Littérature anglaise (Angleterre), Livres, Young adult

Sous un ciel d’or de Laura Wood

Éditeur : Pocket Jeunesse
Pages : 384 pages
Parution : 4 Mars 2021
Genre: Jeunesse, Historique

 

L’histoire:

1929. Lou, dix-sept ans, vit dans une ferme des Cornouailles. Elle est fascinée par la magnifique demeure des Cardew, vide depuis des années. Écrivaine en herbe, elle y passe des après-midi seule, en cachette, à lire et à se rêver membre de la prestigieuse famille qu’elle épie dans les revues mondaines.

Quand, à la faveur de l’été, les propriétaires investissent les lieux, Lou est soudain transportée dans le monde luxueux et pétillant de l’aristocratie anglaise. Au centre, un frère et une sœur époustouflants, dont elle devient de plus en plus proche.

Tandis qu’un amour inattendu s’éveille en elle, Lou découvre que le champagne, le jazz et le charleston cachent de sombres secrets.

 

Mon avis:

Juin 1929, la jeune Lou assiste au mariage de sa sœur Alice. Elles ont toujours été très proche et se confiaient tout. Une nouvelle page est à écrire et ce n’est pas facile quand on a plus de repères. Comme elle l’a souvent fait, elle va se ressourcer dans la maison abandonnée des Cardew. Cette famille noble la fascine. Faisant souvent la couverture des journaux, elle et Alice connaissent tout ce qui est dit d’eux. Sauf que cette fois, la maison n’est pas vide…

Admirant les fastes et excès de cette fête qui se déroule sous ses yeux, elle finit par se faire repérer par Robert Cardew. Quelque peu impertinente, elle entre en conversation avec lui. Elle apprend qu’il a lu le début de son roman, qu’elle a oublié dans la maison. Ce moment marque le début d’une rencontre surprenante, qui ne s’arrête pas là. Bien que Lou est issue d’un village de pêcheur et que Robert et sa sœur Caitlin viennent de la grande capitale, une amitié se crée. Sous des airs de charleston, de jazz et accompagnés de superbes robes et de grandes quantités d’alcool, des secrets bien enfuis se dévoilent au fur et mesure.

Dès les premières pages, on est comme happé par l’ambiance. On souhaite être au côté de Lou, qui a la chance d’assister à ces fêtes et de côtoyer tous ces aristocrates. J’ai tout de suite aimé le personnage de Lou qui se cherche. Elle ne souhaite pas avoir le même parcours que sa sœur Alice. Avec le soutien de sa famille, Lou souhaite avoir la possibilité de découvrir le monde et de s’affranchir. A la fois une critique de cette époque où l’opulence régnait, un certain nombre de sujets engagés sont évoqués: émancipation des femmes, inégalités ethniques et sociales, homosexualité…

En bref, un roman divertissant qui nous emmène en Cornouilles à l’époque de l’âge d’or, ainsi qu’à la rencontre d’une adolescence en quête de sa destinée.

Jeunesse, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Harry Potter, illustrée, tome 5 : Harry Potter et l’Ordre du Phénix de J. K. Rowling, Jim Kay et Neil Packer

Éditeur : Gallimard
Pages : 576 pages
Parution : 27 Octobre 2022
Tome : 05/07
Genre: Jeunesse, Fantasy

 

L’histoire:

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

 

Mon avis:

C’est toujours avec une grande émotion que je me replonge dans la saga Harry Potter qui m’a accompagnée de mes années primaires jusqu’au lycée ! Une aventure livresque qui m’a vue grandir et qui m’a aussi fait aimer la lecture ! Avec ce cinquième tome, illustré pour la dernière fois par Jim Kay, un tournant nous attend. La magie a certes un côté éblouissant, mais cache aussi une certaine noirceur. On quitte d’ailleurs le quatrième tome sur un évènement difficile qui marquera nos apprentis sorciers, et bien plus.

L’histoire commence bien entendu à Privet Drive, où Harry doit supporter son oncle, sa tante et son cousin. Lors d’un concours de circonstance, il se fait repérer par le ministère de la magie. Il peut bien sûr compter sur ses amis et de nouvelles connaissances pour le soutenir et l’aider. Et c’est dans cette atmosphère lourde et sombre que des complots et des rassemblements se préparent. L’Ordre du Phénix se reconstitue, l’Armée de Dumbledore se crée, Dolores Ombrage surveille et prend le pouvoir en devenant grande inquisitrice…

Ayant regardé un certain nombre de fois les films, je me doutais que j’avais forcément oublié des passages. Les romans se faisant de plus en plus long, de nombreuses scènes n’y apparaissent pas ou des rebondissements sont simplifiés voir modifiés. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le changement de caractère de nos personnages principaux, qui sont parfois agaçants et énervants. Adieu l’enfance, place à la crise d’adolescence et tout ce qui s’en suit ! L’insolence, la jalousie, le début de la sexualité, la personne qui a envie de rien faire et qui s’apitoie sur son sort… On souhait tellement secouer Harry, Ron et Hermione, alors que d’autre se révèle, comme Neville. De nouveaux personnages très attachants entrent en scène, comme Luna Lovegood et Nymphadora Tonks. On en découvre d’ailleurs plus sur elles dans le roman.

Pour les illustrations, elles sont principalement réalisées par Jim Kay. Neil Packer a produit quelques petites insertions, voir des doubles pages de texture. Il est vrai que leur style n’est pas le même. Je me demande ce que ça va donner pour les deux derniers tomes, surtout les personnages. Pour coller à l’histoire, des pages sont complètement noires, ce qui peut dérouter. On sait ainsi à quoi s’attendre. Il y a toujours de très belles créations qui m’émerveillent. A noter, que des fois le texte n’est pas toujours très lisible. Toutefois, cela arrive rarement.

Encore une fois, un très beau livre qui me remémore ma première découverte de l’œuvre, et certaines scènes de son adaptation au cinéma.

 

Classique, Jeunesse, Littérature anglaise (Angleterre), Livres

Alice au Pays des Merveilles suivi par De l’autre côté du miroir, illustré de Lewis Carroll et MinaLima

Éditeur : Flammarion Pages : 320 pages Parution : 19 octobre 2022 Genre: Classique, Jeunesse

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L’histoire:

 

Mon avis:

C’est toujours un plaisir de redécouvrir de grands classiques de la littérature jeunesse, grâce à ses sublimes éditions mises en scènes par le studio MinaLima. Et, c’est autour d’Alice de nous conter ses aventures. Alors qu’elle s’ennuie et que sa sœur est plongée dans la lecture de son livre, elle voit passer un lapin. Cela n’est pas surprenant de prime abord. Pourtant, celui-ci a les yeux roses, parle et se met à sortir une montre à gousset. La course poursuite commence alors vers un pays merveilleux…

Il s’agit de ma seconde lecture, et j’avouerai qu’encore une fois, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages principaux. Ce n’est que mon avis, vu qu’en soit c’est très bien écrit et j’ai passé tout de même un bon moment. L’épopée que vit Alice est des plus rocambolesques et pas toujours si merveilleuse. Certaines situations peuvent être effrayantes, mais la jeune fille ne se laissent pas déstabiliser pour autant. Quand la conclusion arrive, on l’apprécie doublement pour elle, et cela démontre le grand talent imaginaire de son auteur, Lewis Carrol.

Les illustrations et les animations confirment à nouveau la force qu’on Miraphora Mina et Eduardo Lima pour nous émerveiller. Autant dire qu’elles ont participées à m’offrir une lecture des plus agréables.
– Ma chère Alice, dans les jardins de la mémoire, dans le palais des rêves, c’est là que nous nous retrouverons. – Mais le rêve, ce n’est pas la réalité… -Qui peut dire où commence l’un et où s’arrête l’autre?
PS: Retrouvez bientôt sur mon compte Instagram un réel des premières pages !  

Mes chroniques des autres livres illustrés et animés par le studio MinaLima

Peter Pan

Le magicien d’Oz

Le livre de la jungle

Blanche Neige et autres contre de Grimm

Harry Potter tome 1

Harry Potter tome 2

Bande dessinée, Classique, Littérature anglaise (Angleterre), Littérature espagnole (Espagne), Livres

Un chant de Noël de Jose Luis Munuera

Éditeur : Dargaud
Pages : 80 pages
Parution : 10 Novembre 2022
Genre: Historique

 

L’histoire:

Londres, 1843.
Tous les habitants, les mieux lotis comme les plus démunis, s’apprêtent à fêter Noël.
Tous, à l’exception de Scrooge. Aux yeux de cette riche commerçante, insensible au malheur des autres comme à l’atmosphère de liesse qui baigne la cité, seuls le travail et l’argent ont de l’importance.
On la dit radine, égoïste et mesquine. Elle préfère considérer qu’elle a l’esprit pratique. Et tandis que les festivités illuminent la ville et le cœur de ses habitants, Scrooge rumine sa misanthropie…
Une nuit, des esprits viennent lui rendre visite. Ils l’emmènent avec eux, à la rencontre de la jeune fille qu’elle était, quelques années plus tôt, lorsque la cupidité n’avait pas encore rongé son cœur. Mais aussi à la découverte de celle qu’elle aurait pu devenir si elle avait choisi la voie de la bonté…

 

Mon avis:

Inspiré d’Un chant de Noel de Charles Dickens, cette bande dessinée est une belle surprise. On fait la connaissance du célèbre Scrooge qui n’aime pas Noel, et cette fois-ci notre héros de l’histoire est en fait une femme.

Pour elle, les fêtes de Noel, ce ne sont que des sornettes et une perte de temps. Elle accorde tout de même à son employé sa journée. De retour chez elle, Scrooge se fait prendre au piège par trois esprits, qui vont lui faire revivre son passé et son futur possible.

Très bien réalisé, le texte nous enchante tout comme les illustrations. La froideur de Scrooge ne nous empêche pas d’être attaché à elle. Surtout quand on parcourt son passé, et que l’on comprend pourquoi elle en est arrivé là. Même si des libertés sont prises, on retrouve l’esprit du conte original de Dickens. Ce personnage que l’on pense si haissable, ne l’est finalement pas tant que ça. Les apparences peuvent être trompeuses !

Une superbe adaptation que j’ai adoré découvrir et que je ne peux que vous conseiller.

Films, Littérature anglaise (Angleterre)

L’Amant de Lady Chatterley (Lady Chatterley’s Lover – Netflix 2022)

Acteurs : Emma Corrin, Jack O’Connell, Matthew Duckett, Faye Marsay, Ella Hunt, Joely Richardson
Réalisateur : Laure de Clermont-Tonnerre
Genre: Historique, Romance

 

L’histoire:

En épousant Sir Clifford Chatterley, Connie est devenue Lady Chatterley, s’assurant par là une vie de privilèges et d’abondance. Mais cette union idéaliste s’apparente bientôt à une prison quand Clifford revient paralysé de la Première Guerre mondiale. De son côté, Connie rencontre Oliver Mellors, le garde-chasse du domaine, et en tombe amoureuse. Les rencontres secrètes des deux amants vont être pour Connie l’occasion d’un éveil à la sensualité et à la sexualité. Mais quand leur liaison alimente les rumeurs dans le voisinage, la jeune femme doit prendre une décision qui va changer sa vie : suivre son cœur ou revenir à son mari et endurer ce que la société édouardienne attend d’elle.

 
Mon avis:

Adapté du roman de D. H. Lawrence, on suit le parcours de Connie qui vient de s’unir à un riche aristocrate, Clifford Chatterley. Mais tout bascule quand ce dernier revient du front paralysé et impuissant. Ils quittent Londres et ses fêtes fastueuses, pour la demeure familiale en pleine campagne anglaise. Devenant l’infirmière de son mari, elle doit s’occuper de tout dans le domaine. Cette charge aussi bien mentale que physique, l’anéantie peu à peu. Dans cette société étriquée où tout repose sur le paraitre, Clifford lui fait une proposition scandaleuse afin de perpétuer la lignée des Chatterley. Néanmoins, Connie ne supporte plus cette servitude attendue et souhaite retrouver sa liberté…

Netflix nous offre une nouvelle version de ce roman, qui a été interdit pendant plusieurs années en Grande-Bretagne pour son intrigue trop érotique. Dans les rôles titres de Connie et Oliver, ce sont les acteurs Emma Corrin et Jack O’Connell, qui nous offrent une belle alchimie à l’écran. En quête d’indépendance et d’épanouissement, la jeune Lady Chatterley fait lors d’une de ses balades échappatoires, la rencontre du garde-chasse du domaine. Il lui offrira tout ce qu’elle souhaite : de l’attention, de la tendresse, du bonheur et une prise en compte de ses besoins et de son désir sexuel. Et c’est plus qu’un lien intime qui les unira, tous les deux ayant connu la douleur et la perte de leurs confiances en eux-mêmes.

De nombreuses scènes intimistes torrides et sensuelles sont présentes dans le film. C’est avec beaucoup de sensibilité qu’elles sont mises en scène, où le plaisir féminin et masculin se retrouvent à la même échelle et sans tabou. Des messages féministes en ressort, comme le fait qu’une femme peut revendiquer la possession de son corps et sa liberté de choix. Un sujet d’autant plus d’actualité.

Alors que je ne m’attendais pas à grand chose de cette adaptation, ce fut finalement une belle surprise, surtout grâce à la performance des acteurs. A découvrir !