Contemporain, Littérature néerlandaise (Pays-Bas), Livres

Antonia, la cheffe d’orchestre de Maria Peters

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Éditeur : Charleston
Pages : 318 pages
Parution : 9 Février 2021
Tome : 01/01
Format : Broché
Genre : Historique
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L’histoire:

New York, 1926. La jeune Néerlandaise Willy Wolters a émigré aux États-Unis avec ses parents. Son rêve : devenir cheffe d’orchestre d’un grand ensemble symphonique. Cependant, à cette époque, une telle chose est impensable. On attend des femmes qu’elles se marient et aient des enfants, et non qu’elles aillent au conservatoire. Willy ne se laisse pas décourager ; elle part à la recherche d’un chef qui accepterait de la former. Au cours de sa formation, elle rencontre Frank Thomsen, un homme riche et attirant avec de nombreuses connexions dans le monde de la musique. Ils n’ont rien en commun et viennent de milieux différents. Ils ne sont pas censés tomber amoureux, d’autant plus que Willy veut voyager en Europe pour réaliser son rêve. Et pourtant… La jeune femme se retrouve face à un choix impossible.

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Mon avis:

Willy Wolters est une jeune femme américaine d’origine néerlandaise. Elle est passionnée par le monde de la musique, et ne rêve que d’une chose : devenir cheffe d’orchestre. Mais dans les années 1920, il est impensable pour une femme de diriger un orchestre. Ce milieu reste très masculin, et la place de la femme est assignée à son domicile…

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman nous emmène découvrir le parcours d’une femme en quête de liberté, de réalisation, mais aussi de son identité. On fait la rencontre de notre héroïne alors qu’elle exerce deux emplois : dactylo et ouvreuse de théâtre. Alors qu’elle désire assister au concert du célèbre Willem Mengelberg, son comportement choc et lui fait perdre son emploi. Mais lui fait aussi rencontrer Franck Thomsen, un jeune homme de bonne famille qui va la marquer. 

De l’Amérique au Pays-Bas et en passant par l’Allemagne, on suit le destin de cette jeune femme pleine de détermination qui va connaitre de nombreuses déconvenues, et qui deviendra la première cheffe d’orchestre : Antonia Brico.

J’ai grandement apprécié ce roman, et découvrir le portrait de cette femme que je ne connaissais pas. C’est aussi la première fois que je lis un roman de Maria Peters, et j’ai aimé son style. L’histoire nous livre un beau message avec le combat de cette jeune femme, qui en plus est vrai. Même si j’avoue avoir trouvé quelques passages un peu lourd, j’avais hâte de découvrir la suite. Son parcours est tellement inspirant et des thèmes importants sont abordés, comme les nombreuses inégalités entre sexes et entre classes sociales, mais aussi la quête d’une identité après une adoption. J’aurais d’ailleurs aimé que ce point soit plus développé.

En bref, un roman fascinant sur une femme qui force l’admiration. 

note 4 étoiles

Bande dessinée, Littérature française (France), Livres

D’un Renoir à l’autre de Jak Lemonnier et Eddy Simon

D'un Renoir à l'autre de Jak Lemonnier et Eddy Simon

Éditeur : 21 g
Pages : 128 pages
Parution : 24 Aout 2018
Tome : 01/01
Format: Broché
Genre: Biographie
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L’histoire:

Chez les Renoir, l’art est une affaire de famille !
La voie est tracée par Pierre-Auguste, peintre à l’origine du mouvement impressionniste avec Monet, Cézanne, Degas… , et se poursuit avec Jean, cinéaste poétique avant-gardiste. Un des maîtres incontestés de la peinture moderne française du XIXe siècle a donné naissance à l’un des plus grands réalisateurs du XXe siècle. Des tableaux du père aux films du fils, la filiation artistique révèle une même quête, un même idéal, une même source d’inspiration : une ode à la liberté qui se nourrit d’une profonde humanité et de l’amour du vrai.

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Mon avis:

Ce livre se concentre sur le parcours de deux grands artistes père et fils : Pierre-Auguste Renoir, grand peintre et créateur du mouvement impressionniste; et Jean Renoir, un réalisateur majeur du XXe siècle. Divisé en plusieurs parties, on suit leur parcours de manière non chronologique, mais plus pour mettre en lumière comment l’art et la vision de l’un, ont influencés sur l’autre.

Cela a été un grand plaisir de découvrir cet ouvrage. Même si la construction peut surprendre au début, on comprend vite pourquoi le choix a été fait. Ici ce n’est pas d’un artiste que l’on parle, mais de deux, et aussi et surtout de leur regard très proche sur leurs travaux. J’ai grandement appris sur Pierre Auguste, et aussi sur Jean que je connaissais moins bien. Leurs arts ont beaux êtres différents, on reconnait bien leurs valeurs de liberté et leurs touches personnelles et familiales. Les films de Jean sont par exemple largement inspirés des toiles de son père.

L’intrigue est très bien documentée, j’ai particulièrement aimé les notes qui nous permettent de nous recentrer sur le contexte historique: des censures imposés par Napoléon III à leur assouplissement; de la révolution de certains élèves des Beaux Arts contre les codes, qui amène un regroupement puis au mouvement des impressionnistes; ainsi que l’arrivée de la première guerre mondiale et de la seconde, et de cette constante recherche de liberté importante pour le père comme le fils.

Les illustrations sont toutes aussi envoutantes que le texte. Toutes en sensibilités, on ressent parfaitement le lien intimiste et artistique entre les deux hommes.

Un très beau livre biographique sur deux grands artistes dont la passion pour l’image les a réuni. Une bien belle découverte.

 

note 4,5 étoiles

Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Une femme d’imagination et autres contes de Thomas Hardy

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Éditeur : Le Livre de Poche
Pages : 168 pages
Parution : 11 Mars 2015
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Classique, Historique
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L’histoire:

Dans le sud-ouest de l’Angleterre , au début du XIXe siècle, quatre destins de femmes meurtries par l’amour : amour impossible pour un soldat étranger, amour ensorcelé pour un violoniste de village, amour refusé par un fils trop rigide, amour rêvé pour un homme jamais rencontré…

Comme dans Tess d’Urberville et Jude l’obscur, Thomas Hardy conte à merveille dans ces courts textes les tourments de l’âme féminine et la brutalité d’une société où le sentiment n’a pas sa place.

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Mon avis:

Dans ce recueil, nous découvrons quatre nouvelles de Thomas Hardy, quatre désillusions amoureuses de femmes du XIXe siècle : Phyllis, Sophy, Caroline et Ella

Dans la première, « Le hussard mélancolique de la légion germanique », l’auteur nous conte la rencontre amoureuse entre une jeune fille déjà promise en mariage et un soldat en garnison. Le choix devra se faire entre le cœur et la raison…

Dans « Le veto du fils », on assiste au refus absolu d’un fils qui ne souhaite pas que sa mère se remarie, considérant le prétendant en dessous de sa classe sociale.

« Le violoneux des contredanses » raconte la passion d’une femme pour un musicien sans trop de scrupules, et ses malheureuses conséquences.

Enfin, avec « Une femme d’imagination », c’est l’histoire d’une femme mariée qui devient folle d’un poète qu’elle ne connait que par ses mots.

Ce n’est pas la première fois que je lis les écrits de Thomas Hardy, et autant dire que je suis toujours aussi fan de sa plume. Même si je n’ai pas forcément accrochée à toutes les histoires qui nous sont contées, on passe tout de même un bon moment. Mais il faut se rappeler qu’avec l’auteur nous n’avons pas toujours le droit à des happy end !

Les personnages sont très approfondit et les intrigues prenantes. On se retrouve face à des convenances sociales et morales qui entravent le destin de beaucoup de femmes de cette époque.

note 3,5 étoiles

Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Le lion qui ne savait pas chasser (mais qui devient roi) de Jean-Sébastien Blanck et Jonathan Bousma

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Éditeur : Alzabane
Pages : 118 pages
Parution : 1 Décembre 2011
Tome : 01/01
Format: Broché
Genre: Jeunesse
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L’histoire:

Au début des temps, quand les villes n’étaient encore que des villages de huttes, vivait dans la savane un pauvre lion qui ne savait pas chasser. Il était si maladroit qu’il faisait rire tous les autres animaux. Mais un jour, tandis qu’il pleurait sur son sort, il rencontra un macaque très malin. Le singe lui souffla une drôle d’idée et alors, tout changea…

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Mon avis:

Acheté lors de la foire du livre du Bruxelles et après quelques échanges avec l’auteur, il était temps que je sorte ce livre de ma bibliothèque ! Accompagné d’un CD audio, le texte est traduit en trois langues : français, espagnol et anglais. On peut ainsi apprécier l’histoire différemment, soi en l’écoutant, ou dans une autre langue. 

L’histoire nous emmène à la découverte de ce lion qui a de grandes difficultés à s’intégrer, puisqu’il n’arrive pas à chasser. Même un simple papillon, il n’arrive pas à l’attraper. Et même quand on lui demande de rugir, afin de faire peur, il n’arrive pas non plus. Quel est l’avenir de ce lion rejeté par tous… C’est alors qu’il rencontre sur son chemin un vieux singe macaque qui a une idée pour lui…

Dans l’univers des fables, le récit est amusant et aussi bien engagé. On prend du plaisir à tourner les pages magnifiquement illustrées dans un style ancien avec des enluminures. Son contenu est assez court, et rempli de sous-entendu. On comprend bien les critiques qui sont faites, notamment envers la vie politique. Un livre jeunesse qui pourra plaire au petit comme au grand. 

note 3 étoiles

Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Contes d’ailleurs et d’autre part de Pierre Gripari

Contes d'ailleurs et d'autre part de Pierre Gripari

Éditeur : Grasset
Pages : 192 pages
Parution : 2 Mai 2012
Tome : 01/01
Format : Poche
Genre : Jeunesse
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L’histoire:

Dans ces huit contes inspirés des folklores russe, français, italien ou d’Afrique du Nord, des sorcières côtoient un diable aux cheveux blancs, une petite sœur plus maline que ses frères, une demoiselle scarabée amoureuse, ou encore un bagada farceur…
La fantaisie inimitable de Pierre Gripari s’empare d’histoires d’ici, d’ailleurs et d’autre part, pour le plus grand plaisir de l’imagination !

Prix des Incorruptibles

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Mon avis:

Pierre Gripari est un auteur que j’ai lu quand j’étais enfant, et qui m’a marqué avec notamment le célèbre livre « La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca ». C’est donc avec grand plaisir que je découvre ce recueil de huit nouveaux contes.

On commence l’aventure avec « Mademoiselle Scarabée », un conte venant d’Afrique du Nord et qui nous propose une bonne entrée en matière. Dès la première page, j’ai explosé de rire ! Très court, juste sept pages, il est très divertissant et tout en rime.
On continue avec « Madame La-terre-est-basse ». Assez court lui aussi, c’est surtout le travail d’écriture qui m’impressionne et les beaux messages passés à travers l’histoire. Une bien belle réalisation.
Ensuite autour de l’histoire du Diable aux cheveux blancs, où j’ai aussi bien rigolé. Le texte est un peu plus long et quel plaisir de le découvrir.
« L’histoire du Bagada » nous emmène en banlieue parisienne dans un petit appartement avec un petit diable farceur. J’avoue avoir moins accrochée à ce conte, puisque finalement à la fin, on ne sait pas ce qu’est un bagada (ou bien je n’ai pas compris !)
On reste en France avec « Le voyage de Saint Déodat », qui met en sein un village juste avant la seconde guerre mondiale. Le scénario est très original, puisqu’ici ce n’est pas un personnage notre narrateur, mais bien Saint-Déodat, un village de moins de deux mille habitants sur une surface d’un kilomètre. On revisite l’Histoire, les grands noms, les grandes dates, les grands évènements. Il s’agit de mon coup de cœur.
L’aventure continue avec « Petite sœur », un long conte en plusieurs parties. Celui-ci est plus classique, même si le style de l’auteur lui donne beaucoup de charme. On ne peut pas s’ennuyer avec ses écrits.
L’auteur se met ensuite en scène avec « L’eau qui rend invisible » en référence à un livre que je n’ai pas lu, les Contes de la Folie-Méricourt, où il est question d’une bouteille ou plutôt de son contenu. Tout comme une précédente histoire, je n’ai pas trop accroché alors que j’ai quand même bien rigolé.
Enfin, le recueil s’achève avec un conte russe « Sadko » qui est un cithariste. J’ai grandement aimé connaitre ce musicien. On peut dire ainsi que ce recueil s’achève très bien !

En bref, ce recueil nous offre différent scénario et sujet très bien contés. Quelques illustrations sont aussi présentes, et égayent les histoires. Une bien belle découverte !

note 3,5 étoiles

Contemporain, Littérature espagnole (Espagne), Livres

L’espionne de Tanger de Maria Duenas

L'espionne de Tanger de Maria Dueñas

Éditeur : Points
Pages : 696 pages
Parution : 27 Juin 2013
Tome : 01/01
Format : Poche
Genre : Romance, Contemporain
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L’histoire:

Trahie par l’homme qu’elle aimait, Sira, vingt ans, se retrouve seule à Tétouan. La guerre civile ravage l’Espagne et elle ne peut rejoindre sa mère à Madrid. Sans argent, sans amis, elle ne doit sa survie qu’à son seul talent : la couture. Comment peut-elle imaginer qu’en montant un atelier de confection elle se prépare à une existence d’aventurière ? Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, les riches expatriées retenues au Maroc par les hostilités affluent chez la jeune femme : elle seule sait recréer les derniers modèles de Paris. Sira conquiert ainsi ses entrées dans les plus grandes maisons, où se fomentent les alliances entre nazis et franquistes. Bientôt, elle est approchée par les services secrets britanniques. Pour eux, la couturière aux doigts d’or invente un très astucieux système de communication cryptée. Mais la guerre des espions n’est pas un jeu d’enfant. Envoyée à Tanger, à Madrid et à Lisbonne, Sira doit déjouer les pièges très sophistiqués d’ennemis aux manières policées, mais à la férocité bien réelle.

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Mon avis:

Ce roman nous emmène dans les années 30 à Madrid, en pleine période de trouble. On fait la connaissance de Sira Quiroga, une jeune couturière qui va voir son destin basculer à la fois par la rencontre d’un homme qui l’emmènera jusqu’au protectorat espagnol au Maroc; mais aussi par l’Histoire, avec la guerre civile espagnole jusqu’aux débuts de l’invasion nazie en Europe.

Ayant déjà vu l’adaptation du roman en série télé il y a quelques années, je me souvenais des grandes lignes de l’intrigue. Et c’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé le personnage de Sira pour assister à sa métamorphose. De jeune couturière naïve, elle deviendra au fil des épreuves et rencontres, une femme forte et engagée jusqu’à devenir espionne pour le compte des services secrets britanniques. Avec elle, on découvre une autre vision de la seconde guerre mondiale depuis le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Les personnages secondaires sont tout aussi importants dans la narration, et attachants. Le point qui m’a finalement dérangé dans cette lecture, c’est les moments de lenteur où il faut s’accrocher. Elle n’en reste pas moins agréable et instructive pour toutes les descriptions, personnages et faits historiques insérés. Les retournements de situation et les nombreuses mésaventures que subit l’héroïne rythme le roman, et nous tiennent en haleine.

Une bien bel découverte avec ce roman que l’on peut définir d’aventure, d’amour et d’espionnage. Je suis maintenant bien tentée par revisionner son adaptation. Vous pouvez d’ailleurs retrouver mon article en cliquant ici !

note 3,5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres

L’arbre de Sobo de Marie Sellier et Charlotte Gastauton

L'arbre de Sobo de Marie Sellier et Charlotte Gastaut

Éditeur : Réunion des musées nationaux
Pages : 48 pages
Parution : 24 Octobre 2018
Tome : 01/01
Format : Album
Genre : Jeunesse
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L’histoire:

Cet arbre si grand, si beau, dont la ramure bruissante de feuilles, d’oiseaux et d’esprits surplombe la campagne japonaise jusqu’à la mer, c’est l’arbre préféré de Sobo, la grand-mère de Kimi.
Comme Sobo, il est calme, solide et protecteur.
Comme elle, il brave le temps…

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Mon avis:

Cet album nous donne rendez-vous au Japon à la découverte de Sobo, la grand-mère de Kimi. Non loin de sa maison, se dresse un arbre majestueux, où elles aiment y partager de bons moments. Toutes ses vacances, Kimi les passe chez sa grand-mère qui est une brodeuse reconnue. La jeune fille est très admirative de son travail, et apprend différents points de broderie. Mais un jour, ses parents lui apprennent que Sobo a rejoint les esprits, et qu’ils vont devoir vendre sa maison. La jeune fille ne compte pas les laisser faire…

L’intrigue nous parle certes du deuil, mais de façon très poétique et captivant. Le parcours de Kimi est très touchant, et on continue à la suivre bien des années après. On découvre aussi les traditions et l’art de la culture japonaise, magnifiquement mis en lumière par les illustrations. Ce n’est donc pas de la tristesse que l’on ressent en tournant les pages, mais plutôt de l’admiration pour le lien transgénérationnel créé entre une grand mère et sa petite fille, ainsi que sa transmission. On ne peut qu’être touché par les actions de notre jeune héroïne, et de l’émerveillement de ses parents.

Un très bel album à découvrir tout en douceur et en émotion, pour la beauté de ses mots et pour son graphisme très fin et détaillé.

note 5 étoiles

Album, Littérature française (France), Livres

Le livre du Rien de Rémi Courgeon

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Éditeur : Seuil
Pages : 64 pages
Parution : 3 Septembre 2020
Tome : 01/01
Format : Album
Genre : Jeunesse
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L’histoire:

Le jour où le grand-père d’Alicia lui offre ce drôle de livre, c’est toute la vie de la petite fille qui va être transformée. Et pourtant il n’a rien d’extraordinaire, bien au contraire. Ses pages sont blanches et c’est ce qui en fait toute la magie. Son grand-père le lui a promis, dès qu’Alicia l’ouvrira, une idée lui viendra : une idée drôle, une idée astucieuse, et peut-être même une idée géniale. La consigne est simple : ne jamais rien écrire dessus et le protéger de tout ce qui pourrait l’abîmer.
Un album délicat sur la transmission et la créativité. Pour ne jamais oublier que les livres sont un peu magiques…

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Mon avis:

Peu avant de disparaitre, le grand-père d’Alicia lui offre un livre. Mais à sa grande surprise, celui-ci est entièrement vide. D’après son grand-père, il est magique « A chaque fois que tu l’ouvriras, tu auras une idée » Mais attention, il faut surtout bien le protéger et il ne faut pas écrire dedans, sinon il perdrait son pouvoir et deviendrait qu’un simple et vulgaire carnet… Quelque peu sceptique la jeune fille n’y croit pas trop au début, mais il a raison. C’est ainsi le début d’une grande histoire, pleines d’idées !

Comme Alicia au début de l’histoire, on se demande bien ce qu’est ce livre objet magique. Au fil des pages, Alicia grandit, des idées projets et aventures pleins la tête. Tout en émotion et en poésie, on se sent emporté pour l’histoire qui traite finalement de la créativité, de l’invention, de la poursuite de nos rêves jusqu’à leur réalisation. Mais aussi de peurs, comme le doute, l’incertitude et la fameuse page blanche !

Une œuvre qui invite donc à la réflexion.

note 3 étoiles