, qu’il rencontre à un évènement organisé par Kate, la femme de son frère ainé Antony. Mais il se trouve que cette dernière est amoureuse d’un autre… Cela n’arrête en rien Grégory qui compte bien la courtiser quand-même, avec l’aide surprenante de sa meilleure amie, Lucinda Abernathy. Toutefois le destin va bien leur jouer des tours…

Même si notre fameuse Lady Whistledown nous manque dans les derniers tomes de la saga, l’intrigue reste tout de même intéressante grâce la note d’humour que sait apporté l’auteur. Et il est vrai que ce petit dernier va nous réserver des surprises et des rebondissements. Gregory est finalement assez différent de ses frères. La différence d’âge joue forcément un rôle, mais aussi son côté insouciant, idéaliste et naïf. Il pense quand-même être tombé amoureux d’une jolie fille, juste en l’apercevant. Mais il finira par faire la part des choses, et évoluer. A ses côtés, on retrouve Lucy Abernathy, qui a aussi un profil atypique. Elle compte suivre les convenances à la lettre, et accepter son sort sans rechigner, même quand elle connait les détails de la personnalité de son fiancé, qu’elle n’a vu que 3 fois. Et c’est justement ensemble, que nos héros vont grandir et apprendre à s’affirmer. Après un début quelque peu platonique qui a lieu à Aubrey Hall, l’histoire se poursuit à Londres où l’auteure sait nous surprendre avec un retournement de situation. Et justement cela apporte le piquant qui manquait dans l’histoire, d’autant plus plaisant que je ne l’avais pas vu venir.

Un dernier tome qui diffère bien des précédents, mais qui sait tout de même nous divertir avec étonnement.

 

 

 

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 7 : Hyacinthe de Julia Quinn

La chronique des Bridgerton, tome 7 : Hyacinthe de Julia Quinn

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 320 pages
Parution : 17 Aout 2016
Tome : 07/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Hyacinthe, la cadette des Bridgerton, l’une des meilleures familles du Londres dans les années 1820, est-elle destinée au célibat ? Trop fine mouche, trop directe, la jeune fille n’a rien de l’héritière effacée qu’attendent les hommes de la bonne société. Pourtant ce n’est pas une raison pour finir vieille fille ! Certes, quand Gareth Saint-Clair, un aristocrate à la réputation douteuse, croise son chemin, on est loin du coup de foudre. Mais la traduction, à quatre mains, d’un journal intime écrit en italien va jouer un rôle qui n’était pas du tout prévu…

 

Mon avis:

Avant dernier tome des aventures de la famille Bridgerton, Hyacinthe est la petite dernière de la famille. Quelque peu impertinente et sûr d’elle, elle repousse tous les candidats au mariage. Alors qu’elle fait la lecture comme tous les mardis à Lady Danbury, elle fait la connaissance de son petit-fils, Gareth Saint-Clair. Celui-ci vient de perdre son frère, et recherche quelqu’un qui puisse traduire le journal intime de son autre grand-mère, qui est en italien. Hyacinthe lui propose son aide, et commence ainsi une sacrée aventure riche en rebondissements…

Voilà une intrigue et un couple que j’ai grandement aimé à l’image des premiers tomes. Comme Eloise, Hyacinthe n’a pas sa langue dans sa poche, et n’hésite pas à donner son avis même quand celui-ci est déplacé. On ne s’ennuie pas du tout avec elle, et les joutes verbales sont de la partie, d’autant plus avec Lady Danbury et Gareth Saint-Clair. La traduction de ce journal intime va permettre à Hyacinthe de sortir de sa routine quotidienne, et de lui apporter un peu de piquant dans sa vie. D’autant plus qu’elle a aussi quelqu’un de taille avec qui échanger. Gareth ne se laisse pas intimider par la fougue de la jeune femme, qui la surprend dans un premier temps, puis qu’il apprécie ensuite. Ce jeu de traduction va devenir un jeu d’enquête et de chasse aux énigmes. Il faut dire que la grand-mère italienne de Gareth gardait un secret, et elle a tout fait pour que celui-ci soit bien protégé. Leurs sentiments évoluent au fil de leur parcours, et je n’ai eu aucun mal à y croire. Même si j’aurais aimé quelques pages en plus, surtout que l’on se retrouve plongé dans une aventure avec à la clé un beau trésor et la réponse à certaines questions sur les origines de Gareth. C’est d’ailleurs ce point qu’il le rend sur la retenu, et on peut le comprendre. Hyacinthe vient d’une grande famille aimante, lui n’a eu que son frère récemment décédé, et Lady Danbury. Son père le hais, et il le fait bien comprendre même devant Hyacinthe.

Une romance très intéressante, qui aurait bien mérité quelques chapitres en plus, mais qui a su me convaincre. J’avais beaucoup apprécié le personnage d’Eloise, mais quand son tour est arrivé, le roman m’a quelque peu déçu. Hyacinthe est du même tempérament, je suis heureuse d’avoir passée un bon moment de lecture avec elle, ce qui rattrape mes petites déceptions des précédents. Et aussi quel plaisir de retrouver le personnage de Lady Danbury qui occupe une place importante dans ce roman. J’aime beaucoup sa personne.

 

 

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 6 : Francesca de Julia Quinn

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 380 pages
Parution : 6 Juillet 2016
Tome : 06/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

La vie est parfois cruelle. Après avoir passé tant d’années à papillonner de femme en femme, Michael Stirling est tombé amoureux fou de la seule femme qu’il lui était interdit d’aimer : Francesca, l’épouse de son cousin John, que Michael aime comme un frère. Quand John meurt brutalement, Michael devient comte de Kilmartin. Désormais, Francesca est libre, mais le souvenir du défunt se dresse entre eux. Comment trouver le bonheur sans avoir l’impression de trahir celui qu’ils chérissaient tant ?

 

Mon avis:

Sixième tome de la saga, où l’on suit Francesca alors comtesse de Kilmartin, qui vit avec son mari John entre l’Angleterre et l’Ecosse. Même si elle n’a pas encore réussi à tomber enceinte, elle se sent heureuse jusqu’au jour où tout s’écroule. Son mari qu’elle affectionnait tant, et retrouvé inconscient. Un décès brutal qui bouleverse sa vie, ainsi que celle du cousin et ami de John, Michael, qui hérite du titre et des propriétés. Un deuil qu’ils vont vivre durement et différemment. Mais entre devoirs et besoins, ils vont devoir aller de l’avant.

Quel bonheur de retrouver le style et l’humour de l’auteure qui m’avait particulièrement manqué dans le dernier tome. Cette intrigue a la particularité de se dérouler en même temps que les deux précédentes, on apprend ainsi le mariage de Colin et d’Eloise au cours de l’histoire. Elle explique aussi le peu de présence de Francesca dans les précédents tomes, qui était déjà en couple et établie avec John à ce moment. Une union qui était emplie de passion, mais qui était de courte durée. Les premières pages peuvent sembler tristes, on y parle de deuil, de maladie, mais aussi d’amour. Un amour partagé, et un autre secret que l’on va découvrir. De retour de son long séjour en Inde, Michael n’a pas d’autre choix que de prendre ses responsabilités en main. Voilà maintenant 4 ans que Francesca administre toute seule ses nouvelles propriétés, le temps de l’acceptation et du changement est venu. Et c’est d’ailleurs aussi le souhait de Francesca pour une tout autre raison. Elle souhaite devenir mère, et envisage sérieusement à se remarier. Entre sentiments troublée, doutes et culpabilité, un flot d’émotions submergent Francesca et Michael. Même si des fois on a sérieusement envie de les secouer pour qu’ils se décident enfin, et prennent conscience de leur attirance ! Un couple touchant qui a su me charmer.

J’ai aussi apprécié les notes de l’auteure à la fin du livre sur les maladies de l’époque, et sur les avancées de leurs prises en charge. On y parle de rupture d’anévrisme et de malaria. J’aime beaucoup quand les auteurs partagent avec nous un résumé de leur recherche, on a toujours des informations à découvrir.

 

 

 

 

 

Littérature américaine (Etats-Unis), Séries

Bridgerton

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Acteurs : Phoebe Dynevor, Rege-Jean Page, Julie Andrews, Jonathan Bailey, Adjoa Andoh, Luke Thompson, Luke Newton, Claudia Jessie, Ruth Gemmell, Nicola Coughlan, Harriet Cains, Bessie Carter, Golda Rosheuvel…
Réalisateur : Chris Van Dusen, Shonda Rhimes
Audio : Anglais, Français
Durée : 150 minutes
Genre: Historique, Comédie

 

L’histoire:

À Londres, pendant la Régence, Daphne Bridgerton, fille aînée d’une puissante dynastie, est censée se trouver un mari, mais la concurrence est rude ! Espérant suivre l’exemple de ses parents et faire un mariage d’amour, Daphne semble au départ avoir toutes les chances de son côté. Pourtant, dès lors que son frère aîné se met à rejeter ses prétendants les uns après les autres, le journal à scandales de la haute société londonienne, dirigé par la mystérieuse Lady Whistledown, propage des calomnies sur la jeune femme. C’est alors que débarque le séduisant et frondeur duc d’Hastings, célibataire endurci et meilleur parti du moment. Bien qu’ils s’en défendent, Daphne et le duc sont incontestablement attirés l’un par l’autre – et les voilà embarqués dans un jeu de dupes, tout en devant composer avec les injonctions de la société concernant leur union potentielle…

 

Mon avis:

Adapté des best-sellers de la romancière Julia Quinn, la série Bridgerton met en scène Daphné qui a atteint l’âge de faire son entrée sur la scène matrimoniale. Chaperonnée par sa mère et son frère, devenu vicomte depuis le décès de leur père, elle est présentée auprès de la Reine Charlotte avec d’autres débutantes. Ces premiers pas sont remarqués et même analysés par la nouvelle chroniqueuse à scandales: Lady Whistledown. Malgré des débuts prometteurs, la recherche d’un mari s’avère compliquée. Et c’est là qu’elle tombe par hasard sur le Duc d’Hasting, et il élabore ensemble un stratagème. Simon Basset n’a aucune intention de se marier, et il voit dans cet arrangement une solution pour être tranquille des mères marieuses, et ainsi permettre à la sœur de son ami de se faire remarquer et courtiser. Mais des fois à trop jouer, on peut se brûler les ailes…

Daphne Bridgerton sait que sa destinée est liée à un bon mariage pour elle et sa famille. Elle connait la charge que représente de trouver un bon parti dans cette société prévictorienne. De débutante, elle deviendra une femme avec des obligations et pourra prendre son destin en main. Et comme dans le roman, elle n’a pas l’intention de se laisser faire, comme en témoigne sa répartie. A ses côtés, on trouve Simon Basset qui n’a pas eu une enfance facile et ses difficultés le hante encore aujourd’hui. Entre dynamisme et humour, on suit les aventures de nos héros, avec en parallèle d’autres histoires des familles Bridgerton et Featherington. En comparaison aux romans, on retrouve pas mal d’éléments clés, mais aussi son rythme. Qu’est ce que j’ai rigolé en me rappelant certaines scènes du livre. Quelques changements ont été fait, mais assez mineurs finalement, avec l’insertion de quelques personnages par exemple. Quelques notes de modernité ont aussi été ajouté notamment avec le choix du casting, et il me plait. On n’est pas dans l’adaptation d’un Charles Dickens, mais dans un roman de Julia Quinn écrit à notre époque. Des libertés sont prises dans l’écriture par rapport à des faits historiques, et le sont aussi dans la série. Les acteurs sont ainsi plus en adéquation avec le monde actuel métissé, que celui de l’époque, tout en respectent ses codes. D’ailleurs dans l’intrigue de la série, la Reine Charlotte évoque ses origines avec la noblesse noire africaine, et introduit parfaitement l’histoire du Duc de Hasting. Et cette modernité ne s’arrêtent pas là. J’ai aimé ce moment où Daphné envoie son poing dans un certain personnage, ou encore cette soirée chez Lady Danbury où des femmes mariées se divertissent étonnamment, en oubliant les circonstances de leur union. Une petite note de féminisme. La famille des Bridgerton montre certes une belle image, avec un couple qui a trouvé l’amour et une veuve qui pleure encore son mari. Mais on découvre aussi un portrait de la société où la condition féminine et maritale pâtissent de bien de sacrifices, ou encore les classes populaires comme les commerçants ou artistes. Et enfin autre point que je tiens à souligner, ce sont les scènes charnelles qui ne s’arrêtent pas au pied de la porte et qui sont quelques peu débridés ! 

Du côté de l’esthétique du film, celui-ci est très soigné et quelques peu acidulé par les tenues, ce qui rappelle un certain film de Sofia Coppola. Les lieux de tournage sont magnifiques, tout comme les costumes. J’ai aussi aimé l’insertion d’autant de tableaux, peut-être un clin d’œil à la passion pour l’art de la Reine Charlotte, qui a d’ailleurs une belle place dans la série. On ressent qu’il y a eu beaucoup de recherches pour coller à l’époque, même si anachronisme il y a. Enfin pour la musique, j’ai souri en reconnaissant certaines chansons modernes réinterprétées par un quatuor à corde, nommé Vitamin String Quarte.

Mais il y a tout de même un point qui m’a ennuyé, c’est la fin du dernier épisode. Je n’étendrais pas mon propos pour ne pas vous spoiler, mais je trouve qu’avec le choix fait, ils ont cassé un mystère. (Dans les romans, on ne le découvre que dans le tome 4) Peut-être ne savait-il pas si la série aurait du succès et ont offert ainsi une fin. Je me demande comment va se passer la suite, même s’il n’y a que le téléspectateur qui est au courant, et non les personnages. Ca gâche du suspense. Réponse en 2022, avec la saison 2 qui a été commandée. Il va falloir être patient !

En bref, une série qui mixte historique et modernité, le tout en étant divertissante et acidulée. A savourer !

 

En bonus: découvrez les lieux de tournage via cet article, et quelques musiques réinterprété par Vitamin String Quarte.

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 5 : Eloise de Julia Quinn

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 286 pages
Parution : 1 Juin 2016
Tome : 05/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Après la disparition tragique de sa femme, sir Philip est totalement désemparé.
Comment va-t-il faire pour élever ses enfants qui ont souffert de la maladie de leur mère ? Comment leur apprendre la tendresse, lui qui ne sait pas exprimer ses émotions ? Pourquoi ne proposerait-il pas le mariage à Miss Bridgerton, avec qui il entretient une relation épistolaire ? Surprise, mais en même temps troublée, Eloïse, qui ne fait rien comme tout le monde, quitte Londres en secret pour rejoindre dans son manoir cet homme qu’elle n’a jamais vu.

 

Mon avis:

Cinquième tome de la saga des Bridgerton, où cette fois on suit Eloise. Celle-ci se sent seule, suite au mariage de sa meilleure amie Penelope et de son frère Colin. Alors lorsque Philip, avec qui elle entretient une correspondance secrète depuis un an, lui propose de le rejoindre, elle finit par accepter. Et c’est bien sûr, sans rien dire à sa famille qu’elle se met en route, et débarque même sans prévenir Philip. Il pensait d’ailleurs que leur correspondance était finie, vu qu’il n’avait pas eu de réponse à son dernier courrier, et la voici chez lui à son grand étonnement. Et des surprises, il va en avoir. Alors qu’il se remet doucement de la mort de sa femme, Eloise découvre aussi qu’il a deux enfants et de sacrés terreurs. Elle qui pensait rompre la solitude avec Philip, la voilà servie !

Comme beaucoup m’ont prévenu, je savais que ce tome était moins bon que les précédents. Et je ne peux que donner raison aux lecteurs. Je partage en effet le même avis. Et premier lieu, l’histoire ne se déroule pas à Londres, et ça casse un peu la continuité de la saga. Et puis autant dire, maintenant que le mystère autour de lady Whistledown est dévoilé, l’ambiance est un peu cassée. Ces interventions vont nous manquer dans la suite des aventures. Mais revenons à cette intrigue qui reste tout de même sympathique, même si je n’ai pas vraiment accroché au personnage de Philip. Son profil est intéressant, mais il ne m’a pas séduit. Je ne me suis quand même pas ennuyée avec cette lecture, et j’ai d’ailleurs bien aimé l’arrivée des quatre frères d’Eloise. Un moment impressionnant, et en fait, c’était le seul moment qui m’a bien fait rire, avec les quelques bêtises des jumeaux. Cela marque également un changement avec les précédents tomes. Et puis, je pense que leur histoire d’amour évolue trop rapidement, on y croit pas. Disons aussi que ce tome est beaucoup plus court que les précédents. D’une certaine manière, peut-être est-ce aussi pour cela que je ne me suis pas ennuyée !

Je ne dirais donc pas que c’était une déception, mais c’est clairement un tome en dessous des autres. Je n’ai pas retrouvé l’ambiance des derniers, ou une réel alchimie entre les personnages. Et surtout, j’ai beaucoup moins sourit au cours de ma lecture. Je reste un peu sur ma faim. Mais j’ai hâte de continuer la suite, où l’on rencontre Francesca qui vient de perdre son mari. Curieuse de découvrir cette histoire, qui nous ramène à Londres. 

 

Eloise - Bridgerton

 

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La chronique des Bridgerton, tome 4 : Colin de Julia Quinn

 

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 414 pages
Parution : 4 Mai 2016
Tome : 04/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

 » A trente-trois ans, M. Colin Bridgerton demeure un cœur à prendre. N’est-ce pas un défi exaltant pour les débutantes de cette saison ?  » persifle la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine. Depuis l’âge de quinze ans, Pénélope Featherington aime secrètement Colin, sans nourrir la moindre illusion. Néanmoins. un pari va les rapprocher : c’est décidé, ils uniront leurs efforts pour démasquer lady Whistledown, la plume anonyme qui épingle le beau monde dans ses billets malicieux. Et, dans cette aventure, d’autres surprises pourraient être au rendez-vous.

 

Mon avis:

Colin et Pénélope sont deux personnages que l’on a déjà côtoyé dans les précédents tomes, et c’est à leur tour de nous dévoiler leurs secrets. Amoureuse en secret de Colin, dès leur première rencontre alors qu’elle n’avait que 15 ans, Pénélope Featherington n’est pas encore mariée et ne le souhaite pas. Elle est ainsi toujours en retrait lors de ses sorties en public, considérée comme une vieille fille, au grand dam de sa mère. Tout comme Pénélope, Colin n’a pas l’intention de se marier comme ses frères et sœurs, et préfère de loin s’enfuir à la découverte de contrées lointaines. Lors d’une soirée, Lady Danbury lance un défi avec une bien belle récompense : trouver l’identité de Lady Whistledown qui défraye Londres depuis onze ans avec ses chroniques. Tous deux vont unir leurs forces pour la démasquer, et, ils ne seront pas au bout de leurs surprises…

Il est vrai que j’attendais beaucoup du personnage de Colin, le troisième fils de la fratrie. Ayant aimé ses interventions dans les précédents tomes, je suis tout de même restée un peu sur ma faim. Je l’ai trouvé orgueilleux et maladroit, alors qu’il paraissait tout autre à mes yeux. Même si j’ai tout de même passé un bon moment à le découvrir, c’est surtout en savoir plus sur Pénélope qui m’a fait apprécier ma lecture. De nombreuses révélations sont aussi faites dans cette intrigue, et apportent beaucoup à la saga. Par contre, je me demande comment va-t-elle évoluer, maintenant que l’identité d’un personnage clé a été dévoilée (Je ne dirais d’ailleurs rien de plus à ce sujet, pour ne pas vous gâcher la surprise!) Il est aussi agréable de suivre les autres membres de la famille déjà rencontrés, et voir comment ils ont évolué. Mais je trouve que ce tome a perdu un peu de l’entrain et le rythme des précédents. Entre investigations, paris et décontenances, on se laisse tout de même entrainer au fil des mots. Peut-être que j’attendais trop de ce roman, et je suis un peu déçue. Je compte bien sûr continuer à lire cette saga, et découvrir les autres membres de la famille Bridgerton.

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Romance, Romance historique

La chronique des Bridgerton, tome 3 : Benedict de Julia Quinn

La chronique des Bridgerton, tome 3 : Benedict de Julia Quinn

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 448 pages
Parution : 2 Mars 2016
Tome : 03/09
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Comme le rapporte la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine, on a vu, lors du fameux bal masqué des Bridgerton, le cadet de la famille, Benedict, en compagnie d’une ravissante inconnue vêtue d’une robe argentée. Mais à minuit, la belle s’est enfuie. Depuis, la haute société se perd en conjectures sur son identité. Benedict a beau la chercher dans tout Londres, elle semble s’être évaporée à jamais. Qui pourrait savoir que sous le masque de soie noire se cachait Sophie Beckett, la fille illégitime du comte de Penwood, haïe par sa marâtre qui la cantonne à l’office ? Quand Benedict croisera de nouveau Sophie, saura-t-il la reconnaître sous ses vilaines nippes de domestique ?

 

Mon avis:

On continue l’aventure avec les membres de la famille Bridgerton, avec le numéro 2 des frères: Benedict. Lors d’un bal masqué organisé par sa mère, ou une quantité de jeune fille à marier sont présentes, il tombe sous le charme d’une jeune fille dont il ne connait pas l’identité. Et le coup de foudre est réciproque. Tellement heureuse d’être là, et d’avoir quelques instants de liberté, sa joie de vivre est tellement communicante, qu’elle en fait succomber son partenaire. Mais la réalité revient quand sonne le gong, et qu’elle doit s’enfuir. Cette rencontre a tellement déboussolé le jeune homme qui va la chercher pendant plusieurs mois. Et pourtant, quand deux ans après, il l’aide alors qu’elle est dans une mauvaise situation, il ne la reconnaitra pas…

A la lecture du résumé, on ne peut que penser à une réécriture de Cendrillon, et j’avouerai que cela m’a un peu rebutée. Mais finalement, j’ai eu une belle surprise avec la qualité de la plume de l’auteure. Benedict Bridgerton est un membre de la famille que l’on connait assez peu, et on se rend compte que finalement même sa famille ne le connait pas entièrement. Ce statut de numéro 2 l’a toujours oppressé, et l’empêche de se révéler vraiment. Et c’est un problème que connait très bien Sophie. En tant que fille illégitime du comte de Penwood, elle a vécue une partie de son enfance avec les domestiques de son père, qui l’a fait passer pour sa pupille. Lorsque son père se marie à Araminta Reiling, l’enfer commence pour Sophie. Celle-ci la déteste, et quand son père décède, elle la relègue au simple rang de domestique. Aimée par sa perceptrice, et tout le personnel de sa maison, c’est ainsi qu’elle se rend au bal masqué chez Lady Bridgerton et rencontre Benedict. A minuit, elle s’enfuit pour qu’Araminta ne la découvre pas, mais malheureusement elle s’en rend compte et se retrouve à la rue. L’histoire reprend deux ans plus tard, alors qu’elle a trouvé un emploi de domestique. Lors d’une fête, Benedict arrive au bon moment pour la sauver des mains de quelques personnes malveillantes envers elle, mais ne la reconnait pas. Il l’emmène chez lui, et lui promet de l’aider à retrouver un nouvel emploi chez sa mère. Bouleversée, elle n’ose prendre la parole, et Benedict quant à lui est bien intrigué par cette jeune fille. L’intrigue se dévoile finalement très intéressante, et a su me captiver. De suite, on ne peut que s’attacher au personnage de Sophie, qui est forte et courage, mais aussi qui a des principes auxquels elle ne veut pas céder. Il est aussi très intéressant de découvrir Benedict, ce personnage un peu en retrait. Tous les deux sont assez têtu et ne comptent pas lâcher leurs idées. De rebondissements en rebondissements, on se laisse surprendre à se demander, mais comment va bien pouvoir se conclure leur histoire. J’ai aussi grandement apprécié le personnage de Violet, la mère des Bridgerton, que l’on apprend aussi plus à connaitre. Une femme impressionnante !

Une très belle romance sur une trame à la Cendrillon qui a finalement su me convaincre et me surprendre ! 

 

note 4,5 étoiles

 

Bridgerton