Films

Princesse Alexandra

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L’histoire:

Alexandra, nièce de l’empereur d’Autriche François-Joseph, subit depuis des années la violence de son époux Franz. La séparation officielle étant impossible, elle décide de fuir…

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Mon avis:

Ce téléfilm diffusé en 1992 est inspiré du roman du même nom de Linda Larosa.

En 1869, Alexandra duchesse d’Eisenstaedt décide de fuir son mari violent, Franz, avec ses enfants, Frédéric et Gisèle. Elle quitte l’Autriche, pour venir à Paris, où elle prend identité de Jeanne Barbier. Devant trouver un travail afin de financer son appartement qu’elle loue, elle devient bordeuse. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Fabio de Mondragone, un comte italien, venu se divertir avec son ami qui connait les lieux. En effet le patron de l’atelier, commerce aussi les charmes de ses ouvrières.

J’ai bien aimé le couple que forment Alexandra et Fabio. Ce dernier est très attentionné auprès d’Alexandra. Et il faut dire que je suis tombée sous le charme de l’acteur ! Fabio sait qu’elle cache un secret et essayera sans la brusquer de le découvrir. Leur attachement est progressif et bien amené, même si on ne peut que deviner tout à l’avance.

Le personnage sadique de Franz est très bien joué par l’acteur. Il est glaçant même derrière l’écran.

En arrière-plan, la guerre fait rage à Paris, ainsi que la famine.

Une petite romance bien sympathique à regarder, sans être pour autant du grand cinéma.

3,5 étoiles

Films

L’héritière (The Inheritance)

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Studio : Echo Bridge
Acteurs : Cari Shayne, Brigitta Dau, Paul Anthony Stewart, Brigid Brannagh, Michael Gallagher
Réalisateurs : Bobby Roth
Audio : Anglais
Durée : 95 minutes
Sortie : 7 Décembre 2004
Genre: Historique, Adaptation de roman
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Synopsis:

Edith Adelon est une jeune fille orpheline qui fut recueillie bébé par Henry Hamilton, un homme riche et généreux. Elle est devenue la demoiselle de compagnie de sa fille unique, Amy. En dépit de son statut de subalterne, Edith est considérée comme un membre de la famille. Une jeune parente désargentée, Ida, vient séjourner chez les Hamilton dans le but de trouver un bon parti. Pour l’aider dans ce sens, les Hamilton invitent le séduisant sir James Percy. Celui-ci tombe sous le charme d’Edith, ce qui provoque la jalousie d’Amy…

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Mon avis:

The Inheritance est adapté du roman du même nom de Louisa May Alcott (l’auteur des Quatre filles du Docteur March). Il a été écrit en 1849, mais publié de manière posthume en 1997, date également de la sortie de ce téléfilm.

On plonge avec ce téléfilm méconnu, dans le XIXème siècle aux Massachusetts. Edith Adelon, est sauvée d’un orphelinat italien, à la demande du frère décédé de Henry Hamilton. Cette belle orpheline vit comme dame de compagnie rémunérée pour la fille de ce dernier, Amy Hamilton. Ils la considèrent tous comme un membre de leur famille. Edith est un personnage intéressant et qui est en avance sur son temps. De ce fait, elle a un peu de mal à savoir où est sa place. Amy est aussi très intéressante, moderne et féministe dans l’âme. Elle se considère l’une comme l’autre, comme des sœurs.
L’histoire commence avec la course annuelle de chevaux et l’arrivée de Ida Glenshaw dans la famille, qui est là pour se trouver un mari, et profite ainsi de l’événement afin de rencontrer de jeunes célibataires.

J’ai détesté le personnage d’Ida. L’actrice joue bien son rôle, une vraie tête à claque et hautaine !
Lors de cet événement le personnage de James Percy entre en jeu. C’est un charmant jeune homme, qu’on peut qualifier de parfait gentleman. Il est de haute naissance, mais il sait rester humble. J’ai bien aimé les échanges qu’il avait avec Amy, où ils partagent ensemble leur idée sur le monde. Un vrai moment de complicité.

J’ai passé un bon moment de détente avec ce film. Les costumes, les décors et la musique sont splendides. L’histoire qui peut paraître banale, car il est vrai qu’on arrive à deviner un certain nombre d’éléments, le final est quant à lui bien amené. Et pour le coup je ne m’attendais pas à cette révélation. Pour finir j’ai aimé le coté féministe et moderne qui en ressort.

4 étoiles - film

 

 

Films

Loin de la foule déchaînée

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Studio : 20th Century Fox
Acteurs : Carey Mulligan, Matthias Schoenaerts, Michael Sheen, Tom Sturridge, Juno Temple
Réalisateurs : Thomas Vinterberg
Audio : Anglais, Français
Durée : 113 minutes
Sortie : 7 Octobre 2015
Genre: Historique
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L’histoire:

Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, Bathsheba Everdeene doit diriger la ferme léguée par son oncle. En femme libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous.. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oake, le riche voisin Mr Boldwood et le Sergent Troy.

 

Mon avis:

Loin de la foule déchaînée est une adaptation du roman de 1874 de Thomas Hardy. Le film de Thomas Vinterberg est la sixième adaptation du livre.

Nous sommes plongé dans l’Angleterre campagnarde du XIXe siècle. La place de la femme est importante dans cette oeuvre qui se veut féministe. Le scénario est ciselé, les décors et costumes sont parfaitement en cohérence avec l’époque. Et que dire du casting qui est aussi juste parfait. Les auteurs sont très convaincants chacun dans leurs rôles.  Encore une très belle histoire à découvrir.

4,5 étoiles - film

Films

La Chartreuse de Parme

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Studio : Citel Vidéo
Acteurs : Marie-Josée Croze, Rodrigo Guirao Díaz, Hippolyte Girardot, François Berléand, Alessandra Mastronardi
Réalisateurs : Cinzia TH Torrini
Audio : Italien, Français
Durée : 210 minutes
Sortie DVD : 4 Septembre 2013
Genre: Classique, Historique, Adaptation de roman
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L’histoire:

La Duchesse Gina de Sanseverina est prise d’une passion dévorante non partagée pour son jeune neveu Fabrice. Parti à Waterloo pour combattre aux côtés de Napoléon, il est désormais considéré comme un traître. Pour épargner Fabrice et arriver à ses fins, Gina devient la maîtresse du Premier Ministre Mosca, éperdu d’amour pour elle. Fabrice souhaite quant à lui oublier l’amour interdit de sa tante en enchaînant aventures sur aventures jusqu’à la rencontre de Clélia, qui bouleversera sa vie… L’action a pour cadre les enjeux du pouvoir dans les états Italiens dominés par l’Autriche.

 

Mon avis:

La chartreuse de Parme est une co production Franco-Italienne, réalisée par Cinzia Th Torrin, la créatrice de la série Elisa di Rivombrosa et Terra Ribelle . L’histoire est inspirée du roman de Stendhal du même nom. D’ailleurs le coffret DVD offre l’ouvrage.

Cinzia Th Torrini nous offre une nouvelle fois une très belle fresque historique. Le casting à la fois français et italien est très bon. Marie-Josée Croze est parfaite dans le rôle de la Duchesse Gina de Sanseverina. Elle arrive à rendre à l’écran, toute la complexité du personnage. C’est un plaisir de retrouver Rodrigo Guirao Díaz dans cette production. Autant le dire, depuis Terra Ribelle, je craque pour l’acteur !

Films

La Catin

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Studio : Elephant Films
Acteurs : Alexandra Neldel, Attila Árpa, Alexander Beyer, Thure Riefenstein, Thomas Morris
Réalisateurs : Hansjörg Thurn
Audio : Allemand, Français
Durée : 90 minutes
Sortie DVD : 19 Octobre 2011
Genre: Historique
Lien Amazon – Premier film
Lien Amazon – Trilogie

 

L’histoire:

Constance, 1414… À la veille de son mariage, rien ne prépare Marie au cataclysme qui va s’abattre sur son existence. Sa beauté, sa chasteté et sa dot la promettent au meilleur des partis. Amoureuse de Michel son ami d’enfance, elle souhaite s’établir à Cologne afin de vivre sa vie de manière indépendante. Mais son père, un riche marchand, en a décidé autrement. Selon sa volonté, elle épousera Maître Ruppertus Splendidus, jeune et brillant avocat, fils illégitime d’un noble local. Cette union lui permettra ainsi de devenir une noble et d’avoir accès à la cour. Mais lorsque Marie est calomniée, jetée en prison puis violée, le conte de fées tourne soudain au cauchemar… Jugée sommairement puis bannie, elle n’a d’autre solution pour survivre que de rejoindre un groupe de prostituées itinérantes. Rejetée avec ses compagnes d’infortune au ban de la société, Marie a cependant un atout qui l’aidera à surmonter toutes les épreuves : en elle, brûle le feu de la vengeance…

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Mon avis :

La catin est inspirée du roman de Iny Lorentz. D’ailleurs sa trilogie a été entièrement adaptée au cinéma.

Plongé au Moyen Age, on suit l’histoire de Marie, une jeune bourgeoise de Constance. Jeune femme indépendante, elle a pour projet de créer son propre commerce. Malheureusement, elle est victime d’un complot mené par un noble et son bâtard envieux des biens de sa famille. Elle est ainsi accusée de prostitution et est condamnée au fouet et à l’exil. Afin de survivre, Marie n’a plus d’autres choix que de faire partie d’une communauté des prostituées qui veut bien l’accueillir. Elle ne garde tout de même qu’une chose en tête, revenir à Constance pour laver son honneur.

Même si le film est parfois un peu lent, il propose une bonne reconstitution du début du XVe siècle. On sent quand-même un budget assez faible, avec quelques erreurs. ça reste tout de même un bon film. Au niveau du casting, on retrouve Alexandra Neldel, que l’on a pu voir dans la série « Le destin de Lisa ».

Il existe deux films supplémentaires, qui reconstituent la trilogie de l’écrivaine. Mais je les ai trouvée en dessous de ce premier film, qui d’ailleurs ce suffit à lui même.

3,5 étoiles

Films

Jane

Studio : Films Distribution
Acteurs : Anne Hathaway, James McAvoy, Julie Walters, James Cromwell, Maggie Smith
Réalisateurs : Julian Jarrold
Audio : Anglais, Français
Durée : 118 minutes
Sortie : 6 Septembre 2011
Genre: Historique, Romance
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Un portrait de la célèbre écrivain britannique Jane Austen, au travers de son histoire d’amour vécue, à l’aube de ses vingt ans, avec Tom Lefroy…

 

Mon avis:

Etant une grande fan de Jane Austen, j’attendais beaucoup de ce film. Eh bien je n’ai pas été déçu. Ce film raconte l’histoire d’amour entre Jane Austen et Tom Lefroy.

Au début les deux personnages ne se supportent pas, mais dans une petite ville il est difficile de s’éviter, et se recroissent ainsi souvent. Va naître à force de ces échanges une complicité et même plus.

On découvre une Jane Austen épanouie, amoureuse, passionnée et qui souhaite vivre de sa plume.

Concernant les acteurs Anne Hathaway et James McAvoy jouent merveilleusement bien. On ressent la passion qui les animent.

Bref une très belle adaptation 🙂

3,5 étoiles

Films

Victoria, les jeunes années d’une reine

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Studio : Metropolitan Vidéo
Acteurs : Emily Blunt, Rupert Friend, Paul Bettany, Miranda Richardson, Jim Broadbent
Réalisateurs : Jean-Marc Vallée
Audio : Anglais, Français
Durée : 102 minutes
Sortie : 1 Décembre 2009
Genre: Historique
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La reine Victoria fut l’une des souveraines les plus importantes du monde. Son tempérament, sa vision et sa personnalité hors norme en ont fait une souveraine d’exception et une femme extraordinaire. Elle monta sur le trône d’Angleterre à l’âge de 18 ans. Le film nous plonge au coeur d’un fascinant destin qui, des premières années chaotiques à sa légendaire histoire d’amour, devint une saga inégalée.

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Mon avis:

Je ne pouvais pas ouvrir ce blog sans parler de ce film que j’adore. Il retrace le début de la vie de Victoria, une souveraine très chère aux anglais, même encore maintenant. Cette biographie est hauts en couleurs. Les costumes et les décors sont magnifiques. Emily Blunt, qui incarne Victoria, est fantastique et tient superbement son rôle. Il existe une alchimie entre elle et Rupert Friend, qui joue le rôle de Albert. Ce couple fonctionne à merveille et nous transporte dans les débuts du parcours de cette grande reine.

5 étoiles

Sorties culturelles

De la plume à la Bobine: Costumer la littérature au Château d’Hardelot

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Il y a 200 ans, en 1813, Jane Austen publiait son roman le plus célèbre Pride and Prejudice. Cette oeuvre, l’une des plus significatives de la littérature du XIXe siècle, est aussi l’un des romans britanniques les plus souvent adaptés à l’écran.
L’exposition De la Plume à la Bobine vous propose de comprendre comment, à partir de l’oeuvre littéraire, le créateur de costumes de cinéma parvient à donner vie aux escriptions de l’auteur, ou s’en détache complètement…
Elle vous permettra également de comprendre les ficelles du métier de costumier et son travail de création et d’interprétation du scénario. Car bien loin de se contenter de recréer des habits d’époque, le costumier a pour mission de répondre à l’imagination et à la vision du metteur en scène. Il aide également l’interprète à mieux entrer dans la peau du personnage.
Mission complexe, car au cinéma l’habit fait le moine…
Véritable condensé de symboles, le costume, de par sa tournure, ses couleurs ou ses matériaux, doit retranscrire le caractère du héro, révéler sa position dans l’intrigue et, parfois même, laisser deviner son destin.
Les costumes sont également conçus pour s’intégrer harmonieusement aux décors. Cet indissociable duo est l’ingrédient essentiel de la réussite esthétique du film.
Plus de trente costumes sont ici confrontés aux extraits des œuvres littéraires qui leur ont donné naissance et livrés à une analyse détaillée des symboles qu’ils dissimulent.

Cette exposition s’est déroulé au château d’Hardelot du 30 juin au 1er septembre 2013. De nombreux costumes d’œuvres littéraires françaises et britaniques ont été mis en scène comme: Orgueil et Préjugés, The Duchess, Oliver Twist, Jane Eyre, Les misérables, Bel Ami…

 

Une visite guidée était proposée pour connaitre ainsi les moindres détails de ses costumes, les différences avec l’époque… Une exposition vraiment intéressante, peut être juste un goût de trop peu, grande amatrice que je suis !

 

Découvrez quelques photos des costumes exposés

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Orgueil et préjugés, de Joe Wright, 2005
D’après Orgueil et Préjugés de Jane Austen, 1813
Costumes de Jacqueline Durran (Satellite Award 2005)

Elizabeth Bennet et Mister Darcy, les héros d’Orgueil et Préjugés, comptent parmi les personnages les plus célèbres de la littérature anglaise. Leur histoire d’amour et le talent romantique de Jane Austen fascinent les lecteurs depuis 200 ans. Le roman, publié en 1813, a donné lieu à plus de 25 adaptations cinématographiques.

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Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson, 2010
D’après la série des Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi, depuis 1976
Costumes d’Olivier Bériot (César 2011)

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La Reine Margot, de Patrice Chéreau, 1994
D’après La Reine Margot d’Alexandre Dumas, 1845
Costumes de Moidele Bickel et Jean-Daniel Vuillermoz (César 1995)

La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, 2010
D’après La Princesse de Montpensier de Madame de Lafayette, 1662
Costumes de Caroline de Vivaise (César 2011)

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Les Trois Mousquetaires, de Paul W.S. Anderson, 2011
D’après Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, 1846
Costumes de Pierre-Yves Gayraud

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Les Adieux à la Reine, de Benoît Jacquot, 2012
D’après Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas (2002)
Costumes de Christian Gasc (César 2013)

Les costumes créés par Christian Gasc, sont fortement inspirés des portraits de Madame Vigée-Lebrun. Ils traduisent, autant par la richesse des étoffes et des broderies que par la sophistication des coupes, le luxe et l’insouciance d’un monde voué à disparaître. La tournure majestueuse et l’ampleur de la robe et de la perruque de la Reine, le bleu roi de l’habit de Louis XVI, cherchent à imposer une vision forte de la figure royale alors que les souverains sont discrédités et délaissés par leurs courtisans.

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The Duchess, de Saul Dibb, 2008
D’après Giorgiana, duchesse de Devonshire d’Amanda Foreman, 2008
Costumes de Michael O’Conner (Oscar 2009)

De l’autre côté de la Manche à la même époque, la duchesse de Devonshire était pour la mode, comme pour la politique, une avant-gardiste. Ses portraits, peints par Reynolds, Lawrence ou Gainsborough témoignent du luxe de ses tenues et ont été une importante source d’inspiration pour Michael O’Connor, créateur des costumes de The Duchess.
La robe de voyage, ici présentée, est caractéristique de la mode des années 1790 : taille cintrée et jupe fluide. La richesse et l’extravagance des robes de la duchesse contrastent avec les habits sages et bourgeois du duc, matérialisant ainsi l’incompatibilité des caractères des époux

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Mayerling, de Terence Young, 1968
D’après Mayerling de Claude Anet, 1930
Costumes de Marcel Escoffier

Dans Mayerling, l’impératrice Elisabeth d’Autriche est elle aussi un modèle d’élégance. La tournure élaborée de la robe portée par Ava Gardner, en dessinant parfaitement sa silhouette, traduit le souci de paraître toujours jeune et belle et le mal-être de
l’impératrice.
La couleur rouge sombre de l’étoffe symbolise l’angoisse qui va crescendo et conduit à l’épilogue sanglant : la mort de Rodolphe.

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Don Juan, de John Berry, 1956
D’après Dom Juan ou le festin de pierre, de Molière, 1665
Costumes de Ferdinand Junker

Dans l’intrigue de ce film, le costume tient une place toute particulière. Don Juan, légendaire séducteur, échange ses vêtements contre ceux de son valet Sganarelle afin d’être aimé pour lui-même. Mais le costume fait le moine… Le valet, ayant revêtu les magnifiques étoffes de son maître, est alors poursuivi par toutes les belles femmes de la région. Le costumier a traduit la richesse de Don Juan par l’opulence du costume et par cette fraise qui donne à Fernandel un air guindé et gauche tout à fait comique.

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Le Cid, de Anthony Mann, 1961
D’après Le Cid, de Pierre Corneille, 1637
Costumes de Veniero Colasanti

Le costume de Rodrigue traduit la vision d’un chevalier médiéval noble, romantique et viril. La peau de bête et l’épaisse cotte de mailles renforcent l’allure guerrière du héros. Les costumes réalisés pour le cinéma dans les années 1950-1960 sont souvent fantaisistes dans l’usage des étoffes et des matériaux. Ici le costumier a utilisé de
la cordelette peinte pour figurer la maille de fer. Ce costume pèse néanmoins près de 25 kilos…
La robe de Chimène ici présentée est une tenue de deuil. Dans l’oeuvre de Corneille, le père de Chimène meurt lors d’un duel face à Rodrigue. Eplorée, celle-ci jure sur la tombe de son père de le venger. Lors du serment, elle porte cette robe noire, un capuchon et un long voile de deuil. Le costumier a réalisé un métissage de la mode médiévale (encolure) et des années 1960 (coupe très ajustée).

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Arsène Lupin, de Jean-Paul Salomé, 2004
D’après La Comtesse de Cagliostro, de Maurice Leblanc, 1924
Costumes de Pierre-Jean Larroque

L’envoûtante Comtesse de Cagliostro qui séduit Arsène Lupin est ici vêtue d’une robe ajustée soulignant parfaitement la silhouette voluptueuse de Kristin Scott-Thomas.
La dentelle au crochet qui la compose évoque les mailles d’un filet tendu pour piéger Arsène.

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Bel-Ami, de Declan Donellan, 2012
D’après Bel-Ami, de Guy de Maupassant, 1885
Costumes d’Odile Dicks-Miraux
La robe orientale créée pour la scène finale du mariage, expose le pouvoir envoûtant et permanent de Madeleine sur Bel-Ami. Le vert, couleur de l’infidélité, décliné en un vaste camaïeux, accompagne l’héroïne tout au long du film.

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Jane Eyre de Franco Zeffirelli, 1996
Costumes de Jenny Beavan
(David di Donatello Awards 1996)

Jane Eyre de Cary Fukunaga, 2012
Costumes de Michael O’Connor
D’après Jane Eyre de Charlotte Brontë, 1847

Jane Eyre et Mr Rochester sont à l’époque victorienne ce qu’Elizabeth Bennet et Mister
Darcy sont à l’époque georgienne. Ecrit en 1847 par Charlotte Brontë, le roman est imprégné de romantisme, de gothique et de fantastique.
A l’écran, les costumes évoquent la personnalité simple et timide de Jane grâce à des vêtements austères, comme cette robe noire à col en dentelle. Quant à Mr Rochester,
son caractère ne se révélant qu’au fil de l’histoire, son costume consensuel est typique du gentleman farmer de l’époque victorienne.

Robe de Jane Eyre
Interprétée par Charlotte Gainsbourg

Costume de Mr Rochester
Interprété par Michael Fassbender

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Sherlock Holmes, Jeu d’Ombres, de Guy Ritchie (2011)
D’après Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle (1887-1926)
Costumes de Jenny Beaven

Sherlock Holmes, inventé par Arthur Conan Doyle en 1887, a été adapté 260 fois au cinéma et à la télévision. Dans cette dernière version, Guy Ritchie, réalisateur, et Jenny Beavan, costumière, ont pris le parti de s’éloigner de l’image traditionnelle du héros
en lui donnant un caractère bohême et négligé. On remarque l’absence de sa légendaire casquette à oreillettes.
Le docteur Watson, traditionnellement vêtu de manière bourgeoise, est ici présenté comme un homme de la classe moyenne.
On retrouve la sobriété toute militaire de sa mise qui rappelle son ancienne carrière. La robe à tournure très dessinée d’Irène Adler évoque la grande modernité de cette héroïne, sa vivacité d’esprit et son extrême féminité.
Costume de Sherlock Holmes
Interprété par Robert Downey JuniorRobe d’Irène Adler
Interprétée par Rachel McAdamsCostume du docteur John Watson
Interprété par Jude Law

 

D’autres photos et costumes sur la page facebook du blog: https://www.facebook.com/pg/mrsturner6259/photos/?tab=album&album_id=2147646315522008