Acteurs : Lily James, Emily Beecham, Dominic West, Assaad Bouab, Andrew Scott, Shazad Latif et Freddie Fox Réalisateur : Emily Mortimer Genre: Drame
L’histoire:
Entre la Première Guerre mondiale et la Seconde, les péripéties amoureuses de Linda Radlett. Aînée d’une riche famille anglaise, au gré de ses rencontres, elle va connaître les bouleversements sociaux et politiques de la première moitié du XXème siècle.
D’après La Poursuite de l’Amour de Nancy Mitford (1945).
.
Mon avis:
Cette mini-série en 3 épisodes est produite par la BBC et Amazon Studio, et réalisée par l’actrice Emily Mortimer. L’histoire met en scène les péripéties amoureuses de Linda Radlett, fille d’une riche famille anglaise fantasque, et de sa meilleure amie et cousine Fanny Logan, durant la période d’entre-deux-guerres en Angleterre.
Rythmée, décalée et haut en couleur, l’intrigue de cette série ne peut vous laisser de marbre. Il y a certes quelques partis-pris par rapport au contexte historique, et une bande son moderne, mais je ne les trouve pas choquants et même plutôt en accord avec l’univers créé. Nous avons affaire à deux jeunes filles de l’aristocratie anglaise en quête de l’amour rêvé. Education différente, dit forcément vision du monde et caractère différents. Et ses jeunes filles vont en voir leurs vies bouleverser.
J’ai particulièrement été impressionnée par la performance de Lily James, même si son rôle de Linda peut être quelque peu agaçant par son excentricité. Son duo avec Emily Beecham est d’ailleurs très convainquant, on sent une réelle complicité entre les actrices. Et que dire des décors et des costumes qui sont aussi superbes.
En tout cas, encore une série qui m’aura donné envie de découvrir le roman dont il est adapté !
Éditeur : Le Livre de Poche Pages : 456 pages Parution : 1 Avril 2015 Genre: Romance, Historique
.
L’histoire:
Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Figures de l’ombre dans Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des personnages à part entière qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons.
Et pendant que les cœurs s’emportent à l’étage, ce que les domestiques font au secret de leur cuisine n’appartient qu’à eux… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.
.
Mon avis:
Des austeneries, soit des réécritures des œuvres de Jane Austen, il y en a une petite collection aujourd’hui dont j’en ai lu certaines. Ici, Jo Baker avec « Une saison à Longbourn » nous offre un nouveau point de vue. On se retrouve dans l’univers de « Orgueil et Préjugés », mais on peut dire du côté des coulisses.
Dans cette intrigue, nous découvrons donc les dessous du quotidien des occupants de la maison Bennet : soit des propriétaires et de leurs cinq filles à marier, mais aussi des domestiques. Et ce sont ces derniers qui guident notre chemin. On fait la connaissance de Mr et Mrs Hill qui sont au service de la famille depuis des années, Sarah la femme de chambre, Polly la jeune bonne, et James le tout nouveau valet. Tout ce petit monde se lève aux aurores avant le famille, pour que tout soit prêt dès leur réveil. Et autant dire qu’il y a des surprises…
Ce roman nous apporte un peu d’originalité comparé aux autres austeneries. A travers l’œuvre de Jane Austen, on en découvre plus sur le quotidien et le dur labeur des gens de maison. Entre rallumer le feu, nettoyer les cuisines, préparer les repas, brosser les chevaux, lessiver, cureter, repasser, servir… les tâches n’en finissent pas. Malgré le peu de répits qu’ils ont, et le peu de reconnaissance, il y a aussi des histoires d’amour… On y parle également de thèmes forts comme l’esclavage et le sort des domestiques, ou l’impact des guerres napoléoniennes. On s’attache aux personnages, et on se laisse surprendre par les secrets et les non-dits. Deux mondes se côtoient, avec des préoccupations et des conditions bien différentes. Et comme dans « Orgueil et préjugés », ici c’est principalement Sarah qui tient les rênes du récit.
Une lecture sympathique, qui fait penser à la série télé Downton Abbey, qui m’était justement en lumière les deux milieux.
Acteurs : Anya Taylor-Joy, William Horberg, Harry Melling Réalisateur : Scott Frank, Allan Scott Audio : Français Durée : 420 minutes Genre: Drame
L’histoire:
En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.
Mon avis:
Mini-série en 7 épisodes, adaptée du roman de Walter Tevis, j’avoue que c’est surtout l’actrice Anya Taylor-Joy qui m’a donné envie de la découvrir. Et autant dire que l’on est servi par son interprétation de Beth, une jeune orpheline qui se réfugie dans les échecs après avoir subi bien des malheurs.
Au cœur des années 60, on suit donc le parcours de cette jeune orpheline qui se retrouve dans un orphelinat, et y découvrira les échecs. Surdouée, ce jeu est comme une échappatoire pour Beth qui se perd dans l’alcoolisme et les antidépresseurs. Dans un monde ultra-compétitif, masculin et sectaire, elle sait imposer sa place avec force et courage. L’actrice est bluffante, mais il faut aussi citer les autres comédiens qui l’accompagnent et qui sont tous aussi convaincants.
L’univers créé, les costumes et les décors, ainsi que les animations sont de grandes qualités. Je suis bien contente, après en avoir tellement entendu parlé dans la presse et sur les réseaux, de m’être lancée. A vrai dire, je ne pensais pas aimer à ce point !
Éditeur : Casterman Pages : 24 pages Parution : 21 Août 2019 Tome : 3/?? Genre: Fantastique, Drame
L’histoire:
Les hommes sont partis. Dans le château, il ne reste plus que les animaux : poules, chèvres, ânes et moutons s’épuisent à la tâche pour le prestige du Président Silvio et sa cruelle milice de chiens. La dictature et la terreur règnent… A moins que certains animaux ne décident d’entrer en résistance.
Dans ce 3e numéro de la Gazette du Château, Miss B et le lapin César invitent les autres animaux du Château à résister par le rire – l’une des seules armes efficaces pour contrer la dictature du président Silvio…
Mon avis:
Après un début où la terreur de la dictature régnait, les résultats de la résistance au régime commencent à apparaitre. Un rat, un lapin et une chatte s’unissent ensemble pour trouver une solution, autre que la force.
Beaucoup d’espoir et de positivité guident ce récit, qui se finit par une belle conclusion qui fait réfléchir. Le choix fait par nos héros est tout simplement brillant. Il faut en effet agir pour le bien de tous, mais pas n’importe comment. La prise de conscience collective fait que cette résistance se transforme en miracle, comme se conclut si bien cette bande dessinée sur ce terme. De très beaux discours sont échangés par nos personnages. De superbes messages y sont glissés, ce qui me donnent d’ailleurs envie de redécouvrir le roman dont est inspiré cette bande dessiné « La Ferme des animaux de George Orwell »
Une bande dessinée qui vaut le détour !
Il est beaucoup plus aisé que vous ne l’imaginez de vaincre la haine par l’amour, le mensonge par la vérité, et la violence… par l’acceptation d’un peu de souffrance. Rendez l’injustice visible. Faites cessez la peur. Ce sont les seuls moyens qui vous sortiront de votre prison. Tous les autres… vous condamneront à jamais. La vraie question n’est pas de savoir si vous pouvez les vaincre… mais si vous le voulez.
Acteurs : Ralph Fiennes, Carey Mulligan, Lily James, Johnny Flynn Réalisateur : Simon Stone Audio : Anglais, Français Durée : 112 minutes Genre: Drame, Historique
L’histoire:
Une riche veuve engage un archéologue amateur pour exhumer une sépulture dans sa propriété. Ils découvrent alors un ancien navire funéraire saxon et son trésor qui pourrait bouleverser l’histoire de l’humanité. Ensemble, ils doivent se serrer les coudes face au British Museum qui entend bien s’emparer du vaisseau en prétendant l’avoir découvert …
D’après le roman de John Preston.
Mon avis:
Sorti le 29 janvier sur la plateforme de streaming Netflix, The Dig raconte l’histoire vraie d’une spectaculaire découverte archéologique: le trésor de Sutton Hoo, dans le Suffolk, en 1939. Il s’agit de l’une des plus grandes découvertes archéologiques jamais réalisée en Angleterre, qui a mis au jour un gigantesque site funéraire : un bateau anglo-saxon enterré de 24 mètres de long, regorgeant de 263 bijoux et d’artefacts datant du VIIe siècle. Le film est aussi une adaptation du livre qui porte le même nom de John Preston, dont sa tante Peggy Piggot a participé aux fouilles et a d’ailleurs trouvé le premier fragment d’or.
L’intrigue du film est certes romancée, mais les deux personnages principaux, à savoir la propriétaire des lieux, Edith Pretty, et l’archéologue amateur qu’elle embauche, Basil Brown, ont réellement existé. Edith Pretty est une riche veuve adepte d’archéologie qui engage Basil Brown pour sonder une partie de ses terres, cachette supposée de vestiges vikings. Le tout se passe alors que le Royaume-Uni s’apprête à déclarer la guerre à l’Allemagne nazie. Basil Brown ne se laisse pas facilement convaincre par cette mission, mais finit tout de même par l’accepter. Les premiers jours de fouilles sont assez compliqués et pas très fructueux, mais le trésor qui va finir par apparaitre va se révéler encore plus lointain et précieux. Et bien sûr, cette affaire ne va pas rester longtemps secrète, si bien que le British Museum envoie des représentants sur le site pour voler cette trouvaille.
Entre rebondissement et contemplation, j’ai été directement happée par l’histoire qui nous est contée. Et autant dire que les acteurs y sont pour quelque chose. Carey Mulligan et Ralph Fiennes forment un très beau duo. On ne peut rester insensible à l’histoire, et c’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que certaines scènes nous touchent. Et que dire des très beaux paysages que l’on découvre, à l’image de l’affiche et des photos promos. A mi-chemin de nouveaux personnages interviennent, et même s’ils ne sont pas tous très « utiles » on se laisse prendre au jeu. Un film simple qui mêle tendresse et mélancolie dans cette période de troubles qui annonce la seconde guerre mondiale.
Quelques infos sur Sutton Hoo:
Le trésor de Sutton Hoo établi en 1939 est considéré comme une découverte majeure de l’histoire anglo-saxonne. Mais contrairement à ce qu’indiquent le film et le livre, le site a été fouillé à plusieurs reprises entre 1938, date de la découverte des premiers éléments, et 1939.
Les objets découverts étaient nombreux et parmi eux, certains composent aujourd’hui l’une des plus belles expositions du British Museum. Un casque de parade, qui aurait pu appartenir à un guerrier, voire à un roi anglo-saxon, mort au début du VIIe siècle. Mais aucun corps n’a été trouvé dans la sépulture. Pour les spécialistes, le guerrier enterré dans le bateau tombe pourrait être le roi anglo-saxon Rædwald d’Est-Anglie. Les dates inscrites sur les pièces retrouvées sur le site coïncident avec son règne de 599 et 624 environ.