Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Acteurs : Helena Bonham Carter, Daniel Day-Lewis, Julian Sands, Maggie Smith, Simon Callow, Judi Dench, Denholm Elliott, Patrick Godfrey
Réalisateur : James Ivory
Audio : Anglais, Français
Durée : 117 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Italie, début du XXe siècle. Lucy Honeychurch, jeune Anglaise de bonne famille, est en villégiature à Florence avec Charlotte Bartlett, une cousine plus âgée. À la pension Bertolini où elles séjournent, elles retrouvent leur pasteur, M. Beebe, et font la connaissance de leurs compatriotes. Parmi eux, un jeune homme va attirer l’attention de Lucy : venu avec son père, George Emerson est un libre-penseur, spontané et rêveur. Leur attirance mutuelle donnera lieu à un baiser passionné dont sera témoin Charlotte, provoquant le départ précipité des deux cousines. Quelques mois plus tard, alors que Lucy est désormais fiancée au très pompeux Cecil Vyse, George Emerson fait son retour dans la vie de la jeune femme…

 

Mon avis:

Chambre avec vue est une adaptation du roman « Avec vue sur l’Arno » d’Edward Morgan Forster. Le réalisateur James Ivory, en fait d’ailleurs un beau clin d’œil en montant le film sous forme de chapitrage, et en annonçant avec une illustration et un titre, le tableau qui va suivre. J’ai trouvé cette construction intéressante et très originale.

Tout comme le livre, nous commençons notre voyage en Italie, à Florence où de sublimes paysages nous sont proposés. On rentre directement dans l’action avec ce problème de chambres, qui n’ont pas vu sur l’Arno, comme l’avaient demandées Lucy Honeychurch et sa cousine Charlotte. Il est d’ailleurs très agréable de retrouver Maggie Smith et Helena Bonham Carter (presque à leurs débuts). Ici le rôle de Lucy change énormément de ce qu’on a l’habitude de voir des rôles de cette dernière, et de l’univers de Tim Burton qu’on lui connait bien. Même si Lucy est une jeune fille toute timide, et encadrée par les conventions de l’époque, elle est aussi une femme moderne qui n’attend qu’à être révélée. Avec ce rôle, on voit bien le talent de l’actrice. Son personnage nous emmène ainsi à la découverte de Florence, de ses plus beaux chef-d’œuvres, et d’ailleurs la réalisation est superbe. Cette scène champêtre du premier baiser passionné ne peut que marquer l’esprit. Le rythme est certes assez lent, introduit à chaque fois par un nouveau plan. Le personnage de Charlotte nous amuse, comme leur connaissance faite en Italie, ou le petit frère de Lucy. Au contraire, le personnage de Cecil est des plus agaçants, sans vie, il nous donne envie de le secouer, ce qui peut quand même nous faire rire.

Le film est surtout intéressant à voir pour les superbes images qu’il nous propose à la fois de la Toscane, et du Sussex. Mais il est vrai que sa lenteur peut en décourager certains. Il reste un beau moment de poésie accompagnée de belles musiques, et d’une petite touche de féminisme.

note 4 étoiles - film

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Avec vue sur l’Arno de Edward Morgan Forster

Avec vue sur l'Arno de Edward Morgan Forster

Éditeur : Robert Laffont
Pages : 368 pages
Parution : 9 Novembre 2017
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Historique
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L’histoire:

Lucy Honeychurch n’aurait jamais pu partir à la découverte de l’Italie comme toute jeune Anglaise de bonne famille sans la surveillance d’un chaperon zélé, sa cousine Charlotte. A leur arrivée à Florence, les deux voyageuses constatent avec dépit que la chambre qui leur a été réservée n’a pas de vue sur l’Arno. En violation de toutes les convenances, deux inconnus, M. Emerson et son fils George, leur proposent de leur échanger la leur qui, elle, donne sur le fleuve. L’attitude cavalière de George envers Lucy et le peu de résistance qu’elle lui oppose poussent Charlotte à décider d’abréger leur séjour. Mais le hasard va à nouveau réunir les Emerson et les Honeychurch, en Angleterre cette fois… Un roman délicieux sur l’éveil des sentiments et le poids des conventions sociales par un des maîtres de la littérature anglaise.

 

Mon avis:

Lucy Honeychurch, jeune fille de la haute société anglaise, est en voyage avec sa cousine, Charlotte Bartlett, qui se doit de la chaperonner. Logées dans une pension de famille en Italie, elles sont déçues de constater à leur arrivée, que leurs chambres ne donnent pas vue sur l’Arno, mais sur l’arrière du bâtiment et sur une petite cour pas très accueillante.
Mr Emerson et son fils, leurs proposent donc d’échanger leurs chambres, vu que les leurs donnent justement sur le fleuve. C’est ainsi que commence l’histoire de Lucy et du jeune George Emerson.

J’ai particulièrement apprécié les personnages de cette histoire, qui se déroule bien sûr en Italie, mais aussi en Angleterre. Lucy est l’exemple parfait des jeunes filles de l’époque, parfaitement éduquée par des discours formatés et rigides. Elle est assez naïve et timide, mais grâce à son grand cœur, elle arrive à avoir un esprit ouvert. Son voyage à Florence va être comme libérateur pour elle. Curieuse et intéressée par le monde qui l’entoure, c’est rempli d’une certaine assurance qu’elle va rentrer chez elle. Quelques péripéties se sont passées lors de son voyage, et ça ne va pas s’arrêter. C’est très intéressant de voir son évolution. En jeune femme moderne, elle hésite moins à défier les convenances du monde dans lequel elle vit. A ses côtés, George est clairement anti conventionnel, tout comme son père. Deux personnages tout aussi intéressants à suivre, en retrait du protocole et des convenances.

Ce roman est finalement une très belle romance, qui commence dans un cadre idyllique en plein Florence, et se poursuit dans ces paysages paisibles de la campagne anglaise, vers une passion naissante. Même s’il n’a pas été évident au début de rentrer dans l’histoire, ce fut tout de même un bon moment de lecture.

note 3,5 étoiles

Littérature anglaise (Angleterre), Séries

Howards end

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Acteurs : Hayley Atwell, Matthew Macfadyen, Philippa Coulthard, Julia Ormond
Réalisateurs : Hettie MacDonald
Audio : Anglais
Durée : 228 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique, Period drama

 

L’histoire:

Le changement de paysage social dans l’Angleterre du début du XXème siècle à travers le prisme de trois familles : les intellectuels et idéalistes Schlegel, les riches hommes d’affaires Wilcoxe et la classe ouvrière des Bast.

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Mon avis:

Voici une nouvelle mini série que la BBC a diffusée en fin d’année 2017. Elle est aujourd’hui disponible en VOSTFR pour notre plus grand bonheur. Il s’agit de l’adaptation de l’oeuvre littéraire d’Edward Morgan Forster. (A noter que ce n’est pas la première fois que cet ouvrage est adapté. La dernière fois c’était au cinéma avec pour rôles principaux Emma Thompson, Antony Hopkins et Helena Bonham Carter. On retrouve d’ailleurs cette dernière dans une autre adaptation de l’écrivain au cinéma « Avec vue sur l’Arno » en compagnie de Maggie Smith)

Howards End est considéré comme un classique de la littérature anglaise. On y découvre l’histoire de deux femmes, deux sœurs et des hommes qui font partie de leurs vies. Margaret et Helen sont distinguent des autres pour leurs idées indépendantes. Elles n’ont que faire des conventions et des codes que dictent la société anglaise du XXème siècle. On suit ainsi pendant cette aventure plusieurs familles. D’un côté nous avons les Bast, qui sont pauvres et font face aux injustices sociales. De l’autre côté, et on peut même dire à l’opposé, nous avons les Wilcox, qui ont su faire des profits avec la révolution industrielle et sont devenus riches. Et nous avons les Shlegels, représentés par leurs idées idéalistes. Ces différentes familles vont être amenées à se croiser, et à lier leur destin.

Cette mini série est composée de 4 épisodes. C’est une société crispée qui nous est dépeinte au fil des épisodes. On voit des personnages de classes différentes évoluer avec leurs propres problèmes. Le casting est super, quel plaisir de retrouver Hayley Atwell et Matthew Macfadyen. Ils sont à nouveau très convaincant dans leurs rôles respectifs. J’étais surprise aussi de revoir Julia Ormond, qu’on n’avait pas vu depuis un moment. L’histoire est certes très intéressante, mais c’est avec beaucoup de longueur et un manque de dynamisme qu’elle est racontée. Je reste tout de même heureuse de l’avoir visionnée et, je ne peux que vous la recommander pour sa qualité. Mais ce n’est pas une série que je vais voir et revoir.

3,5 étoiles