Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Les Demoiselles d’Oxford Street, tome 1 : L’ouverture du grand magasin de Rosie Clarke

Les Demoiselles d'Oxford Street, tome 1 : L'ouverture du grand magasin de
Rosie Clarke

Éditeur : Archipoche
Pages : 339 pages
Parution : 13 mars 2025
Genre: Romance historique

 

L’histoire:

En ce mois de mars 1912, le Tout-Londres frissonne en attendant l’événement de l’année. Harpers, un grand magasin pouvant rivaliser avec la célèbre maison Harrods, va bientôt ouvrir ses portes sur Oxford Street.
Pour l’heure, Harpers recrute son personnel et les candidates se bousculent. Sally, Beth, Maggie et Rachel font connaissance lors de leurs entretiens d’embauche.
Toutes quatre ont la chance d’être recrutées. L’aventure Harpers peut commencer pour ces petites mains, qui vont devenir demoiselles de magasin.
>Entre peines de cœur et coups du destin, petites joies et grands espoirs, Rosie Clarke nous entraîne dans le quotidien de ces jeunes femmes déterminées à réussir, bientôt soudées par une amitié indéfectible.

 

Mon avis :

En mars 1912, à Londres, l’ouverture du grand magasin Harper’s fait sensation. Situé sur Oxford Street, cet établissement veut rivaliser avec les plus grandes enseignes, à commencer par Harrods. Dans ce contexte, plusieurs jeunes femmes se présentent aux entretiens d’embauche et voient leur vie basculer. Sally, Beth, Maggie et Rachel, issues de milieux très différents, sont toutes recrutées comme vendeuses au rayon accessoires de mode. Très vite, elles apprennent à se connaître et à travailler ensemble. Entre débuts professionnels, amitiés naissantes et épreuves personnelles, leurs destins s’entrelacent dans le décor fascinant des grands magasins londoniens.

Au fil des pages, on apprend à faire la connaissance avec nos quatre héroines qui forment un groupe soudé. Beth a dû renoncer à ses études après la mort de son père et doit subvenir aux besoins de sa mère malade. Maggie fait face aux conséquences de l’accident grave de son père. Sally, orpheline, arrive avec un passé marqué par le harcèlement dans un précédent emploi. Rachel, veuve et expérimentée, joue un rôle de repère bienveillant et s’engage dans les débuts du féminisme. Leurs trajectoires personnelles permettent d’aborder des thèmes comme la précarité, la maladie, le deuil ou encore la condition féminine au début du XXe siècle.

En pareille, le roman nous ouvre les coulisses des grands magasins: recrutement du personnel, organisation des rayons, mise en scène des vitrines et art de séduire la clientèle. J’ai pensé directement au roman Au Bonheur des Dames d’Emile Zola. Quel plaisir d’entrer dans cet univers.

J’aurais passé un bon moment de lecture avec ce roman, mais le contenu reste léger. Par exemple, il y a eu plusieurs discours sur l’émancipation des femmes, les inégalités sociales ou encore les violences professionnelles qui ne sont qu’effleurés. J’aurais aimé que se soit plus développée. Toutefois, la lecture fut vraiment plaisante, les personnages attachants et le cadre des grands magasins immersif. J’en garde un très bon souvenir.

note 3,5 étoiles

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Sous la verte feuillée – Quatre Saisons à Mellstock de Thomas Hardy

Sous la verte feuillée / Quatre Saisons à Mellstock de Thomas Hardy

Éditeur : Archipoche
Pages : 249 pages
Parution : 7 Février 2018
Genre: Classique, Historique

 

L’histoire:

Un jeune fermier et un vicaire se disputent le cœur de Fancy Day, institutrice dans un village du Wessex. Indisponible en poche, l’un des premiers romans de l’auteur de Tess d’Urberville.

Dans le paisible village de Mellstock, à la veille de Noël, l’arrivée d’une nouvelle institutrice est au cœur de toutes les conversations. Sans que nul l’ait encore vue, Fancy Day, une enfant du pays, fait déjà tourner les têtes des célibataires du comté. Dick Dewey, un jeune fermier, est le premier à lui faire des avances. Tombé fou amoureux au premier regard, il finit par la demander en mariage dans le plus grand secret. Mais un autre homme n’est pas indifférent aux charmes de la jeune femme : Mr Maybold, le vicaire, qui l’invite à se joindre à la chorale de la paroisse comme organiste. À son tour, il s’offre à l’épouser. Or Fancy, frivole et capricieuse, fait languir ses prétendants, bien consciente qu’il lui faudra renoncer à son indépendance lorsqu’elle sera mariée. Dans un labyrinthe de passions, Sous la verte feuillée, paru anonymement en 1872, dresse une fresque pleine d’ironie et de mélancolie du monde rural cher à Thomas Hardy. De cette histoire tissée de savoureux malentendus, où s’affrontent pour une femme une âme candide et un notable respecté, ne subsistera qu’un secret bien gardé par la fantasque Fancy…

 

Mon avis:

Avec « Sous la verte feuillée » ou « Quatre Saisons à Mellstock » Thomas Hardy signe son deuxième roman. Il écrira ensuite les fameux romans Tess d’Urberville, Jude l’Obscur ou encore Loin de la foule déchaînée.

L’intrigue se déroule dans le Wessex à Mellstock. Il s’agit d’un petit village rural où quelques changements vont avoir lieu brutalement. Le choeur qui existe depuis de nombreuses années est menacé de disparition suite à l’arrivée du nouveau pasteur. Celui-ci souhaite installer un harmonium, que la nouvelle institutrice, qui suscite bien des émois, utilisera. Et ce n’est pas particulièrement au goût des villageois, pour qui les chants sont comme sacrés et encrés dans leur tradition.

Avec ce roman, on évolue dans l’Angleterre rurale au XIXème siècle. Tout au long de ma lecture, je me suis souvenue du film dont est adapté le roman Under the Greenwood Tree. Même si cela fait un moment que je l’ai vu, je pense pouvoir dire que cette adaptation est particulièrement fidèle. Je me suis souvenue d’un certain nombre de scènes, mais je trouve tout de même que le personnage de Fancy est beaucoup plus froid dans le roman que dans le film. Un petit point qui m’a gênée dans ma lecture. Mais revenons à l’histoire originale et à ses personnages comme Richard « Dick » Dewy, un jeune homme qui fait partie des choeurs et qui tombe amoureux dès les premiers instants de la nouvelle institutrice, Fancy Day. Mais il ne sera pas le seul à succomber à son charme. Au fil des pages, on suit les aventures des habitants de ce village, et découvrant aussi les beaux paysages que nous décrit l’auteur. Même s’il existe quelques lenteurs, il s’agit après tout du deuxième roman de l’auteur, on passe tout de même un bon moment tout en se sentant transporté dans ce monde qui nous est décrit aux mille couleurs et senteurs.

Grand poète, Thomas Hardy a une plume sublime qui sait nous emmener sans problème dans un univers avec lui. On a vraiment l’impression d’avoir remonté le temps avec lui, en compagnie de Dick et Fancy.

 

note 3,5 étoiles