Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Le lion qui ne savait pas chasser (mais qui devient roi) de Jean-Sébastien Blanck et Jonathan Bousma

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Éditeur : Alzabane
Pages : 118 pages
Parution : 1 Décembre 2011
Tome : 01/01
Format: Broché
Genre: Jeunesse
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L’histoire:

Au début des temps, quand les villes n’étaient encore que des villages de huttes, vivait dans la savane un pauvre lion qui ne savait pas chasser. Il était si maladroit qu’il faisait rire tous les autres animaux. Mais un jour, tandis qu’il pleurait sur son sort, il rencontra un macaque très malin. Le singe lui souffla une drôle d’idée et alors, tout changea…

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Mon avis:

Acheté lors de la foire du livre du Bruxelles et après quelques échanges avec l’auteur, il était temps que je sorte ce livre de ma bibliothèque ! Accompagné d’un CD audio, le texte est traduit en trois langues : français, espagnol et anglais. On peut ainsi apprécier l’histoire différemment, soi en l’écoutant, ou dans une autre langue. 

L’histoire nous emmène à la découverte de ce lion qui a de grandes difficultés à s’intégrer, puisqu’il n’arrive pas à chasser. Même un simple papillon, il n’arrive pas à l’attraper. Et même quand on lui demande de rugir, afin de faire peur, il n’arrive pas non plus. Quel est l’avenir de ce lion rejeté par tous… C’est alors qu’il rencontre sur son chemin un vieux singe macaque qui a une idée pour lui…

Dans l’univers des fables, le récit est amusant et aussi bien engagé. On prend du plaisir à tourner les pages magnifiquement illustrées dans un style ancien avec des enluminures. Son contenu est assez court, et rempli de sous-entendu. On comprend bien les critiques qui sont faites, notamment envers la vie politique. Un livre jeunesse qui pourra plaire au petit comme au grand. 

note 3 étoiles

Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Contes d’ailleurs et d’autre part de Pierre Gripari

Contes d'ailleurs et d'autre part de Pierre Gripari

Éditeur : Grasset
Pages : 192 pages
Parution : 2 Mai 2012
Tome : 01/01
Format : Poche
Genre : Jeunesse
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L’histoire:

Dans ces huit contes inspirés des folklores russe, français, italien ou d’Afrique du Nord, des sorcières côtoient un diable aux cheveux blancs, une petite sœur plus maline que ses frères, une demoiselle scarabée amoureuse, ou encore un bagada farceur…
La fantaisie inimitable de Pierre Gripari s’empare d’histoires d’ici, d’ailleurs et d’autre part, pour le plus grand plaisir de l’imagination !

Prix des Incorruptibles

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Mon avis:

Pierre Gripari est un auteur que j’ai lu quand j’étais enfant, et qui m’a marqué avec notamment le célèbre livre « La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca ». C’est donc avec grand plaisir que je découvre ce recueil de huit nouveaux contes.

On commence l’aventure avec « Mademoiselle Scarabée », un conte venant d’Afrique du Nord et qui nous propose une bonne entrée en matière. Dès la première page, j’ai explosé de rire ! Très court, juste sept pages, il est très divertissant et tout en rime.
On continue avec « Madame La-terre-est-basse ». Assez court lui aussi, c’est surtout le travail d’écriture qui m’impressionne et les beaux messages passés à travers l’histoire. Une bien belle réalisation.
Ensuite autour de l’histoire du Diable aux cheveux blancs, où j’ai aussi bien rigolé. Le texte est un peu plus long et quel plaisir de le découvrir.
« L’histoire du Bagada » nous emmène en banlieue parisienne dans un petit appartement avec un petit diable farceur. J’avoue avoir moins accrochée à ce conte, puisque finalement à la fin, on ne sait pas ce qu’est un bagada (ou bien je n’ai pas compris !)
On reste en France avec « Le voyage de Saint Déodat », qui met en sein un village juste avant la seconde guerre mondiale. Le scénario est très original, puisqu’ici ce n’est pas un personnage notre narrateur, mais bien Saint-Déodat, un village de moins de deux mille habitants sur une surface d’un kilomètre. On revisite l’Histoire, les grands noms, les grandes dates, les grands évènements. Il s’agit de mon coup de cœur.
L’aventure continue avec « Petite sœur », un long conte en plusieurs parties. Celui-ci est plus classique, même si le style de l’auteur lui donne beaucoup de charme. On ne peut pas s’ennuyer avec ses écrits.
L’auteur se met ensuite en scène avec « L’eau qui rend invisible » en référence à un livre que je n’ai pas lu, les Contes de la Folie-Méricourt, où il est question d’une bouteille ou plutôt de son contenu. Tout comme une précédente histoire, je n’ai pas trop accroché alors que j’ai quand même bien rigolé.
Enfin, le recueil s’achève avec un conte russe « Sadko » qui est un cithariste. J’ai grandement aimé connaitre ce musicien. On peut dire ainsi que ce recueil s’achève très bien !

En bref, ce recueil nous offre différent scénario et sujet très bien contés. Quelques illustrations sont aussi présentes, et égayent les histoires. Une bien belle découverte !

note 3,5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres

L’arbre de Sobo de Marie Sellier et Charlotte Gastauton

L'arbre de Sobo de Marie Sellier et Charlotte Gastaut

Éditeur : Réunion des musées nationaux
Pages : 48 pages
Parution : 24 Octobre 2018
Tome : 01/01
Format : Album
Genre : Jeunesse
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L’histoire:

Cet arbre si grand, si beau, dont la ramure bruissante de feuilles, d’oiseaux et d’esprits surplombe la campagne japonaise jusqu’à la mer, c’est l’arbre préféré de Sobo, la grand-mère de Kimi.
Comme Sobo, il est calme, solide et protecteur.
Comme elle, il brave le temps…

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Mon avis:

Cet album nous donne rendez-vous au Japon à la découverte de Sobo, la grand-mère de Kimi. Non loin de sa maison, se dresse un arbre majestueux, où elles aiment y partager de bons moments. Toutes ses vacances, Kimi les passe chez sa grand-mère qui est une brodeuse reconnue. La jeune fille est très admirative de son travail, et apprend différents points de broderie. Mais un jour, ses parents lui apprennent que Sobo a rejoint les esprits, et qu’ils vont devoir vendre sa maison. La jeune fille ne compte pas les laisser faire…

L’intrigue nous parle certes du deuil, mais de façon très poétique et captivant. Le parcours de Kimi est très touchant, et on continue à la suivre bien des années après. On découvre aussi les traditions et l’art de la culture japonaise, magnifiquement mis en lumière par les illustrations. Ce n’est donc pas de la tristesse que l’on ressent en tournant les pages, mais plutôt de l’admiration pour le lien transgénérationnel créé entre une grand mère et sa petite fille, ainsi que sa transmission. On ne peut qu’être touché par les actions de notre jeune héroïne, et de l’émerveillement de ses parents.

Un très bel album à découvrir tout en douceur et en émotion, pour la beauté de ses mots et pour son graphisme très fin et détaillé.

note 5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres

Le livre du Rien de Rémi Courgeon

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Éditeur : Seuil
Pages : 64 pages
Parution : 3 Septembre 2020
Tome : 01/01
Format : Album
Genre : Jeunesse
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L’histoire:

Le jour où le grand-père d’Alicia lui offre ce drôle de livre, c’est toute la vie de la petite fille qui va être transformée. Et pourtant il n’a rien d’extraordinaire, bien au contraire. Ses pages sont blanches et c’est ce qui en fait toute la magie. Son grand-père le lui a promis, dès qu’Alicia l’ouvrira, une idée lui viendra : une idée drôle, une idée astucieuse, et peut-être même une idée géniale. La consigne est simple : ne jamais rien écrire dessus et le protéger de tout ce qui pourrait l’abîmer.
Un album délicat sur la transmission et la créativité. Pour ne jamais oublier que les livres sont un peu magiques…

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Mon avis:

Peu avant de disparaitre, le grand-père d’Alicia lui offre un livre. Mais à sa grande surprise, celui-ci est entièrement vide. D’après son grand-père, il est magique « A chaque fois que tu l’ouvriras, tu auras une idée » Mais attention, il faut surtout bien le protéger et il ne faut pas écrire dedans, sinon il perdrait son pouvoir et deviendrait qu’un simple et vulgaire carnet… Quelque peu sceptique la jeune fille n’y croit pas trop au début, mais il a raison. C’est ainsi le début d’une grande histoire, pleines d’idées !

Comme Alicia au début de l’histoire, on se demande bien ce qu’est ce livre objet magique. Au fil des pages, Alicia grandit, des idées projets et aventures pleins la tête. Tout en émotion et en poésie, on se sent emporté pour l’histoire qui traite finalement de la créativité, de l’invention, de la poursuite de nos rêves jusqu’à leur réalisation. Mais aussi de peurs, comme le doute, l’incertitude et la fameuse page blanche !

Une œuvre qui invite donc à la réflexion.

note 3 étoiles

Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

Le château des étoiles (revues), tome 18 : Vénus Marsienne de Alex Alice, Alain Ayroles et Étienne Jung

Le château des étoiles (revues), tome 18 : Vénus Marsienne de Alex Alice, Étienne Jung et Alain Ayroles

Éditeur : Rue de Sèvres
Pages : 32 pages
Parution : 9 Juin 2021
Tome : 18/??
Format: Album
Genre: Science-Fiction

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L’histoire:

Après avoir visité la Lune et Mars, Les Chevaliers de l’Éther semblent tristement cloués au sol depuis l’échec de leur tentative visant à convaincre l’Empereur Napoléon III de secourir les Martiaux. Le jeune Séraphin a été jeté en prison, et la Princesse de Mars est détenue pour être exhibée lors de l’Exposition Interplanétaire qui doit s’ouvrir à Paris, le 25 avril 1875 en présence de leurs Majestés les Empereurs de France et d’Allemagne. Afin de pousser les dirigeants du monde à dénoncer les crimes commis par la Prusse sur Mars, nos héros vont donc devoir libérer la princesse, ou tout au moins ses fabuleux pouvoirs mentaux. Et ainsi, au nom de la concorde entre les peuples, Hans, Sophie et Séraphin, aidés de Loïc, du capitaine Schneidig et de la journaliste Jocaste Daumier n’ont plus le choix : ils doivent braquer l’Exposition ! Mais à quel prix ?

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Mon avis:

18ème partie des aventures de Séraphin et de ses amis Hans, Loïc et Sophie. Le plan est en place pour venir en aide à la princesse de Mars. Et bien entendu, des surprises sont à attendre…

Toujours au cœur de l’Exposition Interplanétaire de Paris, qui s’apprête à recevoir de grands dirigeants européens, l’action se met en place. On retrouve avec joie des personnages déjà rencontrés, et tout ne se passe pas comme prévu. Mais il va falloir attendre la suite dans le 19ème tome pour en découvrir l’achèvement. L’auteur met notre patience à rude épreuve !

Du côté des illustrations, c’est toujours aussi magique. Et autant dire que j’ai eu un coup de cœur pour la dernière de couverture mettant, en scène une affiche promotionnelle du Pavillon de Mars. J’apprécie toujours autant l’histoire qui mêle essaiment science-fiction et faits historiques. Même si j’avouerais être restée un peu sur ma faim avec ce numéro qui ne nous dévoile pas grand chose finalement. Vivement la suite pour connaitre la finalité de leur action.

note 3 étoiles

 

 

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Le livre de la jungle de Rudyard Kipling et MinaLima

Le Livre de la Jungle, illustré (MinaLima) de Rudyard Kipling et MinaLima

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Pages : 320 pages
Parution : 18 Novembre 2020
Tome : 01/01
Format : Relié
Genre: Classique, Jeunesse

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L’histoire:

Plongez au cœur de la mystérieuse jungle indienne, où les singes de balancent de liane en liane et les tigres règnent en maîtres. La nature sauvage du Livre de la Jungle est célébrée de façon inédite dans cette édition superbement illustrée. Enrichi d’illustrations et d’animations originales créées par le fameux studio MinaLima, cet ouvrage unique enchantera les lecteurs de tous âges.

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Mon avis:

Comme peut-être pour certains d’entre vous, mes souvenirs liés au Livre de la Jungle sont surtout issus du dessin animé de Disney plutôt que de sa version livresque… J’ai donc voulu en découvrir plus avec le superbe édition signée MinaLima. Et quelle surprise d’apprendre qu’il s’agit en réalité d’un recueil de sept histoires, dont seules les trois premières concernent Mowgli et ses aventures.

Ces sept histoires sont toutes accompagnées par des chansons très poétiques, ça en fait déjà toutes leurs originalités. Certaines se déroulent dans la Jungle, dans une forêt située en Inde, d’autres en Alaska.

Les trois premières narrent ainsi les aventures du célèbre Mowgli, de la panthère noire Bagheera, de l’ours Baloo, de l’impitoyable tigre Shere Khan et du python Kaa. Même s’il me reste quelques souvenirs de l’histoire, ça était un grand plaisir de la redécouvrir. J’ai d’ailleurs trouvé que l’adaptation vu par Disney est assez fidèle au texte original.

Vient ensuite “Le Phoque Blanc” appelé Kotick est qui va tenter de trouver un foyer sûr pour son peuple afin de les protéger des massacres perpétués par les humains. Puis “Rikki–Tikki–Tavi“ qui est une mangouste qui va être adoptée par une famille britannique après les avoir protégée d’un couple de mortels cobras royaux Nag et Nagaina. Ensuite nous avons “Toomaï des Éléphants” où on suit un soigneur d’éléphants en quête de magie. Et enfin, nous avons “Service de la Reine” qui traite de comment utiliser les animaux sur un champ de bataille.

J’avouerais que ces dernières nouvelles ne m’ont pas autant passionnées, et que ce sont plutôt les somptueuses illustrations qui m’ont fait voyager. Hautes en couleur, parfois sombres ou lumineuses, on ne se lasse pas de tourner les pages et de découvrir quelle sera la prochaine surprise que l’on aura le droit de déplier ou d’animer.  

Rudyard Kipling est clairement un grand écrivain, qui n’hésite pas à nous passer des messages dans ses histoires, et à nous faire réfléchir sur des actions de la société. J’ai grandement apprécié ses chansons et ses poèmes, et j’avoue que j’avais plus hâte de les lire à la fin de chaque nouvelle, que des fois la nouvelle elle-même !

En bref, un classique superbement égayé pour toutes ses illustrations et insertions pop-up, et qui m’a permis de redécouvrir l’histoire de Mowgli et bien d’autres. Un bel objet à avoir dans sa bibliothèque. Tellement hâte de découvrir les deux autres qui sortent en octobre (Le magicien d’Oz et Peter Pan), et le tome 2 d’Harry Potter. 

note 4 étoiles

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PS: Comme pour Harry Potter, je vous ferais un Réel avec les premières pages de l’ouvrage prochainement sur mon compte Instagram !

Littérature japonaise (Japon), Livres, Manga

L’atelier des sorciers, tome 8 de Kamome Shirahama

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Éditeur : Pika
Pages : 160 pages
Parution : 2 Juin 2021
Tome : 08/??
Format: Broché
Genre: Jeunesse

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L’histoire:

Après avoir réussi leur examen à l’Académie, Coco et les autres apprenties sorcières sont de retour à l’Atelier. C’est alors qu’arrive Tarta, qui propose à Coco et à ses amies de l’aider à tenir un stand lors du grand festival annuel des sorciers, la Fête de la Nuit d’argent. Excitées comme des puces à l’idée de prendre part à ces festivités, les petites sorcières entament les préparatifs. Alors que Coco accompagne Tarta voir son grand-père à l’hôpital, elle recroise le chemin de Kustas, le petit garçon qui s’était blessé lors de l’incident près de la rivière…

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Mon avis:

Alors que la Fête de la Nuit d’argent est sur le point de commencer, Tarta vient demander à maître Kieffrey, qui se remet doucement de ses blessures, de l’aider à tenir un stand qui ne peut gérer seul, depuis que son papy s’est blessé. L’enthousiasme que cette proposition génère dans l’atelier, fait qu’il se doit d’accepter. Coco se joint à Tarta pour les préparatifs, et ils retrouvent sur leur chemin Kustas. Le jeune garçon souffre de nombreuses difficultés depuis son accident, et se confie à eux…

C’est toujours un plaisir de plonger dans ce manga. Ici un sujet émouvant est traité, il s’agit de l’handicap. Nos jeunes héros en prennent conscience avec Kustas, et ils comptent bien l’aider grâce à la science, à la magie et à leur volonté pour trouver quelque chose afin d’améliorer le quotidien de leur ami. J’ai grandement aimé le message qui est passé, qui amène à la réflexion, au questionnement. Graphiquement, l’ouvrage est toujours aussi soigné en détail et en précision. C’est toujours un grand plaisir de tourner les pages, à la fois pour l’histoire et pour les illustrations. Je reste tout de même assez surprise de l’introduction d’un nouveau personnage en fin d’intrigue. Cela nous laisse avec plein de questionnements pour la suite de l’aventure de nos jeunes sorciers.

 

 

Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Maman les p’tits bateaux de Claire Mazard

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Éditeur : Casterman
Pages : 72 pages
Parution : 27 Juillet 2000
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Jeunesse, Drame
Lien Amazon – Editions Le Muscadier

 

L’histoire:

« Depuis le 15 mai 1996, il est venu tous les mercredis. Sauf un. Malade. … Dix-huit… Dix-neuf… Vingt mercredis que ça dure. Je ne m’en sortirai jamais. Vingt. Un chiffre rond. Pour une fille qui ne tourne pas rond. »
Maman, les p’tits bateaux est le récit à la première personne de la souffrance d’une collégienne de douze ans victime d’un inceste, crime que la loi condamne mais qu’il est souvent difficile de dénoncer. Surtout quand on n’est pas sûre de soi, surtout quand le coupable semble si charmant aux yeux de tous…
 

Mon avis:

Ce roman nous livre l’histoire de Marie-Bénédicte, 12 ans. Son entourage la voit changer sans comprendre, en pensant plutôt à une crise passagère d’adolescence. Mais il s’agit d’une tout autre raison. Son quotidien a changé depuis que son oncle Laurent, au doux surnom de Tildou, a commencé à abuser d’elle. Depuis ce jour, la scène se répète chaque mercredi après-midi, alors que la jeune fille rentre de l’école, et qu’elle est seule à la maison. A son anniversaire, ses parents lui offrent un ordinateur, qui devient pour la jeune fille, son seul confident.

Au vu du sujet, vous devez forcément vous douter que l’histoire est poignante et touchante: on y parle d’inceste. L’auteure a d’ailleurs choisi d’écrire ce récit à la première personne, comme un journal intime, où l’on se sent au plus proche des sentiments du personnage. Entre confidence et flash-back, on découvre ce que lui a fait son oncle, et ce dont elle n’ose parler à personne. Son quotidien est devenu un enfer, et il se répète. Culpabilité, peur, incompréhension, colère… une collection de sentiment se mêlent au cours de notre lecture. Au fil des pages, on voit qu’il y a des mains tendues, de diverses personnes qui lui sont offertes. Et même si la réaction n’est pas immédiate, on y voit l’importance de ne rien lâcher. Un jour, une brèche s’ouvre et c’est ainsi le premier pas vers la lumière.

Même si l’histoire est dure, elle est racontée simplement sans tabou. Ici, il s’agit d’une fiction, mais c’est aussi un appel à l’aide pour aider les victimes à se libérer, et pour faire réagir leur entourage.

note 4,5 étoiles