Livres, Manga

Thermae Romae, tome 1 de Mari Yamazaki

Thermae Romae tome 1 Mari Yamazaki

Éditeur : Casterman
Pages : 190 pages
Parution : 14 mars 2012
Tome : 01/06
Genre: Historique

 

L’histoire :

Lucius Modestus, architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!! Entre stupeur et émerveillement, Lucius parviendra-t-il à mettre à profit cette fantastique découverte pour relancer sa carrière ?

 

Mon avis :

Lucius Modestus est un architecte romain spécialisé dans la conception de thermes. Mais, il traverse une période de doute. À court d’idées, il peine à imaginer de nouvelles installations. La pression est d’autant plus forte que les projets doivent répondre aux ambitions de l’empereur Hadrien.

C’est alors qu’en plongeant dans l’eau d’un bain, Lucius se retrouve mystérieusement transporté dans le Japon moderne. Là-bas, il découvre une culture du bain particulièrement développée et également des boissons et spécialités culinaires associées au moment du bain. Chaque retour à Rome lui permet d’adapter ces idées venues du futur pour résoudre les problèmes auxquels il était confronté.

Même si la trame est répétitive, j’ai pris plaisir à découvrir les aventures de Lucius et ses voyages dans le temps. J’ai apprécié les touches d’humours qui permettent au récit de ne pas être monotone. J’ai eu un gros coup de cœur pour les informations historiques que l’on trouve à la fin de chaque chapitre. J’avais presque hâte que l’épopée de Lucius finisse pour les lire ! On en apprend plus sur les traditions du bain dans la Rome antique et au Japon. Plusieurs lieux historiques sont mis en avant et en relation avec les créations de Lucius.

Ce premier tome qui sert surtout d’introduction me donne clairement envie de découvrir la suite de la série.

note 4,5 étoiles

Livres, Manga

Le journal de mon père de Jirô Taniguchi

Le journal de mon père de Jirô Taniguchi

Éditeur : Casterman
Pages : 282 pages
Parution : 23 Novembre 2007
Genre: Manga

 

L’histoire:

Moi qui n’étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu de facettes de mon père qui m’étaient inconnues.
Je prenais conscience du fossé que j’avais creusé pour échapper à tout dialogue avec lui.

 

Mon avis: 

Yoichi a quitté sa ville natale et sa famille pour aller travailler à Tokyo. Pendant de longues années, il a toujours évité d’y retourner en prétextant qu’il avait trop de travail. Alors qu’il était qu’un enfant, il a très mal vécu le divorce de ses parents. Il n’a pas compris pourquoi sa mère l’a abandonnée. Son père a fini par se remarier et s’est construit une nouvelle vie. Quand il apprend la mort de son père, il n’a pas d’autre choix que d’y retourner après 16 ans d’absence. Au cours de la veillée funèbre, il va reparcourir son enfance en compagnie de sa sœur et de son oncle. Avec les yeux d’un adulte, les moments douloureux de son enfance vont prendre un autre sens.

En cas de divorce, les enfants subissent la décision de leur parent. Pour Yoichi, cela a créé une rupture avec son père. Il a toujours fait en sorte de fuir la moindre relation avec lui, jusqu’à décider de faire ses études loin du domicile familiale.

Au fil des pages, on fait la connaissance de Yoichi, en jeune enfant naïf jusqu’à l’adulte qu’il est devenu. Retracer son passé, lui fait découvrir qu’il y avait plein de non-dits dans sa famille. Il finit par découvrir un père qui est très loin de l’image qu’il se faisait de lui.

L’histoire est bien entendue très touchante et bouleversante. Les allers retours vers le passé et le présent sont très bien amenés. Je n’ai pas été perdue à aucun moment. On ressent les regrets et la douleur de Yoichi à chaque révélation.

Les illustrations sont d’une très grande finesse et transmettent les émotions de nos héros.

J’ai aimé en apprendre plus sur la culture et la vie d’une famille japonaise.

 

note 4,5 étoiles

Littérature coréenne (Corée du Sud), Livres, Manga

La bicyclette rouge, tome 1 : Yahwari de Dong-Hwa Kim

La bicyclette rouge, tome 1 : Yahwari de Dong-Hwa Kim

Éditeur : Paquet
Pages : 140 pages
Parution : 21 Septembre 2005
Tome : 01/04
Genre: Contemporain

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L’histoire:

C’est tout simple : qui se sert d’un vélo au quotidien dans le monde d’aujourd’hui ?
Un facteur bien évidemment !
Vous lirez donc le récit des péripéties d’un facteur à la bicyclette rouge dans un village de Corée.
Il s’en passe des choses, pourvu qu’on se donne la peine de les observer.

Et ce facteur possède ce don, il est capable de recueillir de petits moments de privilège, au jour le jour.
Des personnes, des lieux, des situations, et beaucoup de lien, de chaleur humaine et de construction, voilà le contenu de l’ouvrage, contenu que je vous livre en vrac.
Avec ces petites histoires courtes (30 au total), l’auteur nous offre un témoignage de l’univers de son héros, gentiment, positivement.

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Mon avis:

Cette bande dessinée, ou sous son nom exact en coréen manhwa, nous livre quelques instants de vie d’un facteur circulant sur sa bicyclette rouge pour livrer le courrier aux habitants de Yahwari et des environs.

Nostalgie, humour, fantastique, poésie… chaque histoire est différente et touchante. Notre facteur (dont on ne connait pas le prénom) nous fait vivre ses rencontres ou nous livre ses pensées. On sourit en découvrant les noms des maisons (la maison jaune dans la verdure, la maison que l’on voit entre deux pins siamois, la maison où l’on se sent de mieux en mieux…) ou les noms de certains habitants (la mamie aux gros mots) ! 

Cette lecture est aussi comme un témoignage de l’importance qu’à pu avoir le courrier et le passage du facteur. Aujourd’hui, il y a le téléphone et les mails. Avant, le facteur apportait toutes les nouvelles (qu’elles soient bonnes ou tristes). Et les habitants étaient là pour lui. On le voit par exemple hébergé chez une habitante, puisqu’il pleut trop fort dehors. Et elle insiste pour qu’il reste manger ! Cela fait partie des histoires touchantes qui nous sont racontées au fil des pages, ou encore celle où il joue l’entremetteur entre un homme et une femme qui n’osent s’avouer leurs sentiments ! 

Les illustrations sont toutes en douceur. Minimaliste et en harmonie avec le texte, elles nous permettent aussi de sourire ou d’être un peu plus triste face à certains récits.

En soit, une lecture agréable qui se lit très vite et parfaite pour s’offrir un moment de détente.

note 3,5 étoiles

Il existe beaucoup de points communs entre un facteur et un conducteur de train.
Le train emmène les gens jusqu’à destination avec un billet…
La lettre est délivrée au destinataire avec un timbre.
Le train est un voyage physique que l’on ressent.
La lettre est un voyage mental que l’on réfléchit.
Le conducteur de train emmène les corps et le facteur emmène les cœurs…
Ils se ressemblent.

 

 

PS: Une réédition des quatre tomes existent depuis l’année dernière, avec un design des quatre saisons. Cela n’a strictement rien à voir avec l’intrigue !

Littérature japonaise (Japon), Livres, Manga

L’atelier des sorciers, tome 11 de Kamome Shirahama

L'Atelier des Sorciers, tome 11 de Kamome Shirahama

Éditeur : Pika
Pages : 176 pages
Parution : 14 Juin 2023
Tome : 11/??
Genre: Jeunesse

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L’histoire:

La Fête de la Nuit d’argent s’achève sur un défilé, véritable point d’orgue des festivités où les sorciers présentent leurs inventions au roi et à la population locale. Mais ce défilé est également le seul moyen pour Coco de sauver Dagda et Kustas et plus l’échéance approche, plus l’apprentie sorcière se sent submergée par la pression. Alors qu’elle souhaite aussi briller lors de cet événement, Agathe décide quand même de lui tendre la main. Elles parviennent toutes les deux à faire valider leurs sorts pour les présenter lors du cortège, mais vont-elles réussir à récolter les suffrages nécessaires ?

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Mon avis:

Le jour J est arrivé pour Agathe et Coco qui vont présenter leurs sorts lors de la Fête de la Nuit d’argent, ainsi que maitre Olugio. Pour Coco, cette présentation est très importante. Comme toujours, elle souhaite aider ses amis…

Ce tome est très centré sur les sentiments. J’ai apprécié voir Agathe se confier à Coco et l’aider. Elle lui avoue sa jalousie et lui explique pourquoi. Un nouveau lien se crée entre les héroïnes pour notre plus grand plaisir. D’ailleurs, on a le droit à une belle scène d’amitié et de confiance en fin d’ouvrage. Un moment très touchant. Pendant ce temps, maitre Kieffrey se doute qu’il se passe quelque chose et que Coco ne lui dit pas tout.

Bien que j’ai apprécié ma lecture et les superbes illustrations du mangaka, je me demande quand va avancer l’intrigue… Depuis le tome 8 sorti en juin 2021, la Fête de la Nuit d’argent est annoncé et le récit n’avance pas. Cela devient frustrant, de ne pas apprendre grand chose quant à la suite de l’aventure. Pourtant, l’histoire est très prometteuse et les personnages attachants.

note 2,5 étoiles

Littérature japonaise (Japon), Livres, Manga, Mes coups de cœur

Quartier Lointain de Jirô Taniguchi

Éditeur : Casterman
Pages : 408 pages
Parution : 15 Novembre 2006
Genre: Manga

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L’histoire:

Un Japonais d’une cinquantaine d’années se remet difficilement des excès d’alcool commis la veille ; à tel point qu’il se trompe de train pour rentrer chez lui. Il se retrouve dans celui qui se dirige vers la ville de son enfance et il en profite pour se rendre sur la tombe de sa mère. Ce retour sur les traces de sa jeunesse va se transformer en bond dans le temps car notre héros va être transporté dans la peau de ses quatorze ans.

 

Mon avis:

Alors à la gare de Kyoto pour prendre un train vers Tokyo afin de rejoindre sa famille, Hiroshi se trompe de train. Et ce n’est pas n’importe lequel qu’il a pris. Il va vers Kurayoshi, la ville où il a grandi. Depuis le décès de sa mère, il n’y ait pas retourné. Sur les traces de son passé, il retrouve le chemin pour aller jusqu’à son ancien domicile et se recueillir sur la tombe de sa mère. Un phénomène inexplicable se passe alors…

Après un malaise, Hiroshi n’est plus l’homme de 48 ans qu’il était. Il a remonté le temps pour redevenir un adolescent de 14 ans. Physiquement, il ressemble à ce garçon qu’il était. Intellectuellement, c’est bien différent. Il pense comme un adulte. De retour chez lui, il retrouve sa sœur, sa mère, son père et sa grand-mère. Il s’est toujours demandé si sa mère était heureuse dans sa vie. Et pourquoi son père les avait abandonnés. Il se rend compte que ce triste jour allait arriver dans 3 mois…    

Hiroshi va revivre un certain nombre d’évènements. Il espère en bousculer le cours de certains. Mais comment savoir s’il retournera bien chez lui, où sa femme et ses enfants l’attendent.

Une véritable introspection psychologique se déroule au fil des pages. L’enquête sur son passé est émouvante. De surprenantes révélations lui sont faites. La narration nous tient tellement en haleine. On est comme absorbé par l’histoire d’Hiroshi. Ce dernier ne se rendait pas compte qu’elle avait une telle emprise sur lui. 

Les graphismes nous transmettent aussi tellement d’émotions. Il est clair que Jirô Tanigushi est un grand artiste. J’ai d’autant plus envie de découvrir ces autres œuvres d’art.

En bref, un manga qui nous laisse sans voix. Un héros qui doute, qui espère comprendre où il en est. Un voyage dans le temps, où il en sort transformé.