Littérature française (France), Livres

S’informer à quoi bon ? de Bruno Patino

S'informer à quoi bon ? de Bruno Patino

Éditeur : de la Martinière
Pages : 32 pages
Parution : 13 Janvier 2013
Genre: Essai

 

L’histoire:

Tous les jours, nous sommes assaillis d’informations. À la télévision, à la radio mais surtout jusque dans notre poche, via les notifications incessantes des réseaux sociaux sur notre téléphone, l’actualité est partout ! Parfois, cet assaut quotidien donne le tournis, et on préfèrerait se barricader, dire « stop ! » D’autant plus que, qu’on le veuille ou non, l’information parvient toujours à nous. Alors, à quoi bon s’informer ?

Dans un court texte brillant et fourmillant d’exemples, Bruno Patino revient sur les raisons de cette fatigue informationnelle, mais insiste sur notre devoir collectif de bien s’informer. En retraçant l’histoire de l’information, il nous convainc que celle-ci est une arme, un contrepouvoir important et décisif dans notre société !

 

Mon avis:

Après le premier essai sur Etre féministe, pour quoi faire ? je continue mon aventure avec cette superbe collection accessible dès 15 ans. L’information, un sujet vaste et tellement important que Bruno Patino (PDG de Arte) va nous expliquer son importance et son histoire.

Aujourd’hui, les supports où on peut avoir accès à l’information se sont plus que multiplié: presse, télévision, radio, médias sociaux… On en devient perdu et surtout qui croire. Cette surcharge d’information qui peut être contradictoire, nous fatigue. Pourquoi lui prêter de l’intérêt alors que dans tous les cas elle nous parviendra, même si on n’en a pas forcement envie.

Cet essai nous explique ce qu’est l’information et à quoi elle nous sert. Il revient aussi sur son histoire. Pourquoi communique-t-on que c’est Christophe Colomb qui a découvert l’Amérique en 1492, alors que ce n’est pas le cas ? Tout simplement puisqu’à l’époque des vikings, l’imprimerie qui a donné l’accès à l’information n’hésitait pas. L’exploit de Leif Erickson en 986 n’est donc pas relaté. Avec Gutenberg, c’est le début de l’édition et des médias qui ne cesseront d’évoluer au fil des siècles avec de nouvelles inventions (radio, télévision) jusqu’à nos jours avec les réseaux sociaux.

Au fil des pages, on nous ouvre les yeux sur notre rôle et notre devoir de bien s’informer. De nombreux exemples rythment le récit et on en rigole. J’en ressors convaincue et avec plus de clés pour comprendre ce qui m’entoure.

note 4,5 étoiles

Bande dessinée, Littérature chinoise (Chine), Livres

Le monde de Maliang, tome 1 : Le pinceau de Liu Yang

Le monde de MaLiang, tome 1 Le pinceau de Liu Yang

Éditeur : Kantik
Pages : 48 pages
Parution : 21 Octobre 2010
Tome : 01/05
Genre: Jeunesse, Fantastique

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L’histoire:

La Chine ancienne.
Maliang n’a pas la chance d’aller à l’école comme les autres enfants de son âge. Pour survivre, il est obligé d’exercer le dur métier de bûcheron aux côtés de son grand-père. Mais dès qu’il a un peu de temps libre, le jeune garçon s’adonne à sa véritable passion : le dessin. Il dessine sur toutes les surfaces qui se présentent à lui, des murs de sa chambre aux rochers des rivières, mais pas sur du papier car cette matière coûte cher…
Un jour, un enfant riche et arrogant met Maliang au défi de mieux dessiner que lui. Un vieil homme assistant à la scène lui prête son pinceau pour qu’il puisse relever le défi. Le dessin de Maliang fait l’unanimité et le vieil homme lui offre le pinceau en récompense. Ce dernier met toutefois Maliang en garde : « Continue à assouvir ta passion mais à présent, fais très attention à ce que tu dessines… »

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Mon avis:

Inspiré du conte chinois, le pinceau magique, on suit un jeune garçon Malaing qui est élevé par son grand-père. N’ayant pas d’argent pour aller à l’école, il aide son grand-père qui est bucheron. Passionné par le dessin, il exerce sur toutes les surfaces qui lui sont disponibles. Un jour, alors qu’il y a le marché dans son village, il se fait importuner par un garçon. Pour ce dernier, ces dessins ne sont que des gribouillis et il peut forcément faire mieux que lui. C’est alors qu’un vieux monsieur lui tend un pinceau pas comme les autres et qui se révèle même être l’un des objets sacrés de Chine…

La vie de Malaing est certes bien compliquée et rude, mais il ne se laisse pas abattre. Les autres enfants et même les adultes ne lui montrent aucun respect. Il est pauvre et doit s’effacer devant eux.  Malgré ce contexte, le jeune garçon garde un cœur pur et généreux. Ce pinceau magique va l’aider dans de nombreuses situations, mais fait aussi des envieux. 

Ce récit riche en aventure et en rebondissement est très agréable à lire. On ne voit pas le temps passer. La magie nous émerveille, ainsi que Malaing qui est très attachant. Dès les premières pages, ce jeune garçon est impressionnant. Ce n’est pas étonnant que ce vieux monsieur ait choisi Malaing. Ces actes sont purs, et il agit pour aider autrui.

Le graphisme de cette bande dessinée est aussi très intéressant. Rien que la couverture m’a séduite. On ressent d’ailleurs la belle âme de notre jeune héros. Beaucoup de détails sont apportés à chaque illustration et nous permettent de nous immerger complétement dans l’histoire. Petit bonus, l’édition Kantik contient un exlibris.

Un premier tome qui communique de belles valeurs et qui est extrêmement touchant. J’ai hâte de lire le suivant et de découvrir un autre objet magique.

note 4 étoiles

Littérature coréenne (Corée du Sud), Livres, Manga

La bicyclette rouge, tome 1 : Yahwari de Dong-Hwa Kim

La bicyclette rouge, tome 1 : Yahwari de Dong-Hwa Kim

Éditeur : Paquet
Pages : 140 pages
Parution : 21 Septembre 2005
Tome : 01/04
Genre: Contemporain

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L’histoire:

C’est tout simple : qui se sert d’un vélo au quotidien dans le monde d’aujourd’hui ?
Un facteur bien évidemment !
Vous lirez donc le récit des péripéties d’un facteur à la bicyclette rouge dans un village de Corée.
Il s’en passe des choses, pourvu qu’on se donne la peine de les observer.

Et ce facteur possède ce don, il est capable de recueillir de petits moments de privilège, au jour le jour.
Des personnes, des lieux, des situations, et beaucoup de lien, de chaleur humaine et de construction, voilà le contenu de l’ouvrage, contenu que je vous livre en vrac.
Avec ces petites histoires courtes (30 au total), l’auteur nous offre un témoignage de l’univers de son héros, gentiment, positivement.

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Mon avis:

Cette bande dessinée, ou sous son nom exact en coréen manhwa, nous livre quelques instants de vie d’un facteur circulant sur sa bicyclette rouge pour livrer le courrier aux habitants de Yahwari et des environs.

Nostalgie, humour, fantastique, poésie… chaque histoire est différente et touchante. Notre facteur (dont on ne connait pas le prénom) nous fait vivre ses rencontres ou nous livre ses pensées. On sourit en découvrant les noms des maisons (la maison jaune dans la verdure, la maison que l’on voit entre deux pins siamois, la maison où l’on se sent de mieux en mieux…) ou les noms de certains habitants (la mamie aux gros mots) ! 

Cette lecture est aussi comme un témoignage de l’importance qu’à pu avoir le courrier et le passage du facteur. Aujourd’hui, il y a le téléphone et les mails. Avant, le facteur apportait toutes les nouvelles (qu’elles soient bonnes ou tristes). Et les habitants étaient là pour lui. On le voit par exemple hébergé chez une habitante, puisqu’il pleut trop fort dehors. Et elle insiste pour qu’il reste manger ! Cela fait partie des histoires touchantes qui nous sont racontées au fil des pages, ou encore celle où il joue l’entremetteur entre un homme et une femme qui n’osent s’avouer leurs sentiments ! 

Les illustrations sont toutes en douceur. Minimaliste et en harmonie avec le texte, elles nous permettent aussi de sourire ou d’être un peu plus triste face à certains récits.

En soit, une lecture agréable qui se lit très vite et parfaite pour s’offrir un moment de détente.

note 3,5 étoiles

Il existe beaucoup de points communs entre un facteur et un conducteur de train.
Le train emmène les gens jusqu’à destination avec un billet…
La lettre est délivrée au destinataire avec un timbre.
Le train est un voyage physique que l’on ressent.
La lettre est un voyage mental que l’on réfléchit.
Le conducteur de train emmène les corps et le facteur emmène les cœurs…
Ils se ressemblent.

 

 

PS: Une réédition des quatre tomes existent depuis l’année dernière, avec un design des quatre saisons. Cela n’a strictement rien à voir avec l’intrigue !

Littérature japonaise (Japon), Livres, Manga

L’atelier des sorciers, tome 11 de Kamome Shirahama

L'Atelier des Sorciers, tome 11 de Kamome Shirahama

Éditeur : Pika
Pages : 176 pages
Parution : 14 Juin 2023
Tome : 11/??
Genre: Jeunesse

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L’histoire:

La Fête de la Nuit d’argent s’achève sur un défilé, véritable point d’orgue des festivités où les sorciers présentent leurs inventions au roi et à la population locale. Mais ce défilé est également le seul moyen pour Coco de sauver Dagda et Kustas et plus l’échéance approche, plus l’apprentie sorcière se sent submergée par la pression. Alors qu’elle souhaite aussi briller lors de cet événement, Agathe décide quand même de lui tendre la main. Elles parviennent toutes les deux à faire valider leurs sorts pour les présenter lors du cortège, mais vont-elles réussir à récolter les suffrages nécessaires ?

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Mon avis:

Le jour J est arrivé pour Agathe et Coco qui vont présenter leurs sorts lors de la Fête de la Nuit d’argent, ainsi que maitre Olugio. Pour Coco, cette présentation est très importante. Comme toujours, elle souhaite aider ses amis…

Ce tome est très centré sur les sentiments. J’ai apprécié voir Agathe se confier à Coco et l’aider. Elle lui avoue sa jalousie et lui explique pourquoi. Un nouveau lien se crée entre les héroïnes pour notre plus grand plaisir. D’ailleurs, on a le droit à une belle scène d’amitié et de confiance en fin d’ouvrage. Un moment très touchant. Pendant ce temps, maitre Kieffrey se doute qu’il se passe quelque chose et que Coco ne lui dit pas tout.

Bien que j’ai apprécié ma lecture et les superbes illustrations du mangaka, je me demande quand va avancer l’intrigue… Depuis le tome 8 sorti en juin 2021, la Fête de la Nuit d’argent est annoncé et le récit n’avance pas. Cela devient frustrant, de ne pas apprendre grand chose quant à la suite de l’aventure. Pourtant, l’histoire est très prometteuse et les personnages attachants.

note 2,5 étoiles

Jeunesse, Littérature canadienne (Canada), Livres

Hôtel Heartwood, tome 4 : Enfin l’été ! de Kallie George et Stephanie Graegin

Hôtel Heartwood, tome 4 Enfin l'été de Kallie George

Éditeur : Casterman Pages : 192 pages Parution : 3 juillet 2019 Tome : 04/04 Genre: Jeunesse

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L’histoire:

C’est l’été à l’Hôtel Heartwood ! Une grande fête est prévue pour le mariage de Mlle Prickles et M. Piquantin. Une nouvelle cliente, Fraise, très douce et douée en pâtisserie, rappelle à Mona sa maman disparue. La souris n’a jamais été aussi heureuse. Quand soudain, un incendie embrase la forêt : Heartwood est en danger…  

Mon avis:

Il y a des sagas qui sont compliquées à finir, tellement les personnages et l’histoire nous a touchés. C’est le cas avec Hôtel Heartwood…

On se retrouve pendant la saison estivale alors que Mona et Tilly aide Mlle Prickles, la cuisinière, a revêtir sa robe de mariée. Pour cet évènement, l’hôtel est rempli de porcs-épics. Toutefois, parmi les nouveaux arrivants, une souris se présente à l’accueil. C’est une première pour Mona, et autant dire qu’elle est curieuse de voir une de ces congénères. Pour Tilly l’écureuil, la ressemblance entre Fraise et Mona est frappante. Et si Mona n’était finalement pas orpheline… Mais cette enquête est interrompue, la forêt des fougères est en feu…

Il est vrai que le contexte de ce dernier tome peut être angoissant. Mais avec Mona et sa tendresse, l’aventure reste charmante. On peut y trouver un lien avec l’actualité. Les incendies en été sont de plus en plus fréquents. Et comme les précédents romans, de beaux messages sont passés. Dans la vie, il peut avoir des moments difficiles a surmonter. L’importance de la famille, de l’amitié, de la fidélité, du courage… ne sont plus à démontrer avec cette sublime saga.

Notre chère héroïne Mona est un exemple à suivre que se soit pour les petits comme pour les grands. Elle appartient à une superbe famille qui s’est construite autour de belles valeurs. Ensemble, ils s’aident et se relèvent. D’ailleurs, des surprises sont présentes dans l’intrigue, et c’est avec sourire qu’on tourne les dernières pages (même si c’est difficile de quitter une si belle équipe et l’hôtel heartwood)

En bref, une quadrilogie qui m’a enchantée et que je vous recommande. note 4,5 étoiles