Littérature espagnole (Espagne), Séries

La cocinera de Castamar (La Cuisinière de Castamar)

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Acteurs : Michelle Jenner, Roberto Enriquez, Hugo Silva, Maxi Iglesias, María Hervás, Jean Cruz
Réalisateur : Tatiana Rodríguez
Audio : Espagnol, Français
Durée : 600 minutes
Genre: Drame

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L’histoire:

Dans le Madrid de 1720, une cuisinière douée attire l’attention d’un duc veuf qui reprend sa place dans la société aristocratique.

D’après le roman de Fernando J. Múñez.

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Mon avis:

La Cuisinière de Castamar (ou La cocinera de Castamar) est une série télévisée espagnole adaptée du roman éponyme de Fernando J. Muñez. Elle se déroule au XVIIIe siècle en Espagne après la guerre de succession qui a vu la victoire des Bourbons.

On suit les aventures de Clara Belmonte, une jeune femme éduquée contrainte de devenir cuisinière après la mort de son père, qui a entraîné la ruine de sa famille. Devenue alors agoraphobie (peur des lieux publics et des espaces ouverts), la voilà qui entre au service de Diego de Castamar, un duc et grand d’Espagne inconsolable depuis la mort tragique, lors d’une chute de cheval, de son épouse Alba, enceinte. Même si tout semble séparer Clara et Diego, leur complicité va se développer et ils vont s’éprendre l’un de l’autre, et débuter une romance sur fond de nombreuses intrigues. Avec sa montée en noblesse grâce à la victoire des Bourbons, Diego s’est attiré de nombreux ennemis et des envieux.

Le fond de l’intrigue est intéressant et assez lourd. On n’a pas toutes les clés en main dès le début, on les découvre ainsi au fur et à mesure, et les questionnements fusionnent au fil des épisodes. Après un tragique évènement, Diego est dans un état dépressif profond. Son statut de noble et de puissant à la cour lui demande certains engagements, comme une descendance et un nouveau mariage. Une jeune femme est ainsi manipulée pour assurer ce rôle. Il s’agit d’Amelia Castro, dont les dettes sont payées à condition qu’elle soit la future duchesse de Castamar. Des complots dans cette série, il y en a de nombreux, peut-être même à en perdre son latin ! C’est d’ailleurs le point négatif que je dirais de la série, c’est long et je me suis sentie perdue dans les intrigues. J’ajouterais aussi que la fin se déroule très rapidement.

Concernant les personnages, j’ai particulièrement aimé Clara. On s’y attache très vite. Elle a beaucoup de courage, et sait ce qu’elle eut. Elle est impressionnante. Diego est un personnage tout aussi intéressant. Droit et honnête, il est enfermé à son insu dans une conspiration. Son frère adoptif Gabriel est tout aussi touchant. Ancien esclave anobli, il s’agit là clairement d’une liberté prise sur l’Histoire, qui ne m’a pas déplu. Son personnage apporte beaucoup à l’intrigue. Par contre, le personnage qui m’a un peu déçu est Amelia Castro, qui mériterait clairement d’être secouée, surtout à la fin dans les derniers épisodes.

Au sujet des lieux de tournage et des costumes, autant dire qu’on est servi. Les paysages que l’on découvre, tout comme les magnifiques manoirs sont sublimes. Même si on passe beaucoup de temps dans les cuisines et les communs des domestiques, on ne peut être déçu. Les costumes sont tout aussi réussis.

En bref, une série historique qui mêle drames, complots, trahisons et romances, avec des personnages forts. Tout de même, ne vous attendez pas à un Downton Abbey espagnol, on en est loin et vous pourrez être déçu.

note 3,5 étoiles

Contemporain, Littérature espagnole (Espagne), Livres

L’espionne de Tanger de Maria Duenas

L'espionne de Tanger de Maria Dueñas

Éditeur : Points
Pages : 696 pages
Parution : 27 Juin 2013
Tome : 01/01
Format : Poche
Genre : Romance, Contemporain
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L’histoire:

Trahie par l’homme qu’elle aimait, Sira, vingt ans, se retrouve seule à Tétouan. La guerre civile ravage l’Espagne et elle ne peut rejoindre sa mère à Madrid. Sans argent, sans amis, elle ne doit sa survie qu’à son seul talent : la couture. Comment peut-elle imaginer qu’en montant un atelier de confection elle se prépare à une existence d’aventurière ? Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, les riches expatriées retenues au Maroc par les hostilités affluent chez la jeune femme : elle seule sait recréer les derniers modèles de Paris. Sira conquiert ainsi ses entrées dans les plus grandes maisons, où se fomentent les alliances entre nazis et franquistes. Bientôt, elle est approchée par les services secrets britanniques. Pour eux, la couturière aux doigts d’or invente un très astucieux système de communication cryptée. Mais la guerre des espions n’est pas un jeu d’enfant. Envoyée à Tanger, à Madrid et à Lisbonne, Sira doit déjouer les pièges très sophistiqués d’ennemis aux manières policées, mais à la férocité bien réelle.

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Mon avis:

Ce roman nous emmène dans les années 30 à Madrid, en pleine période de trouble. On fait la connaissance de Sira Quiroga, une jeune couturière qui va voir son destin basculer à la fois par la rencontre d’un homme qui l’emmènera jusqu’au protectorat espagnol au Maroc; mais aussi par l’Histoire, avec la guerre civile espagnole jusqu’aux débuts de l’invasion nazie en Europe.

Ayant déjà vu l’adaptation du roman en série télé il y a quelques années, je me souvenais des grandes lignes de l’intrigue. Et c’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé le personnage de Sira pour assister à sa métamorphose. De jeune couturière naïve, elle deviendra au fil des épreuves et rencontres, une femme forte et engagée jusqu’à devenir espionne pour le compte des services secrets britanniques. Avec elle, on découvre une autre vision de la seconde guerre mondiale depuis le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Les personnages secondaires sont tout aussi importants dans la narration, et attachants. Le point qui m’a finalement dérangé dans cette lecture, c’est les moments de lenteur où il faut s’accrocher. Elle n’en reste pas moins agréable et instructive pour toutes les descriptions, personnages et faits historiques insérés. Les retournements de situation et les nombreuses mésaventures que subit l’héroïne rythme le roman, et nous tiennent en haleine.

Une bien bel découverte avec ce roman que l’on peut définir d’aventure, d’amour et d’espionnage. Je suis maintenant bien tentée par revisionner son adaptation. Vous pouvez d’ailleurs retrouver mon article en cliquant ici !

note 3,5 étoiles

Bande dessinée, Littérature espagnole (Espagne), Livres

Waluk, tome 1 : La Grande Traversée de de Emilio Ruiz et Ana Miralles

Waluk, tome 1 : La Grande Traversée de de Emilio Ruiz et Ana Miralles

Éditeur : Dargaud
Pages : 48 pages
Parution : 7 Février 2020
Tome : 01/??
Format: Bande dessinée
Genre: Jeunesse
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L’histoire :

Waluk est un jeune ours abandonné par sa maman car il était assez grand pour vivre seul. Mais comment survivre quand on n’a jamais vécu seul ?
Sa rencontre avec Esquimo, un vieil ours expérimenté, va changer sa vie.
Notre ourson Waluk va peu à peu découvrir sa vie d’ours. Il va apprendre à pécher, à chasser, et surtout à se méfier du seul véritable ennemi des ours, cette étrange créature sans poils : l’homme.

 

Mon avis :

Merci beaucoup aux éditions Dargaud de me faire à nouveau confiance avec l’envoi de cette bande dessinée en avant première. Un régal !

Waluk est un jeune ours abandonné par sa maman, du jour au lendemain. Il se retrouve seul, et il ne sait pas comment s’en sortir. Et surtout, il ne sait pas comment faire pour manger. Alors, qu’il a très faim, il fait la rencontre d’Esquimo, un vieil ours expérimenté, qui va lui changer la vie.

Ce premier tome est très émouvant et touchant. On suit l’aventure de Waluk qui apprend beaucoup auprès d’Esquimo. On découvre aussi d’autres animaux qui vivent sur la banquise, notamment une étrange créature sans poils: l’homme. A travers cette histoire attendrissante, on ne perd pas l’actualité. La glace qui fond, le réchauffement de la planète, la montée des eaux, l’extinction de certaines races d’animaux… On y voit d’ailleurs des touristes, venus admirer ses animaux en voies extinctions, ou des scientifiques les étudier, et les nourrir pour les amadouer. L’histoire nous apporte aussi de belles valeurs : le courage, la persévérance, la confiance, le respect… et une belle leçon de vie.

Il est vrai qu’à la lecture de cette bande dessinée on se sent plus ours, qu’humain. Et on  a même honte de notre comportement, qui n’est pas exagéré dans le récit. Plusieurs petits gestes peuvent être fait pour préserver notre planète, il faut s’y mettre.

Du côté des illustrations, elles sont superbes très douces et pures. C’est un bonheur de tourner les pages.

Maintenant, je suis curieuse de connaitre la suite, d’autant plus dans la situation qu’on nous a laissé.

 

Bande dessinée, Littérature américaine (Etats-Unis), Littérature anglaise (Angleterre), Littérature ecossaise (Ecosse), Littérature espagnole (Espagne), Littérature française (France), Littérature irlandaise (Irlande), Littérature italienne (Italie), Livres

Macabre de Pedro Rodriguez

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Éditeur : Emmanuel Proust
Pages : 96 pages
Parution : 2 Septembre 2010
Tome : 01/01
Format: Bande dessinée
Genre: Classique, Fantastique

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L’histoire:

Et si vos pires cauchemars devenaient réalité ? Une main étrangleuse, un démon qui échange 7 années de bonheur contre la damnation éternelle, un jeune garçon qui ne craint pas les fantômes, un lord anglais qui se repaît du sang de ses amis, un chat qui renaît de ses cendres… On vous aura prévenus : Après avoir lu cet album, vous ne pourrez plus fermer l’oeil de la nuit…
En BD, un recueil des plus célèbres contes macabres du monde : Guy de Maupassant (La Main), Sheridan le Fanu (Le Pacte de sir Dominick), Edward Lucas White (La Maison du cauchemar), John William Polidori (Le Vampire), Catherine Crowe (La Maison B… à Candem Hill), Robert Louis Stevenson (Le Voleur de cadavres), Edgar Allan Poe (Le Chat noir).

 

Mon avis:

Pedro Rodriguez, scénariste et illustrateur espagnol a décidé de reprendre sept célèbres contes horrifiques de grands noms, en les adaptant en bande dessinée. On redécouvre ainsi de grands classiques du XIXème siècle, qui nous font voyager de Corse jusqu’à New York, en passant par l’Irlande, l’Angleterre et l’Ecosse. Nous avons le droit à des histoires de vampires, de démons, de revenants, de lieux hantés… et j’en passe. Un bon cocktail spécial pour Halloween !

Chaque conte a le droit à la même mise en page, avec un graphisme vintage très bien travaillé, et un portrait de chaque auteur. Le papier choisit fait aussi son effet, on a vraiment l’impression de tenir en main, un vieux livre. Les illustrations sont très bien réalisées, et collent parfaitement avec l’univers. C’est un plaisir de redécouvrir, ou tout simplement découvrir ces histoires, dont certaines j’avais oubliées. J’ai donc passé un super moment de lecture avec ce recueil, dont je trouve que les titres ont été très bien choisit.

4,5 étoiles

Littérature espagnole (Espagne), Livres, Romance, Romance historique

Des palmiers dans la neige de Luz Gabás

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Éditeur : Charleston
Pages : 672 pages
Parution : 17 Septembre 2019
Tome : 01/01
Format: Broché
Genre: Historique

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L’histoire:

« Elle va bien, elle est très forte, elle n’a pas eu le choix. » Un fragment de lettre, découvert par hasard, et toutes les certitudes de Clarence de Rabaltué s’effondrent. Bercée dès l’enfance par les récits de son père, elle croyait tout savoir de cette jeunesse passée sur l’île tropicale de Fernando Póo, en Guinée espagnole. De l’odeur enivrante du cacao, de la richesse de la végétation et du soleil écrasant… Mais elle ignore tout de cette mystérieuse « elle » et de son lien avec son père. Et s’il existait une tout autre vérité, loin de l’histoire familiale officielle ? Un passé fait de secrets, d’amours interdites, de conventions sociales bafouées et de danger… Clarence s’envole pour la Guinée, déterminée à remonter le temps jusqu’à cet hiver 1953 où tout a commencé. À la fois grande saga familiale et fresque épique, le récit traverse les océans, les générations et nous confronte à l’un des aspects les plus sombres de notre passé colonial.

 

Mon avis:

Tout d’abord, je souhaiterais remercier les éditions Charleston pour la parution de cet ouvrage, enfin traduit en français. J’avais passé un très bon moment avec le film édité chez Koba, je vais pouvoir enfin redécouvrir l’histoire originale avec des mots, et non des images.

Entre l’Espagne et l’Afrique, on suit ainsi l’histoire de Killian, son père et son frère durant les années 1950 à 1960; et celle de Clarence, la nièce de Killian, trente ans plus tard. Après être tombée sur de fameux écrits évoquant l’histoire de sa famille, Clarence souhaite en découvrir tous les secrets. Ce roman nous dévoile ainsi le passé de notre héroïne, dont l’auteure a mis tout son cœur pour nous faire partager le passé colonial de son pays, en s’inspirant de l’histoire de sa famille.

Il est vrai que quand je m’embarque dans des sagas familiales, j’ai toujours un peu peur d’être quelques peu déçu par l’écriture, dès fois ni accrochant pas à cause de trop de longueurs. Mais ayant était charmée par le film, j’ai tout de suite craqué pour l’ouvrage, et je n’en suis pas déçu. L’intrigue est soigneusement écrite, et nous fait voyager à travers paysages et cultures. Elle nous réserve son lot de rebondissements et nous maintient sans cesse en haleine jusqu’à la fin. Cette quête de la vérité est avant tout une histoire pleine de passions, d’amours interdits, de rencontres et de séparations. Elle a comme toile de fond, la colonisation en Guinée équatoriale et l’exploitation des cacaoyers.

Ce fut un voyage dans le temps très intéressant à redécouvrir qui m’a plus autant que le film. Pour ce qu’il en est de ce dernier, je dirais que d’après mes souvenirs, il respecte bien les écrits de Luz Gabás. Et je ne peux que vous inviter vous aussi à le découvrir, soit chez Koba Films ou Netflix. Voici l’article que j’avais fait à l’époque lors de mon premier visionnage, où une bande d’annonce vous attend.

 

4 étoiles

Bande dessinée, Littérature espagnole (Espagne), Livres

Blacksad, intégrale de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido

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Éditeur : Dargaud
Pages : 308 pages
Parution : 13 Novembre 2014
Tome : 01/01
Format: Bande dessinée
Genre: Policier, 
Suspense
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L’histoire:

Voici une nouvelle qui ravira les aficionados de Blacksad : les cinq enquêtes du célèbre chat détective enfin disponibles en intégrale, avec une couverture originale.

Série culte en seulement quelques albums, Blacksad se fait rare, et cette première intégrale est donc un double événement. Sous une couverture originale, ce très bel ouvrage propose en bonus 24 pages de crayonnés, de recherches et de dessins inédits.

Une intégrale plus qu’attendue : l’occasion de se plonger de nouveau dans les sombres enquêtes de John Blacksad.

 

Mon avis:

Blacksad est l’intégrale de 5 bande dessinées, qui se veulent anthropomorphiques. En effet, les personnages sont représentés avec une morphologie humaine, mais disposant d’une tête animale. Notre héros, John Blacksad, est un chat noir au museau blanc, mais surtout un super détective qui n’hésite pas pour arriver à ses fins, d’utiliser des moyens peu conventionnels.

J’ai tout de suite accroché à ce John Blacksad, ce détective sombre et solitaire, souvent en marge de la loi et de la société. Derrière son côté noir, Blacksad, est super attachant. Les personnages qui l’accompagnent le sont tout aussi comme Weekly, une fouine journaliste. Même si l’histoire peut paraître simpliste de prime abord, des sujets forts sont aussi abordés, comme le racisme, l’arme nucléaire, la drogue… Ce n’est certes pas gai, mais je peux vous assurer qu’on rigole bien, grâce aux touches d’humour qui y sont ajoutées.

Côté dessin, les décors, les ambiances et les personnages sont de pures merveilles. Les traits sont très réussit, et nous retransmettent les émotions des scènes en cours. Et j’ai d’ailleurs très fortement apprécié de voir à la fin les esquisses préparatoires, une très belle surprise.

4,5 étoiles

 

Bande dessinée, Littérature espagnole (Espagne), Livres

Monet : Nomade de la lumière de Salva Rubio et Ricard Fernandez

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Éditeur : Le Lombard
Pages : 112 pages
Parution : 17 Mars 2017
Tome : 01/01
Format: Album
Genre: Roman graphique, biographie

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L’histoire:

Du Salon des Refusés au mouvement des Impressionnistes, de jeune peintre désargenté à grand bourgeois tutoyant les huiles, du mari à l’amant… la vie de Claude Monet fut pour le moins plurielle. Chef de file, à son cœur défendant, d’un mouvement qui bouleversa la vision de la peinture au XIXe siècle, l’homme n’est finalement resté fidèle qu’à une seule quête : celle de la lumière absolue, qui viendrait éclairer toute son oeuvre de sa perfection. Salva Rubio et Ricard Efa nous racontent aujourd’hui les aléas de cette recherche, dont Monet paya le prix autant qu’il l’encaissa, à travers un somptueux roman graphique.

 

Mon avis:

Etant une grande fan du courant impressionniste, je ne pouvais qu’aimer ce roman graphique, et cela a été le cas. Au fil des pages, on revit les grandes étapes de la vie de cet artiste en devenir. On fait ainsi la connaissance avec d’autres grands noms, comme Zola, Renoir, Manet, Pissarro, Cézanne, Degas… Et c’est un très bel hommage qui lui est rendu via cet ouvrage. En plus de ces œuvres mythiques, on découvre un peu plus l’homme et les divers combats qu’il a du mener. Sa vie n’a certes pas été facile.

Les illustrations sont très douces et poétiques. On y découvre des reproductions de ces tableaux durant la narration. A la fin de l’ouvrage, il y a quelques pages explicatives sur les œuvres cités. Quitte à faire une biographie, j’aurais aimé un peu plus de détails sur les œuvres. C’est mon seul petit bémol qui n’entache en rien à ce super roman.

PS: Je vous réserve une petit surprise demain, en rapport avec cet ouvrage !

4,5 étoiles

Films, Littérature espagnole (Espagne)

Palmiers dans la neige

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Studio : Koba Films
Acteurs : Mario Casas, Adriana Ugarte, Macarena Garcia, Berta Vazquez, Alain Hernandez
Réalisateurs : Fernando Gonzalez Molina
Audio : Espagnol, Français
Durée : 163 minutes
Sortie : 1 Février 2017
Genre: Historique
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L’histoire:

1953. Les frères Kilian et Jacobo quittent les montagnes enneigées de Huesca pour une île au large de la Guinée afin de travailler dans une plantation de cacao. Kilian tombe fou amoureux d’une jolie indigène, un amour interdit en ces temps coloniaux… Un demi-siècle plus tard, Clarence retrouve une ancienne lettre de son oncle Kilian. Intriguée par le récit, elle part pour l’île tropicale dans l’espoir de découvrir les secrets de sa famille…

Acclamé par 2,5 millions de spectateurs et avec 5 nominations aux GOYA, PALMIERS DANS LA NEIGE est l’un des plus grands succès du cinéma espagnol d’aujourd’hui. Fresque romanesque à grand spectacle, le film est magistralement interprété par le duo en vogue : ADRIANA UGARTE (Julieta, L’espionne de Tanger) et MARIO CASAS (3 mètres au-dessus du ciel, J’ai envie de toi). Laissez-vous emporter par cette inoubliable histoire d’amour.

Mon avis:

Ce film est tiré du roman de Luz Gabas du même nom, qui n’est pour l’instant pas traduit en français mais uniquement disponible en espagnol. Il raconte l’histoire d’une famille espagnole dans les Pyrénées. Alors qu’on assiste à la disparation d’un homme, sa nièce Clarence apprend que jadis sa famille a été expulsée de Guinée Equatoriale, une colonie espagnole. Son oncle Killian était parti en Guinée avec son frère dans les années 50 pour travailler dans une plantation de cacao. Il y découvre la violence de l’esclavage, mais aussi l’amour en la personne de Bisila, une jeune femme indigène. Et cette relation n’est pas du goût de tout le monde, d’autant plus que les tensions entre les noirs et les blancs s’intensifient.

A travers ce film, on suit deux histoires: celle de Killian, son père et son frère de 1950 à 1960; et celle de Clarence, trente ans plus tard, la fille de Rodrigo, le frère de Killian.
Même si la romance est au cœur de ce film, on n’oublie pas pour autant le contexte historique. Des thèmes sérieux sont abordés tels que l’esclavagisme, la place des femmes dans la société de l’époque, ou encore le fonctionnement des colonies. L’histoire est captivante et même si le film dure près de trois heures, on ne s’ennuie pas. Les décors sont magnifiques, et le casting est très bon.

4 étoiles - film