Rendez vous il y a 2000 ans, à l’époque des Romains !
Le forum antique de Bavay est un site archéologique situé à moins d’une heure de Lille et de Bruxelles. D’une surface de 2,5 hectares, il est composé d’une esplanade, d’un temple et d’une basilique. A l’époque, Bavay était une ville très importante, vu qu’elle est à la croisée de 7 voies romaines, ce qui explique la grandeur du site. Le site accueillait des activités commerciales, administratives et religieuses.
La visite est divisée en deux parties: la visite du site archéologique puis celle du musée.
Le forum antique
Le site est actuellement en cours de fouille. Une partie est dégagée, et une autre est sous terre. C’est impressionnant de se dire qu’il y a encore beaucoup de richesses à découvrir sous nos pieds.
La visite commence avec une superbe reconstitution en 3D, qui nous est présenté sous forme de film. On peut voir plus clairement comment il était à l’époque antique, et comment les gens y vivaient. On entre ensuite sur le site archéologique. Grâce au film, on peut imaginer son immensité. Depuis les longs couloirs du forum, on découvre le temple puis l’esplanade et ensuite la basilique.
Forum antiqueTemple
Le musée archéologique
Après la visite du site archéologique, on peut découvrir dans l’exposition permanente, les richesses qu’ils ont été découvert sur le site de Bavay. La première pièce nous présente les lieux publics de la ville romaine ; la deuxième s’intéresse à la vie privée des habitants.
Du 17 septembre au 31 décembre 2016, l’exposition « Victorian Fashion – Les modes au temps de la reine Victoria » s’est tenue au château d’Hardelot. Je profite de ce billet sur l’exposition pour vous faire découvrir dans un premier temps ce superbe château que j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs fois.
LE CHÂTEAU D’HARDELOT
Le château d’Hardelot est un manoir néo-gothique construit sur les ruines d’un château fort, celui des comtes de Boulogne, datant du XIIIe siècle.
Au XIXeme siècle, le château appartient successivement à de riches anglais. Il devient au XXeme siècle un lieu de plaisance réservé à la haute bourgeoisie.
La commune de Condette rachète le château en 1986. Très endommagé,ce dernier est restauré par le Département du Pas-de-Calais entre 2007 et 2008. Dénommé « Centre culturel de l’Entente cordiale » en 2009, il devient un lieu dédié à la culture, aux arts et à l’histoire étonnante des relations franco-britanniques.
Découvrez ci dessous quelques photos de l’intérieur du château, où l’on peut se plonger dans le style d’antan.
A travers la trentaine de tenues et d’accessoires, nous sommes plongés dans l’ère victorienne et dans la vie quotidienne des Britanniques. Cette exposition nous fait découvrir la richesse et la variété de la garde-robe d’une famille bourgeoise anglaise au temps de la reine Victoria. On voit ainsi l’évolution de la mode féminine, passant de la silhouette romantique à la large robe portée sur crinoline, puis à la tournure aux volumineuses manches gigot et enfin à la ligne plus souple des débuts du XXe siècle ! Concernant la mode masculine, on peut dire qu’elle fait contraste avec la mode féminine. Cette dernière est beaucoup plus sombre et stricte.
Découvrez ci dessous une sélection de photo des tenues présentes dans cette exposition
1. Les dessous
2. Robes de jour
3. Tenue bord de mer et d’amazone
4. Toilette de réception et soirée
5 .Tenues masculines et pour les enfants
6. Quelques accessoires
J’espère que cet aperçu des tenues vous aura plu. Globalement la visite de l’exposition était rapide. L’espace était assez petit, tout en permettant la circulation. Assez peu d’explications étaient présentes, soit le stricte minimum (nom de la tenue et son époque). Pour les plus curieux, comme moi, un livret de visite était en libre service, ce qui m’a permit d’approfondir ainsi ma visite et d’en savoir plus. On peut dire que cet exposition était un panorama qui illustrait et nous montrait des exemples réels d’une garde robe d’époque.
Petite note, je savais que la reine Victoria était petite, mais je ne m’attendais pas à ça en voyant ses robes. Elle devait faire 1m50 !
Et enfin, une belle surprise à la fin de cette exposition m’attendait. Des copies de robes d’époque étaient à disposition des visiteurs. J’ai bien sûr craquée et j’ai eu la chance d’en porter deux ! J’ai eu le droit au réticule, au jupon à cerceaux, mais pas au corset !
En ce début d’année 2016, je profite de cet article pour vous parler de mes sorties touristiques réalisées durant l’année 2015. Je prend toujours pas mal de photos pour vous en parler, mais finalement je ne prend jamais le temps de faire un bel article. Ce récap est donc l’occasion pour moi de vous montrer mes différentes visites.
Reims
J’ai découvert la ville de Reims, grâce à une sortie organisée par le club de randonnée de ma mère. En une journée, je n’ai pas pu voir grand-chose, mais en tout cas ce que j’ai vu m’a plu. On a bien sûr commencé par la cathédrale qui était en travaux. Elle est jolie, mais mon coup de cœur va plutôt à la basilique Saint Rémi. Elle est tellement sublime qu’on ne sait pas où regarder. Et ce qui est plaisant c’est qu’elle est très bien entretenue. Nous nous sommes promenés dans le centre-ville où il y a de très beau magasins, et je suis même tombée sur une superbe libraire de livres d’occasion ! Nous avons fait le marché de Noel, qui est très grand et avons assisté au soir à un spectacle de son et lumière sur la cathédrale. J’étais assez déçu de spectacle. Certes c’est très bien fait, mais je trouvais que ça manquait de dynamisme et c’était répétitif.
Baie de Somme
Une autre sortie plus nature et apaisante en baie de Somme à la rencontre des phoques. J’aime beaucoup cet endroit qui est très reposant.
Citadelle de Doullens
J’aime beaucoup chaque année m’établir un programme pour les journées du patrimoine. La citadelle étant sur ma route, je m’y suis arrêtée. Quelle a été ma surprise quand je suis rentrée dans ce lieu d’Histoire laissé à l’abandon. J’ai vraiment été choqué de voir des bâtiments se dégrader, des fenêtres cassées, des toits percés, des arbres entrant dans des bâtiments… Bien sûr les photos que vous allez voir ci-dessous, on ne les montre pas aux touristes avant leurs visites. On se doute aussi que c’est un manque de financement qui cause ce problème, mais peut être aussi un manque de moyen humain… Après il faut quand même dire que ce lieu vaut le détour. Les sous-terrains sont impressionnant. Même si je suis déçu de voir des bâtiments dans cet état, je suis heureuse d’avoir visitée cette citadelle.
La cité souterraine de Naours
Autre visite au programme des journées du patrimoine, la cité souterraine Naours, ou aussi appelé grottes de Naours. Cette cité a servit de refuge aux habitants mais aussi d’hôpital pendant la première guerre mondiale. Elle accueille aujourd’hui le musée des vieux métiers picards. La cité est vraiment impressionnante, mais surtout gigantesque: 28 galeries, 300 chambres, le tout sur près de 2000 m de sous terrain. La visite était vraiment intéressante, et partir à la découverte d’anciens métiers l’était aussi.
Abbaye de Valloires
Autant dire que cette abbaye est une pure merveille, que se soit les bâtiments ou les jardins, tout est sublime et on s’en prend plein les yeux. L’abbaye en elle même est très bien entretenue. Une partie accueille des enfants placés par la justice, il y a aussi une hôtellerie, un magasin de produits locaux, une serre et des bâtiments à louer pour des événements. On peut dire que la structure vie. Concernant la visite, l’intérieur est aussi vivant. De nombreux tableaux sont présents, on découvre aussi de très beaux meubles d’époque sculptés et travaillés. Ensuite il y a le jardin a visité qui est sublime. Je l’ai découvert l’été, et je serais curieuse de le découvrir le printemps. Ce qui est agréable, c’est que le parcours est libre mais tout de même guidé. Toutes les plantes sont classées, on peut faire de belles découvertes et repartir avec un plan pour son jardin grâce à la serre! Bref vous l’aurez compris, cette visite m’a marqué et m’a plu. Je vous la conseille.
Château de Rambures
Etant une grande passionnée de château, je suis heureuse d’avoir découvert cette année ce château fort qui est une pure merveille. L’intérieur du château est très bien entretenu, des meubles et tableaux d’époque sont encore visibles pendant la visite. Par contre vous ne verrez pas de photos, elles sont interdites à l’intérieur. La visite a continué avec le parc et la roseraie. On continue à s’en prendre plein les yeux !
Voici pour ce récapitulatif de mes sorties touristiques de 2015. J’aurais pu rajouter aussi mon vol en montgolfière, qui a été mémorable pour moi, mais mes photos ne sont pas exceptionnelles !
J’espère en tout cas que l’article vous aura plu et qu’il vous donnera des idées de sorties pour 2016!
Etant une grande fan d’Harry Potter (j’ai lu les livres dés la primaire au lycée), je n’ai pas pu résisté à aller voir l’exposition à la Cité du Cinéma à Paris. Dès notre arrivé, on est mis dans l’ambiance avec le passage devant le choipeau magique. S’ouvre ensuite à nous le monde d’Harry Potter avec l’entrée du Poudlard Express. Ce qui était agréable, c’est que tout le personnel joue le jeu, tous portent un costume et se comporte comme des sorciers. Au fil de l’exposition, j’ai pu y découvrir l’envers du décor avec par exemple les différents costumes des personnages, des accessoires, des lieux où plutôt des ambiances recréées…
Globalement j’y ais passé un bon moment, mais j’ai trouvé l’exposition très courte, trop courte. J’ai vraiment été surprise en arrivant à la boutique ce qui signifié la fin de l’expo. Finalement j’aurai préféré aller directement à Londres. J’irai un jour !
Voici quelques photos qui illustreront ce que j’ai pu voir.
L’événement : l’Impressionnisme et la mode, au musée d’Orsay
Les peintres impressionnistes, soucieux d’être dans leur temps, et de rendre compte de la vie de leurs contemporains, s’entendaient, sans se l’être forcément formulé entre eux, pour privilégier la représentation de la figure humaine dans son milieu quotidien. Ils tenaient à saisir la femme et l’homme « modernes », avec tout de même une préférence marquée pour les femmes, dans leurs activités habituelles, à la ville comme à la campagne.
Ainsi, sans rechercher à reproduire trop scrupuleusement la physionomie, la robe, le costume ou l’habit, ces peintres n’en rendaient pas moins compte des modes et des attitudes de leur époque.
Ils y parvinrent par leur volonté de considérer le portrait comme l’instantané d’une femme ou d’un homme dans son cadre familier, par leur capacité à renouveler, du double point de vue de la typologie et de la topographie, la scène de genre, et, plus que tout, par leur attention à « la métamorphose journalière des choses extérieures », pour reprendre l’expression de Charles Baudelaire.
Par leurs positions comme par leur parti pris esthétiques, la réalité de la femme et de l’homme des Années 1860-1880… et de leurs vêtements subissait alors une incontestable transfiguration, voire, si je l’osais, un véritable Coming out.
Une soirée, 1878, par Jean Béraud, L’Impressionisme et la Mode, au Musée d’Orsay. Photo Patrice Schmidt / Musée d’Orsay, dist. RMN Ce fut dans ces années-là que la journée de la femme (entendons-nous, nous parlons là des classes aisées, tout de même !) se ponctua, prenant modèle sur la geste des cours européennes, par des changements de vêtements adaptés ou codés à chaque événement du chapelet quotidien. Les robes, qui précédemment se transmettaient de génération en génération, pouvaient alors… n’être plus portées qu’une seule fois. Naissance de la mode telle qu’on la connaît encore aujourd’hui. Merci Monsieur Worth, couturier notamment de la cour d’Angleterre, installé à Paris et annonceur des Jacques Doucet, Paul Poiret et des autres.
Dans ce même temps où les femmes s’habillaient de splendides parures de couleurs, changeantes et étourdissantes, les hommes se moulaient dans la ternitude d’habits aux couleurs éteintes la plus absolue, passant de l’habit de jour noir, bleu marine ou marron, à l’habit de soirée, résolument noir évidemment ! Ils devenaient alors visuellement le simple faire-valoir de ces dames, chargées elles de porter spectaculairement et si possible avec élégance la réussite de leur époux ou de leur protecteur.
L’exposition L’Impressionnisme et la mode commence assez tranquillement avec, en mise en bouche, quelques robes de l’époque, confiées par les musées Galliera (toujours en travaux) et des Arts décoratifs. Pénombre, forcément, les tissus anciens sont si sensibles… et deux jolies liseuses, l’une peinte par Manet, l’autre par Renoir. Liseuses, donc dans leur siècle, et, bien qu’encore corsetées, déjà modernes.
Ici entre en scène Eugène Disderi, personnage-clé dans ce tournant d’époque. En effet, il invente dans les Années 1850 le portrait photographique, format carte de visite. Étonnant, non ? Et qui plus est, son invention permet d’avoir sur la même plaque 6 à 8 prises de vue différentes. M. Disderi prodiguait des conseils divers à ses client(e)s : sur le choix des vêtements, des couleurs, même sur les attitudes des mains ou le port de tête. Et ces cartes de visites photographiques, qui nécessitaient 10mn de pose puis 8 jours d’attente, se vendaient à l’unité, à la douzaine, par centaines, s’échangeant entre membres d’une même famille ou entre ami(e)s.
Dans son roman Au Bonheur des dames (1883), Émile Zola raconte le grand magasin, qui naît alors, plaçant au passage quelques banderilles : « La grande puissance était surtout la publicité. (Le propriétaire, ndlr) Mouret en arrivait à dépenser par an 300 000F de catalogues, d’annonces et d’affiches (…) Il professait que la femme est sans force contre la réclame, qu’elle finit fatalement par aller au bruit. »
Voir le tableau La Demoiselle du magasin (1883-1886), de James Tissot, qui, pour n’avoir pas été impressionniste, n’en dévoile pas moins précisément en fond de tableau le Paris haussmannien de la bourgeoisie triomphante.
Dans cette exposition, située dans un espace un peu serré, la mise en scène a prévu en compensation quelques grands miroirs face aux tableaux de plus grands formats, laissant l’opportunité au visiteur de se fabriquer son propre recul… et de voir ces tableaux à l’envers. Ce qui est bon pour la mode ne le serait-il pas pour la peinture ?
Quelques autres fort belles toiles de Jacques Tissot, égrainant les mois et leurs parures, maître dans l’art de peindre les tissus, comme dans sa scène d’un bal sur un bateau (1874), ou pour l’assistance d’un spectacle de cirque (1885).
5 beaux Berthe Morizot. De splendides Manet, bien sûr, qui s’attarda au cours de ses 5 dernières années à peindre de fort belles femmes. D’intéressants Mary Cassatt (Dans la loge, 1878 ; Femme au collier de perles dans la loge, 1879), qui permettent de constater qu’au spectacle la mode permettait que les dos et les poitrines soient avantageusement offerts aux regards, et que les jumelles… étaient rarement orientées vers la scène. Un peu de misogynie traîne toujours sur de tels thèmes. Pour Cézanne, tel tableau montrant deux femmes s’appellera La Conversation ou Les deux Sœurs, alors que les deux messieurs du second plan discutent apparemment tout autant. Pour la Dame au gant, de Charles Durant, le singulier se justifie-t-il alors que le second gant est à terre et que la Dame nous regarde d’agréable manière ?
Un peu étonné de retrouver le spectaculaire tableau de Gervex, présenté dans l’exposition « Degas et le nu », avec sa légende inchangée, mentionnant le conseil de Degas à Gervex de placer un corset au sol, pour montrer que cette femme est une femme qui se déshabille.
Ne serez-vous pas aussi surpris que moi de trouver dans la partie consacrée aux plaisirs de plein air… un faux gazon au sol et d’entendre les gazouillis des rossignols ?
Quelques hommes élégants ont été bien attrapés et décrits par nos peintres, dont L’Homme à l’Ombrelle (vers 1868), de Claude Monet, ou un portrait craquant du jeune Renoir, se tenant acrobatiquement les genoux sur un fauteuil, réalisé par Frédéric Bazille, en 1867, quand ils occupaient encore le même atelier, rue Visconti.
Et une petite merveille, en fin d’exposition : un essai de « Figure en plein air » (1886), de Claude Monet, pour son célèbre tableau de La Femme à l’ombrelle.
Les commissaires de cette exposition sont Guy Cogeval, président des musées d’Orsay et l’Orangerie, Philippe Thiébaut, conservateur en chef au musée d’Orsay, Gary Tinterow, de New York, Metropolitan Museum, et Gloria Groom, de Chicago, Art Institute.