Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

Le rendez-vous d’onze heures de André Houot

Le rendez-vous d'onze heures de André Houot

Éditeur : du Long Bec
Pages : 72 pages
Parution : 22 Janvier 2016
Genre: Biographie

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L’histoire:

Suisse, fin décembre 1877. Au crépuscule de sa vie, le peintre Gustave Courbet rencontre un mystérieux visiteur… S’en suit une discussion dans laquelle le peintre va revivre tous les épisodes de sa vie mouvementée, depuis les bords de la Loue près d’Ornans jusqu’à son séjour en Suisse, en passant par le Paris de la Commune. Sous le trait unique d’André Houot, Courbet prend vie et nous le suivons tout au long de ses engagements artistiques et politiques, et partageons son intimité. La première édition comportera un supplément autour des lieux qui ont inspiré le peintre.

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Mon avis:

Cette biographie en bande dessinée de Gustave Courbet est scénarisée et dessinée par André Houot. On revient sur le parcours de cet grand artiste, connu aussi pour être un homme à scandales.

Né en 1819 à Ornans, dans une petite commune du Doubs, nous le suivons dès son plus jeune âge. Des parties de pêche à la truite ou aux écrevisses dans la Loue ou le Lison, en passant par son ascension et sa réussite à Paris, jusqu’à son exil et sa mort en Suisse, sa vie nous est contée avec beaucoup de justesse. Un seul tome, c’est certes court pour raconter le parcours d’une vie.  Mais j’ai envie de dire, on s’y attend quand on voit le format choisi et surtout le nombre de pages. Certains passages sont ainsi vite traités et sans transitions. Nous avons tout de même le droit à de nombreuses références et notes dans l’ouvrage.

Du côté des illustrations, c’est fait avec beaucoup de goût et de précision. On est rapidement séduit par la beauté des paysages franc-comtois et parisiens, et de la précision des reconstitutions historiques.

Une belle réussite et un bon moment de lecture.

note 4 étoiles

Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

Claude Monet: Les nymphéas de Frank Secka et Vincent Gravé

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Éditeur : Glénat
Pages : 56 pages
Parution : 9 Mars 2016
Genre: Biographie

 

L’histoire:

Giverny, automne 1886. Émilie, jeune protégée de Claude Monet fait la rencontre de Francis Hawkins, fils d’un galeriste de New York venu rencontrer le célèbre peintre impressionniste. L’une vit en France, l’autre aux États-Unis mais, malgré cette distance, ils le savent;: un jour, ils se marieront. Cette promesse marque le début d’un amour pur qui sera pourtant souvent perturbé par les aléas de l’Histoire. Un amour qui traversera 4 saisons, 4 périodes de l’œuvre de Monet et qui sera toujours bercé par les magnifiques couleurs du jardin du peintre, lorsqu’il réalisera ses célèbres Nymphéas…

 

Mon avis:

La collection de bande dessinée « Les Grands Peintres » propose de revenir sur les parcours d’artistes et de leur chef-d’œuvre. Grande fan du courant impressionniste, je débute ainsi avec Claude Monet.

Ecrit par Frank Sécka et illustré par Vincent Gravé, ce duo met en lumière l’une des célèbres œuvres du peintre: les Nymphéas. Mais j’avouerais que dès les premières pages, j’ai peinée dans ma lecture. D’abord à cause du scénario qui nous propose de suivre l’histoire d’amour entre Emilie, jeune protégée du peintre, et Francis Hawkins, fils d’un galeriste de New York. L’idée est certes intéressante, mais j’ai trouvé qu’elle manquait de profondeur pour que j’arrive à m’y attacher. Puis, ce sont surtout les illustrations qui m’ont le plus déroutées. Je les ai trouvées trop brutes et dures. Au fil des pages, on finit tout de même par s’habituer par le style choisi, qui n’aura donc pas réussi à me charmer.

En fin d’ouvrage, nous avons le droit à un dossier retraçant le parcours de Claude Monet. Son contenu est très intéressant, et j’ai grandement apprécié cette annexe. Cela m’a d’ailleurs rappelée ma visite à Giverny.

note 2,5 étoiles

 

Lien de mon article au cœur de la maison et des jardins de Claude Monet à Giverny.

La maison et les jardins de Claude Monet à Giverny

Séries

Doc – Nelle tue manie

DOC

Acteurs : Luca Argentero, Matilde Gioli, Gianmarco Saurino, Sara Lazzaro, Silvia Mazzieri,
Simona Tabasco, Giovanni Scifoni, Alberto Malanchino, Maria Rosaria Russo, Gianmarco Saurino, Raffaele Esposito, Pierpaolo Spollon, Elisa Di Eusanio
Réalisateur : Viola Rispoli, Francesco Arlanch
Audio : Italien, Français
Durée : 150 minutes
Genre: Médical, Drame

 

L’histoire:

Les aventures d’un médecin, qui, suite à un traumatisme crânien, souffre d’une perte de mémoire partielle permanente mais trouve toujours une nouvelle manière d’exercer sa profession.

La série est inspirée de la véritable histoire de Pierdante Piccioni, médécin à l’hôpital de Lodi, en 2013, impliqué dans un accident de voiture qui lui a causé un traumatisme crânien. Il y perd 12 ans de sa mémoire mais recommencera à travailler.

 

Mon avis:

Récemment diffusée sur TF1, la série italienne DOC suit les aventures d’un médecin, qui, après avoir reçu une balle dans la tête, souffre d’une perte de mémoire partielle permanente. Il n’a plus aucun souvenir de ces 12 dernières années. Tous ses proches sont soudain devenus des étrangers, et l’hôpital est le seul endroit où il se sent vraiment chez lui. Il va alors trouver une manière de continuer à exercer sa profession, réapprendre son métier et reprendre en main sa vie personnelle.

Cette histoire incroyable est pourtant vraie. Le personnage existe réellement. Son nom n’est pas Andrea Fanti mais Pierdante Piccioni et il a, tout comme son homologue télévisé, été victime d’une perte de mémoire de 12 ans. Il a raconté son histoire dans un livre, intitulé Meno dodici (qui signifie « Moins douze » en français), publié en 2016 et encore inédit en France.

Vous serez sûrement étonné que je vous parle d’une série médicale sur le blog, étant plutôt habitué à des articles sur des séries historiques. Hé bien, justement il y a un lien et il s’appelle Luca Argentero ! J’ai connu cet acteur dans la mini série La baronessa di Carini au côté de Vittoria Puccini, et je l’ai grandement apprécié. C’est ainsi que je me suis intéressée à la série, et j’ai tout de suite accrochée. Pourtant pas très fan des séries qui se déroulent dans le milieu de la médecine, j’ai été touchée par l’histoire. Peut-être est-ce aussi dû au fait qu’elle est inspirée d’une histoire vraie, qui la rend d’autant plus touchante et emplie d’émotion. Il faut d’ailleurs savoir que Pierdante Piccioni a participé à l’élaboration du scénario; on le voit aussi dans l’épisode 2 où il incarne un patient; et a coaché Luca Argentero pour l’interprétation de son personnage. J’ai d’ailleurs trouvé l’interprétation de l’acteur très impressionnante, il joue finalement 3 rôles, 3 personnalités différentes d’un même homme.

Comme vous l’aurez compris, j’ai grandement aimé cette série. Je ne peux que vous la recommander. Même si vous ne regardez pas ce genre de série habituellement, peut-être que comme moi vous allez être conquis par son côté très humain. 

 

 

L’acteur Luca Argentero avec le Dr. Pierdante Piccioni.

Luca Argentero et Pierdante Piccioni

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

The Dig (Netflix)

Acteurs : Ralph Fiennes, Carey Mulligan, Lily James, Johnny Flynn
Réalisateur : Simon Stone
Audio : Anglais, Français
Durée : 112 minutes
Genre: Drame, Historique

 

L’histoire:

Une riche veuve engage un archéologue amateur pour exhumer une sépulture dans sa propriété. Ils découvrent alors un ancien navire funéraire saxon et son trésor qui pourrait bouleverser l’histoire de l’humanité. Ensemble, ils doivent se serrer les coudes face au British Museum qui entend bien s’emparer du vaisseau en prétendant l’avoir découvert …

D’après le roman de John Preston.

 

Mon avis:

Sorti le 29 janvier sur la plateforme de streaming Netflix, The Dig raconte l’histoire vraie d’une spectaculaire découverte archéologique: le trésor de Sutton Hoo, dans le Suffolk, en 1939. Il s’agit de l’une des plus grandes découvertes archéologiques jamais réalisée en Angleterre, qui a mis au jour un gigantesque site funéraire : un bateau anglo-saxon enterré de 24 mètres de long, regorgeant de 263 bijoux et d’artefacts datant du VIIe siècle. Le film est aussi une adaptation du livre qui porte le même nom de John Preston, dont sa tante Peggy Piggot a participé aux fouilles et a d’ailleurs trouvé le premier fragment d’or.

L’intrigue du film est certes romancée, mais les deux personnages principaux, à savoir la propriétaire des lieux, Edith Pretty, et l’archéologue amateur qu’elle embauche, Basil Brown, ont réellement existé. Edith Pretty est une riche veuve adepte d’archéologie qui engage Basil Brown pour sonder une partie de ses terres, cachette supposée de vestiges vikings. Le tout se passe alors que le Royaume-Uni s’apprête à déclarer la guerre à l’Allemagne nazie. Basil Brown ne se laisse pas facilement convaincre par cette mission, mais finit tout de même par l’accepter. Les premiers jours de fouilles sont assez compliqués et pas très fructueux, mais le trésor qui va finir par apparaitre va se révéler encore plus lointain et précieux. Et bien sûr, cette affaire ne va pas rester longtemps secrète, si bien que le British Museum envoie des représentants sur le site pour voler cette trouvaille.

Entre rebondissement et contemplation, j’ai été directement happée par l’histoire qui nous est contée. Et autant dire que les acteurs y sont pour quelque chose. Carey Mulligan et Ralph Fiennes forment un très beau duo. On ne peut rester insensible à l’histoire, et c’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que certaines scènes nous touchent. Et que dire des très beaux paysages que l’on découvre, à l’image de l’affiche et des photos promos. A mi-chemin de nouveaux personnages interviennent, et même s’ils ne sont pas tous très « utiles » on se laisse prendre au jeu. Un film simple qui mêle tendresse et mélancolie dans cette période de troubles qui annonce la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Quelques infos sur Sutton Hoo:

Le trésor de Sutton Hoo établi en 1939 est considéré comme une découverte majeure de l’histoire anglo-saxonne. Mais contrairement à ce qu’indiquent le film et le livre, le site a été fouillé à plusieurs reprises entre 1938, date de la découverte des premiers éléments, et 1939.

Les objets découverts étaient nombreux et parmi eux, certains composent aujourd’hui l’une des plus belles expositions du British Museum. Un casque de parade, qui aurait pu appartenir à un guerrier, voire à un roi anglo-saxon, mort au début du VIIe siècle. Mais aucun corps n’a été trouvé dans la sépulture. Pour les spécialistes, le guerrier enterré dans le bateau tombe pourrait être le roi anglo-saxon Rædwald d’Est-Anglie. Les dates inscrites sur les pièces retrouvées sur le site coïncident avec son règne de 599 et 624 environ.

Littérature japonaise (Japon), Livres, Manga, Mes coups de cœur

Adieu, mon utérus de Yuki Okada

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Éditeur : Akata
Pages : 192 pages
Parution : 14 Février 2019
Genre: Témoignage

 

Synopsis:

Dans Adieu, mon utérus, récit autobiographique, Yuki Okada raconte sa lutte contre le cancer. Son chemin sera semé d’embûches, de larmes et de doutes, mais trouvera un écho chez de nombreuses personnes.

Yuki Okada, à trente-trois ans, a tout pour être comblée : mariée et heureuse, mère d’une petite fille, elle exerce également le métier qu’elle aime – autrice de mangas. Aussi, quand elle consulte son médecin à cause de règles anormales, elle ne se doute pas de la terrible nouvelle qui l’attend : malgré son jeune âge, elle développe en effet un cancer du col de l’utérus. Chamboulée et perdue, elle ne saura d’abord pas comment réagir, et affronter cette épreuve que la vie lui impose… Pourtant, très vite, elle comprend qu’il lui faudra faire des choix. Mais entre les avis de ses proches et du corps médical, comment savoir ce qu’elle souhaite vraiment

 

Mon avis:

A trente-trois ans, Yuki est une jeune femme épanouie. Elle vit en parfaite harmonie avec sa petite fille et son mari, et est mangaka. Ce dernier exerce le même métier qu’elle, mais est souvent très pris par son travail pour s’occuper correctement de sa famille. Avec l’aide de sa mère, alias Mamounette, elle arrive à s’en sortir. Ils coulent des jours heureux, jusqu’au jour où Yuki s’inquiète d’avoir des règles trop rapprochées, et consulte son gynécologue. Très vite, le verdict tombe : c’est cancer du col de l’utérus. Un long parcours débute alors pour la famille…

C’est avec grand courage, sensibilité et humour que l’auteure nous dévoile son combat sans tabou. Entre les mots et les dessins, on suit le chemin de sa vie. Entre sa rencontre avec son mari, la naissance de sa fille, et le moment fatidique de l’annonce du cancer, on ne la quitte plus. Afin de chasser cette douleur de l’inconnu, elle raconte tout en émotion, les étapes par lesquelles elle est passée, toutes les questions qu’elle s’est posée, toutes les angoisses qu’elle a dû combattre, les dessous du milieu médical au Japon, mais aussi les réactions de son entourage, la présence indéfectible de sa mère, le désarroi de son mari, l’incompréhension de sa petite fille, et le rapport avec les autres femmes qui affrontaient le même combat.

Sans jamais s’apitoyer sur son sort, Yuki nous dévoile sa force, avec ce récit plein de joie de vivre et d’optimisme. Comme dans chaque épreuve, on en retire des leçons positives. Ici une famille plus unie que jamais, beaucoup d’amour, et un mari qui a repris son rôle de père et d’époux. Un manga très touchant qui ne peut laisser indifférent, mais aussi qui peut donner du courage à toutes celles et ceux qui passent par cette terrible épreuve, ou voir comment accompagner un proche. En soi, un sujet grave abordé avec douceur et délicatesse. 

note 5 étoiles