Album, Littérature française (France), Livres

L’Amoureux de Rébecca Dautremer

L'Amoureux Rébecca Dautremer

Éditeur : Gautier-Languereau
Pages : 32 pages
Parution : 5 février 2003
Genre: Jeunesse

 

L’histoire:

Ernest n’arrête pas d’embêter Salomé.
Il lui tire les cheveux,
fait tomber ses lunettes exprès…
La maman de Salomé dit que, peut-être,
Ernest est amoureux d’elle.

Mais ca veut dire quoi, amoureux ?

Sur ce sujet, tous les copains
de Salomé sont bien renseignés
et chacun a son mot à dire:
amoureux, c’est…

 

Mon avis :

À l’école, Ernest passe son temps à embêter Salomé. Il lui tire les cheveux. Il attrape sa capuche. Il fait tomber ses lunettes. Salomé ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi. Elle raconte tout à sa maman. Elle lui explique que c’est peut-être sa façon d’attirer son attention. Peut-être même qu’il est amoureux. Amoureux ? Salomé ne savait pas vraiment ce que signifiait cette « moureux ».

Dans la cour de récréation, la question circule. Chacun a sa définition. Les réponses fusent. Être amoureux, est-ce que ça fait mal quand on tombe à « moureux » ? Est-ce que ça brûle le « coude-foudre » ? Peut-on l’être toute la vie ?

Cet album est un véritable petit bonheur de lecture. Il adopte un ton naïf et enfantin pour explorer un sujet pourtant complexe : l’amour. Inspiré de ce qu’ils ont observé ou entendu, chacun donne des explications rocambolesques. On y découvre toute la richesse de leur imagination.

Concernant les illustrations, elles sont tout simplement superbes. J’admire le travail tout en finesse de Rebecca Dautremer. A chaque page, on ressent la poésie du texte. La palette de couleur est forcément dominée par des rouges, des roses et enrichie d’une foule de petits détails.

Un album poétique et touchant, véritable ode à la douceur de l’enfance. Un ouvrage à recommander autant aux plus jeunes qu’aux grands enfants.

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Maison de Christian Dior à Granville

Maison de Christian Dior Granville

La Maison de Christian Dior à Granville est perchée sur une falaise normande. La villa « Les Rhumbs » n’est pas une demeure comme les autres. C’est ici que le jeune Christian Dior vécut une partie de son enfance.

 

Construite à la fin du XIXᵉ siècle, cette villa belle époque est achetée en 1906 par les parents de Christian Dior, Maurice et Madeleine, un an après la naissance de leur fils. Ils y aménagent un parc et un jardin d’hiver. Grâce à la passion de Madeleine pour les fleurs, elle transforme le terrain en un espace de rêverie.

Christian Dior raconte dans ses mémoires combien ce lieu l’a marqué :

La maison de mon enfance… j’en garde le souvenir le plus tendre et le plus émerveillé. Ma vie, mon style doivent presque tout à sa situation et à son architecture.

Maison de Christian Dior à Granville

Le jardin est l’une des premières sources d’inspiration du couturier. Roses, pergolas, bassin à poissons, allées fleuries : ces éléments botaniques imprègnent sa sensibilité esthétique, aussi bien dans la mode que dans la parfumerie. 

 

Maison de Christian Dior à GranvilleMaison de Christian Dior à GranvilleMaison de Christian Dior à GranvilleLe musée nous invite à découvrir des collections de haute couture, accessoires, croquis, parfums et archives personnelles de Dior. 

Cette villa n’est pas seulement un musée. C’est un écrin à la mémoire d’un génie de la mode. Elle a su transformer ses sensations d’enfant, couleurs, parfums, lumières et panoramas marins, en un style unique. 

On peut se promener dans le jardin d’origine, un lieu de calme qui offre un panorama exceptionnel sur la mer et l’archipel des îles Chausey.

 

Ce fut une superbe visite où j’ai passé beaucoup de temps à contempler ce que je voyais. Et cette vue depuis le jardin m’a totalement envoutée. J’y suis restée plus de 30 minutes, admirative. Si vous allez en Normandie, je vous la conseille.

 

Maison de Christian Dior à Granville

Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

Jeune fille en Dior d’Annie Goetzinger

Jeune fille en Dior
Annie Goetzinger

Éditeur : Dargaud
Pages : 127 pages
Genre: Biographie

 

L’histoire:

12 février 1947

Le Tout-Paris se presse avenue Montaigne pour assister au premier défilé d’un certain Christian Dior. Épaules arrondies, tailles cintrées et longues jupes corolles, ce New Look lance la carrière du couturier de génie.

À travers le regard de Clara, jeune chroniqueuse férue de mode, Annie Goetzinger nous emmène dans les coulisses de la maison Dior, devenue depuis un emblème de l’élégance parisienne.

 

Mon avis :

Clara Nohant est jeune chroniqueuse de mode, qui assiste à son premier défilé chez Dior. De cette rencontre naît une relation particulière avec le couturier. Elle devient mannequin au sein de la maison et l’une des célèbres « jeunes filles ».

À travers ses yeux, on découvre l’univers de Dior. Non seulement sur le podium, mais surtout dans les coulisses, aux côtés de ses « quatre chéries » qui ont fait rayonner la maison à l’international, et de toute l’équipe qui rend les créations possibles. Au fil des pages, j’ai pu en apprendre plus sur le couturier. On nous relève notamment qu’il puisse son inspiration dans la campagne, au Moulin de Coudret à Fontainebleau. On y découvre un homme bon, généreux mais solitaire.

Ce roman graphique n’est pas une biographie sur Christian Dior, mais un hommage à son travail et à tous ceux qui travaillent dans l’ombre. L’auteure retrace son parcours, de son premier défilé à sa mort. Pour information, Clara est le seul personnage fictif de l’histoire.

Du côté des illustrations, elle révèlent le luxe et la beauté de ce milieu. Elles sont raffinées et captent la finesse des tissus, la grâce des silhouettes et le raffinement des coiffures, offrant un vrai plaisir pour les yeux.

L’ouvrage est enrichi d’un glossaire et de nombreuses annexes. Il explique les métiers, les tissus et accessoires, facilitant la compréhension de l’univers de la haute couture.

Ce roman graphique est d’une grande élégance, immersion dans la haute couture et admiration pour le travail de Christian Dior.

note 4,5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres

La Belle et la Bête de Jérémy Pailler

La Belle et la Bête Jérémy Pailler

Éditeur : Kaléidoscope
Pages : 44 pages
Parution : 9 octobre 2024
Genre: Jeunesse

 

L’histoire:

Il était une fois un prince arrogant et cruel qu’un sortilège métamorphosa en bête repoussante. Sous l’effet de cette magie, le prince perdit tout ce qu’il possédait et fut condamné à rester prisonnier de son palais. Il ne recouvrirait sa liberté que s’il apprenait à aimer…

 

Mon avis :

Jérémy Pailler nous propose une réécriture d’un classique de la littérature française, La Belle et la Bête. L’histoire est certes connue, mais elle prend ici une dimension nouvelle.

Ici, les personnages inventés par Mme Leprince de Beaumont sont incarnés par des souris. L’histoire met avant tout la relation entre la Belle et la Bête et apporte une belle leçon d’acceptation de l’autre tel qu’il est. Bien que le texte soit volontairement court, chaque page invite à la rêverie et m’a ému. J’ai particulièrement aimé la fin qui apporte un sens plus profond et plus mature que le traditionnel «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants».

L’univers graphique est absolument envoûtant. Les illustrations, délicates et détaillées, nous plongent dans une ambiance onirique et presque hors du temps. Le camaïeu de couleur donne une atmosphère sombre et romantique, renforçant la poésie de l’ensemble.

En bref, une adaptation sublime d’un conte légendaire et que sait se démarquer de l’œuvre originale.

note 4,5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres

Cléofée : Tricoteuse de mots de Lili Pissenlit et Barbara Brun

Cléofée : Tricoteuse de mots Lili Pissenlit et Barbara Brun

Editeur : Mic Mac
Pages : 32 pages
Parution : 1 septembre 2012
Genre: Jeunesse

 

L’histoire:

Cléofée était tricoteuse de mots à l’orée de la forêt près de Corte et savait très exactement ce qui convenait à chacun. Très en vogue, ses tricots faisaient tourner la tête des plus férus de mode et l’on se bousculait pour avoir la chance de porter l’une de ses créations.

 

Mon avis :

Cléofée est une petite fée au don singulier. Elle tricote les mots. Elle sait cerner les gens et trouver les termes qui leur conviennent le mieux. C’est ainsi qu’elle crée des vêtements sur mesure : un poule-over, une jupette tricotée de comptines burlesques, un bonnet de fables… Très vite, ses tricots ont un grand succès et tous le monde en souhaite un.

Même si l’histoire est courte, j’ai été séduite par le texte. Beaucoup d’humour, de poésie et de jeux de mots rythment l’aventure. Avec ses tricots, elle apporte de l’aide et du réconfort aux personnages. Après un tel élan de générosité, j’ai tout de même trouver la conclusion brutale.

Du côté des illustrations, elles sont magnifiques. Elles mettent parfaitement en scène les confections de Cléofée pour des personnages aux expressions irrésistibles et aux tenues incroyables. Elles sont également parsemées de lettres, de mots et d’étiquettes, ce qui donne envie de tout scruter avant de tourner la page.

note 3 étoiles

Cléofée : Tricoteuse de mots Lili Pissenlit et Barbara Brun