Fantastique, Fantasy, Science-fiction, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Young adult

Un palais de colère et de brume, tome 2 de Sarah J. Maas

Un palais d'épines et de roses, tome 2 : Un palais de colère et de brume de Sarah J. Maas

Éditeur : La Martinière
Pages : 719 pages
Parution : 8 février 2018
Genre: Fantasy

 

L’histoire:

Après avoir survécu aux défis d’Amarantha, Feyre est devenue une Fae et a hérité de pouvoirs qui échappent à son contrôle.
Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…
Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais.
D’abord réticente, Feyre découvrira pourtant qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle croyait connaître. Avec lui, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…
Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile. Car les desseins du roi d’Hybern pourraient bien ébranler tout le royaume des immortels.

 

Mon avis :

Après les événements traumatisants survenus dans le premier tome, Un palais d’épines et de roses, Feyre retourne à la Cour du Printemps aux côtés de Tamlin. Mais rien n’est plus comme avant : ni elle, ni Tamlin ne sont sortis indemnes de la cruauté d’Amarantha. Brisée, Feyre peine à se reconstruire. Tamlin, obsédé par sa protection, l’empêche de sortir et de s’impliquer dans quoi que ce soit. Ce qui devait être une vie de renaissance devient une prison, et Feyre sombre dans une profonde détresse. C’est alors que Rhysand, Grand Seigneur de la Cour de la Nuit, revient réclamer sa part du marché conclu : une semaine par mois avec Feyre. À partir de ce moment, sa vie bascule. Elle va peu à peu comprendre qu’elle n’est pas destinée à subir, mais à choisir sa propre voie.

Dans ce deuxième tome, Feyre se retrouve fragilisée par son passé récent. Elle ne trouve plus sa place à la Cour du Printemps. Rhysand apparaît ici sous un tout nouveau jour. Derrière son image sombre du premier tome se cache un personnage profondément complexe. Sa relation avec Feyre évolue lentement, entre provocation, humour et confiance grandissante. Il devient un véritable moteur dans la reconstruction de l’héroïne, l’aidant à reprendre le contrôle de sa vie et de ses pouvoirs. On voit ainsi Feyre évoluer d’une jeune femme brisée et passive, à devenir une personne consciente de ses capacités, de sa force et surtout de sa liberté.

En parallèle, la menace du roi d’Hybern s’installe progressivement, donnant une dimension plus politique et lourde à l’histoire.

J’avoue que j’ai faillit abandonner ma lecture, à cause des longueurs au début du roman. D’autant plus, je me sentais perdue dans l’intrigue, sans repères. L’action finit par gagner en intensité, des révélations incroyables sont faites, jusqu’à un final explosif. Je suis très contente d’avoir su tenir, puisque cette fin me tient en haleine. J’ai envie de dévorer le dernier tome et découvrir le fin mot de l’histoire.

note 3 étoiles

Fantastique, Fantasy, Science-fiction, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Young adult

Un palais d’épines et de roses, tome 1 de Sarah J. Maas

Un palais d'épines et de roses tome 1 de Sarah J. Maas

Éditeur : La Martinière
Pages : 525 pages
Parution : 9 février 2017
Genre: Fantasy

 

L’histoire:

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?
A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

 

Mon avis :

Dans ce premier tome de la célèbre trilogie de Sarah J. Maas, on suit Feyre, une jeune femme contrainte de chasser pour nourrir sa famille ruinée. Un jour, elle tue un loup sans savoir qu’il s’agit en réalité d’un immortel. En représailles, Tamlin, un Grand Fae, l’emmène de force à Prythian, le royaume des immortels.

Feyre y découvre un univers peuplé de créatures magiques, de cours puissantes et une mystérieuse malédiction qui pèse sur Tamlin et son peuple. Peu à peu, elle pourrait bien devenir la clé pour briser ce sort…

Rien qu’en lisant le résumé, on se doute d’une réinterprétation du conte de La Belle et la Bête. Au fil de la lecture, on retrouve plusieurs éléments emblématiques : une malédiction, une créature capable de se transformer, et une relation qui débute dans la méfiance.

Feyre est une héroïne forte, courageuse et déterminée. Parfois impulsive et un peu naïve, elle agit souvent avant de réfléchir.  Tamlin, quant à lui, rappelle la figure de la Bête : bourru, mystérieux, mais aussi sensible et protecteur. La relation entre Feyre et Tamlin se construit progressivement, passant de la méfiance à une véritable complicité. Cette évolution lente rend la romance crédible. Les personnages secondaires apportent également beaucoup de richesse au récit, notamment Lucien avec son humour, Rhysand avec son aura sombre et fascinante, ou encore Nesta, plus complexe qu’elle n’y paraît.

Le rythme particulièrement lent m’a plus qu’étonné. J’avoue mettre demandé si je continuais ma lecture… On comprend par la suite que l’autrice prend tout simplement le temps d’installer son univers: : palais, traditions, légendes… Tout est construit progressivement et permet une immersion totale. On découvre ainsi ce monde en même temps que l’héroïne. Dans le deuxième moitié du roman, l’action et les rebondissements peuvent ainsi commencer et on ne se sent pas perdu. J’ai aimé être surprise par certains retournements de situation et la conclusion du roman.

En bref, une réécriture originale du conte de La Belle et la Bête. Avec son univers riche, des personnages attachants, et une romance, ce premier tome est excellent. Une lecture captivante qui donne envie de découvrir la suite de la saga. Justement, j’ai le deuxième tome dans ma PAL !

note 4 étoiles

Littérature française (France), Livres

Harcèlement, ça commence quand ? de Catherine Le Magueresse

Harcèlement, ça commence quand ? de Catherine Le Magueresse

Éditeur : de la Martinière
Pages : 32 pages
Parution : 3 novembre 2023
Genre: Essai

 

L’histoire:

Véritable mal du siècle, le harcèlement, sous toutes ses formes – cyber, scolaire, professionnel ou encore sexuel – est présent dans l’actualité jour après jour et les victimes se comptent par dizaines de milliers.

Si l’on en parle de plus en plus, si les moyens commencent à être mis pour lutter contre ce fléau, il est encore pourtant extrêmement difficile de s’en défendre.

Reconnaitre les premiers signes, oser parler, se sentir légitime et se défendre : voici les principaux enjeux face au harcèlement. Ainsi, dans ce texte nécessaire, Catherine Le Magueresse donne aux lecteurs les clés pour détecter le harcèlement dès ses prémices, et informe le lecteur des droits qui sont les siens et les moyens juridiques à disposition.

 

Mon avis:

Jeudi 7 novembre 2024 était la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école. Mais qu’est-ce que le harcèlement, comment en prendre conscience et comment réagir ? C’est ce que nous explique Catherine Le Magueresse grâce ce court essai.

Trop souvent banalisé, il n’est toujours pas identifié par tous comme un acte de violence. La victime elle-même peut se remettre en cause et se demander si c’est suffisamment grave pour être dénoncé. Que cela se passe à l’école, dans une entreprise, à la maison, dans la rue ou sur les réseaux sociaux, ils existent des moyens pour dénoncer et cesser les propos subit. Il en est de même avec le cyberharcèlement et les contenus numériques.

Il est important de réagir et d’éveiller les consciences, puisque le harcèlement a des graves conséquences sur la santé physique et psychique, sur la vie personnelle et professionnelle. Trouble du comportement alimentaire, dépression, échec scolaire, perte de l’estime de soi, idées suicidaires… sont de nombreuses répercussions dont souffrent les victimes sur le temps.

 

Quelques chiffres:

46% des collégiens déclarent avoir été harcelé de façon répétée durant leur année
28% des collégiens et 17% des lycéens disent avoir été victime de cyberharcèlement
38,5% des femmes et 14% des hommes ont été confrontés à des comportements sexistes et sexuels au moins une fois dans leur vie professionnelle
81% des femmes ont déjà été victimes de harcèlement sexuel dans des lieux publics

 

Liste des structures pour accompagner les personnes harcelées, mais aussi pour les témoins de ces actes:

Harcèlement et cyberharcèlement scolaire
3020 et 3018
Association E-enfance

Harcèlement au travail
Association AVFT
Défenseur des droits

Harcèlement conjugal
3919

 

Cette collection ALT des éditions de La Martinière est à mettre entre toutes les mains, pour ses sujets d’actualité qui nous concernent tous. En une heure de lecture, on apprend tellement sur ce fléau qu’est le harcèlement, présent dans notre quotidien et qui ne doit pas être une fatalité. Encore un récit percutant et accessible.

 

Notre société n’a pas encore suffisamment pris la mesure des destructions humaines engendrée par le harcèlement, ni du coût de cette forme de violence. La loi, si elle est essentielle, ne suffit pas. Encore faut-il que les personnes et les institutions en charge de notre protection prennent au sérieux les violences dévoilées. Toutes les formes de violences. Cet état de fait n’est pas une fatalité. Organisons nous !

Littérature française (France), Livres

Faut-il en finir avec les contes de fées ? de Jennifer Tamas

Faut-il en finir avec les contes de fées de Jennifer Tamas

Éditeur : de la Martinière
Pages : 32 pages
Parution : 12 avril 2014
Genre: Essai

 

L’histoire:

Après #MeToo, le baiser non consenti de la Belle au bois dormant n’est plus synonyme d’émerveillement, la Belle est victime du syndrome de Stockholm, et le Petit Chaperon rouge ne veut plus être défini par sa beauté. À revoir les films Disney de notre enfance, le constat est sans appel : les contes défendent les inégalités de genre. Les personnages féminins des contes de fées sont de jeunes femmes passives et un brin idiotes, tandis que leurs homologues masculins sont au contraire puissants et courageux. Mais est-ce aussi simple ? Doit-on nécessairement boycotter ces contes qui nous paraissent dépassés ? Ou peut-on déconstruire notre héritage ?

Dans ce texte, Jennifer Tamas nous montre que les contes de fées ne sont pas voués à être jetés, mais doivent être relus, revisités, car ils nous éclairent sur notre société actuelle. Tout en dressant un portrait des inégalités de genre présentes dans les contes, elle rappelle le rôle de la conteuse et nous fait découvrir des personnages féminins forts écrits par des femmes. À travers de nombreux exemples cultes, Jennifer Tamas nous invite à redécouvrir les contes et à en tirer des leçons, pour apprendre à mieux vivre ensemble.

 

Mon avis:

Vous devez commencer à connaitre ma passion pour ces récits courts et percutants que nous proposent les éditions de la Martinière. Chacun sur des sujets de société, ils nous donnent des bases pour nous faire notre propre avis. En fin d’ouvrage, des ressources nous permettre de poursuivent nos recherches.

Le nouveau sujet de discussion est les contes de fées. Bien qu’ils sont décriés par certain, ces récits ont toujours leur utilité. On a d’ailleurs oublié que les premiers contes ont été écrits par des femmes aux XVIIe siècle. A l’instar de HC Andersen, Charles Perrault et les frères Grimm, l’une des premières conteuses en France fut Madame de Murat. Elle utilisait ses écrits pour véhiculer des messages aux jeunes filles sur le mariage, le consentement sexuel, l’appréhension du corps de l’autre et même l’opacité de son propre désir.

On associe beaucoup trop souvent les contes des fées à Disney. Les œuvres originales qui ont inspiré ces dessins animés sont souvent bien différentes. (On peut tenir ce discours pour bien des adaptations). Très souvent, il existe plusieurs versions à une histoire, souvent écrite par des femmes et oubliées. On connait par exemple la version de La Belle et La Bête de Madame de Villeneuve qui nous propose une version engagée et offre des réflexions d’actualité. Mais savez-vous qu’il en hésite une pour Cendrillon écrite par une femme ? C’est Marie-Catherine d’Aulnoy qui en est l’auteure et l’héroïne est loin d’être soumise.

Autant dire qu’avec la lecture de cet essai, j’ai encore appris énormément sur les contes. Au fil de ma lecture, j’ai souvent pensé au livre « La psychanalyse des contes de fées » que j’ai lu il y a quelques années. Ce livre est aussi très intéressant. En tout cas, j’ai un certain nombre de contes à me procurer maintenant !

 

Les contes recèlent un secret : leur sens ne s’épuise jamais et évolue en fonction des âges de la vie. Ils sont comme des couvertures magiques qui nous enrobent et grandissent avec nous. Mais surtout, ils nous aident, tout simplement, à vivre ensemble.

 

note 4,5 étoiles

Littérature française (France), Livres

Algorithmes, bientôt maîtres du monde? d’Aurélie Jean

Éditeur : de la Martinière
Pages : 32 pages
Parution : 6 Octobre 2013
Genre: Essai

 

L’histoire:

Aujourd’hui, les algorithmes sont partout autour de nous. Ils nous fascinent autant qu’ils nous effraient, parce qu’ils nous font craindre un monde où la machine finirait par l’emporter sur l’humain.

Dans ce texte aussi instructif qu’accessible, Aurélie Jean nous emmène par-delà la science-fiction à la découverte de ces entités mathématiques et numériques qui font désormais partie de notre quotidien, et pose la question de leur encadrement, pour un monde plus juste et équitable.

 

Mon avis:

Quand on parle d’algorithmes, on peut penser à Instagram ou encore à ChatGPT (un générateur de texte) et à l’intelligence artificielle qui se développe dans bien des domaines.

Bien que cela puisse surprendre, l’auteure nous dévoile que les algorithmes ne datent pas du XXIème siècle, mais de plusieurs siècles en arrière. C’est avant tout une science qui répond à une question ou une prévision qu’une personne se pose. Comment puis-je me rendre à telle adresse, qu’elle sera la météo pour le week-end prochain… Nous restons maitre de l’information qui nous est transmise, car nous décidons d’y croire ou non. Très loin de ces récits de science-fiction où les robots prennent le contrôle de l’humanité, les algorithmes que nous créons, ne sont pas prêt à nous remplacer ! Le monde évolue au fil des siècles et c’est vers un avenir plus scientifique que se dirigent les générations futures.

« Selon le British Concil et le World Economic Forum, 65% des enfants d’aujourd’hui exerceront demain un métier qui n’existent pas encore »

 

Une fois de plus, j’ai grandement aimé cette lecture que nous offre la collection ALT des éditions La Martinière. Cet essai nous sensibilise à cultiver notre esprit critique et à préserver notre environnement. Enrichit par de nombreuses références à des études, le contenu est très intéressant et éveille notre curiosité. A découvrir !

 

note 4,5 étoiles