Livres, Young adult

Le Chant des Voiles de Tiphs

Le Chant des Voiles
Tiphs

Éditeur : Michel Lafon
Pages : 544 pages
Parution : 12 juin 2025
Genre: Young Adult

 

L’histoire:

L’océan, Luka en a toujours rêvé.
Vivre libre et loin de la misère dans laquelle elle a grandi l’obsède. Peu importe qu’elle soit une femme, sa détermination est sans limites et elle compte bien prendre la mer.
Quand le capitaine de l’Endeavour l’intègre à son équipage en dépit des convenances, Luka semble toucher son rêve du doigt.
Mais passée l’euphorie du départ, la vie à bord se révèle impitoyable. Sous les ordres de l’intransigeant et mystérieux maître coq, Axel, Luka cherche à trouver sa place malgré le sexisme et la superstition légendaire des marins, alors que les véritables raisons de sa présence sur le navire lui échappent encore.
Bien déterminée à percer le secret de leur expédition, la jeune mousse découvre rapidement que sur l’Endeavour, rien n’est ce qu’il paraît être.

 

Mon avis :

Luka est une jeune femme déterminée à réaliser son rêve : naviguer et devenir capitaine. Lorsqu’elle parvient à intégrer l’équipage de l’Endeavour, elle pense toucher enfin à son objectif. Sous l’autorité d’Axel, elle découvre que les dangers ne viennent pas uniquement de l’océan. Entre quête d’un mystérieux trésor, tempêtes, trahisons et tensions internes, elle découvre rapidement que le plus grand défi n’est pas seulement l’océan. Mais la place qu’elle doit sans cesse défendre en tant que femme dans un milieu profondément hostile.

Dès que Luka monte à bord, on embarque avec elle. L’immersion est immédiate. On vit chaque tempête, chaque affrontement, chaque émerveillement à ses côtés. On partage sa peur, sa colère, son indignation face à des discriminations, humiliations et agressions. Pourtant, elle ne plie jamais. Sa détermination et son courage forcent l’admiration. Elle choisit une voie qui ne lui est pas destinée, ose braver les interdits et prouve qu’elle a sa place. Elle ne se laisse jamais faire et à une sacrée répartie.

Son personnage m’a particulièrement touchée. C’est une héroïne inspirante que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre. Grâce à elle, la dimension féministe est particulièrement marquante. La liberté accordée aux femmes est fragile, presque illusoire. Luka incarne ce combat constant pour exister pleinement dans un monde d’hommes.

Axel, de son côté, est bien plus difficile à cerner. Tantôt touchant, tantôt décevant, je n’ai pas été convaincue. Ses mensonges répétés et certaines attitudes m’ont déplus. Même si sa relation avec Luka apporte des tensions intéressantes, je n’ai pas réussi à m’attacher pleinement à lui.

Globalement l’intrigue a tout pour me plaire. En tant qu’amatrice de piraterie, j’ai aimé l’intégration de légendes maritimes. Toutefois, j’ai ressenti quelques longueurs par moment. J’ai trouvé que souvent les rebondissements étaient suivi d’un long moment plat. Cela n’enlève pas l’intérêt de l’histoire, mais ça a légèrement freiné mon enthousiasme.

En bref, malgré quelques réserves concernant Axel et le rythme, cette lecture offre une belle aventure en mer qui saura séduire les amateurs de récits de piraterie et de combats féminins.

note 3 étoiles

Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

Les Damnés du grand large de Kristof Mishel et Beatrice Penco Sechi

Les Damnés du grand large de Kristof Mishel et Beatrice Penco Sechi

Éditeur : Drakoo
Pages : 56 pages
Parution : 10 août 2022
Genre: Fantastique

 

L’histoire:

« Je colporte la plus étrange histoire qu’il vous ait été donné d’entendre, je vous l’échange contre un repas. » Il y a deux cents ans, un curieux voyageur fit résonner une taverne d’un inquiétant récit. Celui d’un navire pris dans la tourmente de meurtres inexplicables. Celui de cadavres de marins marqués d’un signe obscur, et d’un équipage terrorisé. Celui d’un jeune mousse au carnet rempli de monstres, qui semblait tout connaître des forces effroyables qui régissaient les eaux où le vaisseau s’était aventuré. Mais l’auditoire ne pouvait prévoir que derrière le récit fascinant du conteur se cachait quelque chose de plus sinistre que la mort elle-même…

 

Mon avis:

En 1809, un conteur fait le tour des auberges et tavernes pour raconter son histoire qui en déroute plus d’un. A bord du navire marchand, l’Alicante, on suit l’aventure d’un jeune mousse, nommé par l’équipage, le rêveur. Toujours accroché à son carnet, il dessine et écrit ce qui se passe à bord de ce bateau maudit. L’ambiance est sombre, surnaturelle et sanglante. La folie et la mort s’emparent des marins. Une succession de corps sont retrouvés avec une mystérieuse marque A sur leurs fronts… Que cache cette diablerie…

Entre allers retours à la taverne et à bord du navire, je suis captivée par le récit à huis clos qui nous est conté. Angoissant et captivant, seul le jeune garçon semble avoir les clés de cette barbarie. La conclusion nous révèle la raison de tous ces meurtres. Et quelle surprise d’en découvrir l’origine. Pour une première bande dessinée, l’auteur nous montre son grand talent.

Concernant les illustrations, elles retransmettent à merveille les émotions que l’on ressent au fil des pages. Les traits sont fins et tout aussi ensorcelant que l’histoire.

Un one-shot qui a su me tenir en haleine et tellement riche en rebondissements.

note 4,5 étoiles

Bande dessinée, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

La fille maudite du capitaine pirate, tome 3 de Jeremy A. Bastian

Éditeur : La Cerise
Pages : 48 pages
Parution : 12 Novembre 2021
Tome : 03/04
Genre: Historique, Fantastique

 

L’histoire:

Plus bas, toujours bas… la fille maudite du capitaine pirate plonge au plus profond des mers de l’Omerta, toujours en quête de son père. Guidée par le sabre du Danois noir, croisant dangers et nouveaux alliés, vers le secret que cache la caverne au fond de la faille ! Dans cette suite tant attendue de la série qui l’a fait découvrir, Jeremy Bastian déploie tout son talent pour nous embarquer plus loin encore dans cet univers d’une richesse infinie.

 

Mon avis:

De retour auprès de la fille du capitaine pirate, qu’on a laissé précédemment aux portes de la grotte du Diable. Mais quelle aventure va-t-il encore lui arriver…

C’est toujours un plaisir de se replonger dans cette sublime bande dessinée qui commence directement dans l’action. Notre héroïne est plus motivée que jamais à retrouver son père, et est prête à tout. L’enquête continue avec quelques révélations, mais il est vrai que je m’attendais à en apprendre plus…

Ce troisième tome est encore plus court que le précèdent, et l’intrigue apparait de plus en plus décousue et stagne. Niveau graphique, nous sommes servis. Deux doubles pages riches en détails sont même insérées dans l’ouvrage. Le travail réalisé est toujours aussi époustouflant et déroutant. Devoir tourner sa lecture dans tous les sens pour pouvoir lire une phrase entière, ou appuyer dans le centre du livre pour réussir à en lire une autre… c’est peut-être pousser un peu loin. Bien que ce soit toujours un régal à regarder.

J’ai tout de même passé un bon moment, et j’ai d’autant plus hâte de connaitre la suite et la fin de cette histoire.

Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

Petits secrets et grandes histoires de corsaires de Dani Fano et Guillermo Gonzalez

Éditeur : Petit à Petit
Pages : 64 pages
Parution : 24 Septembre 2021
Genre: Historique

 

L’histoire:

XVIe siècle, Espagne. Dans une auberge à l’ambiance enflammée, marins et corsaires se réunissent pour partager leurs aventures. Entre voyages périlleux en terres inconnues, tempêtes et batailles sanglantes entre navires, leurs journées ne sont pas de tout repos… Chaque chapitre est complété par un documentaire illustré qui présente le quotidien des marins et des corsaires ainsi que les grandes expéditions et découvertes navales de l’époque. Ce Docu-BD vous donnera envie de prendre le large !

 

Mon avis:

Ce docu-BD nous propose de nous divertir grâce à une intrigue sur les aventures multiples de corsaires basques, ainsi que de nous éclairer sur leurs vies, coutumes et histoire. Alors, à l’abordage !

Le récit se déroule dans une auberge du Pays Basque, où des corsaires se réunissent et content leurs expéditions. La première nous emmène à Terre-Neuve, où la chasse à la baleine est courante. On en découvre ensuite plus sur la guerre de course et ses pratiques, ainsi que sur les mythes et légendes qui peuplent les grandes eaux. Le destin de ces hommes qui s’engagent est difficile et les représailles le sont tout autant, mais aussi pour leurs prisonniers lors de la conquête aux esclaves.

En résumé, nombreuses thématiques sont détaillées et complétées par une double page d’information. Des mini biographies de corsaires célèbres sont à découvrir, comme des œuvres d’art d’époque. Des techniques courantes nous sont expliquées, comme le choix de faire échouer son navire pour sauver son équipe. Et pour enrichir notre curiosité, des conseils lectures sont ajoutés.

Même s’il existe un fil conducteur et des personnages communs, il s’agit bien d’un docu-bd et non d’une bande dessinée classique. L’histoire est clairement ciselée, ce qui n’est pas dérangeant mais peut être déroutant en début de lecture. Je tiens aussi à signaler que le texte n’est pas adapté à un public jeunesse. Une méthode de torture est par exemple expliquée dans les pages documentaire et évoquée dans l’intrigue (à savoir qu’on peut faire le choix de ne pas la lire, il y a un titre qui nous prévient !)

Grâce à cette lecture, je connais maintenant plus de choses sur les corsaires. Elle permet une bonne entrée en matière et aussi compléter ses connaissances.

Bande dessinée, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Mes coups de cœur

La fille maudite du capitaine pirate, tome 2 de Jeremy A. Bastian

Éditeur : La Cerise
Pages : 72 pages
Parution : 8 Septembre 2016
Tome : 02/04
Genre: Historique, Fantastique

 

L’histoire:

La Fille Maudite du Capitaine Pirate poursuit sa quête labyrinthique à la recherche de son père, un capitaine pirate des obscures mers d’Omerta, dont elle n’a jamais connu le nom ni le visage. Voici enfin le second volet de l’œuvre monumentale de Jeremy Bastian, sans équivalent dans la bande dessinée moderne. Empruntant aussi bien à Gustave Doré, Jerome Bosch ou Alfred Durer, les enluminures de Jeremy Bastian nous ouvrent les portes d’une constellation d’arrière-mondes imaginaires.

 

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver la fille maudite du capitaine pirate, qui était en mauvaise posture à la fin du premier tome, dans sa quête pour retrouver son père.

Bien entendu, le récit reprend là où il s’était arrêté en mer d’Omerta. Grâce à ses amis, Poivre d’As, le perroquet, et Halek et Haftu, les espadons en cuirasse, la jeune fille est secourue et prête pour de nouvelles aventures et péripéties. Scènes d’action et passages rigolos se mêlent, comme lorsqu’un capitaine qui a visiblement bu trop de rhum, se trompent entre les mots gruyères et cuillères ou pires tartes, pires rattes et pirates. Le fou rire est garantie. Et aussi ces scènes de combat où même le texte change d’orientation pour devenir vertical ou autre.

La mise en page et les dessins m’avaient déjà des plus impressionnés dans la première partie. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. On passe au temps de temps à lire l’intrigue, qu’à regarder les illustrations sublimes.

Petite précision, on passe quand même d’un ouvrage pour le premier tome de 124 pages avec trois chapitres, à un ouvrage de 55 pages avec un seul chapitre… Surprenant… Si c’est pour que l’auteur illustrateur soigne aussi bien ces tomes suivants, je dis oui ! Ils nous offrent un travail de précision, que l’on peut scruter encore et encore, et découvrir de nouveaux détails. Encore une fois, bravo l’artiste !

En tout cas, j’ai hâte de lire le tome 3 qui justement m’attend dans ma PAL.