Littérature française (France), Livres, Mes coups de cœur, Romance, Romance historique

Passions Londoniennes, L’intégral de Aurélie Depraz

Passions Londoniennes (L'intégrale) de Aurélie Depr

Éditeur : Autoédité
Pages : 722 pages
Parution : 18 Juin 2021
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

L’intégrale de la trilogie Passions Londoniennes en un seul volume !

Trois romances historiques de style « Régence », trois voyages au cœur de l’Angleterre du début du XIXe siècle… et trois histoires d’amour qui vous transporteront, aux côtés d’Alexander, de Jay et de James, des bals, salons mondains et autres plaisirs aristocratiques de Mayfair aux dangers des bas-fonds de l’East End, des grandes réceptions au palais Saint James aux pires cachots de la prison de Newgate, des verts pâturages du Kent aux paisibles campagnes du Somerset, et du théâtre de Drury Lane au pavillon royal de Brighton !

TOME 1 : Alexander
Londres, 1819

Le comte d’Ashford est furieux. En mourant, le colonel Shaheedan l’a investi d’une mission… dont il se serait bien passé ! Bon sang, il a bien autre chose à faire que de jouer les dames marieuses !
En plus, il déteste les débutantes ; et avec elles, tout ce qui a trait, de près ou de loin, à l’idée même du mariage. Seigneur, pourquoi fallait-il donc que cela tombe sur lui ? Lui, jouisseur, séducteur, célibataire endurci et grand détracteur de l’institution du mariage ?
D’autant que rien, rien ne semble devoir venir l’aider dans cette détestable besogne… et que, s’il n’y prend pas garde, cette mission de confiance pourrait fort bien se retourner contre lui… venir saboter jusqu’aux fondements mêmes de son existence… et jusqu’à ses convictions les plus solides…
Alexander : quand sentiments, principes, idéaux et attirances entrent en conflit… au temps des unions de convenance.

TOME 2 : Jay
Londres, 1819

Jay Stenson a tout bâti de ses mains. Né dans la rue, au cœur des quartiers londoniens les plus pauvres, il a su s’élever dans la société à la seule force du poignet et finir à la tête d’un véritable empire industriel.
Pourtant, il est une chose que son argent, jusqu’à présent, n’a pas su acheter : le bonheur de sa sœur, la très jeune Elisa. Prêt à tout pour l’intégrer (malgré elle s’il le faut) aux milieux huppés qu’il fréquente désormais et l’aider à se lancer dans la vie, il décide de faire appel à une jeune aristocrate. La mission de cette dernière : éduquer Elisa et en faire une lady. Une vraie. À son image.
Mais la belle Amanda Keat, elle aussi, a de graves problèmes à résoudre. Quant à ses vues sur le monde, elles sont bien loin de celles de ce roturier de Stenson…
Jay : quand les classes sociales du début du XIXe siècle se rencontrent, se repoussent et s’attirent, au temps de la Première Révolution Industrielle…

TOME 3 : James
Angleterre, 1819

Aylana est désespérée. La vie de son frère John, vulgaire roturier, ne tient plus qu’à un fil, et la seule solution qu’il lui reste est d’en appeler à la clémence du roi… et à l’aide d’un de ses plus fidèles compagnons de débauche : James Eastlake. James Eastlake, qui traîne derrière lui une réputation exécrable et, surtout, qui n’acceptera jamais de l’aider, au vu du différend qui les a opposés quelques années plus tôt… Malheureusement, Aylana n’a guère le choix. Elle ira donc à Londres, elle trouvera cet homme et elle le suppliera d’intercéder en sa faveur… quel que soit le prix à payer.
James : quand, par amour pour son frère, une jeune femme innocente se retrouve propulsée dans les bras d’un dangereux libertin… et jusqu’aux pieds mêmes du dévoyé roi d’Angleterre.

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Mon avis:

Quand une trilogie que tu as déjà lue sort en intégral, c’est forcément l’occasion de la relire à nouveau ! D’autant plus quand c’était un coup de cœur !

C’est donc avec grand plaisir que je me replonge dans la lecture de cette trilogie, qui nous emmène en pleine saison londonienne, à l’époque de la régence.

A chaque tome, nous faisons la connaissance de l’un des membres de ce trio de célibataires endurcis et infernales :
       – Alexander Hemsworth, héritier du titre familial, ancien combattant et libertin notoire;
       – Jay Stenson qui comparé à ses amis, n’est pas un homme de la noblesse. C’est à la sueur de son front qu’il a réussi à s’en sortir des bas fond de Londres.
      – James Eastlake, un jeune noble qui aime le luxe et les femmes

Ce que j’aime avant tout dans cette trilogie, ce sont les nombreuses références historiques que nous glissent l’auteure (les guerres napoléoniennes, les colonies, la vie dans les différents quartiers londoniens…) On apprend beaucoup sur l’époque du XIXème siècle et bien entendu, on se régale. Les intrigues sont très rythmées, que ce soit par les échanges entre les personnages ou les retournements de situations. De très belles romances que j’ai adoré, et que j’ai apprécié redécouvrir. 

Si vous aimez les romances historiques, ou que vous avez lu ou vu la saga des Bridgerton, alors lancez-vous ! Un gros coup de cœur que je ne peux que recommander.

note 5 étoiles

 

Ma chronique du tome 1

Ma chronique du tome 2

Ma chronique du tome 3

Littérature espagnole (Espagne), Séries

La cocinera de Castamar (La Cuisinière de Castamar)

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Acteurs : Michelle Jenner, Roberto Enriquez, Hugo Silva, Maxi Iglesias, María Hervás, Jean Cruz
Réalisateur : Tatiana Rodríguez
Audio : Espagnol, Français
Genre: Drame

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L’histoire:

Dans le Madrid de 1720, une cuisinière douée attire l’attention d’un duc veuf qui reprend sa place dans la société aristocratique.

D’après le roman de Fernando J. Múñez.

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Mon avis:

La Cuisinière de Castamar (ou La cocinera de Castamar) est une série télévisée espagnole adaptée du roman éponyme de Fernando J. Muñez. Elle se déroule au XVIIIe siècle en Espagne après la guerre de succession qui a vu la victoire des Bourbons.

On suit les aventures de Clara Belmonte, une jeune femme éduquée contrainte de devenir cuisinière après la mort de son père, qui a entraîné la ruine de sa famille. Devenue alors agoraphobie (peur des lieux publics et des espaces ouverts), la voilà qui entre au service de Diego de Castamar, un duc et grand d’Espagne inconsolable depuis la mort tragique, lors d’une chute de cheval, de son épouse Alba, enceinte. Même si tout semble séparer Clara et Diego, leur complicité va se développer et ils vont s’éprendre l’un de l’autre, et débuter une romance sur fond de nombreuses intrigues. Avec sa montée en noblesse grâce à la victoire des Bourbons, Diego s’est attiré de nombreux ennemis et des envieux.

Le fond de l’intrigue est intéressant et assez lourd. On n’a pas toutes les clés en main dès le début, on les découvre ainsi au fur et à mesure, et les questionnements fusionnent au fil des épisodes. Après un tragique évènement, Diego est dans un état dépressif profond. Son statut de noble et de puissant à la cour lui demande certains engagements, comme une descendance et un nouveau mariage. Une jeune femme est ainsi manipulée pour assurer ce rôle. Il s’agit d’Amelia Castro, dont les dettes sont payées à condition qu’elle soit la future duchesse de Castamar. Des complots dans cette série, il y en a de nombreux, peut-être même à en perdre son latin ! C’est d’ailleurs le point négatif que je dirais de la série, c’est long et je me suis sentie perdue dans les intrigues. J’ajouterais aussi que la fin se déroule très rapidement.

Concernant les personnages, j’ai particulièrement aimé Clara. On s’y attache très vite. Elle a beaucoup de courage, et sait ce qu’elle eut. Elle est impressionnante. Diego est un personnage tout aussi intéressant. Droit et honnête, il est enfermé à son insu dans une conspiration. Son frère adoptif Gabriel est tout aussi touchant. Ancien esclave anobli, il s’agit là clairement d’une liberté prise sur l’Histoire, qui ne m’a pas déplu. Son personnage apporte beaucoup à l’intrigue. Par contre, le personnage qui m’a un peu déçu est Amelia Castro, qui mériterait clairement d’être secouée, surtout à la fin dans les derniers épisodes.

Au sujet des lieux de tournage et des costumes, autant dire qu’on est servi. Les paysages que l’on découvre, tout comme les magnifiques manoirs sont sublimes. Même si on passe beaucoup de temps dans les cuisines et les communs des domestiques, on ne peut être déçu. Les costumes sont tout aussi réussis.

En bref, une série historique qui mêle drames, complots, trahisons et romances, avec des personnages forts. Tout de même, ne vous attendez pas à un Downton Abbey espagnol, on en est loin et vous pourrez être déçu.

note 3,5 étoiles

Littérature française (France), Livres, Romance, Romance historique

De miroir et d’amour de Julie-Anne Bastard et JC Staignier

De miroir et d'amour de Julie-Anne Bastard et JC Staignier

Éditeur : BMR
Pages : 204 pages
Parution : 26 Mai 2021
Tome : 01/02
Genre : Romance

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L’histoire:

Que feriez-vous si, lors d’une visite au château de Versailles, vous traversiez un miroir et atterrissiez à la cour du Roi Soleil ?
Jeune professeure de mathématiques, Emma Langanay s’est laissé convaincre par sa collègue d’accompagner une visite au château de Versailles. Quand deux élèves s’éloignent du groupe, Emma part à leur recherche. Alors qu’elle parcourt la galerie des Glaces, une mélodie et des voix lui parviennent. La surface d’un miroir s’illumine…
Emma se retrouve transp
ortée plus de trois cents ans plus tôt  : en 1680, à la cour du Roi Louis XIV. Heureusement, elle rencontre Blanche et surtout son charmant frère le comte Tristan de Vaudreuil, dont les yeux bleus ne laissent pas Emma indifférente…

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Mon avis:

Pour venir en aide à Rose, son amie et collègue professeure d’Histoire, Emma Langanay l’accompagne au château de Versailles avec ses élèves. Cette journée s’annonce longue pour elle, qui enseigne les mathématiques. Et autant dire que ce sera même au-delà de ce qu’elle s’était imaginée. Entre la difficulté de tenir les enfants et le bruit, c’est au détour d’une visite dans la galerie des Glaces, que sa vie va être bouleversée. Une partie d’un miroir s’illumine, et la voilà transportée au 15 mars 1680, plus de trois cents ans en arrière, à la cour du Roi Louis XIV. Alors qu’elle reprend ses esprits, le comte Tristan de Vaudreuil est à ses côtés, et bien des surprises l’attend…

Ayant déjà lu une partie des écrits de JC Staignier avec « Les demoiselles de Castel Dark », j’étais bien curieuse de découvrir ce nouveau roman d’un autre genre et écrit à quatre mains.

J’aime beaucoup les histoires où l’on peut remonter le temps avec les personnages. C’est un peu pour moi, comme quand je visite un château ou un autre monument historique et où j’imagine comment était la vie avant. 

Ici, c’est notre héroïne, Emma, qui va devoir apprendre à s’acclimater à l’époque du roi soleil, où les fastes et les complots règnent. Très vite et facilement, on s’attache aux personnages, que ce soit Emma, Tristan, ou encore sa sœur Blanche. J’ai grandement aimé au cours de ma lecture que l’on ressente aussi bien la confrontation entre les deux époques. On voit le travail de recherche effectué en amont par nos auteurs. On s’y croirait presque ! Les us et coutumes ont beaucoup évolués, comme notre langue, et le roman les met en valeur. Ainsi les dialogues entre nos personnages sont pour le moins très rigolo, et amènent à des quiproquos. En tant que féministe, vivre dans une époque où les femmes ont si peu de droit n’est pas évident, et donne ainsi des situations cocasses entre Emma et Tristan. Au cours de notre lecture, on rencontre aussi nombreuses personnalités de l’époque, comme Madame de Montespan, Louis XIV, Jean de la Fontaine …

En bref, une lecture très agréable à découvrir et qui se lit rapidement. J’ai maintenant hâte de découvrir le tome 2. 

Littérature anglaise (Angleterre), Séries

The Pursuit of Love (Prime Video)

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Acteurs : Lily James, Emily Beecham, Dominic West, Assaad Bouab, Andrew Scott, Shazad Latif et Freddie Fox
Réalisateur : Emily Mortimer
Genre: Drame

 

L’histoire:

Entre la Première Guerre mondiale et la Seconde, les péripéties amoureuses de Linda Radlett. Aînée d’une riche famille anglaise, au gré de ses rencontres, elle va connaître les bouleversements sociaux et politiques de la première moitié du XXème siècle.

D’après La Poursuite de l’Amour de Nancy Mitford (1945).

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Mon avis:

Cette mini-série en 3 épisodes est produite par la BBC et Amazon Studio, et réalisée par l’actrice Emily Mortimer. L’histoire met en scène les péripéties amoureuses de Linda Radlett, fille d’une riche famille anglaise fantasque, et de sa meilleure amie et cousine Fanny Logan, durant la période d’entre-deux-guerres en Angleterre.

Rythmée, décalée et haut en couleur, l’intrigue de cette série ne peut vous laisser de marbre. Il y a certes quelques partis-pris par rapport au contexte historique, et une bande son moderne, mais je ne les trouve pas choquants et même plutôt en accord avec l’univers créé. Nous avons affaire à deux jeunes filles de l’aristocratie anglaise en quête de l’amour rêvé. Education différente, dit forcément vision du monde et caractère différents. Et ses jeunes filles vont en voir leurs vies bouleverser.

J’ai particulièrement été impressionnée par la performance de Lily James, même si son rôle de Linda peut être quelque peu agaçant par son excentricité. Son duo avec Emily Beecham est d’ailleurs très convainquant, on sent une réelle complicité entre les actrices. Et que dire des décors et des costumes qui sont aussi superbes.

En tout cas, encore une série qui m’aura donné envie de découvrir le roman dont il est adapté !

Ma chronique du roman

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Une saison à Longbourn de Jo Baker

Une saison à Longbourn de Jo Baker

Éditeur : Le Livre de Poche
Pages : 456 pages
Parution : 1 Avril 2015
Genre: Romance, Historique

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L’histoire:

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Figures de l’ombre dans Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des personnages à part entière qui, du matin au soir,
astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons.

Et pendant que les cœurs s’emportent à l’étage, ce que les domestiques font au secret de leur cuisine n’appartient qu’à eux… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

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Mon avis:

Des austeneries, soit des réécritures des œuvres de Jane Austen, il y en a une petite collection aujourd’hui dont j’en ai lu certaines. Ici, Jo Baker avec « Une saison à Longbourn » nous offre un nouveau point de vue. On se retrouve dans l’univers de « Orgueil et Préjugés », mais on peut dire du côté des coulisses.

Dans cette intrigue, nous découvrons donc les dessous du quotidien des occupants de la maison Bennet : soit des propriétaires et de leurs cinq filles à marier, mais aussi des domestiques. Et ce sont ces derniers qui guident notre chemin. On fait la connaissance de Mr et Mrs Hill qui sont au service de la famille depuis des années, Sarah la femme de chambre, Polly la jeune bonne, et James le tout nouveau valet. Tout ce petit monde se lève aux aurores avant le famille, pour que tout soit prêt dès leur réveil. Et autant dire qu’il y a des surprises…

Ce roman nous apporte un peu d’originalité comparé aux autres austeneries. A travers l’œuvre de Jane Austen, on en découvre plus sur le quotidien et le dur labeur des gens de maison. Entre rallumer le feu, nettoyer les cuisines, préparer les repas, brosser les chevaux, lessiver, cureter, repasser, servir… les tâches n’en finissent pas. Malgré le peu de répits qu’ils ont, et le peu de reconnaissance, il y a aussi des histoires d’amour… On y parle également de thèmes forts comme l’esclavage et le sort des domestiques, ou l’impact des guerres napoléoniennes. On s’attache aux personnages, et on se laisse surprendre par les secrets et les non-dits. Deux mondes se côtoient, avec des préoccupations et des conditions bien différentes. Et comme dans « Orgueil et préjugés », ici c’est principalement Sarah qui tient les rênes du récit.

Une lecture sympathique, qui fait penser à la série télé Downton Abbey, qui m’était justement en lumière les deux milieux.

note 3,5 étoiles