Sorties culturelles

Château d’Attre et l’exposition « Impression de P’art Etre » au siècle des Lumières

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La château d’Attre est un sublime château du XVIIIème siècle implanté dans un parc de 17 hectares. Le château fut construit sur les fondations d’une ancienne forteresse médiévale, habité par la famille Franeau d’Hyon, Comtes de Gomegnies, chambellans à la Cour des Habsbourgs d’Autriche. Désirant une demeure plus moderne et dans le goût du temps, les propriétaires firent raser la forteresse et combler les douves en 1752.

Celle-ci a d’ailleurs servit de lieu de séjour à l’archiduchesse Marie-Christine d’Autriche (sœur de Marie-Antoinette) et à son mari, Albert de Saxe Teschen, gouverneurs des Pays-Bas. Leur chambre est toujours existante, et n’a jamais été utilisé depuis.

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Ce château est un très beau témoignage de l’époque, vu que le mobilier et même les papiers peints sur les murs sont d’origine. De style Louis XV, le château est constitué d’un corps principal encadré de deux ailes. Il est constitué de deux niveaux en grès, pierre calcaire et briques enduites.

Le parc est constitué d’un jardin à l’anglaise et parc forestier, il abrite quelques monuments tels qu’une tour en ruine, un colombier du XVème siècle, un ermitage, la fameuse tour Vignou (dont tout une légende lui est liée), un chalet suisse, un pavillon des bains… ainsi que « le Rocher  » : un grotte artificielle réalisée pour l’archiduchesse pour ses partie de chasse. Construit de 1782 à 1788 avec des pierres, cette étonnante ‘folie’ qui a coûtait bien chère, mesure 24 mètres de haut nécessita le travail de 40 ouvriers. Quatre tunnels mènent le visiteur au cœur du rocher.

A noter aussi que la château a servit de décor pour les films des Visiteurs !

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Le château accueille actuellement l’exposition « Impression de P’art Etre » au siècle des Lumières, qui met en valeur des vêtements en papier du XVIIIème siècle. Elles sont d’ailleurs très impressionnantes, vu que de loin on ne voit pas que c’est du papier. C’est seulement en s’approchant, qu’on voit que c’est chiffonné, et qu’on est devant une superbe création en papier.

La visite guidée du château est très intéressante, peut être un peu courte. Ma soif de curiosité n’a pas été totalement satisfaite! On visite que quelques ailes du château, vu que celui-ci est toujours habité. Et ce sont de pure merveilles, on ne s’est plus où regarder que ce soit les murs, le mobilier, et même les plafonds ! Par contre on a aucune info sur l’exposition, mais un guide très complet est là pour répondre à nos questions.

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Sorties culturelles

Le château d’Hardelot: Centre culturel de l’Entente Cordiale

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Un peu d’Histoire

Ce manoir de style néo-gothique a été construit sur les vestiges d’un château-fort du XIIIe siècle, appartenant aux Comtes de Boulogne. Plusieurs fois malmené et détruit, c’est au XIXème siècle que John-Robinson Whitley décide de faire une nouvelle station balnéaire digne du Touquet-Paris-Plage, dont il est le co-fondateur, afin d’y accueillir la noblesse britannique et française. Le château, devenu manoir, est ainsi réhabilité et devient un lieu mondain, qui sera par la suite cédé à l’Abbé Bouly, puis racheté par la municipalité et le département, pour devenir le « Centre culturel de l’Entente Cordiale ».

Autour du château s’étendent des jardins anglais et un théâtre élisabéthain (qui a reçu l’approbation de la reine Elisabeth II).

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Place aux pièces intérieurs 

Le salon et le fumoir sont de style néogothique, pièces de convivialité et très cosy. Le fumoir était réservé aux hommes qui s’y retrouvaient après le repas,  pour déguster une liqueur et un bon cigare.

La salle de billard est la salle pièce qui a pu être restauré à son état d’origine.

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Dans le vestibule et la salle à manger, on retrouve un style victorien: parquet anglais, et papier peint à motif. On buste de Victoria et d’Albert sont présent. Sur la table, nous est présenté à gauche un service à la française, et sur la droite à l’anglaise. En France, les dents de fourchettes pointent vers le bas, et la lame du couteau est dirigée vers l’assiette. Les verres sont disposés dans l’alignement du couteau, avec un angle de 45°. En Angleterre, les dents de fourchettes sont disposées vers le haut, comme les cuillères, et les couteaux vers l’extérieur. Les verres sont quant à eux disposés en ligne droite.

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Les appartements de John Whitley sont de style art nouveau. Sur le lit est présenté un maillot de bain homme et femme.

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Le cabinet des curiosités est consacré au dernier propriétaire, l’abbé Bouly. ll s’agit de son cabinet de travail qui a été reconstitué avec œuvres d’art et animaux naturalisés.

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Enfin la bibliothèque est de style néogothique, en référence au donjon médiéval où elle se trouve. Une grande collection d’œuvres de Dickens y sont présentes, ainsi que son buste, en référence aux quatre étés successifs qu’il a passé à Boulogne sur mer.

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Quelques détails sur le mobilier

Sorties culturelles

Le château de Versailles

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Classé depuis 30 ans au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO, le château de Versailles constitue l’une des plus belles réalisations de l’art français au XVIIe siècle. Symbole de la gloire de France, Versailles est un complexe de châteaux et palais. Il a été la résidence des plus importants rois de France, et principalement Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.

Le Roi-Soleil a fait appel aux meilleurs architectes de son temps pour construire ces bâtiments imposants et magnifiques, et a sollicité de nombreux peintres pour la réalisation des décors du palais. La Grande Galerie des Glaces et les Grands Appartements du Roi et de la Reine, sont constitué d’une succession d’éléments ayant une magnifique harmonie architecturale et s’étale sur 67 000 m² pour plus de 2 000 pièces.

 

Le parc du Château de Versailles quant à lui s’étend sur plus de 800 ha, dont 90 ha de jardins, et comprend de prestigieux éléments dont, parmi les plus réputés, le Grand Trianon, le petit Trianon, le grand canal, l’orangerie et le hameau de la Reine.

 

J’étais très contente de découvrir enfin ce fabuleux château, mais je suis restée sur ma fin. Je n’ai pas apprécié les boutiques à tout va, qui font vraiment « attrapes touristes ». Par contre le spectacle des grandes eaux musicales restera gravé dans ma mémoire, c’était vraiment fabuleux.

 

Sorties culturelles

Le domaine de Marie Antoinette

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Pas très loin du célèbre château de Versailles, se trouve le Domaine de Marie-Antoinette qui se compose du Grand Trianon, du Petit Trianon et du Hameau de la Reine, lieux de vies de la reine Marie-Antoinette.

J’ai particulièrement aimé cette visite qui a su garder son authenticité et son charme, contrairement à ce que j’ai ressentie pour Versailles (mais ça c’est une autre histoire, que je vous dévoilerais dans un autre article)

 

Le Grand Trianon
Le Grand Trianon a été construit en 1687 par Jules Hardouin Mansart, pour que Louis XIV puisse fuir les fastes de la Cour et s’y reposer en compagnie de ses dames. A la fois intimiste et raffiné, le palais de marbre rose à l’inspiration italienne respire la poésie.
C’est un vrai havre de paix à deux pas de Versailles. Il m’a particulièrement plu et marqué. J’y retournerais avec grand plaisir.


Le Petit Trianon
Le Petit Trianon est un cadeau de Louis XVI à sa femme Marie-Antoinette. Il a été construit sous Louis XV, pour Madame de Pompadour, par Ange-Jacques Gabriel.  Dissimulé par de longues allées d’arbres, le Petit Trianon dévoile petit à petit ses trésors. C’est à l’intérieur que l’on imagine facilement la vie que devait avoir Marie-Antoinette. On découvre ainsi les salons de jeu et de loisirs, les appartements privés de la Reine et son surprenant cabinet des Glaces mouvantes…

A l’extérieur, on peut admirer la beauté du jardin anglais et le superbe Temple de l’Amour.

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Le Hameau de la Reine
A côté des Trianon, Marie-Antoinette se fait aussi construire un véritable petit village normand. Onze maisons sont réparties autour d’un grand lac, surmonté d’un phare. Calme et quiétude s’en dégage.

 

Sorties culturelles

Le domaine du Château de Belœil, le Versailles belge

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Le Château de Belœil et son parc, sont implantés depuis huit siècles dans la province du Hainaut en Belgique. Il est la propriété des Princes de Ligne depuis le XIVe siècle, est entièrement meublé et contient une riche collection d’objets d’art du XVe au XIXe siècle dont la célèbre bibliothèque aux 20.000 volumes !

Aujourd’hui, il est toujours habité par la famille.

Le parc est constitué d’un superbe jardin à la française, une alternance harmonieuse d’eau et de verdure, d’ombre et de lumière, qui s’étend sur 25 hectares.

Il est considéré comme le Versailles belge. Niveau taille, il est beaucoup plus petit. Mais pour le reste autant dire qu’il arrive largement à sa hauteur.

 

Le Domaine de Belœil accueille chaque année au printemps un concours d’amaryllis. J’en ai profité pour aller le visiter à ce moment. Découvrez-le sans plus attendre en photos !

 

L’intérieur du château

 

L’extérieur du château

 

La bibliothèque

 

Le parc

 

Bien sûr à la fin de la visite, il y avait un stand où des oignons d’amaryllis étaient en vente. Et voici le super amaryllis double que j’ai acheté là bas.

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Sorties culturelles

Les modes au temps de la Reine Victoria au Château d’Hardelot

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Du 17 septembre au 31 décembre 2016, l’exposition « Victorian Fashion – Les modes au temps de la reine Victoria » s’est tenue au château d’Hardelot. Je profite de ce billet sur l’exposition pour vous faire découvrir dans un premier temps ce superbe château que j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs fois.

 

LE CHÂTEAU D’HARDELOT

 

Le château d’Hardelot est un manoir néo-gothique construit sur les ruines d’un château fort, celui des comtes de Boulogne, datant du XIIIe siècle.

Au XIXeme siècle, le château appartient successivement à de riches anglais. Il devient au XXeme siècle un lieu de plaisance réservé à la haute bourgeoisie.

La commune de Condette rachète le château en 1986. Très endommagé,ce dernier est restauré par le Département du Pas-de-Calais entre 2007 et 2008. Dénommé « Centre culturel de l’Entente cordiale » en 2009, il devient un lieu dédié à la culture, aux arts et à l’histoire étonnante des relations franco-britanniques.

Découvrez ci dessous quelques photos de l’intérieur du château, où l’on peut se plonger dans le style d’antan.

 

Pour plus d’information sur l’histoire du château, je vous invite à visiter le site officiel: http://www.chateau-hardelot.fr/Le-Lieu/Welcome-!-Bienvenue-au-Chateau-d-Hardelot

 

VICTORIAN FASHION

 

A travers la trentaine de tenues et d’accessoires, nous sommes plongés dans l’ère victorienne et dans la vie quotidienne des Britanniques. Cette exposition nous fait découvrir la richesse et la variété de la garde-robe d’une famille bourgeoise anglaise au temps de la reine Victoria. On voit ainsi l’évolution de la mode féminine, passant de la silhouette romantique à la large robe portée sur crinoline, puis à la tournure aux volumineuses manches gigot et enfin à la ligne plus souple des débuts du XXe siècle ! Concernant la mode masculine, on peut dire qu’elle fait contraste avec la mode féminine. Cette dernière est beaucoup plus sombre et stricte.

 

Découvrez ci dessous une sélection de photo des tenues présentes dans cette exposition

 

1. Les dessous

2. Robes de jour

3. Tenue bord de mer et d’amazone

4. Toilette de réception et soirée

5 .Tenues masculines et pour les enfants

6. Quelques accessoires

 

J’espère que cet aperçu des tenues vous aura plu. Globalement la visite de l’exposition était rapide. L’espace était assez petit, tout en permettant la circulation. Assez peu d’explications étaient présentes, soit le stricte minimum (nom de la tenue et son époque). Pour les plus curieux, comme moi, un livret de visite était en libre service, ce qui m’a permit d’approfondir ainsi ma visite et d’en savoir plus. On peut dire que cet exposition était un panorama qui illustrait et nous montrait des exemples réels d’une garde robe d’époque.

Petite note, je savais que la reine Victoria était petite, mais je ne m’attendais pas à ça en voyant ses robes. Elle devait faire 1m50 !

 

Et enfin, une belle surprise à la fin de cette exposition m’attendait. Des copies de robes d’époque étaient à disposition des visiteurs. J’ai bien sûr craquée et j’ai eu la chance d’en porter deux ! J’ai eu le droit au réticule, au jupon à cerceaux, mais pas au corset !

Sorties culturelles

Quelques unes de mes sorties en 2015

En ce début d’année 2016, je profite de cet article pour vous parler de mes sorties touristiques réalisées durant l’année 2015. Je prend toujours pas mal de photos pour vous en parler, mais finalement je ne prend jamais le temps de faire un bel article. Ce récap est donc l’occasion pour moi de vous montrer mes différentes visites.

 

Reims

J’ai découvert la ville de Reims, grâce à une sortie organisée par le club de randonnée de ma mère. En une journée, je n’ai pas pu voir grand-chose, mais en tout cas ce que j’ai vu m’a plu. On a bien sûr commencé par la cathédrale qui était en travaux. Elle est jolie, mais mon coup de cœur va plutôt à la basilique Saint Rémi. Elle est tellement sublime qu’on ne sait pas où regarder. Et ce qui est plaisant c’est qu’elle est très bien entretenue. Nous nous sommes promenés dans le centre-ville où il y a de très beau magasins, et je suis même tombée sur une superbe libraire de livres d’occasion ! Nous avons fait le marché de Noel, qui est très grand et avons assisté au soir à un spectacle de son et lumière sur la cathédrale. J’étais assez déçu de spectacle. Certes c’est très bien fait, mais je trouvais que ça manquait de dynamisme et c’était répétitif.

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Baie de Somme

Une autre sortie plus nature et apaisante en baie de Somme à la rencontre des phoques. J’aime beaucoup cet endroit qui est très reposant.

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Citadelle de Doullens

J’aime beaucoup chaque année m’établir un programme pour les journées du patrimoine. La citadelle étant sur ma route, je m’y suis arrêtée. Quelle a été ma surprise quand je suis rentrée dans ce lieu d’Histoire laissé à l’abandon. J’ai vraiment été choqué de voir des bâtiments se dégrader, des fenêtres cassées, des toits percés, des arbres entrant dans des bâtiments… Bien sûr les photos que vous allez voir ci-dessous, on ne les montre pas aux touristes avant leurs visites. On se doute aussi que c’est un manque de financement qui cause ce problème, mais peut être aussi un manque de moyen humain…
Après il faut quand même dire que ce lieu vaut le détour. Les sous-terrains sont impressionnant. Même si je suis déçu de voir des bâtiments dans cet état, je suis heureuse d’avoir visitée cette citadelle.

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La cité souterraine de Naours

Autre visite au programme des journées du patrimoine, la cité souterraine Naours, ou aussi appelé grottes de Naours. Cette cité a servit de refuge aux habitants mais aussi d’hôpital pendant la première guerre mondiale. Elle accueille aujourd’hui le musée des vieux métiers picards. La cité est vraiment impressionnante, mais surtout gigantesque: 28 galeries, 300 chambres, le tout sur près de 2000 m de sous terrain. La visite était vraiment intéressante, et partir à la découverte d’anciens métiers l’était aussi.

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Abbaye de Valloires

Autant dire que cette abbaye est une pure merveille, que se soit les bâtiments ou les jardins, tout est sublime et on s’en prend plein les yeux. L’abbaye en elle même est très bien entretenue. Une partie accueille des enfants placés par la justice, il y a aussi une hôtellerie, un magasin de produits locaux, une serre et des bâtiments à louer pour des événements. On peut dire que la structure vie. Concernant la visite, l’intérieur est aussi vivant. De nombreux tableaux sont présents, on découvre aussi de très beaux meubles d’époque sculptés et travaillés. Ensuite il y a le jardin a visité qui est sublime. Je l’ai découvert l’été, et je serais curieuse de le découvrir le printemps. Ce qui est agréable, c’est que le parcours est libre mais tout de même guidé. Toutes les plantes sont classées, on peut faire de belles découvertes et repartir avec un plan pour son jardin grâce à la serre! Bref vous l’aurez compris, cette visite m’a marqué et m’a plu. Je vous la conseille.

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Château de Rambures

Etant une grande passionnée de château, je suis heureuse d’avoir découvert cette année ce château fort qui est une pure merveille. L’intérieur du château est très bien entretenu, des meubles et tableaux d’époque sont encore visibles pendant la visite. Par contre vous ne verrez pas de photos, elles sont interdites à l’intérieur. La visite a continué avec le parc et la roseraie. On continue à s’en prendre plein les yeux !

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Voici pour ce récapitulatif de mes sorties touristiques de 2015. J’aurais pu rajouter aussi mon vol en montgolfière, qui a été mémorable pour moi, mais mes photos ne sont pas exceptionnelles !

J’espère en tout cas que l’article vous aura plu et qu’il vous donnera des idées de sorties pour 2016!

Sorties culturelles

De la plume à la Bobine: Costumer la littérature au Château d’Hardelot

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Il y a 200 ans, en 1813, Jane Austen publiait son roman le plus célèbre Pride and Prejudice. Cette oeuvre, l’une des plus significatives de la littérature du XIXe siècle, est aussi l’un des romans britanniques les plus souvent adaptés à l’écran.
L’exposition De la Plume à la Bobine vous propose de comprendre comment, à partir de l’oeuvre littéraire, le créateur de costumes de cinéma parvient à donner vie aux escriptions de l’auteur, ou s’en détache complètement…
Elle vous permettra également de comprendre les ficelles du métier de costumier et son travail de création et d’interprétation du scénario. Car bien loin de se contenter de recréer des habits d’époque, le costumier a pour mission de répondre à l’imagination et à la vision du metteur en scène. Il aide également l’interprète à mieux entrer dans la peau du personnage.
Mission complexe, car au cinéma l’habit fait le moine…
Véritable condensé de symboles, le costume, de par sa tournure, ses couleurs ou ses matériaux, doit retranscrire le caractère du héro, révéler sa position dans l’intrigue et, parfois même, laisser deviner son destin.
Les costumes sont également conçus pour s’intégrer harmonieusement aux décors. Cet indissociable duo est l’ingrédient essentiel de la réussite esthétique du film.
Plus de trente costumes sont ici confrontés aux extraits des œuvres littéraires qui leur ont donné naissance et livrés à une analyse détaillée des symboles qu’ils dissimulent.

Cette exposition s’est déroulé au château d’Hardelot du 30 juin au 1er septembre 2013. De nombreux costumes d’œuvres littéraires françaises et britaniques ont été mis en scène comme: Orgueil et Préjugés, The Duchess, Oliver Twist, Jane Eyre, Les misérables, Bel Ami…

 

Une visite guidée était proposée pour connaitre ainsi les moindres détails de ses costumes, les différences avec l’époque… Une exposition vraiment intéressante, peut être juste un goût de trop peu, grande amatrice que je suis !

 

Découvrez quelques photos des costumes exposés

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Orgueil et préjugés, de Joe Wright, 2005
D’après Orgueil et Préjugés de Jane Austen, 1813
Costumes de Jacqueline Durran (Satellite Award 2005)

Elizabeth Bennet et Mister Darcy, les héros d’Orgueil et Préjugés, comptent parmi les personnages les plus célèbres de la littérature anglaise. Leur histoire d’amour et le talent romantique de Jane Austen fascinent les lecteurs depuis 200 ans. Le roman, publié en 1813, a donné lieu à plus de 25 adaptations cinématographiques.

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Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson, 2010
D’après la série des Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi, depuis 1976
Costumes d’Olivier Bériot (César 2011)

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La Reine Margot, de Patrice Chéreau, 1994
D’après La Reine Margot d’Alexandre Dumas, 1845
Costumes de Moidele Bickel et Jean-Daniel Vuillermoz (César 1995)

La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, 2010
D’après La Princesse de Montpensier de Madame de Lafayette, 1662
Costumes de Caroline de Vivaise (César 2011)

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Les Trois Mousquetaires, de Paul W.S. Anderson, 2011
D’après Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, 1846
Costumes de Pierre-Yves Gayraud

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Les Adieux à la Reine, de Benoît Jacquot, 2012
D’après Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas (2002)
Costumes de Christian Gasc (César 2013)

Les costumes créés par Christian Gasc, sont fortement inspirés des portraits de Madame Vigée-Lebrun. Ils traduisent, autant par la richesse des étoffes et des broderies que par la sophistication des coupes, le luxe et l’insouciance d’un monde voué à disparaître. La tournure majestueuse et l’ampleur de la robe et de la perruque de la Reine, le bleu roi de l’habit de Louis XVI, cherchent à imposer une vision forte de la figure royale alors que les souverains sont discrédités et délaissés par leurs courtisans.

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The Duchess, de Saul Dibb, 2008
D’après Giorgiana, duchesse de Devonshire d’Amanda Foreman, 2008
Costumes de Michael O’Conner (Oscar 2009)

De l’autre côté de la Manche à la même époque, la duchesse de Devonshire était pour la mode, comme pour la politique, une avant-gardiste. Ses portraits, peints par Reynolds, Lawrence ou Gainsborough témoignent du luxe de ses tenues et ont été une importante source d’inspiration pour Michael O’Connor, créateur des costumes de The Duchess.
La robe de voyage, ici présentée, est caractéristique de la mode des années 1790 : taille cintrée et jupe fluide. La richesse et l’extravagance des robes de la duchesse contrastent avec les habits sages et bourgeois du duc, matérialisant ainsi l’incompatibilité des caractères des époux

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Mayerling, de Terence Young, 1968
D’après Mayerling de Claude Anet, 1930
Costumes de Marcel Escoffier

Dans Mayerling, l’impératrice Elisabeth d’Autriche est elle aussi un modèle d’élégance. La tournure élaborée de la robe portée par Ava Gardner, en dessinant parfaitement sa silhouette, traduit le souci de paraître toujours jeune et belle et le mal-être de
l’impératrice.
La couleur rouge sombre de l’étoffe symbolise l’angoisse qui va crescendo et conduit à l’épilogue sanglant : la mort de Rodolphe.

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Don Juan, de John Berry, 1956
D’après Dom Juan ou le festin de pierre, de Molière, 1665
Costumes de Ferdinand Junker

Dans l’intrigue de ce film, le costume tient une place toute particulière. Don Juan, légendaire séducteur, échange ses vêtements contre ceux de son valet Sganarelle afin d’être aimé pour lui-même. Mais le costume fait le moine… Le valet, ayant revêtu les magnifiques étoffes de son maître, est alors poursuivi par toutes les belles femmes de la région. Le costumier a traduit la richesse de Don Juan par l’opulence du costume et par cette fraise qui donne à Fernandel un air guindé et gauche tout à fait comique.

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Le Cid, de Anthony Mann, 1961
D’après Le Cid, de Pierre Corneille, 1637
Costumes de Veniero Colasanti

Le costume de Rodrigue traduit la vision d’un chevalier médiéval noble, romantique et viril. La peau de bête et l’épaisse cotte de mailles renforcent l’allure guerrière du héros. Les costumes réalisés pour le cinéma dans les années 1950-1960 sont souvent fantaisistes dans l’usage des étoffes et des matériaux. Ici le costumier a utilisé de
la cordelette peinte pour figurer la maille de fer. Ce costume pèse néanmoins près de 25 kilos…
La robe de Chimène ici présentée est une tenue de deuil. Dans l’oeuvre de Corneille, le père de Chimène meurt lors d’un duel face à Rodrigue. Eplorée, celle-ci jure sur la tombe de son père de le venger. Lors du serment, elle porte cette robe noire, un capuchon et un long voile de deuil. Le costumier a réalisé un métissage de la mode médiévale (encolure) et des années 1960 (coupe très ajustée).

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Arsène Lupin, de Jean-Paul Salomé, 2004
D’après La Comtesse de Cagliostro, de Maurice Leblanc, 1924
Costumes de Pierre-Jean Larroque

L’envoûtante Comtesse de Cagliostro qui séduit Arsène Lupin est ici vêtue d’une robe ajustée soulignant parfaitement la silhouette voluptueuse de Kristin Scott-Thomas.
La dentelle au crochet qui la compose évoque les mailles d’un filet tendu pour piéger Arsène.

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Bel-Ami, de Declan Donellan, 2012
D’après Bel-Ami, de Guy de Maupassant, 1885
Costumes d’Odile Dicks-Miraux
La robe orientale créée pour la scène finale du mariage, expose le pouvoir envoûtant et permanent de Madeleine sur Bel-Ami. Le vert, couleur de l’infidélité, décliné en un vaste camaïeux, accompagne l’héroïne tout au long du film.

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Jane Eyre de Franco Zeffirelli, 1996
Costumes de Jenny Beavan
(David di Donatello Awards 1996)

Jane Eyre de Cary Fukunaga, 2012
Costumes de Michael O’Connor
D’après Jane Eyre de Charlotte Brontë, 1847

Jane Eyre et Mr Rochester sont à l’époque victorienne ce qu’Elizabeth Bennet et Mister
Darcy sont à l’époque georgienne. Ecrit en 1847 par Charlotte Brontë, le roman est imprégné de romantisme, de gothique et de fantastique.
A l’écran, les costumes évoquent la personnalité simple et timide de Jane grâce à des vêtements austères, comme cette robe noire à col en dentelle. Quant à Mr Rochester,
son caractère ne se révélant qu’au fil de l’histoire, son costume consensuel est typique du gentleman farmer de l’époque victorienne.

Robe de Jane Eyre
Interprétée par Charlotte Gainsbourg

Costume de Mr Rochester
Interprété par Michael Fassbender

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Sherlock Holmes, Jeu d’Ombres, de Guy Ritchie (2011)
D’après Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle (1887-1926)
Costumes de Jenny Beaven

Sherlock Holmes, inventé par Arthur Conan Doyle en 1887, a été adapté 260 fois au cinéma et à la télévision. Dans cette dernière version, Guy Ritchie, réalisateur, et Jenny Beavan, costumière, ont pris le parti de s’éloigner de l’image traditionnelle du héros
en lui donnant un caractère bohême et négligé. On remarque l’absence de sa légendaire casquette à oreillettes.
Le docteur Watson, traditionnellement vêtu de manière bourgeoise, est ici présenté comme un homme de la classe moyenne.
On retrouve la sobriété toute militaire de sa mise qui rappelle son ancienne carrière. La robe à tournure très dessinée d’Irène Adler évoque la grande modernité de cette héroïne, sa vivacité d’esprit et son extrême féminité.
Costume de Sherlock Holmes
Interprété par Robert Downey JuniorRobe d’Irène Adler
Interprétée par Rachel McAdamsCostume du docteur John Watson
Interprété par Jude Law

 

D’autres photos et costumes sur la page facebook du blog: https://www.facebook.com/pg/mrsturner6259/photos/?tab=album&album_id=2147646315522008