Littérature anglaise (Angleterre), Séries

Sanditon

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Acteurs: Rose Williams, Theo James, Anne Reid, Kris Marshall, Jack Fox, Crystal Clarke, Charlotte Spencer, Kate Ashfield, Leo Suter
Réalisateur : Andrew Davies
Audio : Anglais
Durée : 360 minutes
Genre: Historique, Romance, Drame

 

L’histoire:

D’après le dernier roman inachevé de Jane Austen.

Début du XIXe siècle. Angleterre. L’aristocratie découvre les bienfaits des bains hydrothérapiques. Une famille, les Parker, décide de faire de Sanditon, un village de pêcheurs paisible, une station balnéaire prisée par la haute société anglaise.

 

 

Mon avis:

Sanditon est une petite ville de bord de mer en plein développement. La famille des Parker souhaite en faire la nouvelle station balnéaire à la mode. De vastes plans sont ainsi lancés en architecture et en événementiel. Mais encore faut-il réussir à mobiliser la bonne société.

Après toutes les critiques négatives que j’ai pu lire sur cette mini série, j’avoue avoir mis énormément de temps à la regarder, afin de me faire mon propre avis. Il est vrai qu’on est finalement assez loin de l’univers de Jane Austen, et de son humour qu’on retrouve très peu dans cette adaptation. Et c’est pourquoi, j’ai plus voulu découvrir cette série comme une création originale d’Andrew Davies, son réalisateur.

Je dirais avoir trouvé l’intrigue intéressante, comme les personnages de Charlotte Heywood, l’une des héroïnes de l’histoire qui va aider le frère aîné, Tom Parker dans ses projets; ou Lady Denham, une dame de la haute société, dont les membres de sa famille court après son argent; ou encore Georgiana Lambe, une héritière métisse. Mais autant dire que je n’ai pas du tout accroché avec l’un des héros, Sidney Parker. Ce personnage est tellement inconstant, et incompréhensible. Je ne comprends pas du tout ce qu’a voulu faire le réalisateur avec lui… Un Darcy odieu, mal dans sa peau et froid ? Encore faudrait-il arriver à le suivre… Je trouve aussi qu’on s’intéresse un peu trop à la romance, au point d’en créer un triangle, et que de nombreux sujets de l’intrigue ont été délaissé et manquaient d’être approfondis. Et il y avait pourtant matière à réaliser une bonne série, que ce soit par les thèmes développés, ou les personnages présents. J’aurais par exemple souhaité en savoir plus sur Georgiana, ou Clara. Finalement, on peut même se demander ce que cette dernière a apporté à l’histoire.

Mais pour finir tout de même sur une note un peu plus joyeuse, ITV nous gâte toujours avec de beaux paysages, lieux de tournage, monuments et costumes. Je dirais que je suis tout de même contente d’avoir vu cette adaptation, mais je suis clairement sur ma faim. Il y a vraiment des moments où j’accrochais à l’histoire, c’est dommage.

 

note 2 étoiles

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Chambre avec vue (A Room With The View)

Acteurs : Helena Bonham Carter, Daniel Day-Lewis, Julian Sands, Maggie Smith, Simon Callow, Judi Dench, Denholm Elliott, Patrick Godfrey
Réalisateur : James Ivory
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Italie, début du XXe siècle. Lucy Honeychurch, jeune Anglaise de bonne famille, est en villégiature à Florence avec Charlotte Bartlett, une cousine plus âgée. À la pension Bertolini où elles séjournent, elles retrouvent leur pasteur, M. Beebe, et font la connaissance de leurs compatriotes. Parmi eux, un jeune homme va attirer l’attention de Lucy : venu avec son père, George Emerson est un libre-penseur, spontané et rêveur. Leur attirance mutuelle donnera lieu à un baiser passionné dont sera témoin Charlotte, provoquant le départ précipité des deux cousines. Quelques mois plus tard, alors que Lucy est désormais fiancée au très pompeux Cecil Vyse, George Emerson fait son retour dans la vie de la jeune femme…

 

Mon avis:

Chambre avec vue est une adaptation du roman « Avec vue sur l’Arno » d’Edward Morgan Forster. Le réalisateur James Ivory, en fait d’ailleurs un beau clin d’œil en montant le film sous forme de chapitrage, et en annonçant avec une illustration et un titre, le tableau qui va suivre. J’ai trouvé cette construction intéressante et très originale.

Tout comme le livre, nous commençons notre voyage en Italie, à Florence où de sublimes paysages nous sont proposés. On rentre directement dans l’action avec ce problème de chambres, qui n’ont pas vu sur l’Arno, comme l’avaient demandées Lucy Honeychurch et sa cousine Charlotte. Il est d’ailleurs très agréable de retrouver Maggie Smith et Helena Bonham Carter (presque à leurs débuts). Ici le rôle de Lucy change énormément de ce qu’on a l’habitude de voir des rôles de cette dernière, et de l’univers de Tim Burton qu’on lui connait bien. Même si Lucy est une jeune fille toute timide, et encadrée par les conventions de l’époque, elle est aussi une femme moderne qui n’attend qu’à être révélée.

Avec ce rôle, on voit bien le talent de l’actrice. Son personnage nous emmène ainsi à la découverte de Florence, de ses plus beaux chef-d’œuvres, et d’ailleurs la réalisation est superbe. Cette scène champêtre du premier baiser passionné ne peut que marquer l’esprit. Le rythme est certes assez lent, introduit à chaque fois par un nouveau plan. Le personnage de Charlotte nous amuse, comme leur connaissance faite en Italie, ou le petit frère de Lucy. Au contraire, le personnage de Cecil est des plus agaçants, sans vie, il nous donne envie de le secouer, ce qui peut quand même nous faire rire.

Le film est surtout intéressant à voir pour les superbes images qu’il nous propose à la fois de la Toscane, et du Sussex. Mais il est vrai que sa lenteur peut en décourager certains. Il reste un beau moment de poésie accompagnée de belles musiques, et d’une petite touche de féminisme.

note 4 étoiles - film

Séries

The English Game (Netflix)

The English Game

Acteurs: Edward Holcroft, Kevin Guthrie, Charlotte Hope, Niamh Walsh, Craig Parkinson, James Harkness
Réalisateur : Julian Fellowes
Audio : Français
Durée : 6 × 58 minutes
Genre: Historique, Romance, Drame

 

L’histoire:

Angleterre, années 1870. Deux footballeurs issus de classes sociales différentes tissent des liens qui contribueront à démocratiser un sport alors réservé à l’élite.

 

Mon avis:

Je commencerais cet avis par, « je ne pensais pas que j’allais autant apprécier! ». N’étant pas spécialement fan de foot, et ne connaissant même pas les règles, c’est plus la curiosité qui m’a poussé à regarder cette série. La présence de Julian Fellowes (créateur de la série Downton Abbey) à la direction y a joué aussi. Hé bien autant dire, ce fut une belle surprise !

Plongeons en 1879 en Angleterre, où les débuts du football moderne en est à ses balbutiements. L’équipe de Darwen, constituée d’ouvriers d’une filature de coton du Nord de l’Angleterre, se qualifie pour la première fois en quart de finale de la Coupe d’Angleterre. Pour tenter de battre les aristocrates des Old Etonians, qui règnent sans partage sur ce jeu comme sur ses règles, le propriétaire de l’équipe embauche deux joueurs écossais, contrevenant ainsi au principe d’amateurisme fixé par la Fédération. C’est le début d’une professionnalisation qui est très mal acceptée par l’aristocratie, comme par les travailleurs encore non rémunérés dans ce contexte de crise du coton qui affecte le pays et son industrie. Par la popularité de ce sport, on suit le destin parallèle de deux joueurs légendaires, Lord Arthur Kinnaird et Fergus « Fergie » Suter, qui nous raconte aussi l’opposition entre classes sociales.

Ce n’est donc pas qu’une série sur le ballon rond. Julian Fellowes traite un sujet important de lutte des classes, où les deux personnages principaux en sont chacun un représentant. Voilà pourquoi cette série a su me passionner. Dans ce cadre romanesque, la dimension sociétaire est très bien décrite et exploitée. On évoque le syndicalisme, le patronat, les grèves, le sort des filles-mères, l’alcoolisme, les femmes battues, les différences de condition de vie… Le scénario est vraiment prenant, les costumes sont sublimes, même les tenues de sport !

Voici donc une mini série que je ne peux que vous conseiller de voir. Elle est actuellement disponible sur Netflix, et est composée de six épisodes. En tout cas, ce fut une belle surprise pour moi !

 

note 4,5 étoiles - série

Films, Littérature américaine (Etats-Unis)

Les Filles du Docteur March (2019)

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Acteurs : Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Eliza Scanlen, Timothée Chalamet, Meryl Streep, Laura Dern, Bob Odenkirk, James Norton, Chris Cooper, Louis Garrel
Réalisateur : Greta Gerwig
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Greta Gerwig, réalisatrice de Lady Bird signe une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les Filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie. Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh et Eliza Scanlen campent les soeurs March, quatre jeunes filles bien décidées à vivre comme bon leur semble. Timothée Chalamet incarne leur voisin, Laurie, Laura Dern interprète Marmee et Meryl Streep, Tante March.

 

Mon avis:

Plusieurs fois adaptés au cinéma et à la télévision, le grand classique de Louisa May Alcott est remis en scène par la réalisatrice Greta Gervig, qui nous offre une nouvelle vision de l’histoire.

J’ai eu l’opportunité de voir le film en avant-première, ce vendredi soir, et autant dire que j’ai passé un bon moment. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les sœurs March: Meg, Jo, Amy et Beth, et sans oublier Laurie. On les suit dans leurs aventures qui savent nous faire sourire, rire ou nous émouvoir.

Le grand changement dans cette adaptation est le montage. En effet, on jongle entre deux époques, qui sont séparées de 7 ans. On commence ainsi l’histoire par la fin avec Beth, puis on remonte dans le temps, avec comme fil conducteur le parcours de Jo. Ce rythme est gardé pendant tout le film, ce qui le démarque bien des autres adaptations. Les péripéties de Jo sont ainsi bien mises en lumière, mais aussi et surtout son parcours en tant que femme dans une société qui ne leur est pas favorable. Bien que ce montage est très intéressant, je vous avouerais que des fois il m’a perdu. Il met arrivé de me demander deux fois, où on était dans l’histoire, au début, ou à la fin… Bon j’ai quand même vite retrouvé mon chemin !

Concernant l’interprétation des acteurs, ils ont su parfaitement donner vie à leurs personnages, mais c’est surtout Saoirse Ronan qui m’a impressionné. Bien que j’aime beaucoup Emma Watson, et que je ne pensais pas détourner mon regard de son personnage, finalement Saoirse Ronan a su me toucher. Elle a su redonner vie, excentricité au personnage de Jo, ce qui a rendu son combat de femme encore plus saisissant.

Bref, une très belle adaptation qui a su se démarquer des autres, des personnages charismatiques, et de superbes scènes qui vous feront passer un bon moment.

4,5 étoiles - film

Films

Downton Abbey – Le film (2019)

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Acteurs : Michelle Dockery, Hugh Bonneville, Maggie Smith, Elizabeth McGovern, Laura Carmichael, Jim Carter, Allen Leech
Réalisateur : Michael Engler
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Adaptation de la série télévisée à succès Downton Abbey.

Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l’événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d’Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l’avenir même de Downton.

 

Mon avis:

Quel plaisir de pouvoir retrouver l’univers de Downton Abbey, les intrigues, les joutes verbales, et les fous rires ! J’ai mis certes un peu de temps à rédiger cet article, mais c’était tout simplement pour le revoir à nouveau, en plus de ma séance au cinéma !

Après les six saisons de cette série so British créée par Julian Fellowes, on suit à nouveau les aventures de la famille Crawley, sous le format d’un long métrage. L’histoire reprend 2 ans après le dernier épisode, avec l’arrivée du Roi à Downton Abbey. Et c’est dans un climat de pré seconde guerre mondiale, de complot politique et de manigances qu’on retrouve nos personnages. Dès les premières secondes, toutes les clés qui ont amené le succès de la série sont de retours. Le casting original est presque au complet, et c’est avec beaucoup de joie qu’on revoit nos personnages fétiches.

J’ai toujours aimé que le contexte historique de l’époque soit respecté, et c’est toujours le cas. On y fait notamment référence à la difficulté de cohabitation entre les différents milieux sociaux, l’instabilité politique, le conflit indépendantiste irlandais, la grève générale de 1926, l’opposition contre le patronat, et même l’instabilité des familles aristocrates. Mais ce que j’ai d’autant plus aimé, c’est les clins d’œil avec l’histoire du château de Highclere, soit Downton Abbey. Récemment j’ai vu un reportage qui parle de l’histoire du château, avec la difficulté de son entretien, et sa transformation pendant la première guerre mondiale en hôpital militaire. Le personnage de Mary y fait référence, et ça m’a particulièrement plu.

Mais surtout quel bonheur de revoir Maggie Smith, alias Violet Crawley, qui nous fait toujours autant rire, avec ses répliques cinglantes. Ou encore Jim Carter, dans le rôle de notre indétrônable majordome, Mr Carson, qui d’ailleurs devait être à la retraite, mais qui est toujours disponible pour les Crawley; ou Brendan Coyle et Joanne Froggatt, respectivement Anna et John Bates, que j’apprécie toujours autant. En bref, je dirais que ce film nous offre aussi une vision du futur de la famille, mais aussi d’une fin qu’on peut s’imaginer avec plaisir.

4,5 étoiles - film