Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Le petit défaut de Lady Rotherham de Mary Balogh

61m-4oeexas

Éditeur : J’ai lu
Pages : 288 pages
Parution : 5 Mai 2021
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

.

L’histoire:

Célibataire endurci et fieffé libertin, le marquis de Kenwood enchaîne les conquêtes dans la plus grande insouciance. Lors d’une soirée un peu trop arrosée au White’s, ses amis parient cinq cents guinées qu’il ne pourra pas séduire Diana Ingram, jeune veuve ravissante mais aussi froide qu’un glaçon. Jack relève le défi avec l’arrogance qui le caractérise. Nulle femme ne saurait lui résister. Et si la belle est prude, la victoire n’en sera que plus délectable. Pourtant, dans l’ombre, quelqu’un s’amuse à tirer les ficelles, et le don Juan pourrait bien être pris à son propre piège…

.

Mon avis:

Jack, le marquis de Kenwood est connu pour sa réputation dans tout Londres, aucune femme ne lui résiste. Ses amis le mettent alors au défi de séduire et de mettre dans son lit, une jeune veuve qui n’est pas passée inaperçue lors de sa première saison londonienne, il y a 4 ans. Très belle, Diana Ingram est aussi connue pour sa réserve et sa pudeur. Elle a épousée un jeune pasteur, frère de son ami Ernie, qui regrette bien que ce soit le nom de sa belle-sœur qui a été cité. Invité à l’anniversaire du Comte de Rotherham, les voilà en route vers une nouvelle aventure qui va leurs réserver bien des surprises…

Voilà une intrigue quelque peu banale, avec un coureur de jupon qui se voit lancer un défi de séduire une jeune femme en dehors de Londres, lors d’une partie de campagne, où une dame marieuse est aussi présente. Mary Balogh a d’ailleurs déjà développé ce sujet dans un précédent roman, mais je me suis tout de même laissée prendre au jeu. On finit par s’attacher à nos héros et on comprend d’où vient leur réputation. En plus du couple Diana-Jack, on en suit d’autres, ce qui donne un peu de dynamisme au roman. Diana n’est pas prête à céder, elle a dû caractère comme Jack. Même si j’avoue, j’aurais aimé encore plus de joutes verbales entre eux. Finalement, ce qui m’a le plus gênée, c’est la fin qui arrive très rapidement alors que certains points n’ont pas été développés.

En bref, un bon moment de lecture détente avec une intrigue classique, mais qui ne restera pas gravée.

note 3,5 étoiles

Littérature française (France), Livres, Young adult

Brexit Romance de Clémentine Beauvais

71fw9pxfhl

Éditeur : Gallimard
Pages : 560 pages
Parution : 4 Juin 2020
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance

Lien Amazon

.

L’histoire:

Désespérée par le Brexit, Justine Dodgson décide de lancer une start-up secrète. Son objectif : organiser des mariages blancs entre Français et Anglais afin que ces derniers obtiennent un passeport européen. Quand elle rencontre Marguerite Fiorel, jeune soprane talentueuse, et Pierre Kamenev, son taciturne professeur de piano, Justine imagine aussitôt avec qui les faire convoler. Mais quand l’amour s’en mêle, tout se complique…

.

Mon avis:

Marguerite Fiorel est une jeune soprano de 17 ans. Alors qu’elle part vers la Grande-Bretagne avec son professeur de chant Pierre Kamenev, afin de jouer le rôle de Susanna dans Les noces de Figaro, elle fait une rencontre originale. Sa voisine de train qui se nomme Cannelle Fichin, se rend en Angleterre pour organiser un mariage blanc avec un anglais. Elle va épouser Matt Dodgson, dont la sœur jumelle Justine, a créé une start-up secrète « Brexit Romance ». Suite au référendum en faveur du Brexit, l’heure est grave. Beaucoup de jeunes anglais veulent garder leur liberté européenne, et sont prêts à tout pour y parvenir. Ces mariages entre européens sont ainsi la solution pour qu’ils puissent continuer à vivre et travailler où bon leur semble en Europe, grâce à la double nationalité. Speed dating, rencontres… la créatrice est prête à tout pour faire monter la renommée et la crédibilité de son agence, mais est-ce aussi simple…?

Ce roman est constitué de quatre actes, et autant dire qu’on rigole du début jusqu’à la fin. En relation avec la société actuelle, de nombreux thèmes importants y sont abordés concernant la culture française et britannique, comme de nombreuses références à la littérature. Et on sent directement que l’auteure maitrise son sujet. Avec des personnages hauts en couleur aux caractères bien trempés, des scènes rocambolesques, des quiproquos sensationnels, on passe une très bon moment à découvrir cette histoire complètement déjantée. Et surtout j’ai appris pas mal d’information sur l’Angleterre. Mention spéciale à la bande son décrite pour accompagner le roman, j’ai trouvé ça super !

note 4,5 étoiles

Littérature autrichienne (Autriche), Livres, Romance, Romance historique

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme & Le Voyage dans le passé de Stefan Zweig

71u5gnoq7zl

Éditeur : Pocket
Pages : 144 pages

Parution : 3 Avril 2014
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique

Lien Amazon

.

L’histoire:

24h de la vie d’une femme. Au début du XXe siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l’établissement : l’épouse d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.
Le Voyage dans le passé. Neuf ans après s’être vus pour la dernière fois, un homme et une femme qui se sont aimés se retrouvent. Plus aucun obstacle n’existe à leur amour, mais à mesure que les heures passent et malgré leurs efforts, ils ne parviennent pas à faire revivre leurs sentiments. Elle se sait devenue vieille, lui réclame qu’elle tienne sa promesse avant de prendre bientôt conscience que le temps a effectivement rendu vaine toute tentative pour renouer le fil de leur amour.

.

Mon avis:

Ce livre nous propose de découvrir deux courts récits, deux portraits de femmes tout en douceur et en sensibilité.

Le premier se déroule dans les années 1904, dans une petite pension de famille sur la Côte d’Azur, où l’une des pensionnaires s’enfuie avec un jeune homme, en laissant derrière elle mari et enfants. Le scandale éclate envers cette dame qui a oublié les bonnes manières, les mœurs de la société et la bienséance. Seule Mrs C, une vieille aristocrate anglaise, prendra sa défense y trouvant un écho avec son histoire personnelle, et contera ainsi 24h de sa vie oubliée.

Le deuxième commence sur les quais de la gare de Francfort. Un jeune homme de condition modeste, Ludwig, tombe amoureux de l’épouse de son employeur. Mais Ludwig est muté au Mexique. Et ce ne sera pas pendant deux ans qu’ils seront séparés, mais neuf ans…

Stefan Zweig sait comme toujours nous enchanter. Les nouvelles sont certes courtes, on ne connait même pas le nom exact de tous nos personnages, mais on arrive tout de même à s’y attacher grâce aux analyses poussées que proposent l’auteur. Une histoire en amène un autre, avec des enchainements rapides qui nous empêche de nous ennuyer. Le passage dans la première nouvelle sur la longue description des mains faite par Mrs C, où elle nous parle de sa fascination, est particulièrement bluffant.

Contemporain, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Le jeu de la dame de Walter Tevis

Le Jeu de la Dame de Walter Tevis

Éditeur : Gaillmeister
Pages : 436 pages
Parution : 11 Mars 2021
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Drame

Lien Amazon

 

L’histoire:

Kentucky, 1957. Après la mort de sa mère, Beth Harmon, neuf ans, est placée dans un orphelinat où l’on donne aux enfants de mystérieuses « vitamines » censées les apaiser. Elle y fait la connaissance d’un vieux gardien passionné d’échecs qui lui en apprend les règles. Beth commence alors à gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit, la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond où les pièces se bousculent à un rythme effréné. Plus rien n’arrêtera l’enfant prodige pour conquérir le monde des échecs et devenir une championne. Mais, si Beth prédit sans faute les mouvements sur l’échiquier, son obsession et son addiction la feront trébucher plus d’une fois dans la vie réelle.

 

Mon avis:

Elizabeth Harmon, alias Beth, a tout juste 8 ans lorsqu’on lui annonce que sa mère vient de mourir dans un accident de voiture. Abandonnée par son père, elle est alors placée dans un orphelinat. C’est là qu’elle va découvrir les échecs, apprendre ses règles et en développer une addiction. Elle en rêve même la nuit. Tout cela va finir par se savoir, et elle gagne tournoi après tournoi avec une facilité déconcertante. Toutefois, une addiction plus noire l’a poursuit: l’alcool, les calmants, et ces petites pilules vertes qu’on lui distribuait à l’orphelinat…

Ce roman nous dresse le portrait d’une femme hors norme. Jeune orpheline sans réel avenir, elle finit par devenir une des meilleures joueuses d ‘échecs du monde. L’histoire peut paraitre rebutante, si on ne connait pas les échecs, mais les parties sont décrites simplement, et on finit par se prendre au jeu. Beth est une femme impressionnante, elle évolue dans un monde majoritairement masculin, et semble tellement invulnérable. Sa froideur peut même étonner, mais ce n’est qu’une façade.
Les échecs sont devenus sa priorité. Même si elle boit et se drogue, elle sait que sans cette activité, elle ne serait rien. C’est devenu sa force et son moyen d’exister.

Une intrigue réussie avec une héroïne bouleversante, qui se lit d’une traite.

 

note 4 étoiles

Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Romance, Romance historique

Une partie de campagne de Mary Balogh

couv3918512

Éditeur : J’ai lu
Pages : 320 pages
Parution : 5 Mai 2021
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

Recherche gouvernante, discrète, bonne éducation. Le Tout-Londres est en émoi. Pourquoi Anthony, marquis de Staunton, a-t-il publié cette étrange petite annonce ? En réalité, le jeune homme cherche une épouse. Pour faire enrager son père qu’il déteste, il a décidé de convoler avec la femme la plus ordinaire qu’il pourra dénicher. Mlle Charity Duncan, qui se présente, fera parfaitement l’affaire. Terne, effacée… une vraie petite souris ! En échange d’une rente à vie, elle accepte de se marier et d’être présentée à la famille d’Anthony, lequel compte ensuite l’expédier à la campagne pour ne plus jamais la revoir. Du moins le croit-il…

 

Mon avis:

Ce roman fait partie de la nouvelle collection « Regency » que vient de lancer les éditions J’ai lu. Avec une couverture illustrée par Magalie Foutrier, la maison d’édition nous propose de nous plonger dans l’époque de la régence anglaise, dans le sens le plus large du terme, soit de 1795 à 1837, où de nouvelles idées et changements s’apprêtent à révolutionner la société.

Anthony Earheart se voit contraint de rentrer au domaine familiale. Et il ne compte pas le faire seul. Il publie ainsi une annonce dans la presse pour embaucher une gouvernante discrète et effacée. Mais son rôle sera tout autre, il compte passer un contrat avec elle et l’épouser. Au cours des entretiens, il voit en Charity Duncan la personne parfaite pour cette tâche. Quelconque, elle n’ose même pas le regarder dans les yeux. La jeune fille finit par accepter sa proposition, et se marie avec lui en échange d’une belle rente et d’un domaine. Mais sa petite souris grise insignifiante se révèlera être toute autre chose…

L’intrigue est pour le moins originale, et comme les héros on se laisse prendre au jeu. Charity ne connait rien de la personne d’Antony, et c’est une fois mariée qu’elle découvre qu’elle est devenue marquise. Même si ce contrat la gêne, c’est aussi une belle opportunité. Avec son frère, elle doit travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Une fois la scène jouait, elle pourra rentrer chez elle, et son frère épouser celle qu’il aime. Mais en attendant, elle doit incarner son rôle d’épouse auprès de cette famille si froide et insensible. D’une nature toute autre, notre héroïne arrive à faire dénouer les langues et resurgir les émotions. Anthony ne s’attendait pas à ça de sa part, et son séjour auprès de sa famille s’annonce bien différent. Et des surprises, il va en avoir ainsi que des révélations et des explications, dont ont bien besoin ses proches.

Comme à son habitude, Mary Balogh nous embarque par ses mots dans un autre monde. Au fil des pages, on découvre nos personnages, leurs caractères et surtout leurs passés. Même si on ne comprend pas tout de suite leurs réactions, l’auteure nous en donnent les clés au fur et à mesure. Cette lecture n’est pas un coup de cœur, mais j’ai tout de même passé un très bon moment, et d’ailleurs je le recommande. Je suis curieuse de découvrir les autres romans de cette collection.

note 4,5 étoiles

Album, Littérature belge (Belgique), Livres

C’est moi le plus fort de Mario Ramos

71-w6jucdgl

Éditeur : L’École des loisirs
Pages : 23 pages
Parution : 1 Novembre 2002
Tome : 01/01
Format: Album
Genre: Jeunesse
Lien Amazon

.

L’histoire:

Quand un loup a besoin d’être rassuré, que fait-il ? Il va poser cette question toute simple aux habitants de la forêt : « Dis-moi, qui est le plus fort ? » Et tout le monde, du Petit Chaperon Rouge, aux Trois Petits Cochons en passant par les sept Nains, tout le monde répond : « Le plus fort, c’est le loup. » Alors, quand une espèce de petit crapaud de rien du tout lui tient tête, le loup se fâche…

.

Mon avis:

C’est l’histoire d’un loup très sûr de lui, qui faisait une promenade digestive en forêt. Il en profite bien sûr pour effrayer tous les personnages qu’ils croissent en chemin. Tous sont d’ailleurs issus de contes classiques : le petit chaperon rouge, les trois petits cochons, les sept nains… Jusqu’au moment, et on s’en doute dès le début de l’histoire, où il rencontre un fameux personnage… Le loup, qui se porte un égo surdimensionné, se voit ainsi bien remis à sa place ! Hé oui, la force ne fait pas tout !

Même si on s’attend à ce qui va arriver, on ne sait juste pas comment ni par qui. Et on finit par s’attacher à ce loup qui a finalement besoin de se rassurer de sa position, et s’enorgueilli au fil des pages. La chute arrive et on explose de rire.

Un bon roman d’apprentissage, avec de magnifiques illustrations et surtout une jolie morale.

note 4,5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres

Le souffleur de rêves de Bernard Villiot et Thibault Prugne

Le souffleur de rêves de Bernard Villiot et Thibault Prugne

Éditeur : Gautier Languereau
Pages : 40 pages
Parution : 25 Octobre 2015
Tome : 01/01
Format: Album
Genre: Jeunesse
Lien Amazon

 

L’histoire:

Au nord de Venise, sur l’île de Murano, célèbre dans le monde entier pour ses maîtres verriers, un mystérieux souffleur fit une nuit le bonheur d’un enfant en lui offrant un cadeau extraordinaire : une bulle de rêve. Dès lors, tous les enfants de l’île réclamèrent des rêves merveilleux.
Mais qui était donc ce souffleur magicien ?

 

Mon avis:

Il y a longtemps en Italie sur l’île de Murano, vivait un pauvre orphelin du nom de Zorzi Ballari. Il était alors apprenti chez Pietro Spalato. Le rêve de Zorzi a toujours été de devenir lui-même souffleur de verre. Malheureusement, un jour il est victime d’un accident qui le condamne au rejet et à l’exil. Plus personne ne veut du boiteux, et il retourne à la rue. Empli de courage, ce jeune garçon n’a pas dit son dernier mot. Il décide d’apprendre à souffler le verre seul, le soir dans les ateliers. Une nuit alors qu’il rencontre un autre orphelin, il lui offre une bulle de rêve. Tous les enfants le réclament et ça ne lui attire pas que de la bienveillance…

L’histoire de cet album est particulièrement touchante et poétique. On y aborde des thématiques fortes comme le rejet, la maltraitance, le handicap, la lutte contre les préjugés, mais aussi l’espoir, le courage, et l’altruisme. Dès les premières pages; on se sent comme transporté dans ce monde où l’imaginaire à aussi une place importante. Comme enchantée par ce conte, on souhaite nous aussi découvrir ce village pittoresque, et avoir la chance d’entrer en contact avec ce merveilleux souffleur de verre, ou plutôt de rêve. L’intrigue nous réserve aussi quelques moments où la méchanceté humaine règne, mais où le bien fini par triompher. L’espoir, la bonté, la force et la persévérance de notre héros nous font tomber sous son charme, et on l’admire.

Les illustrations sont aussi parfaitement en harmonie avec le texte et nous invite à l’émerveillement. Tout en douceur, elles accompagnent la narration en illustrant les personnages principaux, mais aussi cette superbe île de Murano. On se sent apaisé et attendrit par l’histoire qui finit par une belle conclusion.

Un superbe album émouvant à découvrir !

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Sous la verte feuillée – Quatre Saisons à Mellstock de Thomas Hardy

Sous la verte feuillée / Quatre Saisons à Mellstock de Thomas Hardy

Éditeur : Archipoche
Pages : 249 pages
Parution : 7 Février 2018
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Historique
Lien Amazon

 

L’histoire:

Un jeune fermier et un vicaire se disputent le cœur de Fancy Day, institutrice dans un village du Wessex. Indisponible en poche, l’un des premiers romans de l’auteur de Tess d’Urberville.

Dans le paisible village de Mellstock, à la veille de Noël, l’arrivée d’une nouvelle institutrice est au cœur de toutes les conversations. Sans que nul l’ait encore vue, Fancy Day, une enfant du pays, fait déjà tourner les têtes des célibataires du comté. Dick Dewey, un jeune fermier, est le premier à lui faire des avances. Tombé fou amoureux au premier regard, il finit par la demander en mariage dans le plus grand secret. Mais un autre homme n’est pas indifférent aux charmes de la jeune femme : Mr Maybold, le vicaire, qui l’invite à se joindre à la chorale de la paroisse comme organiste. À son tour, il s’offre à l’épouser. Or Fancy, frivole et capricieuse, fait languir ses prétendants, bien consciente qu’il lui faudra renoncer à son indépendance lorsqu’elle sera mariée. Dans un labyrinthe de passions, Sous la verte feuillée, paru anonymement en 1872, dresse une fresque pleine d’ironie et de mélancolie du monde rural cher à Thomas Hardy. De cette histoire tissée de savoureux malentendus, où s’affrontent pour une femme une âme candide et un notable respecté, ne subsistera qu’un secret bien gardé par la fantasque Fancy…

 

Mon avis:

Avec « Sous la verte feuillée » ou « Quatre Saisons à Mellstock » Thomas Hardy signe son deuxième roman. Il écrira ensuite les fameux romans Tess d’Urberville, Jude l’Obscur ou encore Loin de la foule déchaînée.

L’intrigue se déroule dans le Wessex à Mellstock. Il s’agit d’un petit village rural où quelques changements vont avoir lieu brutalement. Le choeur qui existe depuis de nombreuses années est menacé de disparition suite à l’arrivée du nouveau pasteur. Celui-ci souhaite installer un harmonium, que la nouvelle institutrice, qui suscite bien des émois, utilisera. Et ce n’est pas particulièrement au goût des villageois, pour qui les chants sont comme sacrés et encrés dans leur tradition.

Avec ce roman, on évolue dans l’Angleterre rurale au XIXème siècle. Tout au long de ma lecture, je me suis souvenue du film dont est adapté le roman Under the Greenwood Tree. Même si cela fait un moment que je l’ai vu, je pense pouvoir dire que cette adaptation est particulièrement fidèle. Je me suis souvenue d’un certain nombre de scènes, mais je trouve tout de même que le personnage de Fancy est beaucoup plus froid dans le roman que dans le film. Un petit point qui m’a gênée dans ma lecture. Mais revenons à l’histoire originale et à ses personnages comme Richard « Dick » Dewy, un jeune homme qui fait partie des choeurs et qui tombe amoureux dès les premiers instants de la nouvelle institutrice, Fancy Day. Mais il ne sera pas le seul à succomber à son charme. Au fil des pages, on suit les aventures des habitants de ce village, et découvrant aussi les beaux paysages que nous décrit l’auteur. Même s’il existe quelques lenteurs, il s’agit après tout du deuxième roman de l’auteur, on passe tout de même un bon moment tout en se sentant transporté dans ce monde qui nous est décrit aux mille couleurs et senteurs.

Grand poète, Thomas Hardy a une plume sublime qui sait nous emmener sans problème dans un univers avec lui. On a vraiment l’impression d’avoir remonté le temps avec lui, en compagnie de Dick et Fancy.

 

note 3,5 étoiles