Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

La saga des Bedwyn, tome 2 : Rêve éveillé de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 376 pages
Parution : 6 Novembre 2013
Tome : 02/06
Genre: Romance, Historique

 

L’histoire:

Dans la diligence qui l’emmène chez sa tante, la sage Judith échappe à son avenir tout tracé de parente pauvre en rêvant qu’elle est enlevée par un bandit de grand chemin. Or, la voiture verse dans le fossé et Judith est sauvée par un beau cavalier qui dit s’appeler Ralf. Grisée par l’aventure, elle se prétend actrice et, lors d’une nuit d’ivresse, s’abandonne dans ses bras. Puis la réalité reprend son cours. Parvenue chez sa tante, Judith fait connaissance du fiancé de sa cousine. Un certain Lord Rannulf Bedwyn. Qu’elle reconnaît au premier regard…

 

Mon avis:

Il y a quelques semaines je lisais mon premier livre de Mary Balogh, et ses écrits m’ont tout de suite séduits. C’est naturellement que je continue avec le deuxième tome de cette saga.

Dès les premières pages, on fait connaissance avec Judith Law, notre héroïne. Jeune fille d’un gentleman pauvre, elle se rend chez sa tante pour devenir le dame de compagnie de sa grand-mère. C’est un destin bien ennuyeux qui attend Judith, et qui sait qu’elle deviendra une vieille fille. Mais c’est sans compter un accident qui va tout changer. La diligence qui la conduit chez Lord Effingham s’embourbe et se verse dans un fossé. Autour de Lord Rannulf Bedwyn d’entrer en scène. Dissimulant chacun leur identité, ils vont passer deux jours extraordinaires. Une parenthèse avant la vie morose qui les attend. La grand mère de Rannulf souhaite qu’il prenne femme. Mais le destin en décidera autrement, puisqu’ils se retrouvent sous leur véritable identité au domaine des Effingham.

J’ai tout de suite accroché au personnage de Judith. Une jeune fille rêveuse qui se sait condamner à une triste vie, mais qui s’accorde tout de même un petit instant de folie. Sur le coup, elle m’a fait un peu penser à Catherine Morland dans Northanger Abbey de Jane Austen, grande fan de lecture, tout comme Judith. Cette dernière en connait même par cœur certaines pièces de théâtre, jusqu’à se faire passer pour une actrice auprès de Rannulf Bedwyn. Ce dernier est d’ailleurs tout de suite sous le charme de cette dernière, et elle aussi. On lui a toujours répété qu’elle était moche, et devait cacher ses cheveux roux, mais voilà qu’un homme s’intéresse à elle. Mais la réalité revient à elle, et elle finit par s’enfuir, en gardant ses instants passés précieusement dans son cœur. Rannulf en est bien peiné, et finit par lui aussi à reprendre son chemin. Arrivant chez sa grand mère, il la découvre bien malade, et finit par lui promettre de rencontrer cette jeune fille qu’elle souhaite le voir épouser, il s’agit en fait de la riche cousine de Judith. Jeune homme au grand cœur, certes un peu froid comme tous les Bedwyn, il est aussi généreux, et prend très vite sous son aile Judith, quand il en découvre plus sur sa situation, et n’hésite pas à l’aider. Leur couple est très beau, même si chacun n’arrivent pas vraiment à se lâcher. Dans ce second tome, on retrouve tout de même le même genre de construction que le premier, j’espère qu’il n’en sera pas ainsi de toute la saga.

4,5 étoiles

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

La saga des Bedwyn, tome 1 : Un mariage en blanc de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu pour elle
Pages : 375 pages
Parution : 5 Juillet 2013
Tome : 01/06
Genre: Romance, Historique

 

L’histoire:

Le colonel Aidan Bedwyn a juré de protéger la sœur d’un soldat mourant envers qui il avait une lourde dette. De retour en Angleterre, il découvre que Mlle Eve Morris vit entourée d’orphelins et de pauvres gens que sont bon cœur lui a dicté de recueillir, et surtout qu’elle est sur le point d’être chassée de chez elle. Fidèle à sa promesse, Aidan lui propose un mariage blanc qui les mettra à l’abri du besoin, elle et son insolite cohorte. Terrible mésalliance pour cet aristocrate orgueilleux, qui va maintenant devoir présenter cette petite campagnarde à sa famille si snobinarde…

 

Mon avis:

Dès les premières pages, on rentre directement dans l’action. On fait ainsi la connaissance de l’un des héros du roman, le colonel Aidan Bedwyn qui vient de faire la promesse à un de ses lieutenants mourant, de prendre soin de sa sœur. Celle-ci se nomme Eve Morris. Elle est la fille d’un mineur qui a réussi à s’élever dans la société en épousant la fille de son patron. Aidan a donc la lourde tâche de devoir lui annoncer la mort de son frère sur le champ de bataille. A son arrivée, c’est d’abord un sentiment de soulagement qu’il ressent, en voyant la belle propriété dont elle a héritée de sa famille. Mais comme toujours, il y a anguille sous roche, et Aidan finit par le découvrir. En effet, si Eve ne s’est pas mariée dans l’année qui suit la mort de son père, la propriété reviendra à son cousin, un être sans scrupule. Mais comment aider quelqu’un qui ne veut pas l’être, et qui est pourtant sur le point de perdre tout ?

J’ai vraiment passé un bon moment avec cette romance de Mary Balogh. C’est d’ailleurs la première fois que je lis les écrits de cette auteure, qui ont su me charmer. Je suis tout de suite tombée sous le charme des deux personnages. D’un côté nous avons Aidan, un colonel issu d’une famille très puissante, avec un côté froid et quelque peu prince charmant. Et de l’autre nous avons Eve, une jeune fille qui a pu avoir une bonne éducation, mais qui n’a jamais quittée sa campagne, et qui a surtout un bon caractère d’entêtée. J’ai vraiment bien rigolé avec ce duo, qui sait s’amadouer au fur et à mesure. Il y a de très belles scènes, comme entre Aidan et Cecil, le cousin de Eve, ou entre Eve et Wulfric, le frère aîné d’Aidan. Je dirais que le point fort de cette romance, et vraiment ses personnages qui sont bien travaillés, et qu’on les voit évoluer. On croit forcément en l’histoire, même si le cliché du prince charmant est un peu trop utilisé.

Du coup j’ai vraiment hâte d’en découvrir plus sur cette famille, dont on vient tout juste de faire connaissance. Il y a bien sûr le frère aîné, mais aussi les petits derniers, Alleyne et Morgan.

4,5 étoiles

Littérature ecossaise (Ecosse), Livres

La fabrique de poupées de Elizabeth MacNeal

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Éditeur : Presses de la Cité
Pages : 364 pages
Parution : 3 Octobre 2019
Genre: Historique, Thriller

 

L’histoire:

La liberté est une chose précieuse

Londres, 1850. L’Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent pour venir admirer cette merveille. Parmi eux, Iris, modeste employée dans un magasin de poupées, à la beauté mâtinée de difformité, qui rêve de devenir artiste peintre. Et puis il y a Silas, taxidermiste amateur de macabre et de curiosités, désireux d’y exposer ses créatures. Ces deux-là se croisent, et leurs destins en seront à jamais bouleversés. Iris accepte bientôt de poser pour Louis Frost, un jeune peintre préraphaélite. Avec lui, le champ des possibles s’élargit, et le modèle, avide de liberté, découvre peu à peu l’art et l’amour. Mais c’est compter sans Silas, qui rôde non loin de là, tapi dans l’ombre, et n’a qu’une idée : faire sienne celle qui occupe toutes ses pensées, jusqu’à l’obsession…

Campée dans un Londres à la Dickens, La Fabrique de poupées met en scène la détermination d’une femme à s’affranchir de sa condition. C’est aussi un conte cruel, raffiné et résolument moderne, au suspense maîtrisé, qui explore avec une précision chirurgicale les frontières entre l’amour, le désir et la possession.

 

Mon avis:

Merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture.

Ce n’est pas du tout le genre de lecture que j’ai l’habitude de lire, mais il est des fois intéressant de sortir de sa zone de confort, pour faire des découvertes. Ce qui m’a rendu curieuse de lire ce roman, c’est que je me retrouve tout de même dans une ambiance qui me fascine. On se retrouve ainsi plongé à la fin du XIXe siècle à Londres, en plein préparatif de l’exposition universelle. On fait la connaissance d’Iris, une jeune femme de vingt-et-un ans, qui travaille dans un atelier de confection de poupées, avec sa sœur Rose. On suit également Silas, un taxidermiste, à la recherche d’une pièce spéciale pour présenter à l’exposition.

Avec ce roman, on se retrouve propulsé dans une ambiance gothique, et un Londres à la Dickens. Pour un premier roman, l’auteure s’est très bien documentée, on s’imagine sans problème d’être dans cette Angleterre victorienne. L’intrigue est très fluide et prenante. Les personnages sont aussi très intéressants et attachants. Notre héroïne est particulièrement courageuse et déterminée. Un personnage fort qui ne cesse d’évoluer. Les autres personnages sont tout aussi passionnants, comme Silas le psychopathe qui peut nous faire hérisser les poils, ou le petit Albie particulièrement émouvant.

Petite note supplémentaire pour la couverture qui est vraiment sublime.

3,5 étoiles

Films

Berthe Morisot

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Acteurs : Marine Delterme, Malik Zidi, Alice Butaud, Bérangère Bonvoisin, Patrick Descamps
Réalisateur : Caroline Champetier
Genre: Biopic

 

L’histoire:

1865. A 25 ans, Berthe Morisot rêve de vivre de sa peinture, de ne jamais se marier, et de toujours rester avec sa soeur Edma. Ses parents ne voient pas leur existence sous le même angle et lui façonnent déjà un destin plus conforme à celui de l’époque. Berthe se rebelle et sa rencontre avec Manet va bouleverser sa pensée, sa relation avec sa soeur, questionner son rapport à la peinture et son rapport au monde. Le destin d’une femme qui deviendra la première peintre professionnelle et la première impressionniste.

 

Mon avis:

Aimant beaucoup le courant impressionniste, j’ai saisi l’occasion du challenge impressionniste, organisé en ce moment sur Instagram pour découvrir ce film. On découvre la vie de cette femme libre, passionnée et artiste, Berthe Morisot. Tout comme sa sœur, elles prennent des cours à l’académie, mais n’est pas vraiment satisfaite de son travail. C’est sa rencontre avec Edouard Manet, qui va faire évoluer son art, mais aussi sa vie.

J’ai apprécié à travers ce film, en découvrir plus sur l’artiste. Mais autant dire que je suis assez mitigée, et je reste un peu sur ma faim. Il y a certes quelques lenteurs, mais j’ai surtout trouvé le film assez froid. Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’atmosphère, dans l’histoire. Berthe est une femme qui a réussi à trouver sa place, à une époque où celle-ci devait encore se taire. J’aurais aimé voir une interprétation avec plus d’action, puisque son combat n’a pas du être facile. Elle a réussi à se faire une place dans le milieu impressionniste, à avoir la reconnaissance de grands noms comme Renoir ou Degas, et a pu exposer son travail. Bref, ce que je reproche, c’est surtout un scénario un peu trop platonique. Contente tout de même d’avoir pu voir ce film, qui m’a rendu curieuse d’en découvrir plus sur son parcours.

2,5 étoiles

Séries

Victoria

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Acteurs : Jenna Coleman, Tom Hughes, Catherine H. Flemming
Réalisateur : Daisy Goodwin
Genre: Drame, Romance, Historique
3 saisons

 

L’histoire:
 
1837. Énergique, la jeune Victoria est en rupture avec l’éducation stricte donnée par sa mère, la Duchesse de Kent, et son odieux beau-père. Ses premières années de règne sont un combat permanent et émaillées de nombreux scandales. La sagesse du Lord Melbourne, son Premier ministre, est d’un rare réconfort mais leur complicité fait parler à Buckingham. Le ténébreux Albert lui est alors présenté…

 

Mon avis:

Après avoir vu un nombre incalculable de fois le film Victoria, les jeunes années d’une reine, j’avais en mémoire un certain nombre de scènes qu’on allait forcément retrouver. La prestation d’Emily Blunt, qui incarne Victoria dans le film m’a particulièrement marqué, mais autant dire que Jenna Coleman est aussi très convaincante dans ce rôle. J’ai donc enchaîné les épisodes et les deux saisons avec grand plaisir.

On découvre ainsi les premiers pas de Victoria, couronnée en 1838 à l’âge de 18 ans. Elle se retrouve du jour au lendemain à la tête d’un pays, et dans un monde essentiellement masculin. La jeune reine va devoir s’affirmer et se battre pour se faire respecter, mais aussi préserver son intimité. Créée par Daisy Goodwin, qui s’est basée sur les journaux intimes de la reine pour écrire son scénario, on suit un certain nombre d’événements historiques qui ont apporté changement au Royaume-Uni: l’industrialisation, les trains à vapeur, l’éclairage au gaz, et les peurs liées à ces révolutions technologiques. Mais aussi des événements difficiles comme la guerre, ou la famine en Irlande.

La saison 3 est actuellement diffusé sur ITV, j’ai doublement hâte de découvrir la suite de cette série, qui nous propose de magnifiques décors et costumes. Mais aussi de retrouver cette société en pleine mutation par les avancées qui arrivent à grands pas.

Seule petite note, j’aurais aimé que la rencontre entre Victoria et Albert dure un peu plus longtemps. On est quand même sur un format série, j’aurai donc préféré que ça ne se fasse pas qu’en un seul épisode, et aussi rapide.

4 étoiles - série