Films

The Aeronauts

The Aeronauts

Acteurs : Eddie Redmayne, Felicity Jones, Tom Courtenay, Tim McInnerny, Phoebe Fox, Vincent Perez, Rebecca Front, Anne Reid
Réalisateur : Tom Harper
Audio : Anglais, Français
Durée : 101 minutes
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Au XIXe siècle, une pilote de montgolfière un scientifique s’embarquent dans les airs pour découvrir les secrets du paradis. Alors qu’ils vont plus haut dans l’atmosphère que n’importe quel ballon auparavant et font d’incroyables découvertes, ils en viennent à se battre pour leur survie.

 

Mon avis:

Que dire de ce film, à part qu’il est juste merveilleux ! Librement inspiré d’une histoire vraie, on retrouve le fameux duo formé par Eddie Redmayne et Felicity Jones, pour porter à l’écran l’exploit de James Glaisher, météorologiste et aéronaute chevronné, qui a risqué sa vie au XIXème siècle pour faire avancer la météorologie. Même s’il s’agit d’une histoire vraie, un personnage a été inventé, celui d’Amélia Wren, qui remplace le rôle joué dans la réalité par Henry Coxwell, un collaborateur de James Glaisher. The Aeronauts raconte leur épopée survenue en 1862, qui a presque eu raison d’eux, et dans laquelle le duo s’est retrouvé bloqué dans une nacelle suspendue dans le ciel pendant de nombreux jours.

Grâce à un montage très intéressant, qui nous offre un voyage dans le temps à des moments opportuns, on découvre au fur et à mesure la personnalité de nos deux héros. James Glaisher est un jeune scientifique qui n’est malheureusement pas reconnu par ses pairs. Il veut faire avancer les études sur les conditions météorologiques. Il pense qu’elles peuvent être prédites, si on les étudie de près et en hauteur. Mais personne ne le soutient vraiment dans son projet, ce n’est pas pour autant qu’il va se décourager. C’est ainsi qu’Amélia Wren entre en scène. La jeune veuve a perdu son mari dans un tragique accident, et même si elle parait une vraie tête à claque, elle en cache et en porte beaucoup en elle. Voilà que ce duo se lance vers les cieux et que les ennuis vont commencer.

Le voyage est vraiment spectaculaire, et les images à couper le souffle. Comme eux, on se prend au jeu, et on se retrouve ainsi suspendu. Les acteurs sont incroyables, ils campent vraiment bien leurs rôles. J’ai été très heureuse de les retrouver à nouveau. C’est eux qui portent le film et l’intrigue. Les péripéties qui leur arrivent sont tellement convaincantes, qu’on en a le sang glacé (sans mauvais jeu de mot!). J’ai aimé qu’au fil de leur aventure, on nous donne des informations sur leur traversé, sous forme de schéma. On se sent ainsi vraiment avec eux dans cette expédition. J’ai aussi appris grâce à ce film, et c’est avec plaisir que je suis allée me renseigner sur quelques faits qu’on nous relate. Comme les fameux papillons, je ne savais pas qu’ils volaient si haut !

Un très bon moment passé avec ce biopic que je vous recommande.

5 étoiles

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Mes coups de cœur, Romance, Romance historique

La saga des Bedwyn, tome 3 : Fausses fiançailles de Mary Balogh

La saga des Bedwyn, tome 3 : Fausses fiançailles de Mary Balogh

Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 371 pages
Parution : 22 Janvier 2014
Tome : 03/06
Genre: Romance, Historique

 

L’histoire:

Orgueilleuse et forte tête, lady Freyja Bedwin n’hésite pas lorsqu’un inconnu s’introduit dans sa chambre en pleine nuit : elle lui flanque un coup de poing sur le nez. Quelques jours plus tard, à Bath, elle le reconnaît. Il s’agit en fait du marquis de Hallmere. Et ce jeune homme malicieux, aussi peu conventionnel qu’elle, finit par gagner sa sympathie. Aussi accepte-t-elle de fausses fiançailles pour l’aider à échapper à un mariage indésirable. Ce sera amusant, et ainsi elle clouera le bec à ceux qui la traitent déjà de vieille fille. Sans se douter que cette comédie va l’entraîner bien plus loin que prévu…

 

Mon avis:

Avec ce troisième tome de la saga, c’est autour de Freyja Bedwyn de se livrer. Et à vrai dire, j’avais hâte d’en savoir plus sur son personnage, qui m’a dès le début intrigué. C’est une femme forte, qui a beaucoup de caractère, et qui n’a pas sa langue dans sa poche (ni son poing!) C’est aussi quelqu’un qui a été blessée par la vie, et qui en porte toujours les cicatrices. Elle a 25 ans, et est considérée comme une vieille fille par la société, vu qu’elle n’est toujours pas mariée. En fait, elle a faillit l’être deux fois, mais son fiancé est mort, et le frère de celui-ci dont elle était amoureuse, en a choisi une autre. C’est d’ailleurs pour le fuir qu’elle est à Bath, auprès d’une amie et de sa mère. Mais alors, un fameux jeune homme va faire irruption dans sa vie, et tout chambouler. La première fois pas de manière très convenable, vu que c’est dans sa chambre qu’elle le trouve, alors qu’il tente de fuir quelqu’un. Et qu’elle ne fut pas sa surprise quand elle le retrouve quelques jours plus tard à Bath, et qu’elle découvre qu’il est le marquis d’Hallmere. Même si elle lui a mis son poing dans son nez, elle n’a pas froid aux yeux et n’hésitera pas à recommencer. Alors que ce Joshua Moore se trouve dans une fâcheuse situation que lui impose sa tante, il demande l’aide de Freyja, et les fausses fiançailles commencent, mais pas comme ils l’avaient envisagé !

J’ai tout de suite accroché au personnage de Freyja, et j’étais super heureuse d’en connaitre plus sur elle. Et je n’ai pas été déçu ! Elle est très têtue, et n’a que peu faire des convenances. On ne s’ennuie pas une seule seconde. Avec Joshua ils font la paire. Proche et différent à la fois, j’ai aussi grandement aimé son personnage. Son passé n’a pas été facile, et le hante. On en apprend pourquoi au fil du roman, et c’est d’ailleurs agréable de découvrir chaque élément au fur et à mesure. Une partie du roman se passe au château de Lindsey, avec le fameux Wulfric, toujours aussi impressionnant, mais surtout avec tous les membres de la famille Bedwyn, que j’apprécie tellement. C’est ainsi l’occasion de connaitre leur évolution. Alors qu’un élément perturbateur arrive dans l’histoire, la famille Bedwyn se joint à Joshua, et nous emmène dans son domaine en Cornouilles, dont les descriptions font rêver.

L’intrigue est vraiment bien amenée et on ne s’ennuie pas une seule seconde, entre rire et rebondissement, ce roman devient mon premier coup de cœur pour cette année ! Je suis définitivement fan des écrits de Mary Balogh, et j’ai hâte de découvrir la suite !

5 étoiles

Films, Littérature américaine (Etats-Unis)

Les Filles du Docteur March (2019)

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Acteurs : Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Eliza Scanlen, Timothée Chalamet, Meryl Streep, Laura Dern, Bob Odenkirk, James Norton, Chris Cooper, Louis Garrel
Réalisateur : Greta Gerwig
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Greta Gerwig, réalisatrice de Lady Bird signe une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les Filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie. Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh et Eliza Scanlen campent les soeurs March, quatre jeunes filles bien décidées à vivre comme bon leur semble. Timothée Chalamet incarne leur voisin, Laurie, Laura Dern interprète Marmee et Meryl Streep, Tante March.

 

Mon avis:

Plusieurs fois adaptés au cinéma et à la télévision, le grand classique de Louisa May Alcott est remis en scène par la réalisatrice Greta Gervig, qui nous offre une nouvelle vision de l’histoire.

J’ai eu l’opportunité de voir le film en avant-première, ce vendredi soir, et autant dire que j’ai passé un bon moment. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les sœurs March: Meg, Jo, Amy et Beth, et sans oublier Laurie. On les suit dans leurs aventures qui savent nous faire sourire, rire ou nous émouvoir.

Le grand changement dans cette adaptation est le montage. En effet, on jongle entre deux époques, qui sont séparées de 7 ans. On commence ainsi l’histoire par la fin avec Beth, puis on remonte dans le temps, avec comme fil conducteur le parcours de Jo. Ce rythme est gardé pendant tout le film, ce qui le démarque bien des autres adaptations. Les péripéties de Jo sont ainsi bien mises en lumière, mais aussi et surtout son parcours en tant que femme dans une société qui ne leur est pas favorable. Bien que ce montage est très intéressant, je vous avouerais que des fois il m’a perdu. Il met arrivé de me demander deux fois, où on était dans l’histoire, au début, ou à la fin… Bon j’ai quand même vite retrouvé mon chemin !

Concernant l’interprétation des acteurs, ils ont su parfaitement donner vie à leurs personnages, mais c’est surtout Saoirse Ronan qui m’a impressionné. Bien que j’aime beaucoup Emma Watson, et que je ne pensais pas détourner mon regard de son personnage, finalement Saoirse Ronan a su me toucher. Elle a su redonner vie, excentricité au personnage de Jo, ce qui a rendu son combat de femme encore plus saisissant.

Bref, une très belle adaptation qui a su se démarquer des autres, des personnages charismatiques, et de superbes scènes qui vous feront passer un bon moment.

4,5 étoiles - film

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Le Noël de toutes les promesses de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 256 pages
Parution : 5 Décembre 2018
Genre: Romance, Historique

 

L’histoire:

Endetté, le comte de Falloden est contraint d’épouser la fille de son créancier, un vulgaire charbonnier. À peine marié à Ellie, il s’empresse de la cacher dans sa résidence à la campagne où la nouvelle comtesse le défie en invitant ses amis du bas peuple. Humilié, Randolph s’apprête à passer le pire Noël de sa vie au côté de cette roturière qui ose le traiter avec arrogance. Un véritable iceberg ! Mais ne dit-on pas que le feu couve sous la glace et que la magie de Noël fait fondre les cœurs les plus endurcis?

 

Mon avis:

Je ne suis pas très romance de Noël, mais comme on en voit un peu partout, je me suis laissée prendre au jeu avec celle-ci écrite par Mary Balogh, dont je commence tout juste à découvrir ses écrits.

On fait la connaissance d’Eleanor et de Randolph qui doivent s’unir rapidement, alors qu’ils ne se connaissent pas. Ce mariage arrangé est proposé par le père d’Eleanor, riche marchand de charbon qui a racheté toutes les dettes de Randolph, comte de Falloden. Il souhaite un mariage qui puisse élever sa fille dans la société, avant de disparaître. Les deux sont contres, et avaient d’autres projets qui ne peuvent réaliser. N’ayant pas le choix, en une semaine, ils deviennent mari et femme. Les débuts sont compliqués, tous les deux ont des préjugés l’un sur l’autre, et sont très entêtés. S’en est d’ailleurs agaçant à certains moments. Aucun ne fait vraiment d’efforts, à part Randolph dans certaines situations. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus gênée dans ma lecture, vu qu’on a du mal à bien connaitre nos personnages principaux. Heureusement les fêtes de Noël arrivent, et c’est une ambiance plus détendue qui nous attend, pour notre plus grand plaisir. On finit par s’attacher quelque peu à Randolph, qui a connu une enfance solitaire et protocolaire. Bataille de boules de neiges, recherche du gui, décoration de la maison, descentes en luges, chants de Noël… redonnent du plaisir à notre lecture.

En bref, je dirais que j’ai tout de même passé un bon moment, mais surtout grâce à l’ambiance de Noël qui m’a divertie, mais pas grâce au couple, qui a eu du mal à se révéler à nous.

3 étoiles

Séries

Le Bazar de la Charité

Le Bazar de la charité

Acteurs: Audrey Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou, Gilbert Melki, Josiane Balasko, Stéphane Guillon, Victor Meutelet
Réalisateur : Alexandre Laurent
Durée : 8 × 52 minutes
Genre: Historique, Romance, Drame

 

L’histoire:

Paris, 4 Mai 1897. Un incendie dévastateur détruit en quelques minutes le Bazar de la Charité, l’édifice abritant une manifestation caritative très courue, faisant plus de 120 morts, essentiellement des femmes de la haute société et leur personnel. A cette occasion, trois femmes, Adrienne De Lenverpre, Alice De Jeansin, et sa bonne Rose Rivière voient leur destin bouleversé. Usurpation d’identité, amours interdites, changement radical de vie, émancipation, cette mini-série nous plonge dans la société parisienne de la fin du 19e siècle, en suivant le destin romanesque de ses trois héroïnes.

 

Mon avis:

Cette mini série revient sur le drame qu’a marqué Paris en 1897, l’incendie du Bazar de la Charité, qui a fait plus de cent-vingt morts.

Alors qu’aristocrates et bourgeois se pressent dans les couloirs du Bazar de la Charité, où une vente de charité a lieu, le destin de trois femmes de milieux différents, est bousculé. En moins d’une demi heure, le bâtiment n’est plus que cendres, suite à la surchauffe du cinématographe. Au fil des épisodes on suit l’histoire de ces trois femmes, dont l’une avait pour projet un divorce qui déplaît au plus haut point à son mari, une autre doit se marier pour sauver sa famille, et la troisième devait partir en Amérique avec son conjoint pour un nouveau départ.

Le scénario proposé est intéressant, et met ainsi en lumière une terrible tragédie dont on parle peu, et qui a touché majoritairement des femmes, dont des personnes très célèbres, comme la sœur de l’Impératrice d’Autriche, Sissi. Du côté du casting, j’ai particulièrement aimé la prestation de Julie de Bona, qui interprète Rose Rivière, une des trois héroïnes, grièvement blessée dans l’incendie. Son duo avec Josiane Balasko était convaincant. J’ai d’ailleurs apprécié revoir cette dernière. Les lieux de tournage sont très beaux, ainsi que les costumes. Mais malheureusement ceux-ci ne sont pas finit. A l’époque, les femmes ne sortaient pas cheveux nus, on ne s’embrassait pas en pleine rue, et que dire des dialogues beaucoup trop contemporains… Sans pour autant utiliser un langage soutenu, un effort aurait pu être fait. Certains mots comme « c’est dégueulasse » ou « putain » auraient pu être évités. L’histoire se passe au XIXème siècle, et pas au XXIème siècle ! A part ses écarts, j’ai tout de même passé un bon moment à la découverte de cette mini-série.

Note pour les âmes sensibles, sachez que le premier épisode est consacré à l’incendie, où l’on voit donc des pauvres femmes brûler, et se faire écraser ou bousculer par les messieurs. Et autant dire que les scènes sont bien réalistes, j’en ai eu les frissons. Vous pouvez commencer par l’épisode 2, elle seront certes à l’hôpital et certaines crieront, mais plus de scènes où elles brûlent…

3,5 étoiles