Livres

Le costume historique d’Auguste Racinet

Le costume historique Auguste Racinet

Éditeur : Taschen
Pages : 752 pages
Parution : 15 septembre 2015
Tome : 01/01

 

L’histoire:

Publié à l’origine en France entre 1876 et 1888, Le Costume historique d’Auguste Racinet représentait l’étude la plus complète et la plus pertinente jamais entreprise sur l’histoire de l’habillement. Cet ouvrage, qui couvre en six tomes l’histoire mondiale du costume, de la mode et du style depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle, demeure tout à fait unique en son genre, par son ampleur comme par sa précision.

Cette réédition de TASCHEN restitue les illustrations délicieusement précises et colorées de Racinet, ainsi que ses savoureuses descriptions et ses commentaires souvent spirituels. Couvrant tout depuis la tenue antique des Étrusques jusqu’à la mode des Françaises, l’ensemble suit le découpage originel de Racinet, par culture et par thème. Impressionnant par son ampleur et passionnant par ses recherches et son souci du détail, Le Costume historique représente une référence inestimable pour les étudiants, designers, artistes, illustrateurs et historiens, ainsi qu’une source d’inspiration très riche pour quiconque s’intéresse aux habits et au style.

 

Mon avis:

Ce livre reprend les 500 planches illustrées des six ouvrages originaux créés par l’illustrateur et auteur Auguste Racinet.

Divisé en quatre parties, l’auteur il nous fait part de sa passion et de son riche travail de recherche.

  • Partie 1 – L’Antiquité classique (Egyptien, Assyrien, Hébraïque, Asiatique; Grec, Etrusque, Gréco-Romain, Romain; Europe barbare : Barbare, Scandinave Celte)
  • Partie 2 – XIXe siècle, le monde en dehors de l’Europe (Océanie; Afrique; Amérique, Esquimaux; Chine, Japon, Asie; Inde; Perse, Musulman, Orient, Syrie; Turquie, Byzantin; Afrique mauresque)
  • Partie 3 – L’Europe 400 – 1800 (Moyen-âge; costumes de guerre et de cour; XIVe et XVIe siècle : bijoux, coiffures et mobilier; XVe – XVIe siècle : costumes féminins et masculins; XVIe siècle : costumes militaires; XVIe – XVIIe siècle : costumes féminins, masculins et mobilier, XVIIe Hollande et France, XVIIe siècle : costumes religieux, civils et militaires, XVIIe – XVIIIe siècle : costumes civils et mobilier, XVIIIe siècle : costumes civils, militaires et mobilier, XVIIIe – XIXe siècle : costumes féminins, masculins et coiffures)
  • Partie 4 – Les costumes traditionnels jusqu’à la fin du XIXe siècle (Suède, Norvège, Islande et Laponie; Hollande; Ecosse et Angleterre; Allemagne et Suisse; Russie; Pologne, Hongrie, Croatie et Ukraine; Turquie d’Europe; Italie, Espagne et Portugal; France)

Bien que les costumes historiques soient le sujet principal, on découvre aussi les us et coutumes, le mobilier d’époque, l’armement, les coiffures et les bijoux. Quel sublime plongeon dans le temps à travers la mode ! Les illustrations sont très précises et magnifiquement détaillées.

Toutefois, cet ouvrage est une reproduction. Les illustrations sont toutes présentes, mais pas le texte. Ce sont des commentaires courts qui expliquent chaque planche. Sachant que sur une planche, il y a plusieurs illustrations… Cette lecture est tout de même très intéressante et riche en découverte. J’ai adoré.

Alors, si vous êtes passionné par la lecture de romans historiques ou le visionnage de films et séries historiques, c’est le moment de venir un as dans les costumes historiques.

"Le Costume Historique" d

Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

Au bonheur des dames (BD) de Agnès Maupré et Émile Zola

Au bonheur des dames BD Agnès Maupré Émile Zola

Éditeur : Casterman
Pages : 136 pages
Parution : 3 Juin 2020
Genre: Historique, Classique

 

L’histoire:

Venue de sa lointaine Normandie, Denise arrive à Paris avec ses deux frères sans un sou en poche… D’abord aidée par l’oncle Baudu, un commerçant méfiant, elle va franchir la porte du Bonheur des Dames, un immense magasin de nouveautés qui fait se déplacer tout ce que Paris compte d’élégantes… Engagée comme vendeuse, Denise découvre autour d’elle les rivalités avec les autres vendeuses, devenant vite la victime d’un système aliénant où il faut sans cesse se battre pour vendre et où les amitiés sont rares. Mais la jeune femme va faire la connaissance d’Octave Mouret, le directeur du Bonheur des Dames, un homme de conquête qui ne songe qu’à l’expansion de son magasin, à défaut de trouver l’amour. À moins que la rencontre avec Denise ne vienne bouleverser ses croyances ?

 

Mon avis:

Adapté du roman d’Emile Zola, nous faisons la rencontre de Denise qui arrive dans une capitale en pleine mutation. Les petits commerces, comme celui géré par son oncle, subissent la concurrence des grands magasins qui vendent de tout. Fini les magasins spécialisés en chapeaux ou en ombrelles, le « Bonheur des Dames » offrent une grande variété de produits et de nouveautés constantes. A la quête d’un emploi, Denise entre dans ce monde en plein effervescence que gère Octave Mouret. Assez vite repérée pour ces talents de vendeuse, Denise va en rendre certaines jalouses et attirer l’attention d’autres.

Au fil des pages, je me suis souvenue des grandes lignes du roman lu il y a quelques années. Dénonçant les conditions des femmes et travailleurs dans le Paris du Second Empire, ce sujet est abordé en second plan. L’auteure a choisi de mettre en lumière l’histoire de Denise et sa romance avec Octave Mouret. J’ai grandement aimé découvrir le parcours de cette jeune fille provinciale qui arrive très naïves et se révèle.

Cette lecture aurait pu être un coup de cœur. J’avoue ne pas avoir été sensible aux illustrations, que je trouve même grossière. Il n’y a pas de détail et de finesse dans les traits, comme j’aime grandement. Par contre, le côté haut en couleur ne me gêne aucunement. J’aime beaucoup.

 

note 4,5 étoiles

Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Le Retour de la Bête de Jean-Luc Marcastel

Le Retour de la Bête de Jean-Luc Marcastel

Éditeur : Pocket Jeunesse
Pages : 176 pages
Parution : 25 janvier 2024
Tome : 01/01
Genre: Jeunesse, Historique

 

L’histoire:

Il l’a entendue. Il dit même qu’il l’a vue, avec ses yeux petits et méchants. Mais au village tout le monde sait que le père Gustave boit un peu trop. Alors son histoire à dormir debout, qui ravive le souvenir de la fameuse Bête du Gévaudan, ça ne me fait pas peur, enfin presque pas… Et puis j’ai un problème plus urgent à traiter : organiser l’évasion de mon meilleur ami Maurice, qui a été arrêté par des SS. Mais comment moi et ma bande de copains, qu’une simple bête imaginaire effraie, pourrions-nous mettre en déroute les soldats allemands ?

 

Mon avis:

Hiver 1942 en Auvergne, des enfants jouent innocemment à la neige et raconte cette histoire incroyable de cette bête vue par le père de Gustave. En pleine seconde guerre mondiale, ce monstre occupe bien les esprits. Ils ont beaux être en « zone libre », ils savent ce qu’ils se passent ailleurs… Un jour, alors que Monsieur Antoine leur fait un cours d’Histoire, les Allemands arrivent…

Jacques sait très bien qui est Maurice, alias Moshe, et ce qu’a fait son professeur pour le sauver des nazis. Il ne peut pas rester sans rien faire. Avec ses amis Françoise, Dédé et Gaston, ils vont élaborer un plan incroyable pour les sauver.

A partir de 9 ans, il n’est pas évident de parler des guerres mondiales à ce public. Mais notre auteur sait le faire parfaitement, étant ancien professeur d’Histoire. Les faits historiques sont amenés au fur et à mesure. Intégrés à l’intrigue, j’ai particulièrement aimé comment notre personnage principal les racontent. L’histoire d’amitié avec Maurice/Moshe est touchante et véhicule de belles valeurs. L’insertion de la bête de Gévaudan est aussi très intéressante.

« L’homme peut se révéler parfois pire que la Bête »

La lecture de ce roman se fait très vite. On ne peut qu’être fasciné par l’histoire en se demandant comment des enfants naïfs peuvent agir contre des soldats SS. Le contexte est certes très dur et angoissant, mais cela ne nous empêche pas de bien rigoler !

L’auteur nous offre d’ailleurs en fin d’ouvrage quelques informations sur la seconde guerre mondiale et aussi sur la légende de la bête de Gévaudan.

note 4 étoiles

Films

Entre les lignes (Mothering sunday)

Réalisateur : Eva Husson
Acteurs : Odessa Young, Josh O’Connor, Colin Firth
Audio : Français
Durée : 104 minutes
Genre: Drame, Historique, Romance

 

L’histoire:

Angleterre, 1924. Femme de chambre chez un couple d’aristocrates, Jane fréquente secrètement Paul, le fils des propriétaires du manoir voisin. Instinctivement, Jane sait que leur différence de milieu, et le futur mariage de Paul avec une autre, vouent leur liaison passionnée à l’échec. Elle se raccroche alors à ces étreintes dérobées comme à autant de futurs souvenirs destinés à nourrir sa plume d’écrivaine en devenir.

Inspiré du roman Le dimanche des mères de Graham Swift

 

Mon avis:

En ce jour de fête des mères, il est de coutume pour les aristocrates de donner un jour de congés à leurs domestiques. Jane Fairchild, orpheline et servante de la famille Niven, profite de cette journée pour rejoindre Paul Sheringham, un aristocrate qui est attendu par sa promise pour officialiser leur engagement. Cette journée, qui occupe l’intégralité du film, va marquer à jamais l’histoire de Jane…

Dans un contexte encore tourmenté d’après première guerre mondiale, on suit cette famille dévastée par le deuil de plusieurs de ses fils, qui nous livrent leurs secrets au fur et à mesure. Passant de flashback en flashback, on découvre la Jane adolescente et servante chez les Niven, et la Jane adulte, indépendante et romancière. Il est d’ailleurs un peu déroutant au début de faire le lien, même si l’intrigue est assez lente. Toutefois, cela ne m’a pas dérangé, étant captivée par l’histoire qui nous montre l’avancée des mœurs, mais peut-être de façon trop discrète.

Autant dire que le casting a fortement influencé mon choix de découvrir ce film. Sachez tout de même que Colin Firth est assez peu présent. Son rôle est secondaire. Le film étant vraiment consacré à Jane Fairchild interprété par Odessa Young. Je vous signalerai également qu’il y a de nombreuses scènes de nudité et pour la plupart complétement inutiles.

Les lieux de tournage sont très beaux. On a le droit à des beaux plans sur l’intérieur de différents manoirs. Jonglant entre les époques, les costumes sont également très soignés (quand ils en portent !)

En soit, un bon film mais qui aurait pu être plus engagé.

note 4 étoiles

Films

Le remède à l’oubli

Réalisateur : Michal Gazda
Audio : Français
Durée : 140 minutes
Genre: Drame, Historique, Romance

 

L’histoire:

Rafał Wilczur, professeur de chirurgie respecté, est victime d’une agression et perd la mémoire suite à ses blessures, alors que sa femme vient de le quitter.

Inspiré du roman Znachor de Tadeusz Dołęga-Mostowicz (non traduit en français)

 

Mon avis:

Ce film polonais nous raconte l’histoire de Rafal Wilczur, un grand chirurgien qui vit de sa passion, aider et sauver des vies. Peu présent, sa femme le quitte en emmenant leur fille. Quelque temps après, une terrible agression le rend amnésique. Pauvre, il parcourt les campagnes et se fait appeler Antoni Klos. Même s’il a oublié qui il est, il continu à exercer « illégalement » la médecine. C’est ainsi qu’il s’installe dans un petit village où sa fille réside. Mais aucun des deux ne se reconnaissent…

Abordant des thématiques bien connues : les secondes chances, les conditions de vie entre la haute société et les bas fonds, l’accès aux soins… l’intrigue finit par nous captiver par la quête du personnage principal. Qui est donc Antoni et comment a-t-il obtenu toutes ses connaissances en médecine ? Humble, on s’attache à lui. Même s’il y a que nous, spectateurs, qui connaissons la réponse, on se demande quand la révélation aura lieu.

Bien tourné, le cadre est intéressant. Mais c’est surtout l’acteur principal qui m’a convaincue de continuer jusqu’au bout ce film. Certes la fin est rapide et trop simple, il en reste que j’ai passé un bon moment.

Si vous êtes tenté, il est disponible sur Netflix.

note 4 étoiles