
Éditeur : de la Martinière
Pages : 32 pages
Parution : 12 avril 2014
Genre: Essai
L’histoire:
Après #MeToo, le baiser non consenti de la Belle au bois dormant n’est plus synonyme d’émerveillement, la Belle est victime du syndrome de Stockholm, et le Petit Chaperon rouge ne veut plus être défini par sa beauté. À revoir les films Disney de notre enfance, le constat est sans appel : les contes défendent les inégalités de genre. Les personnages féminins des contes de fées sont de jeunes femmes passives et un brin idiotes, tandis que leurs homologues masculins sont au contraire puissants et courageux. Mais est-ce aussi simple ? Doit-on nécessairement boycotter ces contes qui nous paraissent dépassés ? Ou peut-on déconstruire notre héritage ?
Dans ce texte, Jennifer Tamas nous montre que les contes de fées ne sont pas voués à être jetés, mais doivent être relus, revisités, car ils nous éclairent sur notre société actuelle. Tout en dressant un portrait des inégalités de genre présentes dans les contes, elle rappelle le rôle de la conteuse et nous fait découvrir des personnages féminins forts écrits par des femmes. À travers de nombreux exemples cultes, Jennifer Tamas nous invite à redécouvrir les contes et à en tirer des leçons, pour apprendre à mieux vivre ensemble.
Mon avis:
Vous devez commencer à connaitre ma passion pour ces récits courts et percutants que nous proposent les éditions de la Martinière. Chacun sur des sujets de société, ils nous donnent des bases pour nous faire notre propre avis. En fin d’ouvrage, des ressources nous permettre de poursuivent nos recherches.
Le nouveau sujet de discussion est les contes de fées. Bien qu’ils sont décriés par certain, ces récits ont toujours leur utilité. On a d’ailleurs oublié que les premiers contes ont été écrits par des femmes aux XVIIe siècle. A l’instar de HC Andersen, Charles Perrault et les frères Grimm, l’une des premières conteuses en France fut Madame de Murat. Elle utilisait ses écrits pour véhiculer des messages aux jeunes filles sur le mariage, le consentement sexuel, l’appréhension du corps de l’autre et même l’opacité de son propre désir.
On associe beaucoup trop souvent les contes des fées à Disney. Les œuvres originales qui ont inspiré ces dessins animés sont souvent bien différentes. (On peut tenir ce discours pour bien des adaptations). Très souvent, il existe plusieurs versions à une histoire, souvent écrite par des femmes et oubliées. On connait par exemple la version de La Belle et La Bête de Madame de Villeneuve qui nous propose une version engagée et offre des réflexions d’actualité. Mais savez-vous qu’il en hésite une pour Cendrillon écrite par une femme ? C’est Marie-Catherine d’Aulnoy qui en est l’auteure et l’héroïne est loin d’être soumise.
Autant dire qu’avec la lecture de cet essai, j’ai encore appris énormément sur les contes. Au fil de ma lecture, j’ai souvent pensé au livre « La psychanalyse des contes de fées » que j’ai lu il y a quelques années. Ce livre est aussi très intéressant. En tout cas, j’ai un certain nombre de contes à me procurer maintenant !
Les contes recèlent un secret : leur sens ne s’épuise jamais et évolue en fonction des âges de la vie. Ils sont comme des couvertures magiques qui nous enrobent et grandissent avec nous. Mais surtout, ils nous aident, tout simplement, à vivre ensemble.







La première rose de Bloomstone de Mary Orchard Dans l’Angleterre de l’époque victorienne, le jeune aristocrate Nathanaël Stone est d’une sensibilité hors du commun qui le fait se sentir en décalage avec la société de son époque, sentiment qui se renforce avec son entrée à l’université de Cambridge. De plus, il doit dissimuler le secret de son homosexualité qui le culpabilise.
Des jours comme des nuits de Sébastien Joanniez Il y a les jours d’avant, le jour où et les jours d’après. Ceux où Manon se souvient de son père, des souvenirs comme des photographies sépia, touchantes, pleines d’un amour à la sincérité bouleversante. Il y a celui où elle trouve son corps. Et puis il y a ceux d’après… La maison, le collège, le quotidien, la douleur qui se glisse partout, où les jours sont comme des nuits, où elle apprend à vivre avec ce qu’elle a vécu. Sébastien Joanniez livre un roman bouleversant sur l’amour et la perte. Avec pudeur et tendresse, il nous rappelle que parfois, la seule chose à faire face à la douleur, ce n’est pas de lui opposer le bonheur, mais juste de la laisser s’exprimer…
Le dernier jardin d’Angleterre de Julia Kelly L’incroyable épopée des femmes de Highbury House 2021. Jeune paysagiste passionnée, Emma Lovett aime redonner vie à des jardins oubliés. Un jour, se présente à elle l’occasion de toute une vie : restaurer les jardins du célèbre domaine de Highbury House, conçu en 1907 par son idole, grand nom de l’architecture paysagiste, Venetia Smith. Mais, alors qu’Emma plonge dans le passé des jardins, elle découvre des secrets depuis longtemps enfouis.
La Dernière fée des sables de Edith Nesbit Découvrez le premier roman fantastique moderne, dont l’autrice a influencé J.K. Rowling, J.R.R. Tolkien et C.S Lewis. Lorsque Cyril, Anthéa, Robert, Jane et Biquette décident d’aller jouer dans la sablière près de leur nouvelle maison, la dernière chose qu’ils s’attendent à trouver est… une fée ! En tout cas, c’est ainsi que se décrit la créature plutôt grognon, laide, et poilue qui est enfouie dans le sable depuis des milliers d’années. Elle révèle aussi qu’elle est capable d’exaucer les vœux des enfants ! Qui n’a jamais rêvé d’être beau et riche, d’habiter dans un château ou d’avoir des ailes ? Mais quand chacun de leurs souhaits tourne mal, les enfants commencent à se demander s’ils ont vraiment tant de chance que ça… La Dernière fée des sables est souvent cité comme étant le premier roman fantastique moderne, grâce à son univers très réaliste dans lequel apparaissent des éléments surnaturels.
Faut-il en finir avec les contes de fées ? de Jennifer Tamas Un tête à tête passionnant avec Jennifer Tamas sur la relecture des contes après #MeToo.
Après #MeToo, le baiser non consenti de la Belle au bois dormant n’est plus synonyme d’émerveillement, la Belle est victime du syndrome de Stockholm, et le Petit Chaperon rouge ne veut plus être défini par sa beauté. À revoir les films Disney de notre enfance, le constat est sans appel : les contes défendent les inégalités de genre. Les personnages féminins des contes de fées sont de jeunes femmes passives et un brin idiotes, tandis que leurs homologues masculins sont au contraire puissants et courageux. Mais est-ce aussi simple ? Doit-on nécessairement boycotter ces contes qui nous paraissent dépassés ? Ou peut-on déconstruire notre héritage ?
Dans ce texte, Jennifer Tamas nous montre que les contes de fées ne sont pas voués à être jetés, mais doivent être relus, revisités, car ils nous éclairent sur notre société actuelle. Tout en dressant un portrait des inégalités de genre présentes dans les contes, elle rappelle le rôle de la conteuse et nous fait découvrir des personnages féminins forts écrits par des femmes. À travers de nombreux exemples cultes, Jennifer Tamas nous invite à redécouvrir les contes et à en tirer des leçons, pour apprendre à mieux vivre ensemble.
Ann Bonny, la Louve des Caraïbes de Franck Bonnet « Tu as la fièvre du pirate ma fille »
En 1718, Ann Cormack débarque à Nassau, sur l’île de New Providence, aux Bahamas. Arrivée de Caroline du Sud, cette jeune irlandaise qui fut élevée comme un garçon par un père procureur, rêve d’une autre vie que celle que sa condition de femme lui impose. Pour échapper à son destin, elle épouse un pirate de petite envergure, James Bonny, à condition de devenir son quartier-maître ! Grâce à cet accord Ann Bonny prend la mer. Travestie en homme, elle est prête à écumer les océans ! Mais, aux yeux de ce mari uniquement intéressé par l’héritage qu’il pourrait toucher, Ann reste une simple femme dans un monde d’hommes. Habitué aux fresques maritimes, Franck Bonnet nous entraîne dans une nouvelle aventure épique en retraçant à travers ce diptyque l’histoire vraie de la plus grande femme pirate de l’Histoire ! Il s’attache également à montrer le vrai mode de vie des pirates avec l’architecture navale qui correspond aux navires que ceux-ci affectionnaient, loin de l’imagerie vulgarisée par le cinéma hollywoodien. Un premier tome plein d’action par le créateur de USS Constitution qui nous donne envie de prendre la mer !
Ona de Salva et Sacré Yohan Dans un monde en perdition, gangréné par « le Sombre », un mal qui menace les organismes vivants, Ona, une jeune « Lueur » part en mission.
Maîtrisant la magie des plantes et de la nature, la jeune fille va tout mettre en oeuvre pour sauver son monde, retrouver son clan et son île d’origine qu’elle a quitté avec sa mère lorsqu’elle n’était qu’une enfant.
Tout au long de sa quête, Ona rencontrera des personnages farfelus et imprévisibles, et pourra compter sur l’aide de Dini, une petite chauve-souris aux étranges pouvoirs…
Une aventure pleine d’espoir et de fantaisie avec des personnages nuancés et des thématiques fortes (écologie, les rapports mère/fille), racontée avec beaucoup de poésie et d’humour.