Jeunesse, Littérature française (France), Livres

L’anthologie illustrée des dinosaures incroyables et autres vies préhistoriques de Caroline Blattner

Éditeur : Auzou
Pages : 224 pages
Parution : 29 Octobre 2021
Tome : 01/01
Format: Album
Genre: Jeunesse
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L’histoire:

Ce livre nous entraîne dans un voyage depuis l’apparition de la vie sur Terre, nous émerveille de plus de 90 incroyables végétaux et animaux, et nous emporte vers les dinosaures et toute la vie préhistorique. Plus de 90 espèces venues du passé accompagnées de photos de fossiles, et de magnifiques illustrations d’organismes. Un index visuel expose toutes les espèces sur une même double page.

 

Mon avis:

Voici un album jeunesse destinée aux passionnés de dinosaures, mais pas que ! C’est bien toute la vie préhistorique qui est présentée et expliquée. En plus des fameux noms connus, comme le tyrannosaure ou le mammouth, pleins d’espèces moins connues nous sont dévoilées, pour qu’elles n’aient plus de secrets pour nous !

Classé selon les différentes ères géologiques de la préhistoire (paléozoïque, mésozoïque, cénozoïque), on découvre au fil des pages les mammifères, reptiles, poissons, oiseaux, amphibiens, invertébrés, vie microscopique et plantes qui ont marqué chaque époque. Des images de fossiles et de squelettes illustrent chaque spécimen, qui sont présentés sur une double page. Des fois, juste une illustration est présente quand celui-ci est encore en étude.

Chaque présentation est richement documentée. La vulgarisation scientifique permet qu’elle soit comprise facilement, tout en n’étant pas trop simplifiée. Cet album s’approche idéalement d’un public collégien, avec quelques mots en anglais (qui sont bien entendus traduit). Le bonus est qu’en fin d’ouvrage, nous avons un guide de prononciation. Il faut dire que certains noms sont assez difficiles à prononcer pour des novices, à l’image du sinosauropteryx. Un glossaire peut aussi aider, contenant des mots techniques et scientifiques. Une double page est aussi dédié aux espèces disparues récemment. Au temps dire que la plupart du temps, l’homme y a joué un rôle. Comme pour le dodo sur l’ile Maurice, dont la disparition est due à l’importation de prédateurs, amenés par l’homme sur l’ile.

Au cours de ma lecture, j’ai souvent pensé au dessin animé l’Age de glace. Je sais que pour sa réalisation, ils se sont inspirés d’espèces qui ont réellement existées. On retrouve ainsi un certain nombre de personnages dont on peut identifier facilement le nom. Très agréable à découvrir et à feuilleter, cet album est bien construit afin qu’on puisse facilement le parcourir en avant et en arrière.

Une bien belle découverte que je peux conseiller à tous les fans de la préhistoire et ceux qui souhaitent en savoir plus aisément.

Littérature française (France), Livres, Romance, Romance historique

La cuisinière de Castamar de Fernando J. Muñez

Éditeur : Charleston
Pages : 688 pages
Parution : 15 Juin 2022
Tome : 01/01
Format: Broché
Genre: Historique
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L’histoire:

Clara, une jeune femme tombée en disgrâce, souffre d’agoraphobie depuis qu’elle a perdu son père de manière soudaine. Sa cuisine prodigieuse lui ouvre les portes du duché de Castamar comme employée, et son arrivée chamboule le monde apathique de don Diego, le duc. Ce dernier, depuis qu’il a perdu son épouse dans un accident, vit isolé dans son grand manoir, entouré de son personnel. Clara découvrira vite que le calme qui entoure la propriété est le prélude d’un orage dévastateur dont le centre sera Castamar, son seigneur et elle-même.

Fernando J. Muñez tisse pour son lecteur, avec une prose détaillée et délicate, une trame de personnages, intrigues, amours, envies, secrets et mensonges qui s’entrecroisent dans une impeccable reconstitution de l’Espagne de 1720.

 

Mon avis:

L’année dernière, sortait sur Netflix l’adaptation du roman en série. Aujourd’hui, nous avons la possibilité de pouvoir faire connaissance avec l’œuvre originale, enfin traduite en français.

Plongeons au XVIIIe siècle en Espagne auprès d’une famille aristocratique. On y fait la connaissance de Clara Belmonte. Tout juste arrivée au domaine de Castamar comme commise de cuisine, la jeune fille attire les regards. Son talent de cuisinière se fait remarquer jusqu’au duc Don Diego en personne. Une situation qui va entrainer bien des bouleversements…

J’ai apprécié notre héroïne dès le début, autant dans le roman que dans l’adaptation. Souffrant d’agoraphobie (peur des lieux publics et des espaces ouverts) depuis le décès de son père, Clara espère un nouveau commencement avec cette place chez les Castamar. Son histoire avec le duc se fait progressivement et on s’attache à leur histoire.

En parallèle de cette romance, des mystères non élucidés tourmentent les occupants, et donnent du rythme à l’intrigue qui commencent assez longuement. Entre la vie des domestiques et celle des aristocrates, on découvre les us et coutumes de l’époque dans un contexte historique bien décrit: on en apprend plus sur la guerre de succession avec la victoire des Bourbons et sur les différences de statuts sociales mais aussi raciales, l’esclavage et le commerce d’êtres humains étaient encore présents.

Une lecture intéressante qui me donne envie de revoir la série, qui est d’ailleurs assez fidèle au roman.

Ma chronique de la série

Littérature française (France), Livres

Rage against the machisme de Mathilde Larrère

Éditeur : Le livre de poche
Pages : 288 pages
Parution : 2 Février 2022
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Essai
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L’histoire:

Les femmes ont une histoire, une histoire de luttes pour leurs droits, conquis, arrachés, défendus, une histoire de colère contre les discriminations, les inégalités, une « Rage against the Machisme ».

L’historienne Mathilde Larrère retrace les combats féministes de la Révolution française jusqu’au mouvement #MeToo d’aujourd’hui, sur les pas de Louise Michel, de Gisèle Halimi, mais aussi de tant d’autres invisibilisées, comme Pauline Léon, Malika El Fassi, les colleuses contre les féminicides…

À l’histoire, le livre mêle des récits, des documents d’époque, des chansons et des slogans, reflétant l’ardeur et la détermination de celles qui n’acceptent pas l’inégalité des sexes, montrant combien elles se tiennent la main au-delà des siècles.
Luttes pour l’égalité, pour les droits de voter, s’instruire, se défendre, gouverner leurs propres corps, mais aussi pour l’émancipation des femmes des colonies : autant de domaines où la liberté des femmes a été bafouée, autant de droits à conquérir et à défendre, encore, aujourd’hui et demain.

 

Mon avis:

Cet essai historique retrace l’histoire des luttes pour le droit des femmes du XVIIIe siècle à nos jours. Entre sujets féministes, citations engagées, explications de slogans, extraits de textes phares, dates et chiffres clés … on en apprend plus sur le chemin parcouru.

Voici une lecture que j’ai grandement appréciée. Rédigée par l’historienne Mathilde Larrère, chaque sujet est richement agrémenté de sources illustrant les propos. On commence forcément dans l’histoire et l’explication de pourquoi les femmes y sont si peu citées. Puis vient la Révolution française, où plusieurs rôles leur sont confiés et leurs voix se font entendre. Grâce aux femmes révolutionnaires et aux suffragettes, le code civil commence à évoluer vers plus de droits et d’autonomie qui mettent des années à être reconnus.

Des dates peuvent être particulièrement choquantes, puisqu’elles sont proches. Elles concernent nos parents et grands-parents, et aussi nous même. Mais comme dit dans le texte « rien n’est jamais acquis ». D’ailleurs des évènements récents y sont aussi décryptés, comme le mouvement #MeToo ou le hashtag #PayeTonUtérus

Intéressant et surtout accessible, j’ai appris beaucoup avec cette lecture que je compte déjà relire. Les informations données permettent de nous forger une bonne base. Il m’arrivait des fois d’interrompre ma lecture pour me renseigner sur certains sujets évoqués. Des illustrations de Fred Sochard y sont aussi présentes, comme celle de la couverture qui m’a fait sourire. Un ouvrage très bien réalisé avec en plus une bibliographie qui nous permet d’aller plus loin.

Un livre qu’on devrait tous lire à notre rythme. Il permet de comprendre nombreux faits historiques et d’en apprendre plus sur de grandes personnalités.

 

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. » Simone de Beauvoir

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Pamela : Ou la vertu recompensée de Samuel Richardson

Pamela : Ou la vertu recompensée de Samuel Richardson

Éditeur : 10/18
Pages : 480 pages
Parution : 7 Février 2019
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Historique
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L’histoire:

À la mort de sa maîtresse, Paméla, jeune domestique d’une grande beauté, doit subir et repousser les assauts de son nouveau maître, M.B…, pris d’une violente passion pour elle. Farouchement décidée à conserver sa vertu, la jeune fille va user de tous les subterfuges pour échapper aux séductions, menaces et manigances de M.B…, et le conduire à une extrémité inattendue.

Paméla fut l’un des succès les plus éclatants de la scène littéraire européenne du XVIIIe sc. Il a consacré Richardson, qui devint plus tard l’auteur préféré de Jane Austen, comme l’un des écrivains majeurs de l’histoire de la littérature anglaise. Roman sous forme de lettres et de journal, dont nous publions ici les deux premiers livres les plus célèbres, Paméla est non seulement une œuvre d’une finesse psychologique novatrice, mais aussi une étude incisive du pouvoir et de ses abus.

 

Mon avis:

Paméla Andrews est une jeune fille de 15 ans, issue d’un milieu modeste, qui a été prise en affection par une noble, dont elle est sa femme de chambre. Sa mort prématurée, met Pamela dans une situation compliquée lorsque le fils de sa bienfaitrice, Mr B., décide de lui faire des avances et de la séduire. Elle ne compte pas céder et souhaite être reconduite chez ses parents. Mais cela ne va pas être facile de faire entendre raison à ce gentlemen…

Roman classique épistolaire écrit au XVIIIe siècle, Samuel Richardson a inspiré de grands noms de la littérature, comme Diderot, Rousseau, les sœurs Brönte ou encore Jane Austen. Les nombreuses préfaces en début d’ouvrage en font part, ainsi que le retentissement qu’a eu ce roman à sa publication. Elles sont d’ailleurs très intéressantes et rédigées par plusieurs personnes.

J’ai surtout souhaité lire ce roman puisqu’il a inspiré la série historique italienne Elisa di Rivombrosa. Et je vous avouerais que la tâche n’a pas été facile ! Le style épistolaire est assez lourd et j’ai mis du temps pour m’y accrocher. La narration commence d’abord sous forme de lettres que l’héroïne échange avec ses parents, puis se poursuit sous forme de journal intime. On y découvre les conditions de vie au XVIIIe siècle, les relations entre les nobles et les domestiques et la place de la femme. Mr B. est d’abord décrit comme un homme mauvais qui utilise son pouvoir sur autrui à force de ruses et de chantages. Pamela, qui est très jeune au début du roman, fait tout de même très mature pour son âge et surtout pour l’époque. De nombreux passages font références à la religion. Notre héroïne est croyante pratiquante et loue souvent le seigneur dans ses écrits. D’autres passages sont quelques peu violents, ce qui ne facilite pas non plus la lecture. Mais finalement, ils sont aussi révélateurs de l’époque.

Au fil de notre lecture, on finit tout de même par comprendre pourquoi l’ouvrage a autant fait parler de lui. C’est une œuvre importante de la littérature européenne, que je suis contente d’avoir réussi à lire.

 

Petit retour sur la série télé

Si vous ne connaissez pas cette série italienne, découvrez ma chronique d’Elisa di Rivombrosa dont ce roman a inspiré la réalisatrice Cinzia Th Torrini.

Il existe 2 saisons, dont la première a été diffusée sur TF1 et une série dérivée.

Sur cette photo, on découvre Elisa alias Pamela dans le roman et sa bienfaitrice qui l’a prise à son service.

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Le club des survivants, tome 1 : Une demande en mariage de Mary Balogh

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Éditeur : J’ai lu
Pages : 384 pages
Parution : 15 Avril 2015
Tome : 01/07
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Au domaine de Penderris, on soigne les corps et les âmes blessés. C’est ici qu’on accueille les valeureux officiers rescapés des guerres napoléoniennes. Et si lord Trentham, récemment anobli pour ses faits d’armes, a la chance d’être valide, son traumatisme n’en est pas moins profond. Désormais, il a un titre à transmettre, et doit donc se marier. Or quelle femme voudrait de lui alors qu’il se déteste lui-même ? Peut-être cette jeune veuve, lady Muir. Elle aussi a eu son lot de souffrances, mais c’est une lady raffinée, tandis que lui n’est qu’un rustre. Et il a beau être fou d’elle, un monde les sépare.

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Mon avis:

Découverte d’une nouvelle saga écrite par Mary Balogh qui se penche sur les traumatismes de la guerre, qu’ils soient physiques ou morals. On fait ainsi la rencontre de Hugh, devenu Lord Trentham suite à un exploit sur le champ de bataille. Il en garde de nombreuses blessures, non dans sa chair mais dans son âme. Invité chez ses amis pour leurs retrouvailles annuelles, il vient en aide à une jeune femme qui vient de faire une chute sur la plage. Lady Muir, jeune veuve, est alors en visite chez une amie. Les échanges entre eux sont plus qu’explosifs. Hugh n’aime pas les aristocrates qui sont trop guindés à son goût, et Gwen trouve son sauveur brut et froid. Forcé à se côtoyer, ils vont devoir apprendre à se connaitre et des surprises arriveront…

L’auteure aborde une thématique intéressante, et j’ai déjà hâte d’en savoir plus sur les autres anciens habitants de Penderris. Gwendoline est un personnage attachant, qui a subi plusieurs pertes récemment. Issue de la haute société et ayant une bonne éducation, elle n’hésite tout de même pas à sortir des rangs, surtout avec les propos soutenus par Hugh. Venant du monde des affaires, il ne veut pas avoir affaire à la noblesse, même s’il en fait partie dorénavant. Ancien militaire, il est renfermé sur ses idées et lui même. En convalescence au domaine, ils vont devoir se supporter, tout en comparant leur monde pas si différent, pour ensuite se retrouver sur Londres. Même si un certain nombre de clichés sont là, j’ai passé un bon moment avec ce premier tome. Nos héros vont devoir apprendre à vivre et accepter leur passé pour réussir à se reconstruire. Rafraichissants, sincères et amusants, j’ai grandement apprécié leurs échanges !

Pour information, on retrouve le début de l’histoire de certains personnages, dans les préquels de la saga des Bedwyn soit « Une nuit pour s’aimer » et « Le bel été de Lauren ».

note 3,5 étoiles

Album, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Le livre disparu de Colin Thompson

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Éditeur : Circonflexe
Pages : 32 pages
Parution : 30 août 2013
Tome : 01/01
Format: Album
Genre: Jeunesse
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L’histoire:

Nous sommes dans une bibliothèque contenant tous les ouvrages possibles et inimaginables. Tous ? Non, il en manque un, « Comment ne jamais vieillir », qui a disparu depuis 200 ans. Le petit Peter et sa famille vivent dans une des nombreuses cités qui s’animent la nuit, entre les livres. Il rêve de trouver le livre perdu et de connaître enfin le secret de la jeunesse éternelle ! Commence alors pour le petit garçon un voyage initiatique à travers les étagères, les rayonnages jusqu’à la rencontre du Vieil Enfant.

 

Mon avis:

Plongeons dans une bibliothèque qui contient tous les livres publiés dans le monde. Enfin presque. L’un d’entre eux est manquant depuis longtemps. Son titre est : « Comment ne jamais vieillir ». Le jeune Peter, curieux de cette absence, compte bien tout faire pour le retrouver et relever ce défi.

Cet album est vraiment spécial et spectaculaire. On ne lit pas que son contenu textuel, mais aussi ses illustrations qui sont impressionnantes. Au fil des pages, celles-ci nous cachent de belles surprises. L’intrigue se passant dans une bibliothèque, de nombreux livres sont présents. Leurs titres sont tous aussi intéressant à découvrir, que les messages secrètement enfouit. On passe du temps à tourner les pages, à la recherche de chaque indice et a les admirer.

Une fois l’histoire achevée, on se dit que ce n’est pas seulement la recherche d’un livre perdu qui nous est contée. Les dimensions psychologiques et philosophiques sont tellement plus grandes. Qu’est ce que la vie? Faut il avoir peur de vieillir? Vivre longtemps, est-ce la clé du bonheur ? Qu’est-ce que le bonheur… Des questions qu’un enfant ne se posera pas. Cela rend l’album intriguant. Il peut ainsi être confié à différent public, grâce à ces multiples sens de lecture et d’interprétation. Une superbe découverte, dont j’ai déjà envie de redécouvrir !

note 4,5 étoiles

Contemporain, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Ce que murmure le vent de Amy Harmon

 

Ce que murmure le vent de Amy Harmon

Éditeur : Charleston
Pages : 432 pages
Parution : 21 Septembre 2021
Tome : 01/01
Format : Broché
Genre : Contemporain, Historique
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L’histoire:

New York, 2001. Pour respecter les dernières volontés de son grand-père adoré, Anne Gallagher fait le voyage de Brooklyn jusqu’à Dromahair, un petit village du nord de l’Irlande, afin de disperser les cendres de son aïeul sur sa terre natale. Avalée par le brouillard au milieu du lac où elle lui fait ses derniers adieux, elle est victime d’une mystérieuse attaque… Quand Anne se réveille, elle est en 1921, dans le domaine de ses ancêtres où tous semblent penser qu’elle est son arrière-grand-mère disparue lors de la sanglante Insurrection de 1915. Perdue au cœur des heures les plus sombres de l’histoire irlandaise, alors que grondent déjà la guerre civile et le chaos, la jeune femme du XXIe siècle doit tout réapprendre. Déchirée entre son désir de retrouver la vie qui était la sienne et la folle liberté que lui offre ce nouveau départ, Anne réussira-t-elle à trouver sa place ? Avec une précision historique remarquable et une écriture d’une grande élégance, Amy Harmon nous offre, à travers un pan étourdissant de l’histoire irlandaise, une éblouissante épopée familiale.

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Mon avis:

Pour respecter les dernières volontés de son grand-père qui l’a élevé, Anne Gallagher, doit se rendre en Irlande pour disperser ses cendres dans le lac Lough Gill, sur sa terre natale. Ce voyage va la conduire à des milliers de kilomètres, mais également 80 ans en arrière, où tout le monde la prend pour Anne, son arrière-grand-mère…

Il est vrai que quand on pense à un voyage dans le temps, on pense aussi à la saga Outlander. Mais ici ce n’est pas l’Ecosse que l’on découvre, mais bien l’Irlande, ses mystères, ses légendes et son histoire. D’ailleurs l’auteure nous livre beaucoup sur ce pays et cette période de trouble, lorsque qu’ils se battent pour leur indépendance. L’écriture est très réaliste et très vite nous sommes comme happé par la narration. Même si j’avoue que j’ai eu un peu de mal au début avec toutes les descriptions, j’ai grandement apprécié faire toutes ses découvertes sur cette période qui m’était inconnue. Tout comme l’héroïne, j’ai voyagé dans le temps et cela à ouvert ma curiosité d’en savoir plus sur le pays.

Au delà de l’aspect historique riche, c’est aussi une très belle histoire d’amour et de lien familial qui nous est raconté avec beaucoup d’émotion. Une très belle découverte qui a su me captiver. 

note 4 étoiles

 

Contemporain, Littérature néerlandaise (Pays-Bas), Livres

Antonia, la cheffe d’orchestre de Maria Peters

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Éditeur : Charleston
Pages : 318 pages
Parution : 9 Février 2021
Tome : 01/01
Format : Broché
Genre : Historique
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L’histoire:

New York, 1926. La jeune Néerlandaise Willy Wolters a émigré aux États-Unis avec ses parents. Son rêve : devenir cheffe d’orchestre d’un grand ensemble symphonique. Cependant, à cette époque, une telle chose est impensable. On attend des femmes qu’elles se marient et aient des enfants, et non qu’elles aillent au conservatoire. Willy ne se laisse pas décourager ; elle part à la recherche d’un chef qui accepterait de la former. Au cours de sa formation, elle rencontre Frank Thomsen, un homme riche et attirant avec de nombreuses connexions dans le monde de la musique. Ils n’ont rien en commun et viennent de milieux différents. Ils ne sont pas censés tomber amoureux, d’autant plus que Willy veut voyager en Europe pour réaliser son rêve. Et pourtant… La jeune femme se retrouve face à un choix impossible.

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Mon avis:

Willy Wolters est une jeune femme américaine d’origine néerlandaise. Elle est passionnée par le monde de la musique, et ne rêve que d’une chose : devenir cheffe d’orchestre. Mais dans les années 1920, il est impensable pour une femme de diriger un orchestre. Ce milieu reste très masculin, et la place de la femme est assignée à son domicile…

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman nous emmène découvrir le parcours d’une femme en quête de liberté, de réalisation, mais aussi de son identité. On fait la rencontre de notre héroïne alors qu’elle exerce deux emplois : dactylo et ouvreuse de théâtre. Alors qu’elle désire assister au concert du célèbre Willem Mengelberg, son comportement choc et lui fait perdre son emploi. Mais lui fait aussi rencontrer Franck Thomsen, un jeune homme de bonne famille qui va la marquer. 

De l’Amérique au Pays-Bas et en passant par l’Allemagne, on suit le destin de cette jeune femme pleine de détermination qui va connaitre de nombreuses déconvenues, et qui deviendra la première cheffe d’orchestre : Antonia Brico.

J’ai grandement apprécié ce roman, et découvrir le portrait de cette femme que je ne connaissais pas. C’est aussi la première fois que je lis un roman de Maria Peters, et j’ai aimé son style. L’histoire nous livre un beau message avec le combat de cette jeune femme, qui en plus est vrai. Même si j’avoue avoir trouvé quelques passages un peu lourd, j’avais hâte de découvrir la suite. Son parcours est tellement inspirant et des thèmes importants sont abordés, comme les nombreuses inégalités entre sexes et entre classes sociales, mais aussi la quête d’une identité après une adoption. J’aurais d’ailleurs aimé que ce point soit plus développé.

En bref, un roman fascinant sur une femme qui force l’admiration. 

note 4 étoiles

Ma chronique du film