Vous connaissez Darcy : riche, fière, désapprobatrice, froide. Bennet Bethle connaît lui aussi Darcy, ou, au moins, ce type de femme. En tant que collecteur de fonds pour la collection Longbourn, un musée reculé du Queens, il rencontre de nombreuses héritières qui passent leurs journées à s’ennuyer. En regardant la belle mais hautaine jeune femme s’ennuyer dans un coin lors du gala du musée, Bennet se doute qu’il n’y aura aucune relation possible entre eux. Mais en dépit de son air d’indifférence, l’intérêt de Darcy a été piqué par l’irrévérencieux Bennet, qui la croise fréquemment en compagnie de son amie Charlotte “Bingley” Bingston. Charlotte qui souhaite organiser un bal à l’hôtel Netherfield au profit du musée. Enfin, organiser un bal ou draguer le frère de Bennet, on ne sait pas trop quelle est la raison principale. Cependant, une chose est claire : il n’aime pas Darcy…
Mon avis :
Bennet Bethle travaille comme collecteur de fonds pour le musée Longbourn. Avec son frère John, il tente de convaincre de riches mécènes de soutenir l’établissement. Lorsqu’ils rencontrent Charlotte Bingston, une héritière fortunée, ils espèrent avoir trouvé une donatrice idéale. Mais celle-ci arrive accompagnée de sa meilleure amie Darcy, une jeune femme riche, hautaine et visiblement peu impressionnée par Bennet.
Cette réécriture propose une inversion des rôles des personnages, comme le roman de Bianca Marconero. Darcy et Bingley deviennent des femmes riches et influentes, tandis que les Bennet sont désormais des frères travaillant dans le monde de la culture. Autre originalité, l’histoire se déroule au XXIème siècle à New York City. Il faut forcément un temps d’adaptation pour s’y retrouver.
Si l’intrigue est sympathique et ponctuée d’humour, l’écriture peut parfois sembler en décalage avec l’époque actuelle. Certains dialogues et comportements rappellent souvent ceux du XIXᵉ siècle. Les personnages parlent et agissent parfois de manière très formelle. On a parfois l’impression de faire un bond dans le passé. Cela m’a dérangé. Il faut dire aussi que je suis exigeante avec les austeneries étant une grande fan de Jane Austen.
Malgré cela, le roman reste une romance légère et divertissante, qui plaira aux lecteurs curieux de découvrir une variation moderne de l’univers de l’auteure.
Éditeur : Casterman Pages : 190 pages Parution : 14 mars 2012 Tome : 01/06 Genre: Historique
L’histoire :
Lucius Modestus, architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!! Entre stupeur et émerveillement, Lucius parviendra-t-il à mettre à profit cette fantastique découverte pour relancer sa carrière ?
Mon avis :
Lucius Modestus est un architecte romain spécialisé dans la conception de thermes. Mais, il traverse une période de doute. À court d’idées, il peine à imaginer de nouvelles installations. La pression est d’autant plus forte que les projets doivent répondre aux ambitions de l’empereur Hadrien.
C’est alors qu’en plongeant dans l’eau d’un bain, Lucius se retrouve mystérieusement transporté dans le Japon moderne. Là-bas, il découvre une culture du bain particulièrement développée et également des boissons et spécialités culinaires associées au moment du bain. Chaque retour à Rome lui permet d’adapter ces idées venues du futur pour résoudre les problèmes auxquels il était confronté.
Même si la trame est répétitive, j’ai pris plaisir à découvrir les aventures de Lucius et ses voyages dans le temps. J’ai apprécié les touches d’humours qui permettent au récit de ne pas être monotone. J’ai eu un gros coup de cœur pour les informations historiques que l’on trouve à la fin de chaque chapitre. J’avais presque hâte que l’épopée de Lucius finisse pour les lire ! On en apprend plus sur les traditions du bain dans la Rome antique et au Japon. Plusieurs lieux historiques sont mis en avant et en relation avec les créations de Lucius.
Ce premier tome qui sert surtout d’introduction me donne clairement envie de découvrir la suite de la série.
Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog Frogzine.
Mes meilleures lectures de 2025
Après ma panne de lecture de 2024, il est vrai que j’ai dû mal à reprendre mon rythme. Cette sélection montre que je me suis beaucoup plus tournée vers les graphiques que les romans. J’avoue que je ne m’attendais à un résultat si marquant en vous faisant ce top 10.
Au pays des histoires : L’enfance de Charlotte, Branwell, Emily et Anne Brontë de Sara O’Leary et Briony May Smith
Voici l’histoire d’une famille unique, aux quatre enfants extraordinaires. L’histoire d’un frère, Branwell, et de trois sœurs, Charlotte, Emily et Anne, qui deviendront plus tard les célèbres sœurs Brontë. Élevés par leur père dans la campagne anglaise, les enfants développent un appétit insatiable pour les livres. Ils créent des ouvrages miniatures pour leurs petits soldats, ils inventent des poèmes, imaginent des personnages et des mondes fabuleux… Une enfance au pays des histoires qu’ils ne quitteront jamais totalement.
=> Ce super album nous fait découvrir l’enfance de la famille Brontë (Anne, Emily, Charlotte et Branwell) et de leur passion commune pour la littérature et l’écriture.
Les carnets de Cerise, tome 6 : La Parenthèse d’oubli de Joris Chamblain et Aurélie Neyret
Cerise et sa famille recomposée, partent pour un voyage autour du monde, visitant notamment l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Sud, ou encore le Sahara… Au cours de ce périple, Cerise se confronte à ses démons intérieurs, découvre la force de l’entraide et du partage, et cultive même sa conscience écologique.
=> Cette saga est un petit bonbon et toujours aussi fascinante. Ce nouveau volume m’a procuré tant d’émotion. Un bien fou et un coup de cœur ! Je ne peux que vous la recommander.
Les Damnés du grand large de Kristof Mishel et Beatrice Penco Sechi
« Je colporte la plus étrange histoire qu’il vous ait été donné d’entendre, je vous l’échange contre un repas. » Il y a deux cents ans, un curieux voyageur fit résonner une taverne d’un inquiétant récit.Celui d’un navire pris dans la tourmente de meurtres inexplicables. Celui de cadavres de marins marqués d’un signe obscur, et d’un équipage terrorisé. Celui d’un jeune mousse au carnet rempli de monstres, qui semblait tout connaître des forces effroyables qui régissaient les eaux où le vaisseau s’était aventuré. Mais l’auditoire ne pouvait prévoir que derrière le récit fascinant du conteur se cachait quelque chose de plus sinistre que la mort elle-même…
=> Une BD qui nous emmène sur un bateau maudit en compagnie pirates. Un one-shot plus que réussi avec des illustrations sublimes.
Moi qui n’étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu de facettes de mon père qui m’étaient inconnues. Je prenais conscience du fossé que j’avais creusé pour échapper à tout dialogue avec lui.
=> Un manga très touchant qui aborde le divorce et comment les enfants subissent la décision de leur parent. Une chose est sur, je vais continuer à découvrir les écrits de Jirô Taniguchi.
Le croque-en-murs de Mickaël Brun-Arnaud et Jérémy Pailler
Au village des animaux, le croque-en-murs a mauvaise réputation. Qui est ce blaireau mystérieux, que l’on dit porteur de malheurs ? Edgar, un petit lapereau curieux, va tenter de percer le mystère qui l’entoure… Un album émouvant pour célébrer la mémoire et les liens magiques qui demeurent à travers nos souvenirs.
=> Après Mémoires de la foret, Mickaël Brun-Arnaud continue à m’émerveiller avec ses écrits. Cet album aborde premièrement les thèmes de la mort et du deuil. Mais l’’histoire met aussi en valeur l’amitié, l’amour, la différence et l’acception de soi.
Maman. Un des premiers mots du monde. Un nom unique, porté par des milliards de femmes. Un mot pour dire l’amour, la tendresse, le lien, parfois le manque. Il y a autant de mamans qu’il y a d’enfants. Pourtant, sur tous les continents, lorsqu’elles prennent leur bébé dans les bras, les mamans se ressemblent.
=> A travers 30 témoignages, cet album qui rend hommage à toutes les mamans du monde entier, de différentes cultures et de différentes époques. Papa m’a tout autant envouté.
Rose va grandir bien plus vite qu’elle ne le pense… Les parents de Rose n’arrêtent pas de se disputer. À tel point qu’elle a décidé d’aller vivre chez son grand-père à trois maisons de là. Et elle ne reviendra chez elle que quand elle aura grandi et atteint la marque sur la toise dans l’ancienne chambre de sa maman. Voilà qui est dit ! Mais la vie avec son papy, vieux monsieur solitaire aux habitudes fantasques et fan du Titanic dont il reconstitue la maquette, au moindre câble près, ne va pas être aussi apaisée que Rose l’imagine. Entre moments tendres et situations cocasses, Rose va découvrir une existence tout aussi mouvementée que chez ses parents.
=> Entre poésie, bienveillance et humour, cette BD est un ode aux relations intergénérationnelles.
Chaque jour Dracula de Loïc Clément et Clément Lefèvre
Le jeune Dracula appréhende d’aller à l’école car quelques-uns de ses camarades de classe se moquent de lui à cause de certaines de ses particularités qui le rendent différent. Un soir, il décide d’en parler à son père. Avec un cahier proposant une galerie de portraits de vampires célèbres.
=> Tout le monde connaît Dracula, le célèbre vampire des légendes et du cinéma. Mais qui aurait imaginé que le grand buveur de sang ait un jour été victime de harcèlement scolaire ? À travers cette histoire, Loïc Clément explore avec une grande sensibilité le sentiment d’impuissance, de honte et de culpabilité que ressentent les victimes.
The Agency for Scandal, tome 2 : A season for scandal de Laura Wood
Lorsque l’entreprise familiale court à la faillite, le dernier imprévu dont Marigold Bloom a besoin c’est Oliver Lockhart, jeune homme terriblement séduisant mais ô combien agaçant. Pourtant, cette rencontre la mène tout droit à la Volière, une agence secrète dirigée par des femmes audacieuses ayant recours au chantage contre les hommes puissants qui abusent de leur pouvoir. Propulsée au cœur de cette organisation, Mari se voit confier sa première mission : faire équipe avec Oliver pour découvrir la vérité sur le retour soudain de la sœur disparue de Lockhart. Leur couverture ? Se faire passer pour un couple follement amoureux, fraîchement fiancé. Au cours de leur enquête, le jeu devient de plus en plus troublant, et la frontière entre mensonge et réalité moins nette. Alors que sa relation avec Oliver est factice, se pourrait-il que Mari éprouve de réels sentiments ?
=> Cette romance historique reprend tout ce que j’aime : des héroïnes fortes et une critique de la société victorienne. Il explore également la question du corps féminin qui ne correspond pas aux standards.
La fougère et le bambou de Marie Tibi et Jérémy Pailler
Au soir de sa vie, un vieil homme lègue deux graines à ses fils : à l’aîné, une graine de fougère ; au cadet, une graine de bambou. « Plantez-les dans la forêt en souvenir de moi. » Si la fougère recouvre vite le sol, rien ne pousse de la graine de bambou, au grand désespoir du plus jeune des frères…
=> Cet album est un coup de coeur. Il met en valeur la persévérance, la force de la résilience et le courage d’avancer sans renoncer. Elle rappelle que chacun avance à son rythme.
Comme vous le savez, j’aime beaucoup les tags. J’en fais régulièrement et je suis toujours à la recherche de nouveaux. Alors, merci à Light & Smell de m’avoir fait découvrir le Uno Book Tag !
La carte +2 : 2 livres de ma PAL
Ayant plus de 100 livres dans ma PAL, en choisir que deux est une mission compliquée ! Le choix se fait donc sur un roman et un graphique.
Calpurnia (BD), tome 1 de Daphné Collignon et Jacqueline Kelly
Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ? On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?
Romance à l’anglaise de Erica George
Blythe déteste Briggs depuis qu’il l’a précipitée dans l’auge à cochons devant tout le monde quand ils étaient enfants… Aujourd’hui, elle a 18 ans et n’a qu’une passion : ses abeilles. Briggs, lui, endetté jusqu’au cou, doit absolument épouser la riche Sabrina. Malgré leur inimitié, Blythe aidera Briggs à conquérir la froide jeune fille ; en échange, il trouvera le financement pour ses chères ruches. De dîners en bals, de tea time en balades équestres, ils se rapprochent jusqu’à ce que l’inévitable se produise : un baiser passionné au clair de lune. Braveront-ils leur orgueil ou poursuivront ils leurs ambitions quitte à sacrifier leur amour ?
La carte +4 : une saga de 4 livres que je recommande
Une saga de 4 livres = forcément Mémoires de la forêt de Mickael Brun Arnaud. Ces romans m’ont tellement emporté. Si vous n’avez pas encore tentée l’expérience, foncez !
Mémoires de la forêt, tome 1 : Les Souvenirs de Ferdinand Taupe de Mickaël Brun-Arnaud et Sanoe
Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.
Carte Reverse (changement de sens) : ces livres que j’aimerais relire comme si c’était la première fois
C’est grâce à Harry Potter que j’aime la lecture. Le premier tome est sortie quand j’étais en primaire, puis le projet de film est arrivé. Même si je l’ai déjà relu, j’aimerais m’imaginer le découvrir comme quand j’avais 10 ans.
Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling
Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !
Carte Skip (passe ton tour) : le livre que je redoute de commencer
Dans ma PAL, j’ai plusieurs best-sellers qui sont sortis il y a quelques années. Certains représentent des genres littéraires que je lisais auparavant. Et si je n’aimais pas ? Surprise !
Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscences de Georgia Caldera
« Le temps n’est rien… Il est des histoires qui traversent les siècles… »
Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants. Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité. Peu à peu, elle perd pied… Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!
Carte Wild (changement de couleur) : un livre de ma PAL qui sort de mes habitudes
Actuellement, dans ma PAL je n’ai pas de livre qui rentre dans cette catégorie. Je vais tout de même vous citer un roman graphique qui aura une valeur symbolique pour moi. Je vous en parlerai fin mars, pour la journée internationale de l’épilepsie.
L’Ascension du haut mal de David B.
Le « Haut-Mal » ? Il y a bien longtemps, au Moyen Âge, c’est ainsi que l’on nommait l’épilepsie. Cette maladie mystérieuse qui frappe Jean-Christophe, le frère du narrateur. Le récit démarre dans les années soixante, dans une petite ville des environs d’Orléans. On entre dans l’intimité du quotidien d’une famille bouleversée par le drame qui frappe le fils aîné. Une famille qui mettra tout en œuvre pour trouver une solution, ballottée entre des médecins qui ressemblent à des savants fous et des thérapeutes aux méthodes vaguement sectaires. L’Ascension du Haut-Mal est bien plus qu’une chronique familiale, sensible et attachante. C’est aussi un récit imprégné de fantastique qui fait voyager le lecteur à travers l’imaginaire échevelé de l’auteur, peuplé d’épiques scènes de batailles, de personnages historiques légendaires et de monstres nocturnes inquiétants. David B. est l’un des plus talentueux représentants de cette nouvelle bande dessinée qui n’hésite pas à aborder des sujets plus intimistes. Une œuvre forte et rare. –Gilbert Jacques
Éditeur : Michel Lafon Pages : 544 pages Parution : 12 juin 2025 Genre: Young Adult
L’histoire:
L’océan, Luka en a toujours rêvé. Vivre libre et loin de la misère dans laquelle elle a grandi l’obsède. Peu importe qu’elle soit une femme, sa détermination est sans limites et elle compte bien prendre la mer. Quand le capitaine de l’Endeavour l’intègre à son équipage en dépit des convenances, Luka semble toucher son rêve du doigt. Mais passée l’euphorie du départ, la vie à bord se révèle impitoyable. Sous les ordres de l’intransigeant et mystérieux maître coq, Axel, Luka cherche à trouver sa place malgré le sexisme et la superstition légendaire des marins, alors que les véritables raisons de sa présence sur le navire lui échappent encore. Bien déterminée à percer le secret de leur expédition, la jeune mousse découvre rapidement que sur l’Endeavour, rien n’est ce qu’il paraît être.
Mon avis :
Luka est une jeune femme déterminée à réaliser son rêve : naviguer et devenir capitaine. Lorsqu’elle parvient à intégrer l’équipage de l’Endeavour, elle pense toucher enfin à son objectif. Sous l’autorité d’Axel, elle découvre que les dangers ne viennent pas uniquement de l’océan. Entre quête d’un mystérieux trésor, tempêtes, trahisons et tensions internes, elle découvre rapidement que le plus grand défi n’est pas seulement l’océan. Mais la place qu’elle doit sans cesse défendre en tant que femme dans un milieu profondément hostile.
Dès que Luka monte à bord, on embarque avec elle. L’immersion est immédiate. On vit chaque tempête, chaque affrontement, chaque émerveillement à ses côtés. On partage sa peur, sa colère, son indignation face à des discriminations, humiliations et agressions. Pourtant, elle ne plie jamais. Sa détermination et son courage forcent l’admiration. Elle choisit une voie qui ne lui est pas destinée, ose braver les interdits et prouve qu’elle a sa place. Elle ne se laisse jamais faire et à une sacrée répartie.
Son personnage m’a particulièrement touchée. C’est une héroïne inspirante que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre. Grâce à elle, la dimension féministe est particulièrement marquante. La liberté accordée aux femmes est fragile, presque illusoire. Luka incarne ce combat constant pour exister pleinement dans un monde d’hommes.
Axel, de son côté, est bien plus difficile à cerner. Tantôt touchant, tantôt décevant, je n’ai pas été convaincue. Ses mensonges répétés et certaines attitudes m’ont déplus. Même si sa relation avec Luka apporte des tensions intéressantes, je n’ai pas réussi à m’attacher pleinement à lui.
Globalement l’intrigue a tout pour me plaire. En tant qu’amatrice de piraterie, j’ai aimé l’intégration de légendes maritimes. Toutefois, j’ai ressenti quelques longueurs par moment. J’ai trouvé que souvent les rebondissements étaient suivi d’un long moment plat. Cela n’enlève pas l’intérêt de l’histoire, mais ça a légèrement freiné mon enthousiasme.
En bref, malgré quelques réserves concernant Axel et le rythme, cette lecture offre une belle aventure en mer qui saura séduire les amateurs de récits de piraterie et de combats féminins.