Du 17 septembre au 31 décembre 2016, l’exposition « Victorian Fashion – Les modes au temps de la reine Victoria » s’est tenue au château d’Hardelot. Je profite de ce billet sur l’exposition pour vous faire découvrir dans un premier temps ce superbe château que j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs fois.
LE CHÂTEAU D’HARDELOT
Le château d’Hardelot est un manoir néo-gothique construit sur les ruines d’un château fort, celui des comtes de Boulogne, datant du XIIIe siècle.
Au XIXeme siècle, le château appartient successivement à de riches anglais. Il devient au XXeme siècle un lieu de plaisance réservé à la haute bourgeoisie.
La commune de Condette rachète le château en 1986. Très endommagé,ce dernier est restauré par le Département du Pas-de-Calais entre 2007 et 2008. Dénommé « Centre culturel de l’Entente cordiale » en 2009, il devient un lieu dédié à la culture, aux arts et à l’histoire étonnante des relations franco-britanniques.
Découvrez ci dessous quelques photos de l’intérieur du château, où l’on peut se plonger dans le style d’antan.
A travers la trentaine de tenues et d’accessoires, nous sommes plongés dans l’ère victorienne et dans la vie quotidienne des Britanniques. Cette exposition nous fait découvrir la richesse et la variété de la garde-robe d’une famille bourgeoise anglaise au temps de la reine Victoria. On voit ainsi l’évolution de la mode féminine, passant de la silhouette romantique à la large robe portée sur crinoline, puis à la tournure aux volumineuses manches gigot et enfin à la ligne plus souple des débuts du XXe siècle ! Concernant la mode masculine, on peut dire qu’elle fait contraste avec la mode féminine. Cette dernière est beaucoup plus sombre et stricte.
Découvrez ci dessous une sélection de photo des tenues présentes dans cette exposition
1. Les dessous
2. Robes de jour
3. Tenue bord de mer et d’amazone
4. Toilette de réception et soirée
5 .Tenues masculines et pour les enfants
6. Quelques accessoires
J’espère que cet aperçu des tenues vous aura plu. Globalement la visite de l’exposition était rapide. L’espace était assez petit, tout en permettant la circulation. Assez peu d’explications étaient présentes, soit le stricte minimum (nom de la tenue et son époque). Pour les plus curieux, comme moi, un livret de visite était en libre service, ce qui m’a permit d’approfondir ainsi ma visite et d’en savoir plus. On peut dire que cet exposition était un panorama qui illustrait et nous montrait des exemples réels d’une garde robe d’époque.
Petite note, je savais que la reine Victoria était petite, mais je ne m’attendais pas à ça en voyant ses robes. Elle devait faire 1m50 !
Et enfin, une belle surprise à la fin de cette exposition m’attendait. Des copies de robes d’époque étaient à disposition des visiteurs. J’ai bien sûr craquée et j’ai eu la chance d’en porter deux ! J’ai eu le droit au réticule, au jupon à cerceaux, mais pas au corset !
Etant une grande fan d’Harry Potter (j’ai lu les livres dés la primaire au lycée), je n’ai pas pu résisté à aller voir l’exposition à la Cité du Cinéma à Paris. Dès notre arrivé, on est mis dans l’ambiance avec le passage devant le choipeau magique. S’ouvre ensuite à nous le monde d’Harry Potter avec l’entrée du Poudlard Express. Ce qui était agréable, c’est que tout le personnel joue le jeu, tous portent un costume et se comporte comme des sorciers. Au fil de l’exposition, j’ai pu y découvrir l’envers du décor avec par exemple les différents costumes des personnages, des accessoires, des lieux où plutôt des ambiances recréées…
Globalement j’y ais passé un bon moment, mais j’ai trouvé l’exposition très courte, trop courte. J’ai vraiment été surprise en arrivant à la boutique ce qui signifié la fin de l’expo. Finalement j’aurai préféré aller directement à Londres. J’irai un jour !
Voici quelques photos qui illustreront ce que j’ai pu voir.
L’événement : l’Impressionnisme et la mode, au musée d’Orsay
Les peintres impressionnistes, soucieux d’être dans leur temps, et de rendre compte de la vie de leurs contemporains, s’entendaient, sans se l’être forcément formulé entre eux, pour privilégier la représentation de la figure humaine dans son milieu quotidien. Ils tenaient à saisir la femme et l’homme « modernes », avec tout de même une préférence marquée pour les femmes, dans leurs activités habituelles, à la ville comme à la campagne.
Ainsi, sans rechercher à reproduire trop scrupuleusement la physionomie, la robe, le costume ou l’habit, ces peintres n’en rendaient pas moins compte des modes et des attitudes de leur époque.
Ils y parvinrent par leur volonté de considérer le portrait comme l’instantané d’une femme ou d’un homme dans son cadre familier, par leur capacité à renouveler, du double point de vue de la typologie et de la topographie, la scène de genre, et, plus que tout, par leur attention à « la métamorphose journalière des choses extérieures », pour reprendre l’expression de Charles Baudelaire.
Par leurs positions comme par leur parti pris esthétiques, la réalité de la femme et de l’homme des Années 1860-1880… et de leurs vêtements subissait alors une incontestable transfiguration, voire, si je l’osais, un véritable Coming out.
Une soirée, 1878, par Jean Béraud, L’Impressionisme et la Mode, au Musée d’Orsay. Photo Patrice Schmidt / Musée d’Orsay, dist. RMN Ce fut dans ces années-là que la journée de la femme (entendons-nous, nous parlons là des classes aisées, tout de même !) se ponctua, prenant modèle sur la geste des cours européennes, par des changements de vêtements adaptés ou codés à chaque événement du chapelet quotidien. Les robes, qui précédemment se transmettaient de génération en génération, pouvaient alors… n’être plus portées qu’une seule fois. Naissance de la mode telle qu’on la connaît encore aujourd’hui. Merci Monsieur Worth, couturier notamment de la cour d’Angleterre, installé à Paris et annonceur des Jacques Doucet, Paul Poiret et des autres.
Dans ce même temps où les femmes s’habillaient de splendides parures de couleurs, changeantes et étourdissantes, les hommes se moulaient dans la ternitude d’habits aux couleurs éteintes la plus absolue, passant de l’habit de jour noir, bleu marine ou marron, à l’habit de soirée, résolument noir évidemment ! Ils devenaient alors visuellement le simple faire-valoir de ces dames, chargées elles de porter spectaculairement et si possible avec élégance la réussite de leur époux ou de leur protecteur.
L’exposition L’Impressionnisme et la mode commence assez tranquillement avec, en mise en bouche, quelques robes de l’époque, confiées par les musées Galliera (toujours en travaux) et des Arts décoratifs. Pénombre, forcément, les tissus anciens sont si sensibles… et deux jolies liseuses, l’une peinte par Manet, l’autre par Renoir. Liseuses, donc dans leur siècle, et, bien qu’encore corsetées, déjà modernes.
Ici entre en scène Eugène Disderi, personnage-clé dans ce tournant d’époque. En effet, il invente dans les Années 1850 le portrait photographique, format carte de visite. Étonnant, non ? Et qui plus est, son invention permet d’avoir sur la même plaque 6 à 8 prises de vue différentes. M. Disderi prodiguait des conseils divers à ses client(e)s : sur le choix des vêtements, des couleurs, même sur les attitudes des mains ou le port de tête. Et ces cartes de visites photographiques, qui nécessitaient 10mn de pose puis 8 jours d’attente, se vendaient à l’unité, à la douzaine, par centaines, s’échangeant entre membres d’une même famille ou entre ami(e)s.
Dans son roman Au Bonheur des dames (1883), Émile Zola raconte le grand magasin, qui naît alors, plaçant au passage quelques banderilles : « La grande puissance était surtout la publicité. (Le propriétaire, ndlr) Mouret en arrivait à dépenser par an 300 000F de catalogues, d’annonces et d’affiches (…) Il professait que la femme est sans force contre la réclame, qu’elle finit fatalement par aller au bruit. »
Voir le tableau La Demoiselle du magasin (1883-1886), de James Tissot, qui, pour n’avoir pas été impressionniste, n’en dévoile pas moins précisément en fond de tableau le Paris haussmannien de la bourgeoisie triomphante.
Dans cette exposition, située dans un espace un peu serré, la mise en scène a prévu en compensation quelques grands miroirs face aux tableaux de plus grands formats, laissant l’opportunité au visiteur de se fabriquer son propre recul… et de voir ces tableaux à l’envers. Ce qui est bon pour la mode ne le serait-il pas pour la peinture ?
Quelques autres fort belles toiles de Jacques Tissot, égrainant les mois et leurs parures, maître dans l’art de peindre les tissus, comme dans sa scène d’un bal sur un bateau (1874), ou pour l’assistance d’un spectacle de cirque (1885).
5 beaux Berthe Morizot. De splendides Manet, bien sûr, qui s’attarda au cours de ses 5 dernières années à peindre de fort belles femmes. D’intéressants Mary Cassatt (Dans la loge, 1878 ; Femme au collier de perles dans la loge, 1879), qui permettent de constater qu’au spectacle la mode permettait que les dos et les poitrines soient avantageusement offerts aux regards, et que les jumelles… étaient rarement orientées vers la scène. Un peu de misogynie traîne toujours sur de tels thèmes. Pour Cézanne, tel tableau montrant deux femmes s’appellera La Conversation ou Les deux Sœurs, alors que les deux messieurs du second plan discutent apparemment tout autant. Pour la Dame au gant, de Charles Durant, le singulier se justifie-t-il alors que le second gant est à terre et que la Dame nous regarde d’agréable manière ?
Un peu étonné de retrouver le spectaculaire tableau de Gervex, présenté dans l’exposition « Degas et le nu », avec sa légende inchangée, mentionnant le conseil de Degas à Gervex de placer un corset au sol, pour montrer que cette femme est une femme qui se déshabille.
Ne serez-vous pas aussi surpris que moi de trouver dans la partie consacrée aux plaisirs de plein air… un faux gazon au sol et d’entendre les gazouillis des rossignols ?
Quelques hommes élégants ont été bien attrapés et décrits par nos peintres, dont L’Homme à l’Ombrelle (vers 1868), de Claude Monet, ou un portrait craquant du jeune Renoir, se tenant acrobatiquement les genoux sur un fauteuil, réalisé par Frédéric Bazille, en 1867, quand ils occupaient encore le même atelier, rue Visconti.
Et une petite merveille, en fin d’exposition : un essai de « Figure en plein air » (1886), de Claude Monet, pour son célèbre tableau de La Femme à l’ombrelle.
Les commissaires de cette exposition sont Guy Cogeval, président des musées d’Orsay et l’Orangerie, Philippe Thiébaut, conservateur en chef au musée d’Orsay, Gary Tinterow, de New York, Metropolitan Museum, et Gloria Groom, de Chicago, Art Institute.
Il y a 200 ans, en 1813, Jane Austen publiait son roman le plus célèbre Pride and Prejudice. Cette œuvre, l’une des plus significatives de la littérature du XIXe siècle, est aussi l’un des romans britanniques les plus souvent adaptés à l’écran.
L’exposition De la Plume à la Bobine vous propose de comprendre comment, à partir de l’oeuvre littéraire, le créateur de costumes de cinéma parvient à donner vie aux descriptions de l’auteur, ou s’en détache complètement…
Elle vous permettra également de comprendre les ficelles du métier de costumier et son travail de création et d’interprétation du scénario. Car bien loin de se contenter de recréer des habits d’époque, le costumier a pour mission de répondre à l’imagination et à la vision du metteur en scène. Il aide également l’interprète à mieux entrer dans la peau du personnage. Mission complexe, car au cinéma l’habit fait le moine…
Véritable condensé de symboles, le costume, de par sa tournure, ses couleurs ou ses matériaux, doit retranscrire le caractère du héro, révéler sa position dans l’intrigue et, parfois même, laisser deviner son destin.
Les costumes sont également conçus pour s’intégrer harmonieusement aux décors. Cet indissociable duo est l’ingrédient essentiel de la réussite esthétique du film.
Plus de trente costumes sont ici confrontés aux extraits des œuvres littéraires qui leur ont donné naissance et livrés à une analyse détaillée des symboles qu’ils dissimulent.
Cette exposition s’est déroulé au château d’Hardelot du 30 juin au 1er septembre 2013. De nombreux costumes d’œuvres littéraires françaises et britaniques ont été mis en scène comme: Orgueil et Préjugés, The Duchess, Oliver Twist, Jane Eyre, Les misérables, Bel Ami…
Une visite guidée était proposée pour connaitre ainsi les moindres détails de ses costumes, les différences avec l’époque… Une exposition vraiment intéressante, peut être juste un goût de trop peu, grande amatrice que je suis !
Découvrez quelques photos des costumes exposés
Orgueil et préjugés, de Joe Wright, 2005 D’après Orgueil et Préjugés de Jane Austen, 1813 Costumes de Jacqueline Durran (Satellite Award 2005)
Elizabeth Bennet et Mister Darcy, les héros d’Orgueil et Préjugés, comptent parmi les personnages les plus célèbres de la littérature anglaise. Leur histoire d’amour et le talent romantique de Jane Austen fascinent les lecteurs depuis 200 ans. Le roman, publié en 1813, a donné lieu à plus de 25 adaptations cinématographiques.
Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson, 2010 D’après la série des Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi, depuis 1976 Costumes d’Olivier Bériot (César 2011)
La Reine Margot, de Patrice Chéreau, 1994 D’après La Reine Margot d’Alexandre Dumas, 1845 Costumes de Moidele Bickel et Jean-Daniel Vuillermoz (César 1995) La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, 2010 D’après La Princesse de Montpensier de Madame de Lafayette, 1662 Costumes de Caroline de Vivaise (César 2011)
Les Trois Mousquetaires, de Paul W.S. Anderson, 2011 D’après Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, 1846 Costumes de Pierre-Yves Gayraud
Les Adieux à la Reine, de Benoît Jacquot, 2012 D’après Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas (2002) Costumes de Christian Gasc (César 2013)
Les costumes créés par Christian Gasc, sont fortement inspirés des portraits de Madame Vigée-Lebrun. Ils traduisent, autant par la richesse des étoffes et des broderies que par la sophistication des coupes, le luxe et l’insouciance d’un monde voué à disparaître. La tournure majestueuse et l’ampleur de la robe et de la perruque de la Reine, le bleu roi de l’habit de Louis XVI, cherchent à imposer une vision forte de la figure royale alors que les souverains sont discrédités et délaissés par leurs courtisans.
The Duchess, de Saul Dibb, 2008 D’après Giorgiana, duchesse de Devonshire d’Amanda Foreman, 2008 Costumes de Michael O’Conner (Oscar 2009)
De l’autre côté de la Manche à la même époque, la duchesse de Devonshire était pour la mode, comme pour la politique, une avant-gardiste. Ses portraits, peints par Reynolds, Lawrence ou Gainsborough témoignent du luxe de ses tenues et ont été une importante source d’inspiration pour Michael O’Connor, créateur des costumes de The Duchess. La robe de voyage, ici présentée, est caractéristique de la mode des années 1790 : taille cintrée et jupe fluide. La richesse et l’extravagance des robes de la duchesse contrastent avec les habits sages et bourgeois du duc, matérialisant ainsi l’incompatibilité des caractères des époux
Mayerling, de Terence Young, 1968 D’après Mayerling de Claude Anet, 1930 Costumes de Marcel Escoffier
Dans Mayerling, l’impératrice Elisabeth d’Autriche est elle aussi un modèle d’élégance. La tournure élaborée de la robe portée par Ava Gardner, en dessinant parfaitement sa silhouette, traduit le souci de paraître toujours jeune et belle et le mal-être de l’impératrice. La couleur rouge sombre de l’étoffe symbolise l’angoisse qui va crescendo et conduit à l’épilogue sanglant : la mort de Rodolphe.
Don Juan, de John Berry, 1956 D’après Dom Juan ou le festin de pierre, de Molière, 1665 Costumes de Ferdinand Junker
Dans l’intrigue de ce film, le costume tient une place toute particulière. Don Juan, légendaire séducteur, échange ses vêtements contre ceux de son valet Sganarelle afin d’être aimé pour lui-même. Mais le costume fait le moine… Le valet, ayant revêtu les magnifiques étoffes de son maître, est alors poursuivi par toutes les belles femmes de la région. Le costumier a traduit la richesse de Don Juan par l’opulence du costume et par cette fraise qui donne à Fernandel un air guindé et gauche tout à fait comique.
Le Cid, de Anthony Mann, 1961 D’après Le Cid, de Pierre Corneille, 1637 Costumes de Veniero Colasanti
Le costume de Rodrigue traduit la vision d’un chevalier médiéval noble, romantique et viril. La peau de bête et l’épaisse cotte de mailles renforcent l’allure guerrière du héros. Les costumes réalisés pour le cinéma dans les années 1950-1960 sont souvent fantaisistes dans l’usage des étoffes et des matériaux. Ici le costumier a utilisé de la cordelette peinte pour figurer la maille de fer. Ce costume pèse néanmoins près de 25 kilos… La robe de Chimène ici présentée est une tenue de deuil. Dans l’oeuvre de Corneille, le père de Chimène meurt lors d’un duel face à Rodrigue. Eplorée, celle-ci jure sur la tombe de son père de le venger. Lors du serment, elle porte cette robe noire, un capuchon et un long voile de deuil. Le costumier a réalisé un métissage de la mode médiévale (encolure) et des années 1960 (coupe très ajustée).
Arsène Lupin, de Jean-Paul Salomé, 2004 D’après La Comtesse de Cagliostro, de Maurice Leblanc, 1924 Costumes de Pierre-Jean Larroque
L’envoûtante Comtesse de Cagliostro qui séduit Arsène Lupin est ici vêtue d’une robe ajustée soulignant parfaitement la silhouette voluptueuse de Kristin Scott-Thomas. La dentelle au crochet qui la compose évoque les mailles d’un filet tendu pour piéger Arsène.
Bel-Ami, de Declan Donellan, 2012 D’après Bel-Ami, de Guy de Maupassant, 1885 Costumes d’Odile Dicks-Miraux
La robe orientale créée pour la scène finale du mariage, expose le pouvoir envoûtant et permanent de Madeleine sur Bel-Ami. Le vert, couleur de l’infidélité, décliné en un vaste camaïeux, accompagne l’héroïne tout au long du film.
Jane Eyre de Franco Zeffirelli, 1996 Costumes de Jenny Beavan (David di Donatello Awards 1996)
Jane Eyre de Cary Fukunaga, 2012 Costumes de Michael O’Connor D’après Jane Eyre de Charlotte Brontë, 1847
Jane Eyre et Mr Rochester sont à l’époque victorienne ce qu’Elizabeth Bennet et Mister Darcy sont à l’époque georgienne. Ecrit en 1847 par Charlotte Brontë, le roman est imprégné de romantisme, de gothique et de fantastique. A l’écran, les costumes évoquent la personnalité simple et timide de Jane grâce à des vêtements austères, comme cette robe noire à col en dentelle. Quant à Mr Rochester, son caractère ne se révélant qu’au fil de l’histoire, son costume consensuel est typique du gentleman farmer de l’époque victorienne.
Robe de Jane Eyre Interprétée par Charlotte Gainsbourg
Costume de Mr Rochester Interprété par Michael Fassbender
Sherlock Holmes, Jeu d’Ombres, de Guy Ritchie (2011) D’après Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle (1887-1926) Costumes de Jenny Beaven Sherlock Holmes, inventé par Arthur Conan Doyle en 1887, a été adapté 260 fois au cinéma et à la télévision. Dans cette dernière version, Guy Ritchie, réalisateur, et Jenny Beavan, costumière, ont pris le parti de s’éloigner de l’image traditionnelle du héros en lui donnant un caractère bohême et négligé. On remarque l’absence de sa légendaire casquette à oreillettes. Le docteur Watson, traditionnellement vêtu de manière bourgeoise, est ici présenté comme un homme de la classe moyenne. On retrouve la sobriété toute militaire de sa mise qui rappelle son ancienne carrière. La robe à tournure très dessinée d’Irène Adler évoque la grande modernité de cette héroïne, sa vivacité d’esprit et son extrême féminité.
Costume de Sherlock Holmes Interprété par Robert Downey Junior
Robe d’Irène Adler Interprétée par Rachel McAdams
Costume du docteur John Watson Interprété par Jude Law