Jeunesse, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Catherine, princesse de Russie : Saint Pétersbourg, 1743-1745 de Kristiana Gregory

Catherine, princesse de Russie : Saint-Pétersbourg, 1743-1745 de Kristiana Gregory

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Collection: Mon Histoire
Pages : 176 pages
Parution : 31 Août 2006
Genre: Jeunesse, Historique

 

L’histoire:

« 4 janvier 1744. Mère s’est penchée pour prendre mon menton dans sa main. « Ne répétez à personne ce que je vais vous dire, ni à votre frère ni même à Mademoiselle. Compris ? » J’ai acquiescé. « Si vous obtenez la faveur du roi, vous et moi devrons quitter la Prusse en traîneau pour gagner Saint-Pétersbourg où nous rencontrerons l’impératrice Élisabeth. Elle vous a choisie, vous, ma pauvre fille ingrate, pour être la fiancée de Pierre. À moins que vous ne gâchiez vos chances, vous l’épouserez et un jour, vous régnerez tous deux sur la Russie. »Sophie, princesse sans fortune de Poméranie, est choisie par l’impératrice de Russie pour devenir la fiancée de son neveu, Pierre, qui doit lui succéder. La jeune fille et sa mère quittent la Prusse pour s’installer à la cour de Saint-Pétersbourg. Décidée à conquérir l’affection du peuple, Sophie apprend le russe et, à la veille de son mariage, se convertit à la religion orthodoxe sous le nom de Catherine.

 

Mon avis:

Avant de vous présenter le roman, j’ai plutôt envie de vous présenter la collection « Mon histoire » de chez Gallimard, que j’affectionne tant. Il s’agit de journaux intimes qui nous raconte la jeunesse de grands personnages historiques. Ils sont d’ailleurs très soignées, avec les pages jaunies et le contour des pages arrachées, soit comme un vrai journal intime. En plus de l’histoire qui nous est conté, on retrouve toujours en fin d’ouvrage, des informations complémentaires sur le personnage qu’on a appris à découvrir. Ici, il s’agit de Catherine, la Grande, ou plutôt Sophie Augusta Frederika d’Anhalt-Zerbst. On fait sa connaissance alors qu’elle a tout juste 14 ans en Prusse, où la guerre avec la Russie fait rage. C’est ainsi qu’elle se voit promise à Pierre III Fiodorovitch, empereur de Russie, et va devoir grandement changer pour ce mariage forcé, jusqu’à son prénom.

On suit pendant 2 ans le parcours de Sophie, future Catherine II, et Impératrice de Russie. Jeune fille au grand caractère, elle doit apprendre à découvrir la cour russe, apprendre cette nouvelle langue, et les codes de la future vie qui l’attend. On s’attache très vite à son personnage qui n’a pas froid aux yeux. On arrive déjà très bien à s’imaginer quelle grande dame elle va devenir. La rencontre avec son futur mari n’est pas transcendante. Même s’ils sont tous les deux encore des enfants, cela se sent plus chez Pierre. Et la jeune fille n’hésite pas à l’ignorer. On sent déjà son ambition, et sa volonté à détenir le trône. Juste 2 ans, il est vrai que c’est court pour découvrir son parcours, mais c’est aussi à la fois impressionnant de voir comment elle est prête à tout tenter, pour aller au plus près de ses ambitions. Un récit très intéressant, à découvrir.

Littérature américaine (Etats-Unis), Séries

Le cœur a ses raisons (When Calls the Heart)

Le cœur a ses raisons (When Calls the Heart)

Acteurs: Erin Krakow, Paul Greene, Lori Loughlin
Réalisateur : Michael Landon Jr.
Audio : Français
Durée : 60 × 60 minutes
Genre: Historique, Romance, Drame

L’histoire:

Elizabeth Thatcher, une jeune institutrice, entreprend un voyage vers l’Ouest. Issue d’une bonne famille, elle va découvrir Coal Valley, une ville minière habitée principalement par des veuves et des enfants, à cause d’un coup de grisou qui a coûté la vie à beaucoup d’hommes. Elizabeth va vite entrer en conflit avec le seul policier de la ville, qui a été envoyé à Coal Valley pour la protéger. Touchée par le destin des habitants, elle mettra tout son cœur pour aider les veuves et orphelins menacés d’expulsion…

 

Mon avis:

Le cœur a ses raisons est une série télévisée américaine, basée sur la série de roman du même nom écrite par Janette Oke. Disponible sur Netflix, je viens de finir la première saison.

On fait la connaissance d’Elizabeth Thatcher, une jeune femme de bonne famille en quête de liberté et d’indépendance. Elle quitte sa famille pour devenir institutrice dans une ville minière. Il est vraiment qu’avec ce scénario, j’ai pensé à un film et une série adapté aussi de roman: Under the Greenwood Tree, qui raconte l’histoire d’une institutrice dans un village d’ouvrier, et Poldark pour le contexte de la mine. Mais autant dire qu’avec une production de la Hallmark, on est très loin des productions de ITV et de la BBC, où le contexte historique et social sont quelque peu délaissés ici. A vrai dire, je m’y attendais un peu, au vu de leur production de téléfilm. Il y a tout de même un épisode où les femmes prennent la place des hommes dans la mine, qui m’a plu. Tout de même pas assez développé, et il y avait matière. Mais bon, ce n’est pas la spécialité de la production. Il est vrai que je serais aussi curieuse de découvrir les romans, afin de savoir s’ils sont plus engagés, mais n’existant pas en français, ça ne sera point possible. Je dirais que j’ai tout de même passé un bon moment à visionner cette première saison, qui est certes légère, mais divertissante. Cette série me fait penser aussi à une autre que je regardais enfant, pour l’ambiance : Docteur Quinn.

Je compte continuer par curiosité, et voir ce que la suite réserve. Connaissez-vous cette série, et l’avez-vous regardé ?

 

note 3 étoiles

Films, Littérature américaine (Etats-Unis)

Les Filles du Docteur March (2019)

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Acteurs : Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Eliza Scanlen, Timothée Chalamet, Meryl Streep, Laura Dern, Bob Odenkirk, James Norton, Chris Cooper, Louis Garrel
Réalisateur : Greta Gerwig
Genre: Drame, Romance, Historique

 

L’histoire:

Greta Gerwig, réalisatrice de Lady Bird signe une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les Filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie. Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh et Eliza Scanlen campent les soeurs March, quatre jeunes filles bien décidées à vivre comme bon leur semble. Timothée Chalamet incarne leur voisin, Laurie, Laura Dern interprète Marmee et Meryl Streep, Tante March.

 

Mon avis:

Plusieurs fois adaptés au cinéma et à la télévision, le grand classique de Louisa May Alcott est remis en scène par la réalisatrice Greta Gervig, qui nous offre une nouvelle vision de l’histoire.

J’ai eu l’opportunité de voir le film en avant-première, ce vendredi soir, et autant dire que j’ai passé un bon moment. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les sœurs March: Meg, Jo, Amy et Beth, et sans oublier Laurie. On les suit dans leurs aventures qui savent nous faire sourire, rire ou nous émouvoir.

Le grand changement dans cette adaptation est le montage. En effet, on jongle entre deux époques, qui sont séparées de 7 ans. On commence ainsi l’histoire par la fin avec Beth, puis on remonte dans le temps, avec comme fil conducteur le parcours de Jo. Ce rythme est gardé pendant tout le film, ce qui le démarque bien des autres adaptations. Les péripéties de Jo sont ainsi bien mises en lumière, mais aussi et surtout son parcours en tant que femme dans une société qui ne leur est pas favorable. Bien que ce montage est très intéressant, je vous avouerais que des fois il m’a perdu. Il met arrivé de me demander deux fois, où on était dans l’histoire, au début, ou à la fin… Bon j’ai quand même vite retrouvé mon chemin !

Concernant l’interprétation des acteurs, ils ont su parfaitement donner vie à leurs personnages, mais c’est surtout Saoirse Ronan qui m’a impressionné. Bien que j’aime beaucoup Emma Watson, et que je ne pensais pas détourner mon regard de son personnage, finalement Saoirse Ronan a su me toucher. Elle a su redonner vie, excentricité au personnage de Jo, ce qui a rendu son combat de femme encore plus saisissant.

Bref, une très belle adaptation qui a su se démarquer des autres, des personnages charismatiques, et de superbes scènes qui vous feront passer un bon moment.

4,5 étoiles - film

Bande dessinée, Littérature américaine (Etats-Unis), Littérature anglaise (Angleterre), Littérature ecossaise (Ecosse), Littérature espagnole (Espagne), Littérature française (France), Littérature irlandaise (Irlande), Littérature italienne (Italie), Livres

Macabre de Pedro Rodriguez

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Éditeur : Emmanuel Proust
Pages : 96 pages
Parution : 2 Septembre 2010
Genre: Classique, Fantastique

 

L’histoire:

Et si vos pires cauchemars devenaient réalité ? Une main étrangleuse, un démon qui échange 7 années de bonheur contre la damnation éternelle, un jeune garçon qui ne craint pas les fantômes, un lord anglais qui se repaît du sang de ses amis, un chat qui renaît de ses cendres… On vous aura prévenus : Après avoir lu cet album, vous ne pourrez plus fermer l’oeil de la nuit…
En BD, un recueil des plus célèbres contes macabres du monde : Guy de Maupassant (La Main), Sheridan le Fanu (Le Pacte de sir Dominick), Edward Lucas White (La Maison du cauchemar), John William Polidori (Le Vampire), Catherine Crowe (La Maison B… à Candem Hill), Robert Louis Stevenson (Le Voleur de cadavres), Edgar Allan Poe (Le Chat noir).

 

Mon avis:

Pedro Rodriguez, scénariste et illustrateur espagnol a décidé de reprendre sept célèbres contes horrifiques de grands noms, en les adaptant en bande dessinée. On redécouvre ainsi de grands classiques du XIXème siècle, qui nous font voyager de Corse jusqu’à New York, en passant par l’Irlande, l’Angleterre et l’Ecosse. Nous avons le droit à des histoires de vampires, de démons, de revenants, de lieux hantés… et j’en passe. Un bon cocktail spécial pour Halloween !

Chaque conte a le droit à la même mise en page, avec un graphisme vintage très bien travaillé, et un portrait de chaque auteur. Le papier choisit fait aussi son effet, on a vraiment l’impression de tenir en main, un vieux livre. Les illustrations sont très bien réalisées, et collent parfaitement avec l’univers. C’est un plaisir de redécouvrir, ou tout simplement découvrir ces histoires, dont certaines j’avais oubliées. J’ai donc passé un super moment de lecture avec ce recueil, dont je trouve que les titres ont été très bien choisit.

4,5 étoiles

Classique, Littérature américaine (Etats-Unis), Livres

Les contes macabres, tome 1 de Edgar Allan Poe et Benjamin Lacombe

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Éditeur : Soleil
Pages : 218 pages
Parution : 6 Mars 2014
Genre: Classique

 

L’histoire:

L’influence d’Edgar Allan Poe dans le monde a été et demeure considérable : la critique contemporaine le situe parmi les plus remarquables écrivains de la littérature américaine du XIXe siècle, et ses nouvelles ont revêtu, au fil des ans, grand nombre de titres et d’aspects. Le premier volume des Contes macabres s’articulait autour de la vision de la femme et de la mort, tandis que ce second volume s’intéresse à celle de l’homme et du fantastique. Forte, pleutre, habitée par la mélancolie ou basculant dans la folie, la figure masculine selon Poe est complexe et, par là même, terriblement envoûtante. Benjamin Lacombe a sélectionné de nouveaux contes, parmi lesquels Manuscrit trouvé dans une bouteille ou Petite discussion avec une momie, et propose un nouveau voyage graphique, à la frontière du réel, dans les tréfonds de l’âme humaine.

 

Mon avis:

Les contes macabres, est un recueil de contes écrit par Edgar Allan Poe, et ici traduit par Charles Baudelaire. Ils se comptent au nombre de huit; on retrouve Bérénice, le chat noir, l’île de la fée, le cœur révélateur, la chute de la maison Usher, le portrait ovale, Morella, Ligeia. Chaque conte est accompagné d’illustrations de Benjamin Lacombe, avec une alternance de pages blanches et noires (une histoire avec des pages blanches, une autre avec des pages noires). A la fin du livre, on retrouve des biographies d’Edgar Allan Poe, de Charles Baudelaire et de Benjamin Lacombe.

Les histoires contées sont à la fois poétiques, fantastiques et mélancoliques, certaines nous font même frémir. La lecture n’est pas toujours aisée au vu du style. Les personnages illustrés par Benjamin Lacombe se lient merveilleusement bien avec l’univers d’Edgar Allan Poe, avec une petite note à la Tim Burton. La mise en page est dans l’esprit des livres d’antan: larges marges, lettrines, pages de garde illustrée… Un très beau livre objet que je suis heureuse d’avoir dans ma collection.

3 étoiles