Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Une saison à Longbourn de Jo Baker

Une saison à Longbourn de Jo Baker

Éditeur : Le Livre de Poche
Pages : 456 pages
Parution : 1 Avril 2015
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Figures de l’ombre dans Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des personnages à part entière qui, du matin au soir,
astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons.

Et pendant que les cœurs s’emportent à l’étage, ce que les domestiques font au secret de leur cuisine n’appartient qu’à eux… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

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Mon avis:

Des austeneries, soit des réécritures des œuvres de Jane Austen, il y en a une petite collection aujourd’hui dont j’en ai lu certaines. Ici, Jo Baker avec « Une saison à Longbourn » nous offre un nouveau point de vue. On se retrouve dans l’univers de « Orgueil et Préjugés », mais on peut dire du côté des coulisses.

Dans cette intrigue, nous découvrons donc les dessous du quotidien des occupants de la maison Bennet : soit des propriétaires et de leurs cinq filles à marier, mais aussi des domestiques. Et ce sont ces derniers qui guident notre chemin. On fait la connaissance de Mr et Mrs Hill qui sont au service de la famille depuis des années, Sarah la femme de chambre, Polly la jeune bonne, et James le tout nouveau valet. Tout ce petit monde se lève aux aurores avant le famille, pour que tout soit prêt dès leur réveil. Et autant dire qu’il y a des surprises…

Ce roman nous apporte un peu d’originalité comparé aux autres austeneries. A travers l’œuvre de Jane Austen, on en découvre plus sur le quotidien et le dur labeur des gens de maison. Entre rallumer le feu, nettoyer les cuisines, préparer les repas, brosser les chevaux, lessiver, cureter, repasser, servir… les tâches n’en finissent pas. Malgré le peu de répits qu’ils ont, et le peu de reconnaissance, il y a aussi des histoires d’amour… On y parle également de thèmes forts comme l’esclavage et le sort des domestiques, ou l’impact des guerres napoléoniennes. On s’attache aux personnages, et on se laisse surprendre par les secrets et les non-dits. Deux mondes se côtoient, avec des préoccupations et des conditions bien différentes. Et comme dans « Orgueil et préjugés », ici c’est principalement Sarah qui tient les rênes du récit.

Une lecture sympathique, qui fait penser à la série télé Downton Abbey, qui m’était justement en lumière les deux milieux.

note 3,5 étoiles

Littérature américaine (Etats-Unis), Livres, Mes coups de cœur, Romance, Romance historique

Les rebelles d’Oxford, tome 1 : Panique chez les Montgomery de Evie Dunmore

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Éditeur : J’ai lu
Pages : 416 pages
Parution : 5 Mai 2021
Tome : 01/??
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

1879. Brillante mais sans le sou, Annabelle a été admise à l’université d’Oxford grâce à une bourse offerte par une ligue de suffragettes. En contrepartie, elle doit rallier à leur cause le duc de Montgomery. Une véritable gageure. Soutien des conservateurs, Sebastian a une vision archaïque de la gent féminine. Pour autant, Annabelle ne s’attendait pas qu’il lui demande d’être sa maîtresse. Elle s’en étouffe d’indignation.
Comment ose-t-il ? Femme libre et indépendante, elle ne risque pas d’accepter pareille proposition ! Mais c’est oublier un peu vite que ce redoutable séducteur possède un charme irrésistible…

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Mon avis:

Annabelle Archer est une fille de pasteur qui vit chez son cousin depuis la mort de ses parents. Récemment admise à l’Université d’Oxford grâce à une bourse d’étude, elle arrive à convaincre son cousin de la laisser partir étudier. Mais les contreparties seront nombreuses. En plus d’assister aux cours, elle devra travailler pour lui envoyer de l’argent, et aussi soutenir et participer aux actions des suffragettes. Et c’est justement lors de l’une de ces actions militantes, qu’elle fait la connaissance du Duc de Montgomery, à qui elle tient tête. Une mission lui est alors confiée, se renseigner sur les opposants et essayer de les convaincre. Montgomery en fait partie, en étant conseiller stratégique de la campagne des Torys et écouté de Sa Majesté. En compagnie de deux autres suffragettes Hattie et Catriona, elle se rend sur son fief. Et autant dire que la tâche va se révéler bien compliquée… 

J’ai grandement aimé les personnages d’Annabelle et de Sébastien, et très vite je me suis attachée à eux. Le contexte de l’intrigue est aussi très intéressant, et l’auteure connait bien son sujet. J’ai apprécié d’avoir au cours de ma lecture, dans les commentaires, des références concernant des personnes réels qui ont soutenus la cause, des textes de lois qui sont évoqués, et pleins d’autres informations sur la société britannique du XIXème siècle. Il y a d’ailleurs aussi une double page en fin d’ouvrage parlant un peu plus de sujet. Mais revenons à notre couple atypique, qui est prêt à tout pour défendre leur idée. Forcément deux personnes aussi vif d’esprit et ne se laissant pas marcher sur les pieds, ça créent des étincelles. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est servi en joutes verbales. Annabelle ne se laisse pas démonter, comme lors d’un diner protocolaire, qui m’a bien fait rigoler. Mais aussi ce prêt de livres entre Sébastien et Annabelle, où chaque titres d’ouvrages laissaient passer un message. Les dialogues sont aussi rythmés, tout comme l’intrigue qui nous réserve de sacrés rebondissements et surprises. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et même si sur la fin, on se retrouve dans une situation « je t’aime, moi non plus » qui peut être énervant, il y a tout de même un sens à ce rejet. 

Je suis bien contente que les éditions J’ai lu ont publié dans leur collection « Regency » cette auteure. Il s’agit de son premier livre qui a été traduit en France, et j’espère qu’il en sera de même pour les autres. Evie Dunmore a écrit deux autres romans à la suite de ce premier tome. Je suis bien curieuse de découvrir la suite des aventures des suffragettes ! Le second tome est justement consacré à Lucie Tedbury et Lord Ballentine que l’on aperçoit dans ce roman. Peut-être pourra-t-on le lire prochainement en français !?

En bref, une romance historique que j’ai adoré pour son contexte et ses personnages. Une première découverte de cette auteure, qui me donne envie de continuer mon parcours avec elle. Je ne peux que vous conseiller cet ouvrage.

note 5 étoiles

 

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Le petit défaut de Lady Rotherham de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu
Pages : 288 pages
Parution : 5 Mai 2021
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

Célibataire endurci et fieffé libertin, le marquis de Kenwood enchaîne les conquêtes dans la plus grande insouciance. Lors d’une soirée un peu trop arrosée au White’s, ses amis parient cinq cents guinées qu’il ne pourra pas séduire Diana Ingram, jeune veuve ravissante mais aussi froide qu’un glaçon. Jack relève le défi avec l’arrogance qui le caractérise. Nulle femme ne saurait lui résister. Et si la belle est prude, la victoire n’en sera que plus délectable. Pourtant, dans l’ombre, quelqu’un s’amuse à tirer les ficelles, et le don Juan pourrait bien être pris à son propre piège…

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Mon avis:

Jack, le marquis de Kenwood est connu pour sa réputation dans tout Londres, aucune femme ne lui résiste. Ses amis le mettent alors au défi de séduire et de mettre dans son lit, une jeune veuve qui n’est pas passée inaperçue lors de sa première saison londonienne, il y a 4 ans. Très belle, Diana Ingram est aussi connue pour sa réserve et sa pudeur. Elle a épousée un jeune pasteur, frère de son ami Ernie, qui regrette bien que ce soit le nom de sa belle-sœur qui a été cité. Invité à l’anniversaire du Comte de Rotherham, les voilà en route vers une nouvelle aventure qui va leurs réserver bien des surprises…

Voilà une intrigue quelque peu banale, avec un coureur de jupon qui se voit lancer un défi de séduire une jeune femme en dehors de Londres, lors d’une partie de campagne, où une dame marieuse est aussi présente. Mary Balogh a d’ailleurs déjà développé ce sujet dans un précédent roman, mais je me suis tout de même laissée prendre au jeu. On finit par s’attacher à nos héros et on comprend d’où vient leur réputation. En plus du couple Diana-Jack, on en suit d’autres, ce qui donne un peu de dynamisme au roman. Diana n’est pas prête à céder, elle a dû caractère comme Jack. Même si j’avoue, j’aurais aimé encore plus de joutes verbales entre eux. Finalement, ce qui m’a le plus gênée, c’est la fin qui arrive très rapidement alors que certains points n’ont pas été développés.

En bref, un bon moment de lecture détente avec une intrigue classique, mais qui ne restera pas gravée.

note 3,5 étoiles

Littérature autrichienne (Autriche), Livres, Romance, Romance historique

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme et Le Voyage dans le passé de Stefan Zweig

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Éditeur : Pocket
Pages : 144 pages
Parution : 3 Avril 2014
Genre: Romance, Historique.

 

L’histoire:

24h de la vie d’une femme. Au début du XXe siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l’établissement : l’épouse d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.
Le Voyage dans le passé. Neuf ans après s’être vus pour la dernière fois, un homme et une femme qui se sont aimés se retrouvent. Plus aucun obstacle n’existe à leur amour, mais à mesure que les heures passent et malgré leurs efforts, ils ne parviennent pas à faire revivre leurs sentiments. Elle se sait devenue vieille, lui réclame qu’elle tienne sa promesse avant de prendre bientôt conscience que le temps a effectivement rendu vaine toute tentative pour renouer le fil de leur amour.

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Mon avis:

Ce livre nous propose de découvrir deux courts récits, deux portraits de femmes tout en douceur et en sensibilité.

Le premier se déroule dans les années 1904, dans une petite pension de famille sur la Côte d’Azur, où l’une des pensionnaires s’enfuie avec un jeune homme, en laissant derrière elle mari et enfants. Le scandale éclate envers cette dame qui a oublié les bonnes manières, les mœurs de la société et la bienséance. Seule Mrs C, une vieille aristocrate anglaise, prendra sa défense y trouvant un écho avec son histoire personnelle, et contera ainsi 24h de sa vie oubliée.

Le deuxième commence sur les quais de la gare de Francfort. Un jeune homme de condition modeste, Ludwig, tombe amoureux de l’épouse de son employeur. Mais Ludwig est muté au Mexique. Et ce ne sera pas pendant deux ans qu’ils seront séparés, mais neuf ans…

Stefan Zweig sait comme toujours nous enchanter. Les nouvelles sont certes courtes, on ne connait même pas le nom exact de tous nos personnages, mais on arrive tout de même à s’y attacher grâce aux analyses poussées que proposent l’auteur. Une histoire en amène un autre, avec des enchainements rapides qui nous empêche de nous ennuyer. Le passage dans la première nouvelle sur la longue description des mains faite par Mrs C, où elle nous parle de sa fascination, est particulièrement bluffant.

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Une partie de campagne de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu
Pages : 320 pages
Parution : 5 Mai 2021
Genre: Romance, Historique

 

L’histoire:

Recherche gouvernante, discrète, bonne éducation. Le Tout-Londres est en émoi. Pourquoi Anthony, marquis de Staunton, a-t-il publié cette étrange petite annonce ? En réalité, le jeune homme cherche une épouse. Pour faire enrager son père qu’il déteste, il a décidé de convoler avec la femme la plus ordinaire qu’il pourra dénicher. Mlle Charity Duncan, qui se présente, fera parfaitement l’affaire. Terne, effacée… une vraie petite souris ! En échange d’une rente à vie, elle accepte de se marier et d’être présentée à la famille d’Anthony, lequel compte ensuite l’expédier à la campagne pour ne plus jamais la revoir. Du moins le croit-il…

 

Mon avis:

Ce roman fait partie de la nouvelle collection « Regency » que vient de lancer les éditions J’ai lu. Avec une couverture illustrée par Magalie Foutrier, la maison d’édition nous propose de nous plonger dans l’époque de la régence anglaise, dans le sens le plus large du terme, soit de 1795 à 1837, où de nouvelles idées et changements s’apprêtent à révolutionner la société.

Anthony Earheart se voit contraint de rentrer au domaine familiale. Et il ne compte pas le faire seul. Il publie ainsi une annonce dans la presse pour embaucher une gouvernante discrète et effacée. Mais son rôle sera tout autre, il compte passer un contrat avec elle et l’épouser. Au cours des entretiens, il voit en Charity Duncan la personne parfaite pour cette tâche. Quelconque, elle n’ose même pas le regarder dans les yeux. La jeune fille finit par accepter sa proposition, et se marie avec lui en échange d’une belle rente et d’un domaine. Mais sa petite souris grise insignifiante se révèlera être toute autre chose…

L’intrigue est pour le moins originale, et comme les héros on se laisse prendre au jeu. Charity ne connait rien de la personne d’Antony, et c’est une fois mariée qu’elle découvre qu’elle est devenue marquise. Même si ce contrat la gêne, c’est aussi une belle opportunité. Avec son frère, elle doit travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Une fois la scène jouait, elle pourra rentrer chez elle, et son frère épouser celle qu’il aime. Mais en attendant, elle doit incarner son rôle d’épouse auprès de cette famille si froide et insensible. D’une nature toute autre, notre héroïne arrive à faire dénouer les langues et resurgir les émotions. Anthony ne s’attendait pas à ça de sa part, et son séjour auprès de sa famille s’annonce bien différent. Et des surprises, il va en avoir ainsi que des révélations et des explications, dont ont bien besoin ses proches.

Comme à son habitude, Mary Balogh nous embarque par ses mots dans un autre monde. Au fil des pages, on découvre nos personnages, leurs caractères et surtout leurs passés. Même si on ne comprend pas tout de suite leurs réactions, l’auteure nous en donnent les clés au fur et à mesure. Cette lecture n’est pas un coup de cœur, mais j’ai tout de même passé un très bon moment, et d’ailleurs je le recommande. Je suis curieuse de découvrir les autres romans de cette collection.

note 4,5 étoiles