Fantastique, Fantasy, Science-fiction, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Tress de la mer Émeraude de Brandon Sanderson

Tress de la mer Émeraude de Brandon Sanderson

Éditeur : Le Livre de Poche
Pages : 641 pages
Parution : 11 janvier 2023
Genre: Fantasy

 

L’histoire:

Tress vit sur une petite île isolée au beau milieu d’un océan… de spores. Simple laveuse de vitres, elle partage néanmoins une belle complicité avec Charlie, le fils du duc, et est secrètement amoureuse de lui. Quand celui-ci disparaît, la jeune femme décide de partir à sa recherche.

C’est le début d’un périple au bout du monde, où l’on retrouve tous les ingrédients qui font le sel des grandes aventures : des contrebandiers de la pire espèce, une sorcière malintentionnée, un redoutable dragon, des pirates sales et méchants (ou pas), et même un rat qui parle…

 

Mon avis :

Tress est une jeune fille timide qui est laveuse de vitres et collectionne les tasses. Elle est secrètement amoureuse de Charlie, le fils du Duc. Quand elle apprend qu’il a été enlevé par la sorcière de la mer de minuit, elle n’hésite pas embarquer sur un navire pirate pour venir à sa rescousse.

Dans un univers insolite où les mers sont faites de spores aux propriétés terrifiantes, Tress se transforme pour devenir une aventurière. A ses côtés, des personnages dès plus surprenant l’accompagnent : un chirurgien zombie obsédé par les organes, un quartier maître sourd qui communique avec une ardoise, une capitaine infectée de spores ou un rat bavard étonnamment utile…

Le résumé peut nous faire penser à une histoire banale, une jeune fille qui part sauver son bien-aimé. Mais, il est trompeur. Il s’agit d’un voyage initiatique grandement bien mené. Au fil des pages, on s’attache à notre héroïne extraordinaire qui grandit à chaque étape, et aux personnages secondaires marquants. On s’émerveille également devant cet univers de spores aussi beau que dangereux. Le roman montre que l’héroïsme est simplement du courage, la capacité à essayer et à tendre la main aux autres.

Je regrette tout de même une chose, sa longueur. J’avoue que dès fois, je me suis perdue dans l’histoire. J’aurai également bien aimé avoir une carte afin de suivre Tress dans son avancée à travers les mers. La fin m’a légèrement déçue. Après cette belle épopée, elle est très expéditive.

C’est le premier livre que je lis de l’auteur, peut-être que j’en lirais un deuxième. Même si j’ai quelques regrets, il faut noter que l’univers qu’il a créé est époustouflant, comme les personnages.

note 3,5 étoiles

Littérature française (France), Livres, Mes coups de cœur

Rage against the machisme de Mathilde Larrère

Éditeur : Le livre de poche
Pages : 288 pages
Parution : 2 Février 2022
Genre: Essai

 

L’histoire:

Les femmes ont une histoire, une histoire de luttes pour leurs droits, conquis, arrachés, défendus, une histoire de colère contre les discriminations, les inégalités, une « Rage against the Machisme ».

L’historienne Mathilde Larrère retrace les combats féministes de la Révolution française jusqu’au mouvement #MeToo d’aujourd’hui, sur les pas de Louise Michel, de Gisèle Halimi, mais aussi de tant d’autres invisibilisées, comme Pauline Léon, Malika El Fassi, les colleuses contre les féminicides…

À l’histoire, le livre mêle des récits, des documents d’époque, des chansons et des slogans, reflétant l’ardeur et la détermination de celles qui n’acceptent pas l’inégalité des sexes, montrant combien elles se tiennent la main au-delà des siècles.
Luttes pour l’égalité, pour les droits de voter, s’instruire, se défendre, gouverner leurs propres corps, mais aussi pour l’émancipation des femmes des colonies : autant de domaines où la liberté des femmes a été bafouée, autant de droits à conquérir et à défendre, encore, aujourd’hui et demain.

 

Mon avis:

Cet essai historique retrace l’histoire des luttes pour le droit des femmes du XVIIIe siècle à nos jours. Entre sujets féministes, citations engagées, explications de slogans, extraits de textes phares, dates et chiffres clés … on en apprend plus sur le chemin parcouru.

Voici une lecture que j’ai grandement appréciée. Rédigée par l’historienne Mathilde Larrère, chaque sujet est richement agrémenté de sources illustrant les propos. On commence forcément dans l’histoire et l’explication de pourquoi les femmes y sont si peu citées. Puis vient la Révolution française, où plusieurs rôles leur sont confiés et leurs voix se font entendre. Grâce aux femmes révolutionnaires et aux suffragettes, le code civil commence à évoluer vers plus de droits et d’autonomie qui mettent des années à être reconnus.

Des dates peuvent être particulièrement choquantes, puisqu’elles sont proches. Elles concernent nos parents et grands-parents, et aussi nous même. Mais comme dit dans le texte « rien n’est jamais acquis ». D’ailleurs des évènements récents y sont aussi décryptés, comme le mouvement #MeToo ou le hashtag #PayeTonUtérus

Intéressant et surtout accessible, j’ai appris beaucoup avec cette lecture que je compte déjà relire. Les informations données permettent de nous forger une bonne base. Il m’arrivait des fois d’interrompre ma lecture pour me renseigner sur certains sujets évoqués. Des illustrations de Fred Sochard y sont aussi présentes, comme celle de la couverture qui m’a fait sourire. Un ouvrage très bien réalisé avec en plus une bibliographie qui nous permet d’aller plus loin.

Un livre qu’on devrait tous lire à notre rythme. Il permet de comprendre nombreux faits historiques et d’en apprendre plus sur de grandes personnalités.

 

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. » Simone de Beauvoir

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Une femme d’imagination et autres contes de Thomas Hardy

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Éditeur : Le Livre de Poche
Pages : 168 pages
Parution : 11 Mars 2015
Genre: Classique, Historique

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L’histoire:

Dans le sud-ouest de l’Angleterre , au début du XIXe siècle, quatre destins de femmes meurtries par l’amour : amour impossible pour un soldat étranger, amour ensorcelé pour un violoniste de village, amour refusé par un fils trop rigide, amour rêvé pour un homme jamais rencontré…

Comme dans Tess d’Urberville et Jude l’obscur, Thomas Hardy conte à merveille dans ces courts textes les tourments de l’âme féminine et la brutalité d’une société où le sentiment n’a pas sa place.

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Mon avis:

Dans ce recueil, nous découvrons quatre nouvelles de Thomas Hardy, quatre désillusions amoureuses de femmes du XIXe siècle : Phyllis, Sophy, Caroline et Ella

Dans la première, « Le hussard mélancolique de la légion germanique », l’auteur nous conte la rencontre amoureuse entre une jeune fille déjà promise en mariage et un soldat en garnison. Le choix devra se faire entre le cœur et la raison…

Dans « Le veto du fils », on assiste au refus absolu d’un fils qui ne souhaite pas que sa mère se remarie, considérant le prétendant en dessous de sa classe sociale.

« Le violoneux des contredanses » raconte la passion d’une femme pour un musicien sans trop de scrupules, et ses malheureuses conséquences.

Enfin, avec « Une femme d’imagination », c’est l’histoire d’une femme mariée qui devient folle d’un poète qu’elle ne connait que par ses mots.

Ce n’est pas la première fois que je lis les écrits de Thomas Hardy, et autant dire que je suis toujours aussi fan de sa plume. Même si je n’ai pas forcément accrochée à toutes les histoires qui nous sont contées, on passe tout de même un bon moment. Mais il faut se rappeler qu’avec l’auteur nous n’avons pas toujours le droit à des happy end !

Les personnages sont très approfondit et les intrigues prenantes. On se retrouve face à des convenances sociales et morales qui entravent le destin de beaucoup de femmes de cette époque.

note 3,5 étoiles

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Une saison à Longbourn de Jo Baker

Une saison à Longbourn de Jo Baker

Éditeur : Le Livre de Poche
Pages : 456 pages
Parution : 1 Avril 2015
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Figures de l’ombre dans Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des personnages à part entière qui, du matin au soir,
astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons.

Et pendant que les cœurs s’emportent à l’étage, ce que les domestiques font au secret de leur cuisine n’appartient qu’à eux… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

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Mon avis:

Des austeneries, soit des réécritures des œuvres de Jane Austen, il y en a une petite collection aujourd’hui dont j’en ai lu certaines. Ici, Jo Baker avec « Une saison à Longbourn » nous offre un nouveau point de vue. On se retrouve dans l’univers de « Orgueil et Préjugés », mais on peut dire du côté des coulisses.

Dans cette intrigue, nous découvrons donc les dessous du quotidien des occupants de la maison Bennet : soit des propriétaires et de leurs cinq filles à marier, mais aussi des domestiques. Et ce sont ces derniers qui guident notre chemin. On fait la connaissance de Mr et Mrs Hill qui sont au service de la famille depuis des années, Sarah la femme de chambre, Polly la jeune bonne, et James le tout nouveau valet. Tout ce petit monde se lève aux aurores avant le famille, pour que tout soit prêt dès leur réveil. Et autant dire qu’il y a des surprises…

Ce roman nous apporte un peu d’originalité comparé aux autres austeneries. A travers l’œuvre de Jane Austen, on en découvre plus sur le quotidien et le dur labeur des gens de maison. Entre rallumer le feu, nettoyer les cuisines, préparer les repas, brosser les chevaux, lessiver, cureter, repasser, servir… les tâches n’en finissent pas. Malgré le peu de répits qu’ils ont, et le peu de reconnaissance, il y a aussi des histoires d’amour… On y parle également de thèmes forts comme l’esclavage et le sort des domestiques, ou l’impact des guerres napoléoniennes. On s’attache aux personnages, et on se laisse surprendre par les secrets et les non-dits. Deux mondes se côtoient, avec des préoccupations et des conditions bien différentes. Et comme dans « Orgueil et préjugés », ici c’est principalement Sarah qui tient les rênes du récit.

Une lecture sympathique, qui fait penser à la série télé Downton Abbey, qui m’était justement en lumière les deux milieux.

note 3,5 étoiles

Classique, Littérature française (France), Livres

« J’ai tellement envie de vous » : Lettres d’amour 1585-1610 de Henri IV

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Éditeur : Le livre de poche
Collection: La lettre et la plume
Pages : 352 pages
Parution : 7 Septembre 2011
Genre: Classique, Autobiographie

 

Synopsis:

Le bon roi Henri aimait tant les femmes qu’il faillit mettre sa couronne en péril pour les beaux yeux de ses maîtresses. Amant souvent trompé, mari toujours infidèle, les sentiments ne comptaient guère pour ce conquérant aussi intrépide au combat qu’à la poursuite de celles qui éveillaient ses sens.
La mort de la belle Gabrielle d’Estrées lui fit couler des larmes mais elles furent vite séchées par Henriette d’Entragues qu’il fit pratiquement cohabiter avec son épouse légitime, Marie de Médicis.
Dans cette correspondance qui couvre près de vingt-cinq années -des premières amours du jeune roi de Navarre à sa dernière idylle avec Charlotte de Montmorency, il se montre sentimental et libertin, maniant avec élégance l’humour, la malice et le mensonge.

 

Mon avis:

Dans ce recueil, on découvre les lettres du roi Henri IV écrite entre 1585 et 1610, à ses diverses maîtresses, mais aussi à ses épouses comme Marguerite de Valois, sa première épouse, ou Marie de Médicis.

A travers ses lettres, on suit aussi le parcours du roi, et les notes nous aident beaucoup à ne pas perdre le fil entre chaque histoire. On apprend beaucoup sur sa personne, un grand libertin connu, dont les familles nobles n’existaient à envoyer leurs filles dans le lit de ce dernier. On découvre aussi son caractère et ses réactions, des fois étonnantes, faces aux potins de la cours, ou de sa vie de souverain, ou dans sa vie de famille. Il est vrai qu’il est dommage, de ne pas avoir les réponses, il y a quand même près de 300 lettres. Heureusement que l’éditrice du livre est là pour nous apporter les détails, sinon on serait vite perdu. Il y a des lettres et des passages très intéressants, d’autres un peu redondants.

ça reste tout du moins un ouvrage très intéressant pour mieux connaitre le roi, ses pensées et ses agissements. Toutefois, il ne m’a pas transporté comme les autres ouvrages de la collection. Peut-être un peu trop long, même si, il faut le dire, il écrit très bien.

note 3 étoiles