Les papiers de Mrs Turner est un blog qui partage avec vous des avis, chroniques et conseils de film en tout genre. Ils peuvent être diffusés au cinéma, ou disponible sur des plateformes de vidéos à la demande comme Netflix – Amazon Prime Video ou à la télévision…
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Acteurs : Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Eliza Scanlen, Timothée Chalamet, Meryl Streep, Laura Dern, Bob Odenkirk, James Norton, Chris Cooper, Louis Garrel Réalisateur : Greta Gerwig Genre: Drame, Romance, Historique
L’histoire:
Greta Gerwig, réalisatrice de Lady Bird signe une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les Filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie. Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh et Eliza Scanlen campent les soeurs March, quatre jeunes filles bien décidées à vivre comme bon leur semble. Timothée Chalamet incarne leur voisin, Laurie, Laura Dern interprète Marmee et Meryl Streep, Tante March.
Mon avis:
Plusieurs fois adaptés au cinéma et à la télévision, le grand classique de Louisa May Alcott est remis en scène par la réalisatrice Greta Gervig, qui nous offre une nouvelle vision de l’histoire.
J’ai eu l’opportunité de voir le film en avant-première, ce vendredi soir, et autant dire que j’ai passé un bon moment. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les sœurs March: Meg, Jo, Amy et Beth, et sans oublier Laurie. On les suit dans leurs aventures qui savent nous faire sourire, rire ou nous émouvoir.
Le grand changement dans cette adaptation est le montage. En effet, on jongle entre deux époques, qui sont séparées de 7 ans. On commence ainsi l’histoire par la fin avec Beth, puis on remonte dans le temps, avec comme fil conducteur le parcours de Jo. Ce rythme est gardé pendant tout le film, ce qui le démarque bien des autres adaptations. Les péripéties de Jo sont ainsi bien mises en lumière, mais aussi et surtout son parcours en tant que femme dans une société qui ne leur est pas favorable. Bien que ce montage est très intéressant, je vous avouerais que des fois il m’a perdu. Il met arrivé de me demander deux fois, où on était dans l’histoire, au début, ou à la fin… Bon j’ai quand même vite retrouvé mon chemin !
Concernant l’interprétation des acteurs, ils ont su parfaitement donner vie à leurs personnages, mais c’est surtout Saoirse Ronan qui m’a impressionné. Bien que j’aime beaucoup Emma Watson, et que je ne pensais pas détourner mon regard de son personnage, finalement Saoirse Ronan a su me toucher. Elle a su redonner vie, excentricité au personnage de Jo, ce qui a rendu son combat de femme encore plus saisissant.
Bref, une très belle adaptation qui a su se démarquer des autres, des personnages charismatiques, et de superbes scènes qui vous feront passer un bon moment.
Acteurs : Michelle Dockery, Hugh Bonneville, Maggie Smith, Elizabeth McGovern, Laura Carmichael, Jim Carter, Allen Leech Réalisateur : Michael Engler Genre: Drame, Romance, Historique
L’histoire:
Adaptation de la série télévisée à succès Downton Abbey.
Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l’événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d’Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l’avenir même de Downton.
Mon avis:
Quel plaisir de pouvoir retrouver l’univers de Downton Abbey, les intrigues, les joutes verbales, et les fous rires ! J’ai mis certes un peu de temps à rédiger cet article, mais c’était tout simplement pour le revoir à nouveau, en plus de ma séance au cinéma !
Après les six saisons de cette série so British créée par Julian Fellowes, on suit à nouveau les aventures de la famille Crawley, sous le format d’un long métrage. L’histoire reprend 2 ans après le dernier épisode, avec l’arrivée du Roi à Downton Abbey. Et c’est dans un climat de pré seconde guerre mondiale, de complot politique et de manigances qu’on retrouve nos personnages. Dès les premières secondes, toutes les clés qui ont amené le succès de la série sont de retours. Le casting original est presque au complet, et c’est avec beaucoup de joie qu’on revoit nos personnages fétiches.
J’ai toujours aimé que le contexte historique de l’époque soit respecté, et c’est toujours le cas. On y fait notamment référence à la difficulté de cohabitation entre les différents milieux sociaux, l’instabilité politique, le conflit indépendantiste irlandais, la grève générale de 1926, l’opposition contre le patronat, et même l’instabilité des familles aristocrates. Mais ce que j’ai d’autant plus aimé, c’est les clins d’œil avec l’histoire du château de Highclere, soit Downton Abbey. Récemment j’ai vu un reportage qui parle de l’histoire du château, avec la difficulté de son entretien, et sa transformation pendant la première guerre mondiale en hôpital militaire. Le personnage de Mary y fait référence, et ça m’a particulièrement plu.
Mais surtout quel bonheur de revoir Maggie Smith, alias Violet Crawley, qui nous fait toujours autant rire, avec ses répliques cinglantes. Ou encore Jim Carter, dans le rôle de notre indétrônable majordome, Mr Carson, qui d’ailleurs devait être à la retraite, mais qui est toujours disponible pour les Crawley; ou Brendan Coyle et Joanne Froggatt, respectivement Anna et John Bates, que j’apprécie toujours autant. En bref, je dirais que ce film nous offre aussi une vision du futur de la famille, mais aussi d’une fin qu’on peut s’imaginer avec plaisir.
Jesper, qui s’est distingué comme le pire élève de son école de facteurs, écope d’une mission sur une île enneigée, au nord du Cercle arctique. Là-bas, les habitants ne s’entendent pas et ne se parlent presque jamais. Autant dire qu’ils n’entretiennent pas non plus de correspondance ! Alors que Jesper est sur le point d’abandonner, il trouve une alliée en la personne d’Alva, l’institutrice de l’île, et fait la connaissance de Klaus, mystérieux menuisier qui vit seul dans son chalet regorgeant de jouets artisanaux. Grâce à ces relations amicales inattendues, la petite ville de Smeerensburg retrouve la joie de vivre. C’est ainsi que ses habitants découvrent la générosité entre voisins, les contes de fée et la tradition des chaussettes soigneusement accrochées à la cheminée pour Noël !
Mon avis:
Klaus, film d’animation disponible sur Netflix, nous propose une revisite des légendes de Noël. Nous sommes ainsi embarqués en Scandinavie au XIXe siècle, où l’on rencontre Jesper Johensson. C’est un jeune homme exaspérant, qui vit dans le luxe, et qui ne veut rien faire de sa vie, à part être servit et qu’on réponde à ses moindres désirs. Mais le père voit le destin de son fils très différemment, et l’oblige à travailler, ce qui n’est point un succès. Afin de le faire réagir, il lui propose un chantage, et l’envoi dans la ville sinistre de Smeerensburg, dans le Cercle Polaire. Il aura pour mission d’envoyer un quota de lettres dans un temps donné, sinon il sera déshérité… Et la tâche ne s’avoue pas facile, les habitants sont quelques peu spéciaux, et vont donner du fil à retordre à ce jeune facteur.
Vous allez me dire, où est le lien avec Noël !? Hé bien justement c’est ce que j’aime dans ce film. On se demande justement quand le fameux personnage va arriver, et dans quel contexte. Même si Jesper est une véritable tête à claque, on finit par s’attacher à lui. Les habitants de cette petite île, habitués à une guerre de clans depuis des siècles ne lui rend pas la vie facile. Mais c’est dans les enfants, la nouvelle génération, que vient l’espoir d’une vie nouvelle. Et c’est justement avec eux, que Jesper va pouvoir se révéler et faire d’agréables rencontres. Le chantage est toujours présent, qui au début de l’aventure parait comme une véritable échappatoire, mais vers le milieu de l’histoire, c’est un changement radical qui se produit, et notre héros en a bien conscience. Le personnage de Monsieur Klaus finit par entrer en scène, et même si on peut en avoir peur au début, c’est un homme charmant, dont on va découvrir l’histoire au fur et à mesure, et voir naître en lui le Père Noël.
Tourné en 2D traditionnel, Klaus est une véritable réussite. Empli d’émotions, et de beaux messages pleins d’espoir et d’amour, cette superbe réalisation signée de Sergio Pablos, co-créateur de Moi, moche et méchant, ne nous laisse pas indifférent. On rigole, on sourit, et on peut même en avoir les larmes aux yeux, en suivant l’aventure de nos héros. L’univers de Noël nous est dévoilé au fur et à mesure. Chaque petite anecdote, qui en fait le mythe nous rend heureux, et nous amène le sourire.
A vous maintenant de plonger dans la magie de Noël, et de retrouver vos yeux d’enfants !
Les films de Noël sont devenus une véritable tradition des fêtes de fin d’année, apportant avec eux une dose de magie, de rires et d’émotion. Que ce soit pour passer un moment en famille, se détendre seul ou simplement s’évader dans un monde où tout finit bien, découvrez une sélection de 10 films qui enchantent petits et grands.
Les grands classiques
La vie est belle
Le décès de son père oblige un homme à reprendre l’entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l’homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu’il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C’est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l’aider à sortir de cette mauvaise passe…
Le Grinch
Le Grinch est un espèce de monstre vert. Misanthrope, il vit seul avec son chien Max dans une grotte depuis plus de 50 ans et a pour passion de contrarier les préparatifs de Noel des habitants d’une petite ville. Jusqu’au jour où une petite fille souhaiterait en savoir plus sur celui qu’on présente partout comme un monstre…
NB: Il existe une version plus récente de 2018
Les comédies de Noel
Love actually
L’amour est partout, imprévisible, inexplicable, insurmontable. Il frappe quand il veut et souvent, ça fait pas mal de dégâts… Pour le nouveau Premier Ministre britannique, il va prendre la jolie forme d’une jeune collaboratrice. Pour l’écrivain au coeur brisé parti se réfugier dans le sud de la France, il surgira d’un lac. Il s’éloigne de cette femme qui, installée dans une vie de couple ronronnante, suspecte soudain son mari de songer à une autre. Il se cache derrière les faux-semblants de ce meilleur ami qui aurait bien voulu être autre chose que le témoin du mariage de celle qu’il aime. Pour ce veuf et son beau-fils, pour cette jeune femme qui adore son collègue, l’amour est l’enjeu, le but, mais également la source d’innombrables complications. À l’approche de Noël, à Londres, ces vies et ces amours vont se croiser, se frôler et se confronter.
The Holiday
Une Américaine (Amanda) et une Anglaise (Iris), toutes deux déçues des hommes, décident, sans se connaître, d’échanger leurs appartements. Iris, va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétentions. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gent masculine, mais c’était sans compter l’arrivée du frère d’Iris dans la vie d’Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris.
Maman, j’ai raté l’avion
La famille McCallister a décidé de passer les fêtes de Noel à Paris. Seulement Kate et Peter McCallister s’aperçoivent dans l’avion qu’il leur manque le plus jeune de leurs enfants, Kevin, âgé de 9 ans. D’abord désespéré, Kevin reprend vite les choses en main et s’organise pour vivre le mieux possible. Quand deux cambrioleurs choisissent sa maison pour commettre leurs méfaits.
Le Père Noël est une ordure
La permanence téléphonique parisienne SOS détresse-amitié est perturbée le soir de Noël par l’arrivée de personnages marginaux farfelus qui provoquent des catastrophes en chaîne.
Les animations de Noel
L’Étrange Noël de Monsieur Jack
Jack Skellington, roi des citrouilles et guide de Halloween-ville, s’ennuie : depuis des siècles, il en a assez de préparer la même fête de Halloween qui revient chaque année, et il rêve de changement. C’est alors qu’il a l’idée de s’emparer de la fête de Noël…
Le Drôle de Noël de Scrooge
Ebenezer Scrooge, le plus riche des marchands de Londres, est un vieil homme égoïste et cupide, toujours plongé dans ses livres de compte. Le vieillard déteste le jour de Noël, car il devrait dépenser et offrir des cadeaux, ce qui va à l’encontre de sa nature. Il a même refusé l’invitation de son neveu Fred. Mais cette année, la nuit de la Nativité, il voit le fantôme de son ancien associé, Marley, mort il y a sept ans, qui lui annonce la venue d’autres spectres. Trois esprits représentant les Noëls passé, présent et à venir, vont lui rendre visite. Réveillant des souvenirs douloureux, des regrets, ils vont essayer de métamorphoser le marchand en homme bon et généreux…
Le Pôle express
Un jeune garçon qui se met à douter de l’existence du père Noël monte dans un train mystérieux en partance pour le pôle Nord. A mesure que le Pôle Express s’enfonce dans des contrées enchantées, l’aventure est au rendez-vous et les jeunes passagers prennent conscience de l’étendue de leurs dons.
Klaus
Jesper, qui s’est distingué comme le pire élève de son école de facteurs, écope d’une mission sur une île enneigée, au nord du Cercle arctique. Là-bas, les habitants ne s’entendent pas et ne se parlent presque jamais. Autant dire qu’ils n’entretiennent pas non plus de correspondance ! Alors que Jesper est sur le point d’abandonner, il trouve une alliée en la personne d’Alva, l’institutrice de l’île, et fait la connaissance de Klaus, mystérieux menuisier qui vit seul dans son chalet regorgeant de jouets artisanaux. Grâce à ces relations amicales inattendues, la petite ville de Smeerensburg retrouve la joie de vivre. C’est ainsi que ses habitants découvrent la générosité entre voisins, les contes de fée et la tradition des chaussettes soigneusement accrochées à la cheminée pour Noël !
Et vous, quels sont les films qui vous accompagnent pendant les fêtes ?
Acteurs : Marine Delterme, Malik Zidi, Alice Butaud, Bérangère Bonvoisin, Patrick Descamps Réalisateur : Caroline Champetier Genre: Biopic
L’histoire:
1865. A 25 ans, Berthe Morisot rêve de vivre de sa peinture, de ne jamais se marier, et de toujours rester avec sa soeur Edma. Ses parents ne voient pas leur existence sous le même angle et lui façonnent déjà un destin plus conforme à celui de l’époque. Berthe se rebelle et sa rencontre avec Manet va bouleverser sa pensée, sa relation avec sa soeur, questionner son rapport à la peinture et son rapport au monde. Le destin d’une femme qui deviendra la première peintre professionnelle et la première impressionniste.
Mon avis:
Aimant beaucoup le courant impressionniste, j’ai saisi l’occasion du challenge impressionniste, organisé en ce moment sur Instagram pour découvrir ce film. On découvre la vie de cette femme libre, passionnée et artiste, Berthe Morisot. Tout comme sa sœur, elles prennent des cours à l’académie, mais n’est pas vraiment satisfaite de son travail. C’est sa rencontre avec Edouard Manet, qui va faire évoluer son art, mais aussi sa vie.
J’ai apprécié à travers ce film, en découvrir plus sur l’artiste. Mais autant dire que je suis assez mitigée, et je reste un peu sur ma faim. Il y a certes quelques lenteurs, mais j’ai surtout trouvé le film assez froid. Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’atmosphère, dans l’histoire. Berthe est une femme qui a réussi à trouver sa place, à une époque où celle-ci devait encore se taire. J’aurais aimé voir une interprétation avec plus d’action, puisque son combat n’a pas du être facile. Elle a réussi à se faire une place dans le milieu impressionniste, à avoir la reconnaissance de grands noms comme Renoir ou Degas, et a pu exposer son travail. Bref, ce que je reproche, c’est surtout un scénario un peu trop platonique. Contente tout de même d’avoir pu voir ce film, qui m’a rendu curieuse d’en découvrir plus sur son parcours.