Bande dessinée, Littérature américaine (Etats-Unis), Littérature anglaise (Angleterre), Littérature ecossaise (Ecosse), Littérature espagnole (Espagne), Littérature française (France), Littérature irlandaise (Irlande), Littérature italienne (Italie), Livres

Macabre de Pedro Rodriguez

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Éditeur : Emmanuel Proust
Pages : 96 pages
Parution : 2 Septembre 2010
Genre: Classique, Fantastique

 

L’histoire:

Et si vos pires cauchemars devenaient réalité ? Une main étrangleuse, un démon qui échange 7 années de bonheur contre la damnation éternelle, un jeune garçon qui ne craint pas les fantômes, un lord anglais qui se repaît du sang de ses amis, un chat qui renaît de ses cendres… On vous aura prévenus : Après avoir lu cet album, vous ne pourrez plus fermer l’oeil de la nuit…
En BD, un recueil des plus célèbres contes macabres du monde : Guy de Maupassant (La Main), Sheridan le Fanu (Le Pacte de sir Dominick), Edward Lucas White (La Maison du cauchemar), John William Polidori (Le Vampire), Catherine Crowe (La Maison B… à Candem Hill), Robert Louis Stevenson (Le Voleur de cadavres), Edgar Allan Poe (Le Chat noir).

 

Mon avis:

Pedro Rodriguez, scénariste et illustrateur espagnol a décidé de reprendre sept célèbres contes horrifiques de grands noms, en les adaptant en bande dessinée. On redécouvre ainsi de grands classiques du XIXème siècle, qui nous font voyager de Corse jusqu’à New York, en passant par l’Irlande, l’Angleterre et l’Ecosse. Nous avons le droit à des histoires de vampires, de démons, de revenants, de lieux hantés… et j’en passe. Un bon cocktail spécial pour Halloween !

Chaque conte a le droit à la même mise en page, avec un graphisme vintage très bien travaillé, et un portrait de chaque auteur. Le papier choisit fait aussi son effet, on a vraiment l’impression de tenir en main, un vieux livre. Les illustrations sont très bien réalisées, et collent parfaitement avec l’univers. C’est un plaisir de redécouvrir, ou tout simplement découvrir ces histoires, dont certaines j’avais oubliées. J’ai donc passé un super moment de lecture avec ce recueil, dont je trouve que les titres ont été très bien choisit.

4,5 étoiles

Littérature espagnole (Espagne), Livres, Romance, Romance historique

Des palmiers dans la neige de Luz Gabás

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Éditeur : Charleston
Pages : 672 pages
Parution : 17 Septembre 2019
Genre: Historique

 

L’histoire:

« Elle va bien, elle est très forte, elle n’a pas eu le choix. » Un fragment de lettre, découvert par hasard, et toutes les certitudes de Clarence de Rabaltué s’effondrent. Bercée dès l’enfance par les récits de son père, elle croyait tout savoir de cette jeunesse passée sur l’île tropicale de Fernando Póo, en Guinée espagnole. De l’odeur enivrante du cacao, de la richesse de la végétation et du soleil écrasant… Mais elle ignore tout de cette mystérieuse « elle » et de son lien avec son père. Et s’il existait une tout autre vérité, loin de l’histoire familiale officielle ? Un passé fait de secrets, d’amours interdites, de conventions sociales bafouées et de danger… Clarence s’envole pour la Guinée, déterminée à remonter le temps jusqu’à cet hiver 1953 où tout a commencé. À la fois grande saga familiale et fresque épique, le récit traverse les océans, les générations et nous confronte à l’un des aspects les plus sombres de notre passé colonial.

 

Mon avis:

Tout d’abord, je souhaiterais remercier les éditions Charleston pour la parution de cet ouvrage, enfin traduit en français. J’avais passé un très bon moment avec le film édité chez Koba, je vais pouvoir enfin redécouvrir l’histoire originale avec des mots, et non des images.

Entre l’Espagne et l’Afrique, on suit ainsi l’histoire de Killian, son père et son frère durant les années 1950 à 1960; et celle de Clarence, la nièce de Killian, trente ans plus tard. Après être tombée sur de fameux écrits évoquant l’histoire de sa famille, Clarence souhaite en découvrir tous les secrets. Ce roman nous dévoile ainsi le passé de notre héroïne, dont l’auteure a mis tout son cœur pour nous faire partager le passé colonial de son pays, en s’inspirant de l’histoire de sa famille.

Il est vrai que quand je m’embarque dans des sagas familiales, j’ai toujours un peu peur d’être quelques peu déçu par l’écriture, dès fois ni accrochant pas à cause de trop de longueurs. Mais ayant était charmée par le film, j’ai tout de suite craqué pour l’ouvrage, et je n’en suis pas déçu. L’intrigue est soigneusement écrite, et nous fait voyager à travers paysages et cultures. Elle nous réserve son lot de rebondissements et nous maintient sans cesse en haleine jusqu’à la fin. Cette quête de la vérité est avant tout une histoire pleine de passions, d’amours interdits, de rencontres et de séparations. Elle a comme toile de fond, la colonisation en Guinée équatoriale et l’exploitation des cacaoyers.

Ce fut un voyage dans le temps très intéressant à redécouvrir qui m’a plus autant que le film. Pour ce qu’il en est de ce dernier, je dirais que d’après mes souvenirs, il respecte bien les écrits de Luz Gabás. Et je ne peux que vous inviter vous aussi à le découvrir, soit chez Koba Films ou Netflix. Voici l’article que j’avais fait à l’époque lors de mon premier visionnage, où une bande d’annonce vous attend.

4 étoiles

Bande dessinée, Littérature espagnole (Espagne), Livres

Blacksad, intégrale de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido

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Éditeur : Dargaud
Pages : 308 pages
Parution : 13 Novembre 2014
Genre: Policier, Suspense

 

L’histoire:

Voici une nouvelle qui ravira les aficionados de Blacksad : les cinq enquêtes du célèbre chat détective enfin disponibles en intégrale, avec une couverture originale.

Série culte en seulement quelques albums, Blacksad se fait rare, et cette première intégrale est donc un double événement. Sous une couverture originale, ce très bel ouvrage propose en bonus 24 pages de crayonnés, de recherches et de dessins inédits.

Une intégrale plus qu’attendue : l’occasion de se plonger de nouveau dans les sombres enquêtes de John Blacksad.

 

Mon avis:

Blacksad est l’intégrale de 5 bande dessinées, qui se veulent anthropomorphiques. En effet, les personnages sont représentés avec une morphologie humaine, mais disposant d’une tête animale. Notre héros, John Blacksad, est un chat noir au museau blanc, mais surtout un super détective qui n’hésite pas pour arriver à ses fins, d’utiliser des moyens peu conventionnels.

J’ai tout de suite accroché à ce John Blacksad, ce détective sombre et solitaire, souvent en marge de la loi et de la société. Derrière son côté noir, Blacksad, est super attachant. Les personnages qui l’accompagnent le sont tout aussi comme Weekly, une fouine journaliste. Même si l’histoire peut paraître simpliste de prime abord, des sujets forts sont aussi abordés, comme le racisme, l’arme nucléaire, la drogue… Ce n’est certes pas gai, mais je peux vous assurer qu’on rigole bien, grâce aux touches d’humour qui y sont ajoutées.

Côté dessin, les décors, les ambiances et les personnages sont de pures merveilles. Les traits sont très réussit, et nous retransmettent les émotions des scènes en cours. Et j’ai d’ailleurs très fortement apprécié de voir à la fin les esquisses préparatoires, une très belle surprise.

4,5 étoiles

Bande dessinée, Littérature espagnole (Espagne), Livres

Monet : Nomade de la lumière de Salva Rubio et Ricard Fernandez

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Éditeur : Le Lombard
Pages : 112 pages
Parution : 17 Mars 2017
Genre: Roman graphique, biographie

 

L’histoire:

Du Salon des Refusés au mouvement des Impressionnistes, de jeune peintre désargenté à grand bourgeois tutoyant les huiles, du mari à l’amant… la vie de Claude Monet fut pour le moins plurielle. Chef de file, à son cœur défendant, d’un mouvement qui bouleversa la vision de la peinture au XIXe siècle, l’homme n’est finalement resté fidèle qu’à une seule quête : celle de la lumière absolue, qui viendrait éclairer toute son oeuvre de sa perfection. Salva Rubio et Ricard Efa nous racontent aujourd’hui les aléas de cette recherche, dont Monet paya le prix autant qu’il l’encaissa, à travers un somptueux roman graphique.

 

Mon avis:

Etant une grande fan du courant impressionniste, je ne pouvais qu’aimer ce roman graphique, et cela a été le cas. Au fil des pages, on revit les grandes étapes de la vie de cet artiste en devenir. On fait ainsi la connaissance avec d’autres grands noms, comme Zola, Renoir, Manet, Pissarro, Cézanne, Degas… Et c’est un très bel hommage qui lui est rendu via cet ouvrage. En plus de ces œuvres mythiques, on découvre un peu plus l’homme et les divers combats qu’il a du mener. Sa vie n’a certes pas été facile.

Les illustrations sont très douces et poétiques. On y découvre des reproductions de ces tableaux durant la narration. A la fin de l’ouvrage, il y a quelques pages explicatives sur les œuvres cités. Quitte à faire une biographie, j’aurais aimé un peu plus de détails sur les œuvres. C’est mon seul petit bémol qui n’entache en rien à ce super roman.

PS: Je vous réserve une petit surprise demain, en rapport avec cet ouvrage !

4,5 étoiles

Films, Littérature espagnole (Espagne)

Palmiers dans la neige

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Acteurs : Mario Casas, Adriana Ugarte, Macarena Garcia, Berta Vazquez, Alain Hernandez
Réalisateurs : Fernando Gonzalez Molina
Sortie : 1 Février 2017
Genre: Historique

 

L’histoire:

1953. Les frères Kilian et Jacobo quittent les montagnes enneigées de Huesca pour une île au large de la Guinée afin de travailler dans une plantation de cacao. Kilian tombe fou amoureux d’une jolie indigène, un amour interdit en ces temps coloniaux… Un demi-siècle plus tard, Clarence retrouve une ancienne lettre de son oncle Kilian. Intriguée par le récit, elle part pour l’île tropicale dans l’espoir de découvrir les secrets de sa famille…

 

Mon avis:

Ce film est tiré du roman de Luz Gabas du même nom, qui n’est pour l’instant pas traduit en français mais uniquement disponible en espagnol. Il raconte l’histoire d’une famille espagnole dans les Pyrénées. Alors qu’on assiste à la disparation d’un homme, sa nièce Clarence apprend que jadis sa famille a été expulsée de Guinée Equatoriale, une colonie espagnole. Son oncle Killian était parti en Guinée avec son frère dans les années 50 pour travailler dans une plantation de cacao. Il y découvre la violence de l’esclavage, mais aussi l’amour en la personne de Bisila, une jeune femme indigène. Et cette relation n’est pas du goût de tout le monde, d’autant plus que les tensions entre les noirs et les blancs s’intensifient.

A travers ce film, on suit deux histoires: celle de Killian, son père et son frère de 1950 à 1960; et celle de Clarence, trente ans plus tard, la fille de Rodrigo, le frère de Killian.
Même si la romance est au cœur de ce film, on n’oublie pas pour autant le contexte historique. Des thèmes sérieux sont abordés tels que l’esclavagisme, la place des femmes dans la société de l’époque, ou encore le fonctionnement des colonies. L’histoire est captivante et même si le film dure près de trois heures, on ne s’ennuie pas. Les décors sont magnifiques, et le casting est très bon.

4 étoiles - film