Album, Classique, Jeunesse, Littérature danoise (Danemark), Livres

Poucette de Hans-Christian Andersen et Marco Mazzoni

Éditeur : Albin Michel Jeunesse
Pages : 64 pages
Parution : 7 Novembre 2018
Genre: Jeunesse, Classique

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L’histoire:

Pas plus haute qu’un pouce, Poucette est une petite fille née dans une tulipe. Elle va de mésaventure en mésaventure, jusqu’au jour où elle rencontre une hirondelle malade et la soigne. Reconnaissante, celle-ci lui propose de l’emmener aux pays chauds…
Bien que Poucette soit petite, seule et sans défense, elle a bon cœur. C’est son aptitude à la compassion qui va lui ouvrir les portes du bonheur…

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Mon avis:

Née d’un grain d’orge donné par une sorcière à une femme désirant un petit enfant, Poucette voit le jour dans une belle fleur aux couleurs rouges, jaunes et vertes. Charmante et bienveillante, de multiples aventures contre son grès vont lui arriver, et elles seront parfois merveilleuses.

Ce conte très poétique signé Hans-Christian Andersen nous offre une belle histoire qui est loin d’être tranquille pour notre héroïne. Kidnappées à de nombreuses reprises, elle fera tout de même de belles rencontres. Entre le crapaud, les petits poissons, le papillon blanc, le hanneton, la souris, l’hirondelle, la taupe… tout un monde s’ouvre à elle. Au fil de son parcours, de jeune fille on la voit devenir une femme.

L’histoire m’a certes fait passer un bon moment, mais les illustrations encore plus. Dès que je tournais les pages, autant dire que mes yeux étaient plus attirés par le travail graphique que le texte ! Dessinée aux crayons de couleur, Poucette prend vie grâce à Marco Mazzoni. Je ne connaissais pas cet artiste. Son talent m’a émerveillé. J’aime le fait que l’on sent la métamorphose du personnage dans les traits de crayon et les représentations. Magnifique !

Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Contes et légendes du Nord de Caroline Dhery

Éditeur : Auzou Pages : 44 pages Parution : 28 Octobre 2022 Genre: Jeunesse

. L’histoire: Un magnifique coffret contenant l’histoire de Aline, une petit fille norvégienne, qui découvre dans la bibliothèque un incroyable recueil de légendes Samies – les peuples de Laponie et du grand Nord. Mais la bibliothécaire lui interdit de lire ce livre et en déchire les pages. Emportées par le vent, Aline court derrière chaque page pour les récupérer et découvrir ces contes merveilleux d’hiver. L’enfant accompagne Aline dans sa découverte des contes. Chaque jour, il découvre avec Aline une nouvelle page, du 1er au 24 décembre. A la fin, le 25 décembre, l’enfant reçoit une couverture et du ruban pour créer son propre recueil avec tous les contes qu’il a découverts.   Mon avis: Cet album de l’avent se présente en coffret. 24 enveloppes contiennent une page, que l’on pourra assembler à la fin. En plus, on trouve un guide avec l’histoire d’Aline, une jeune norvégienne passionnée de littérature. C’est d’ailleurs elle, qui va nous guider et nous explique pourquoi ces pages sont séparées l’une de l’autre. Plongeons en 1902 à Tromso en Norvège. Alors qu’Alice se rend dans la bibliothèque de son village à la recherche d’un nouveau recueil de conte, un évènement va se produire… C’est ainsi qu’elle fera la connaissance de Simeen, un jeune garçon de religion Samie, dont les histoires parlent de son peuple. Ce sont six contes et légendes qui demandent d’être rassemblés pour en découvrir tout le sens. Plusieurs m’ont plu comme :
  • La gardien du soleil, qui nous emmène au cœur de la Scandinavie, où la tribu des Doaivu est plongé dans l’obscurité. Deux jeunes garçons découvrent qu’il n’y en a pas été toujours le cas, et veulent remettre les choses en ordre. Une belle épopée s’offre à nous.
  • Le roi des ours, incarné par le grand-père Pelu, dont la mission est de changer les saisons. De la magie en compagnie d’un chamane, d’une sorcière, d’un dieu et d’une jeune fille au grand courage.
  • La forêt des géants, où une histoire d’amour à la Roméo et Juliette, mais une version avec des géants, des ogres et une sorcière. Une belle histoire et une conclusion touchante.
  • La lampe de Pekka, soit un homme cupide et vaniteux qui a capturé des âmes pendant 2000 ans afin de rester en vie. Une situation qui ne dura pas avec l’arrivée d’une jeune fille.
Toutefois, certains m’ont moins convaincues comme:
  • Le passeur d’aurores: où l’on fait la connaissance de Kettu, un renardeau aveugle. Depuis sa naissance, il fait toujours le même rêve. Il découvrira plus tard qu’il s’agit d’un message… J’ai trouvé la fin brutale dans le sens où Kettu accepte très vite sa destinée.
  • L’incroyable chevelure de Sedna, une légende de Laponie qui inculque le respect des femmes et de la mer. La conclusion est intéressante, mais il y a une erreur dans l’intrigue. Cela peut arriver !
En soit, un bon moment de passé avec cette lecture. J’ai d’autant plus apprécié qu’il y ait une histoire pour accompagner la lecture de chaque conte. En fin d’ouvrage, on a le droit à quelques informations sur les Samis. Ce peuple autochtone est toujours présent en Norvège, Suède, Finlande et Russie. Cela m’a donnée envie d’en savoir plus sur eux.
Jeunesse, Littérature française (France), Livres

Contes d’ailleurs et d’autre part de Pierre Gripari

Contes d'ailleurs et d'autre part de Pierre Gripari

Éditeur : Grasset
Pages : 192 pages
Parution : 2 Mai 2012
Genre : Jeunesse

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L’histoire:

Dans ces huit contes inspirés des folklores russe, français, italien ou d’Afrique du Nord, des sorcières côtoient un diable aux cheveux blancs, une petite sœur plus maline que ses frères, une demoiselle scarabée amoureuse, ou encore un bagada farceur…
La fantaisie inimitable de Pierre Gripari s’empare d’histoires d’ici, d’ailleurs et d’autre part, pour le plus grand plaisir de l’imagination !

Prix des Incorruptibles

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Mon avis:

Pierre Gripari est un auteur que j’ai lu quand j’étais enfant, et qui m’a marqué avec notamment le célèbre livre « La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca ». C’est donc avec grand plaisir que je découvre ce recueil de huit nouveaux contes.

On commence l’aventure avec « Mademoiselle Scarabée », un conte venant d’Afrique du Nord et qui nous propose une bonne entrée en matière. Dès la première page, j’ai explosé de rire ! Très court, juste sept pages, il est très divertissant et tout en rime.
On continue avec « Madame La-terre-est-basse ». Assez court lui aussi, c’est surtout le travail d’écriture qui m’impressionne et les beaux messages passés à travers l’histoire. Une bien belle réalisation.
Ensuite autour de l’histoire du Diable aux cheveux blancs, où j’ai aussi bien rigolé. Le texte est un peu plus long et quel plaisir de le découvrir.
« L’histoire du Bagada » nous emmène en banlieue parisienne dans un petit appartement avec un petit diable farceur. J’avoue avoir moins accrochée à ce conte, puisque finalement à la fin, on ne sait pas ce qu’est un bagada (ou bien je n’ai pas compris !)
On reste en France avec « Le voyage de Saint Déodat », qui met en sein un village juste avant la seconde guerre mondiale. Le scénario est très original, puisqu’ici ce n’est pas un personnage notre narrateur, mais bien Saint-Déodat, un village de moins de deux mille habitants sur une surface d’un kilomètre. On revisite l’Histoire, les grands noms, les grandes dates, les grands évènements. Il s’agit de mon coup de cœur.
L’aventure continue avec « Petite sœur », un long conte en plusieurs parties. Celui-ci est plus classique, même si le style de l’auteur lui donne beaucoup de charme. On ne peut pas s’ennuyer avec ses écrits.
L’auteur se met ensuite en scène avec « L’eau qui rend invisible » en référence à un livre que je n’ai pas lu, les Contes de la Folie-Méricourt, où il est question d’une bouteille ou plutôt de son contenu. Tout comme une précédente histoire, je n’ai pas trop accroché alors que j’ai quand même bien rigolé.
Enfin, le recueil s’achève avec un conte russe « Sadko » qui est un cithariste. J’ai grandement aimé connaitre ce musicien. On peut dire ainsi que ce recueil s’achève très bien !

En bref, ce recueil nous offre différent scénario et sujet très bien contés. Quelques illustrations sont aussi présentes, et égayent les histoires. Une bien belle découverte !

note 3,5 étoiles

Album, Littérature belge (Belgique), Littérature française (France), Livres

Les plus belles légendes de France de Madeleine Mansiet et Quentin Gréban

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Éditeur : Hemma
Pages : 115 pages
Parution : 9 Octobre 2008
Genre: Jeunesse

 

L’histoire:

Transmises de génération en génération, les légendes ont toujours fasciné petits et grands. Dans ce livre, 16 histoires issues des plus belles régions de France sont contées par Madeleine Mansiet et illustrées par les douces aquarelles de Quentin Gréban. Un voyage dans le temps merveilleux et envoûtant…

 

Mon avis:

Voici un très beau livre qui nous fait voyager en France métropolitaine, mais aussi d’Outre-Mer, à la découverte de légendes qui ont su laisser leurs empreintes. A travers les régions de France, en passant par la Corse, Tahiti et la Réunion, on découvre plusieurs histoires plus ou moins anciennes, avec des fois une note de fantastique, et des romances qui n’ont pas toujours connu des happy-end.

J’ai particulièrement aimé celle de ma région sur l’âne perdu, Saint Martin et la fameuse pâtisserie « craquendoules », que je ne connais même pas. Je vais devoir goûter ça ! J’ai aussi aimé celle qui nous emmène en Réunion à la découverte du fameux pirate Olivier Levasseur et son trésor, ou encore la légende autour du premier cocotier à Tahiti, l’histoire de Carcassonne, ou encore de Marseille. Savez-vous qu’on a notre propre monstre du Loch Ness en France !? Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai fait de nombreuses découvertes. Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est les illustrations à l’aquarelle toutes en poésie et en finesse. Forcément par rapport à l’histoire, certaines sont plus touchantes que d’autres, mais j’ai grandement aimé cet univers créé. Vous pourrez trouver quelques photos sur mon compte Instagram !

 

note 3 étoiles

Jeunesse, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée de Rupert Kingfisher

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Éditeur : Albin Michel
Pages : 144 pages
Parution : 31 Octobre 2012
Tome : 03/03
Genre: Jeunesse

 

L’histoire:

C’est l’hiver à Paris et Madeleine a quelques problèmes à l’école. Mirabelle, une nouvelle élève, la harcèle. Madeleine a trop honte pour demander de l’aide à ses amis, Madame Pamplemousse et Camembert, mais elle se lie d’amitié avec une femme nommée Madame Bonbon, propriétaire d’un magasin qui semble être une confiserie. Les sucreries que Madame Bonbon donne à Madeleine ont un puissant effet magique et la rendent tout d’abord assez forte pour affronter Mirabelle. Mais ils la plongent bientôt dans un monde étrange et enchanté dont elle s’aperçoit qu’elle ne peut s’échapper. Car Madame Bonbon n’est autre qu’une vieille ennemie de Madame Pamplemousse, venue à paris pour prendre sa revanche. Ce troisième et dernier épisode de Madame Pamplemousse entraîne le lecteur dans un monde onirique quelque peu inquiétant où amitié et loyauté sont les clefs de la liberté…

 

Mon avis:

Voici le troisième et dernier tome des aventures de Madeleine. Notre jeune héroïne rencontres des problèmes à l’école. Mal dans sa peau, elle n’ose pas se confier à son amie Madame Pamplemousse. Madeleine est triste depuis l’arrivée de Mirabelle, une nouvelle élève qui la maltraite. Désespérée, elle fait la rencontre de Madame Bonbon. Propriétaire d’une confiserie, elle lui donne une friandise qui la rendra plus forte. Mais les effets magiques de ses chocolats lui réservent malheureusement bien des surprises.

Quel plaisir de me replonger dans cette histoire, mais autant dire que celle-ci est un peu plus noire que les précédentes. Comme le souligne l’intrigue, des thèmes importants y sont abordés comme l’isolement et le harcèlement scolaire. Alors bien sûr, on retrouve nos personnages phares comme Madame Pamplemousse, dont on va découvrir son passé, et ce lien qui la rattache à Madame Bonbon. Mais il est vrai qu’on peut se demander pourquoi ce changement de style. Ici la magie est moins présente, et du coup diffère bien avec des deux tomes précédents. On approfondit plus la psychologie des personnages, en apportant des faits sociaux. La plume de Rupert Kingfisher n’en reste pas moins très agréable à lire, tout comme les illustrations de Sue Hellard, qui nous ôteront quelques sourires.

Un conte qui nous fait moins rêver, mais qui se veut plus proche de la réalité.

 

note 3 étoiles