Films

Entre les lignes (Mothering sunday)

Réalisateur : Eva Husson
Acteurs : Odessa Young, Josh O’Connor, Colin Firth
Audio : Français
Durée : 104 minutes
Genre: Drame, Historique, Romance

 

L’histoire:

Angleterre, 1924. Femme de chambre chez un couple d’aristocrates, Jane fréquente secrètement Paul, le fils des propriétaires du manoir voisin. Instinctivement, Jane sait que leur différence de milieu, et le futur mariage de Paul avec une autre, vouent leur liaison passionnée à l’échec. Elle se raccroche alors à ces étreintes dérobées comme à autant de futurs souvenirs destinés à nourrir sa plume d’écrivaine en devenir.

Inspiré du roman Le dimanche des mères de Graham Swift

 

Mon avis:

En ce jour de fête des mères, il est de coutume pour les aristocrates de donner un jour de congés à leurs domestiques. Jane Fairchild, orpheline et servante de la famille Niven, profite de cette journée pour rejoindre Paul Sheringham, un aristocrate qui est attendu par sa promise pour officialiser leur engagement. Cette journée, qui occupe l’intégralité du film, va marquer à jamais l’histoire de Jane…

Dans un contexte encore tourmenté d’après première guerre mondiale, on suit cette famille dévastée par le deuil de plusieurs de ses fils, qui nous livrent leurs secrets au fur et à mesure. Passant de flashback en flashback, on découvre la Jane adolescente et servante chez les Niven, et la Jane adulte, indépendante et romancière. Il est d’ailleurs un peu déroutant au début de faire le lien, même si l’intrigue est assez lente. Toutefois, cela ne m’a pas dérangé, étant captivée par l’histoire qui nous montre l’avancée des mœurs, mais peut-être de façon trop discrète.

Autant dire que le casting a fortement influencé mon choix de découvrir ce film. Sachez tout de même que Colin Firth est assez peu présent. Son rôle est secondaire. Le film étant vraiment consacré à Jane Fairchild interprété par Odessa Young. Je vous signalerai également qu’il y a de nombreuses scènes de nudité et pour la plupart complétement inutiles.

Les lieux de tournage sont très beaux. On a le droit à des beaux plans sur l’intérieur de différents manoirs. Jonglant entre les époques, les costumes sont également très soignés (quand ils en portent !)

En soit, un bon film mais qui aurait pu être plus engagé.

note 4 étoiles

Films

Le remède à l’oubli

Réalisateur : Michal Gazda
Audio : Français
Durée : 140 minutes
Genre: Drame, Historique, Romance

 

L’histoire:

Rafał Wilczur, professeur de chirurgie respecté, est victime d’une agression et perd la mémoire suite à ses blessures, alors que sa femme vient de le quitter.

Inspiré du roman Znachor de Tadeusz Dołęga-Mostowicz (non traduit en français)

 

Mon avis:

Ce film polonais nous raconte l’histoire de Rafal Wilczur, un grand chirurgien qui vit de sa passion, aider et sauver des vies. Peu présent, sa femme le quitte en emmenant leur fille. Quelque temps après, une terrible agression le rend amnésique. Pauvre, il parcourt les campagnes et se fait appeler Antoni Klos. Même s’il a oublié qui il est, il continu à exercer « illégalement » la médecine. C’est ainsi qu’il s’installe dans un petit village où sa fille réside. Mais aucun des deux ne se reconnaissent…

Abordant des thématiques bien connues : les secondes chances, les conditions de vie entre la haute société et les bas fonds, l’accès aux soins… l’intrigue finit par nous captiver par la quête du personnage principal. Qui est donc Antoni et comment a-t-il obtenu toutes ses connaissances en médecine ? Humble, on s’attache à lui. Même s’il y a que nous, spectateurs, qui connaissons la réponse, on se demande quand la révélation aura lieu.

Bien tourné, le cadre est intéressant. Mais c’est surtout l’acteur principal qui m’a convaincue de continuer jusqu’au bout ce film. Certes la fin est rapide et trop simple, il en reste que j’ai passé un bon moment.

Si vous êtes tenté, il est disponible sur Netflix.

note 4 étoiles

Films

Emily

Acteurs : Emma Mackey, Fionn Whitehead, Oliver Jackson-Cohen
Réalisateur : Frances O’Connor
Genre: Historique

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L’histoire:

Aussi énigmatique que provocatrice, Emily Brontë demeure l’une des autrices les plus célèbres au monde. EMILY imagine le parcours initiatique de cette jeune femme rebelle et marginale, qui la mènera à écrire son chef-d’œuvre Les Hauts de Hurlevent. Une ode à l’exaltation, à la différence et à la féminité.

 

Mon avis:

Je commence cette chronique en vous prévenant que j’ai lu avant de voir le film, un certain nombre d’avis négatifs. Je savais donc en le voyant que ce n’était pas un biopic, mais plutôt une libre interprétation de la vie d’Emily Bronte, imaginée par sa réalisatrice Frances O’Connor.

Emily est plus réservée que ses sœurs, Charlotte et Anne. Son père, le pasteur du village, la pousse à faire des études à l’université. Ni trouvant pas sa place, elle reste à leur domicile où son frère Branwell y passe de temps en temps. Tout de même, elle est sommée de suivre des cours avec le vicaire, William Weightman. Une relation qui s’avouera très intense…

Grande auteure en devenir, les décès de sa mère et de deux de ses sœurs marquent profondément la famille. L’ambiance gothique choisie, nous happe dès les premières minutes. Les décors sont sublimes, comme les costumes. Même si cette romance entre le vicaire William et Emily n’a pas existé, on se laisse prendre au jeu.

L’actrice Emma Mackey est impressionnante. Elle mène à merveille l’intrigue. J’ai aussi grandement apprécié le lien qui existe avec son frère Branwell. Un certain nombre de scènes sont touchantes et même époustouflantes. Plusieurs m’ont marqué et montrent bien l’imagination qu’Emily Bronte avait, ainsi que sa fougue. 

Bien que cette romance fictive occupe une grande place dans le film, ainsi que d’autres scènes quelques peu incongrues, j’ai tout de même passé un bon moment. La réalisation est de qualité, ainsi que l’interprétation bluffante d’Emma Mackey.  

Films, Littérature américaine (Etats-Unis)

L’Éléphante du magicien (The Magician’s Elephant – Netflix)

Réalisateur : Wendy Rogers, Martin Hynes
Audio : Français
Durée : 103 minutes
Genre: Animation

 

L’histoire:

Un jeune garçon volontaire relève le défi lancé par un roi : accomplir trois tâches impossibles en échange d’une éléphante magique… et de la chance de réaliser sa destinée !

Adapté du roman L’éléphant du magicien de Kate DiCamillo

 

Mon avis:

Autrefois à Baltese régnait magie, joie et bonne humeur. Tout était possible. Puis, la grand guerre est arrivée et ce passé merveilleux a été oublié… Peter, un orphelin, est élevé à la dur par un ancien soldat. Il se sent différent des autres, puisque lui veut encore croire aux rêves et que tout est possible. La révélation d’une voyante va lui changer la vie et lui réserver bien des aventures.

Peter n’a de cesse de penser à ce que lui a dit la voyante. Il n’est pas orphelin, et sa sœur aurait survécu à la grande guerre. Prêt à tout, il compte retrouver cette éléphante qui doit l’aider à la retrouver. Mais comment trouver une éléphante dans une ville où il y en a aucune… Un magicien pas très doué va s’en charger, jusqu’à sa capture par la comtesse de la ville. La libérer va être compliquée, à moins qu’il réussisse les trois épreuves impossibles communiquées par le roi: gagner un combat, voler et faire rire quelqu’un.

Même si on se doute de la fin de l’histoire, celle-ci reste touchante et encourageante. Le tuteur de Peter est bien entendu contre ses agissements. Pour lui, il doit être un soldat et non un jeune garçon qui a des rêves. L’aide que lui offre le Capitaine Matienne est d’autant plus émouvante. Au fur et à mesure des exploits de Peter, l’espoir renait dans la ville et les habitants changent. Avec les flashback nombreux, on comprend mieux ce qu’il s’est passé pendant la grande guerre. On en devient triste et aussi déterminé à encourager Peter, dans ses épreuves quelques peu farfelues, tout comme son inventeur !

Détermination, engagement, courage, notre héros est inspirant. Il prouve que quand on veut, on peut. Il faut oser se dépasser et croire en soi. J’aime aussi croire que ce dessin animé pourra permettre d’expliquer aux enfants la dernière loi concernant la maltraitance envers les animaux sauvages. En effet, l’éléphante est enchainée et en prison pendant toute la durée du film… Sans vous en dévoiler totalement la fin, sachez qu’elle est émouvante.

En bref, une belle histoire pleine de douceur à découvrir à tout âge !

Films, Littérature américaine (Etats-Unis)

Une robe pour Mrs. Harris (Mrs Harris goes to Paris)

Acteurs : Lesley Manville, Isabelle Huppert, Lambert Wilson, Alba Baptista, Jason Isaacs, Lucas Bravo
Réalisateur : Anthony Fabian
Audio : Anglais, Français
Durée : 116 minutes
Genre: Comédie, Historique

 

L’histoire:

Dans le Londres de l’après-guerre, Ada Harris gagne sa vie en faisant des ménages. Si elle mène une vie très solitaire depuis le décès de son mari Eddie, porté disparu au combat. Ada n’est pourtant pas du style à se plaindre, ni même s’appesantir sur son sort, et pourtant, elle qui se croyait les pieds bien ancrés dans la réalité, est tout à coup submergée par une vague de rêve et d’émerveillement quand elle découvre une magnifique robe signée DIOR, nonchalamment accrochée dans la chambre d’une de ses riches clientes. Elle se surprend alors à penser qu’une si belle œuvre d’art, si pure, si éthérée ne peut que changer la vie de quiconque la possède.

Adapté du roman Mrs Harris Goes to Paris de Paul Gallico (non traduit en français)

 

Mon avis:

Ada Harris est femme de ménage à Londres. Ses journées sont routinières et moroses. Un jour, chez une cliente, elle tombe sous le charme d’une robe estampillée Dior. C’est là que l’aventure et le rêve commence, avec un vol pour Paris, la capitale de la mode et bien plus…

Ce film est un petit bonbon qui peut que nous faire sourire. Pourquoi une femme de ménage ne pourrait-elle pas avoir une robe haute couture ! Cela a beau surprendre beaucoup de personnes, mais Ada compte bien réaliser son rêve. Une fois l’argent récolté, Paris s’offre à elle, ainsi que son premier défilé Dior. Prise de haut par certains, comme Claudine Colbert (membre de la maison Dior), elle est soutenue par d’autres, comme le Marquis de Chassagne. On passe avec elle un bon moment, de la conception de la robe à son retour en Angleterre.

Concevoir un film autour d’une robe peut paraitre surprenant. Puisque oui, l’élément principal est bien cette robe, dans ce contexte d’après guerre qui n’est pas oublié. Le personnage d’Ada est très attachant. Nous aussi, on se prend au jeu et on se laisse divertir par ce scénario simple. Les costumes et les décors sont soignés, et les acteurs convaincants. Une comédie feel-good amusante qui nous accorde un moment de détente.