Littérature française (France), Livres, Romance, Romance historique

Les demoiselles du Cap Fréhel de Léna Forestier

Les demoiselles du Cap Fréhel de Léna Forestier

Éditeur : Harlequin
Pages : 320 pages
Parution : 1er avril 2020
Tome : 01/??
Genre: Romance, Historique

L’histoire:

Manoir de Keroual, Bretagne, An II (1794)

Ses lèvres étaient tièdes et soyeuses, au point qu’Anne eut envie d’y mordre doucement. Envie d’être audacieuse, en cette période de troubles qui faisait de demain un horizon incertain. Demain avait de toute façon une saveur d’interdit, tout comme Malo Jakez, cet homme incroyable, ancien corsaire du roi et conteur émérite à qui elle mentait depuis leur rencontre houleuse sur la lande. Car Malo incarnait tout ce qu’elle exécrait et portait le flambeau d’une République qui avait ruiné les siens. Un homme à qui elle ne pourrait jamais se lier, à moins de vouloir en perdre la tête pour crime de chouannerie…

 

Mon avis:

« Les demoiselles du Cap Fréhel » est le premier roman qui inaugure la nouvelle collection « Aliénor » de chez Harlequin, qui met en avant des romances historiques françaises. L’intrigue nous emmène en Bretagne, à l’époque de la Révolution Française. Les chouans se révoltent contre la République, alors que Marie-Antoinette et Louis XVI sont guillotinés. La noblesse a perdu de nombreux privilèges, et des changements sont en cours avec Danton et Robespierre. Malo Jakez est alors envoyé par la Convention afin de trouver et d’exécuter les dernières têtes pensantes du mouvement royaliste. C’est ainsi qu’il rencontre Anne de Keroual, une ancienne noble qui va bouleverser son quotidien et ses idées.

Anne est une jeune femme au grand courage et forte de ses convictions. Suite à l’abolition des privilèges, elle doit apprendre à gérer sa nouvelle vie dans cette France post-révolutionnaire. Ses frères ont d’ailleurs perdu leur titre de comte et leur héritage. La gestion du domaine familiale lui est confiée, et bien des tourments l’attendent. Et c’est par pur hasard qu’elle croise Malo, et s’en suit malentendus et quiproquos. Revenant tout juste dans sa région natale pour appliquer les nouvelles mesures auxquelles il croit, et étouffer la rébellion Chouanne, Malo lui cache dans un premier temps son identité.

Les deux personnages sont très intéressants à suivre, et se dévoilent au fur et à mesure. L’histoire est rythmée et avance de rebondissements en rebondissements. Le personnage d’Anne m’a particulièrement plu. Elle sait ce qu’elle veut, et elle a su me captiver. Malo, est de son côté très intriguant, et le reste pendant une bonne partie du roman. L’auteure sait ainsi nous tenir en haleine dans ce contexte historique, politique et social tendu. On tourne les pages avec très grand plaisir, toujours au plus proche de l’Histoire de France.

Un premier roman très intéressant, qui inaugure parfaitement cette nouvelle collection.

Littérature française (France), Livres, Mes coups de cœur, Romance, Romance historique

Passions Londoniennes, tome 3 : James de Aurélie Depraz

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Éditeur : Autoédité
Pages : 337 pages
Parution : 21 Juin 2020
Tome : 03/03
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

Angleterre, 1821

Aylana est désespérée. La vie de son frère John ne tient plus qu’à un fil, et la seule solution qu’il lui reste est d’en appeler… à la clémence du roi.
Elle. Une roturière. À qui Sa Majesté n’accordera pas même l’ombre d’une audience. Et pour qui Elle ne lèvera pas l’ongle du petit doigt. À moins…
À moins de l’approcher grâce à l’un de Ses plus fidèles compagnons de débauche, qui jouit de Son estime et de Sa plus grande confiance : James Eastlake. James Eastlake, auquel son frère, le duc de Somerset, la recommande avec réticence. James Eastlake, qui traîne derrière lui une réputation exécrable. James Eastlake, qui l’a même offensée il y a plusieurs années. James Eastlake, enfin, qui n’acceptera jamais de l’aider, au vu de l’affront qu’elle lui a elle-même fait subir en retour à l’époque.
James Eastlake… qui reste son seul espoir, malgré tout.
Aylana n’a pas le choix. Elle ira à Londres. Elle trouvera cet homme. Et elle le suppliera d’intercéder en sa faveur. Et ce, quel qu’en soit le prix.

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Mon avis:

Place au dernier tome de cette trilogie, qui sera un coup de cœur pour moi au grand complet ! James est donc le petit dernier de cette équipe infernale, qui ne nous a pas encore dévoilé ses secrets, et son histoire. Jeune noble, comme son ami Alexander, il n’a point envie de se marier, et d’appartenir à une seule femme. Il aime trop les femmes pour en avoir qu’une seule dans son lit, et tout le monde le sait, jusque dans les journaux. Il enchaîne ainsi les histoires, et aime vivre dans le luxe, ce qui contrarie bien sa mère. Jusqu’au jour où Alyana arrive dans sa vie pour lui demander de l’aide. Solliciter l’aide d’un libertin connu, quelle drôle d’idée, mais elle n’a pas le choix, il en va de la vie de son frère qui risque la mort. Seul lui peut l’aider, grâce à ses relations avec le roi. Une aventure qui va emmener nos deux héros pas là où ils s’attendaient…

Quelle magnifique trilogie qui a su m’emporter jusqu’à la fin. Même si avec James, on peut très bien s’attendre à ce qu’il va se passer, hé bien il peut quand même nous surprendre ! Fils de duc, ce dernier vit dans l’opulence. Entre ses sorties avec ses amies, sa passion pour l’art, et les belles femmes, il ne s’ennuie pas. A ses côtés, on retrouve Alyana, une jeune fille de basse extraction mais cultivée, qui a travaillé en tant que dame de compagnie, et aujourd’hui enseignante. C’est aussi une féministe, passionnée par Mary Wollstonecraft, une femme de lettre et philosophe, mère de Mary Shelley (Frankenstein).

Comme toujours, j’adore toutes les références historiques que nous glissent l’auteure dans ses romans. Et encore une fois, nous sommes gâtées entre Napoléon, George IV, Casanova, la passion de nos deux héros pour l’art, mais aussi la continuité de la révolution industrielle, on a de quoi se documenter. Mais revenons à notre intrigue et nos héros, dont on pourrait penser que tout opposent, mais finalement ils ne sont assez complémentaires. Aylana est certes jeune et innocente, mais c’est aussi une femme au grand courage, et qui est prête à tout pour sauver la vie de son frère. Certes, elle éprouve des craintes, mais elle a toujours combattue dans la vie, et ne va pas s’arrêter là. James en est d’ailleurs impressionné, et elle ne se laisse pas faire quand il la provoque. Et forcément il aime ça. Mais il est vrai que sa requête n’est pas évidente, d’autant plus que le Roi est comme lui, un homme à femmes. Il va pourtant l’aider, et ils vont ainsi apprendre à se connaitre, et développer ensemble leur passion pour l’art.

Encore une très belle romance, rythmée et riche en révélation, qui a su me captiver. Je pense qu’Aylana est mon personnage féminin préféré de cette trilogie, suivi de Jay, pour le personnage masculin. J’ai vraiment adoré chacun des romans. Alors, si vous ne connaissez pas, lancez vous !

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note 5 étoiles

Classique, Littérature française (France), Livres

« J’ai tellement envie de vous » : Lettres d’amour 1585-1610 de Henri IV

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Éditeur : Le livre de poche
Collection: La lettre et la plume
Pages : 352 pages
Parution : 7 Septembre 2011
Genre: Classique, Autobiographie

 

Synopsis:

Le bon roi Henri aimait tant les femmes qu’il faillit mettre sa couronne en péril pour les beaux yeux de ses maîtresses. Amant souvent trompé, mari toujours infidèle, les sentiments ne comptaient guère pour ce conquérant aussi intrépide au combat qu’à la poursuite de celles qui éveillaient ses sens.
La mort de la belle Gabrielle d’Estrées lui fit couler des larmes mais elles furent vite séchées par Henriette d’Entragues qu’il fit pratiquement cohabiter avec son épouse légitime, Marie de Médicis.
Dans cette correspondance qui couvre près de vingt-cinq années -des premières amours du jeune roi de Navarre à sa dernière idylle avec Charlotte de Montmorency, il se montre sentimental et libertin, maniant avec élégance l’humour, la malice et le mensonge.

 

Mon avis:

Dans ce recueil, on découvre les lettres du roi Henri IV écrite entre 1585 et 1610, à ses diverses maîtresses, mais aussi à ses épouses comme Marguerite de Valois, sa première épouse, ou Marie de Médicis.

A travers ses lettres, on suit aussi le parcours du roi, et les notes nous aident beaucoup à ne pas perdre le fil entre chaque histoire. On apprend beaucoup sur sa personne, un grand libertin connu, dont les familles nobles n’existaient à envoyer leurs filles dans le lit de ce dernier. On découvre aussi son caractère et ses réactions, des fois étonnantes, faces aux potins de la cours, ou de sa vie de souverain, ou dans sa vie de famille. Il est vrai qu’il est dommage, de ne pas avoir les réponses, il y a quand même près de 300 lettres. Heureusement que l’éditrice du livre est là pour nous apporter les détails, sinon on serait vite perdu. Il y a des lettres et des passages très intéressants, d’autres un peu redondants.

ça reste tout du moins un ouvrage très intéressant pour mieux connaitre le roi, ses pensées et ses agissements. Toutefois, il ne m’a pas transporté comme les autres ouvrages de la collection. Peut-être un peu trop long, même si, il faut le dire, il écrit très bien.

note 3 étoiles

Littérature française (France), Livres, Romance, Romance fantastique

La réfugiée des Highlands de Gaida Mendoza

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Éditeur : Gloriana
Pages : 368 pages
Parution : 10 Février 2020
Genre: Romance, Historique, Fantastique

 

L’histoire:

Une famille riche… Un mariage de convenance… Un voyage dans les Highlands… Un soupçon de magie… Alors qu’Anna doit prochainement se marier, elle s’offre le luxe d’un dernier voyage en solitaire sur les terres écossaises, dans le but de fuir ce mariage dont elle ne veut pas. Mais c’était sans compter l’intervention magique d’un effrit qui va la propulser dans le passé, à une époque aux mœurs différentes des siennes.

 

Mon avis:

Gaida Mendoza, nous livre son premier roman qui nous emmène découvrir Anna, une jeune femme dont la famille est très à cheval sur les convenances, et souhaite qu’elle s’unisse à une famille qui possède les mêmes idées. En soit un mariage de convenance, dont elle ne veut pas. Elle fuit ainsi en Ecosse, et va faire une étrange rencontre avec une créature magique, qui va bouleverser sa vie et la propulse à une époque inconnue sur les terres du clan Kincaid. L’aventure commence, et bien des surprises vont en découler.

L’intrigue de ce roman est constitué de deux parties. La première nous emmène en Ecosse, et dans le passé. On suit Anna qui se trouve désorientée après ce voyage dans le temps, et qui est ramenée semi-consciente au château du clan, par le laird lui-même, Ariyal Kincaid. Entre eux, les discussions sont quelques peu explosives, on s’amuse bien. Elle vient du futur, mais il ne la croit pas, malgré son attitude étrange. On tourne les pages avec plaisir, l’histoire est rythmée. Mais c’est surtout la seconde partie qui m’a le plus étonnée, et même surprise. Là clairement, on rentre plus dans la fantasy, et la magie. Ce changement de registre est déconcertant, et ça m’a plu. On se demande vraiment comment l’histoire va s’enchaîner, et c’est à ce moment que j’ai commencé à m’attacher aux personnages. Pauvre Anna, elle en a tellement subi, et ce n’est pas fini. Multiples complots et phénomènes magiques nous tiennent en haleine, et on a enfin réponse à nos questions sur le vécu de nos personnages.

Pour un premier roman, celui-ci est réussi, même si c’est plus la deuxième partie qui m’a le plus intriguée. Une aventure originale qui m’a un peu fait penser à la saga Les Highlander de Karen Marie Moning Un bon moment de lecture !

 

note 3,5 étoiles

Littérature française (France), Livres, Mes coups de cœur, Romance, Romance historique

Passions Londoniennes, tome 2 : Jay de Aurélie Depraz

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Éditeur : Autoédité
Pages : 313 pages
Parution : 1er Mai 2020
Tome : 02/03
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

Londres, 1819
Jay Stenson a tout bâti de ses mains. Né dans la rue, au cœur des quartiers londoniens les plus pauvres, il a su s’élever dans la société à la seule force du poignet et finir à la tête d’un véritable empire industriel.
Pourtant, il est une chose que son argent, jusqu’à présent, n’a pas su acheter : le bonheur de sa sœur, la très jeune Elisa. Prêt à tout pour l’intégrer (malgré elle s’il le faut) aux milieux huppés qu’il fréquente désormais et l’aider à se lancer dans la vie, il décide de faire appel à une jeune aristocrate. La mission de cette dernière : éduquer Elisa et en faire une lady. Une vraie. À son image.
Mais la belle Amanda Keat, elle aussi, a de graves problèmes à résoudre. Quant à ses vues sur le monde, elles sont bien loin de celles de ce roturier de Stenson… dont le franc-parler, les manières abruptes et le manque total de tact l’agacent au plus haut point…
Jay : quand les classes sociales du début du XIXe siècle se rencontrent, se repoussent et s’attirent, au temps de la Première Révolution Industrielle…

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Mon avis:

Après avoir fait la connaissance d’Alexander lors du premier tome, place à Jay, membre de ce trio de célibataire endurcit. Enfin pas tant que ça ! Jay, comparé à ses amis, n’est pas un homme de la noblesse. C’est à la sueur de son front, qu’il a réussi à s’en sortir des bas fond de Londres. Très jeune, il a dû prendre en charge sa demi-sœur, et a tout fait pour lui offrir une vie digne. Et aujourd’hui, alors qu’ils ont quitté les quartiers pauvres, pour rejoindre la haute société, Elisa ne se sent pas à l’aise avec ce monde qu’elle ne connait pas. C’est là que Jay à l’idée de trouver une jeune lady pour lui apprendre les us et coutumes de la noblesse. Amanda Keat, jeune veuve qui rencontre bien des difficultés, finit par accepter la mission qu’on lui propose. Et bien des surprises vont en découler !

J’étais très heureuse d’apprendre que le tome 2 allait être consacré à Jay. Dans le premier tome, son personnage haut combien hardi, m’a tout de suite intrigué. Et quel bonheur d’en découvrir plus sur lui, son passé, les épreuves qu’il a dû affronter, et la force et le courage qu’ils l’ont amené à changer sa destinée. Jay est des plus déterminés, et hors de question de cacher ses origines, au grand dam de ses amis, et de la jeune lady Amanda qui sera offusquée plus d’une fois de ses manières. Alors qu’Elisa apprend beaucoup d’Amanda, hors de question pour Jay de devenir un gentleman. Même si ce dernier, écoute tout de même ce que dit Amanda, pour mieux nous surprendre. De son côté Amanda connait bien des difficultés depuis la perte de son mari, et en plus elle n’a plus de nouvelles de son frère qu’elle sait en difficulté. Mais hors de question pour elle de solliciter l’aide de Jay, qui en a déjà assez fait pour elle. En femme indépendante, elle ne manque pas non plus de courage, elle souhaite se débrouiller seule.

Autant dire que ces deux personnages étaient faits pour se rencontrer, et on ne s’ennuie pas avec l’intrigue, qui est très rythmé, que ce soit par leur échange ou action. On peut même dire que j’ai littéralement dévoré cet ouvrage qui m’a passionné. J’ai eu un coup de cœur pour Jay, son histoire et sa personne. Et comme toujours avec l’auteure on apprend des détails croustillants sur l’Histoire. Et grâce aux cours avec Elisa, on découvre la vie quotidienne d’une lady, comment servir le thé, comment se servir d’un éventail pour passer des messages, ou encore le langage des fleurs. Purement passionnant ! Encore une fois, je ressors très contente de cette lecture, et c’est même un coup de cœur.

En résumé, une très belle romance historique qui défit les classes sociales, et qui nous livre des détails croustillants sur la vie des différents quartiers londoniens.

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note 5 étoiles