Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Wonderpark, tome 1 : Libertad de Fabrice Colin

Wonderpark, tome 1 : Libertad
Fabrice Colin

Éditeur : Pocket Jeunesse
Pages : 144 pages
Parution : 11 juin 2021
Tome : 01/06
Genre: Jeunesse, Fantastique

 

L’histoire:

Quand un parc d’attractions ouvre sur des mondes magiques bien réels…

À l’école, Jenn et son frère, Mervin, ont fait la connaissance d’une fille au nom étrange : Orage. Son père est le concepteur de WonderPark, un parc d’attractions mystérieux et désaffecté. Quand leur nouvelle amie leur propose de visiter l’endroit, Jenn et Mervin sont ravis. Mais à peine sont-ils entrés dans le parc que Zoey, leur petite sœur, disparaît. Les enfants découvrent alors que WonderPark est le portail de mondes magiques et pourtant bien réels. Sans hésiter, Jenn, Mervin et Orage s’engouffrent dans Libertad, le monde des pirates, où la traîtrise est un art et le courage une nécessité.

 

Mon avis:

Jenn et son frère Mervin ont toujours rêvé d’aller Wonderpark, un parc d’attraction abandonné. Personne n’a jamais réussi à y entrer et le parc n’a jamais ouvert ses portes au public. Grâce à leur rencontre avec Orage, la nièce du gardien du parc, les enfants parviennent enfin à franchir les grilles interdites. Mais leur exploration tourne rapidement au cauchemar lorsque Zoey, la petite sœur de Jenn et Mervin, est kidnappée par une étrange créature. Ils découvrent alors que Wonderpark cache un incroyable secret : six portes permettent d’accéder à six mondes différents. Pour sauver Zoey, ils devront les traverser un à un et affronter les dangers qui s’y cachent.

Jenn et Mervin forment un duo très complice. Ils veillent l’un sur l’autre tout au long de leur aventure. Au fil des pages, les personnages évoluent. Mervin, par exemple, gagne de plus en plus en confiance. Orage complète le trio. Courageuse et déterminée, elle agit souvent comme la meneuse du groupe. Sa quête personnelle – retrouver son père, l’inventeur de Wonderpark – apporte une seconde dimension au récit. Au fil des épreuves, cette aventure renforce les liens entre les personnages et met en avant l’entraide, l’amitié et le courage.

Cette saga nous propose de découvrir à chaque tome un nouveau monde relié au parc. On commence avec Libertad, l’île des pirates. Etant fan de piraterie, vous vous doutez que cette thématique a participé au fait que j’ai adoré ce premier tome ! Il y aura ensuite: Mégapolis, la capitale des super-héros; Cyclos, la sombre station orbitale; Askaran l’Ancienne et ses guerres sans fin; Discordia, la ville des fous; et Darkmoor, le manoir hanté aux dimensions d’une montagne. Je trouve ce principe très intéressant. Ainsi, on est immergé progressivement dans l’univers et les secrets de Wonderpark, tout en suivant la quête de de Jenn, Mervin et Orage.

Tout au long de la lecture, on trouve des illustrations d’Antoine Brivet. Elle apportent une touche d’émerveillement et appuient sur les émotions. Je ne connaissais pas cet illustrateur. C’est une belle découverte.

En bref, une aventure originale qui me donne envie de continuer à suivre les péripéties de nos héros et de découvrir les autres mondes du parc.

note 4,5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres, Mes coups de cœur

Le musée imaginaire de Jane Austen de Fabrice Colin et Nathalie Novi

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Éditeur : Albin Michel
Pages : 142 pages
Parution : 2 Novembre 2017

 

L’histoire:

Dans le domaine de Pemberley, un musée imaginaire dédié à Jane Austen ouvre pour la première fois ses portes… Les visiteurs, venus de pays et d’époques différentes, se pressent dans la première salle où ils sont accueillis par Elisabeth Bennett, l’héroïne du roman Orgueil et Préjugés. Elle va les guider à travers les pièces du musée, une pour chaque roman : Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments, Mansfield Park, Emma, Northanger Abbey et Persuasion.

Les textes courts de Fabrice Colin permettent une immersion sensible dans l’univers littéraire de Jane Austen. Les pages richement illustrées alternent différentes approches de son oeuvre : scènes-clés emblématiques des romans (bal, mariage, rencontres), scènes de genre de la société britannique au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, paysages romantiques, galeries de portraits sur fonds tapissés de brocard, compositions allégoriques… Nathalie Novi mixe les techniques – peinture à l’acrylique sur carton, lavis à l’encre, croquis à la plume sur papiers anciens – pour livrer un bel ouvrage atypique.

 

Mon avis:

Quel magnifique ouvrage que nous ont offert Nathalie Novi avec ces superbes illustrations oniriques, et Fabrice Colin avec ces textes tout en poésie. On nous offre un voyage enchanté dans l’univers de Jane Austen, à travers ses œuvres phares qui nous sont contées. On se laisse emmener avec grande joie dans ce musée imaginaire. C’est un vrai plaisir de se laisser porter de pages en pages, de romans en romans, de souvenirs en souvenirs. Ici ce n’est pas des chapitres qu’on retrouve, mais un hall d’accueil, six grandes salles dédiées aux six romans majeurs de la romancière, et une boutique. On se laisse guider, en déambulant dans son monde, riche en couleur, en peintures, en sublimes illustrations reprenant des personnages, des lieux importants, ou une mise en scène du musée. Les illustrations qu’on découvre sont mises en scènes par des écrits, qui nous orientent dans notre visite, et nous raconte l’histoire des romans. Ce livre étant avant tout destiné à des fans, si vous n’avez pas lu les œuvres de Jane Austen, je ne vous le conseille pas. Vous allez être spoiler. Une bien surprise et balade. On a même l’impression que le livre nous parle et nous chuchote, grâce à cette intrigue douce et mélodieuse ! Une pure beauté !
Et c’est bien sur tout en émotion, que je le referme. Un ouvrage très agréable à visiter, et surtout un bel hommage à Jane Austen et à son talent. Maintenant, je n’ai plus qu’une seule hâte, me replonger dans ses romans, et les adaptations. Mais ça me fait surtout penser, qu’il y en a encore un que je n’ai pas lu. Les œuvres jeunesses qu’elle a écrit. Il va falloir déjà que je me le procure !

Janeite un jour, Janeite toujours !

 

« En 1867, Caroline Austen écrivait, à propos du souvenir de sa tante: « Il s’éteindra si aucun effort n’est fait pour cultiver sa mémoire. » Elle peut être rassurée.

Nous sommes tous aujourd’hui, des nièces et des neveux de Jane Austen, attendant qu’elle nous régale, encore et toujours, de ses extravagances et pare des « couleurs de son imagination fantasque » les détails les plus insignifiants de nos vies. »

 

5 étoiles

 

Le musée imaginaire de Jane Austen de Fabrice Colin et Nathalie NoviLe musée imaginaire de Jane Austen de Fabrice Colin et Nathalie NoviLe musée imaginaire de Jane Austen de Fabrice Colin et Nathalie Novi