A retrouver sur le blog Les papiers de Mrs Turner des chroniques sur des romances en tout genre. Je vous partage mes avis et conseils lecture sur de la romance historique, fantastique et contemporaine.
24h de la vie d’une femme. Au début du XXe siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l’établissement : l’épouse d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. Le Voyage dans le passé. Neuf ans après s’être vus pour la dernière fois, un homme et une femme qui se sont aimés se retrouvent. Plus aucun obstacle n’existe à leur amour, mais à mesure que les heures passent et malgré leurs efforts, ils ne parviennent pas à faire revivre leurs sentiments. Elle se sait devenue vieille, lui réclame qu’elle tienne sa promesse avant de prendre bientôt conscience que le temps a effectivement rendu vaine toute tentative pour renouer le fil de leur amour.
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Mon avis:
Ce livre nous propose de découvrir deux courts récits, deux portraits de femmes tout en douceur et en sensibilité.
Le premier se déroule dans les années 1904, dans une petite pension de famille sur la Côte d’Azur, où l’une des pensionnaires s’enfuie avec un jeune homme, en laissant derrière elle mari et enfants. Le scandale éclate envers cette dame qui a oublié les bonnes manières, les mœurs de la société et la bienséance. Seule Mrs C, une vieille aristocrate anglaise, prendra sa défense y trouvant un écho avec son histoire personnelle, et contera ainsi 24h de sa vie oubliée.
Le deuxième commence sur les quais de la gare de Francfort. Un jeune homme de condition modeste, Ludwig, tombe amoureux de l’épouse de son employeur. Mais Ludwig est muté au Mexique. Et ce ne sera pas pendant deux ans qu’ils seront séparés, mais neuf ans…
Stefan Zweig sait comme toujours nous enchanter. Les nouvelles sont certes courtes, on ne connait même pas le nom exact de tous nos personnages, mais on arrive tout de même à s’y attacher grâce aux analyses poussées que proposent l’auteur. Une histoire en amène un autre, avec des enchainements rapides qui nous empêche de nous ennuyer. Le passage dans la première nouvelle sur la longue description des mains faite par Mrs C, où elle nous parle de sa fascination, est particulièrement bluffant.
Éditeur : J’ai lu Pages : 320 pages Parution : 5 Mai 2021 Genre: Romance, Historique
L’histoire:
Recherche gouvernante, discrète, bonne éducation. Le Tout-Londres est en émoi. Pourquoi Anthony, marquis de Staunton, a-t-il publié cette étrange petite annonce ? En réalité, le jeune homme cherche une épouse. Pour faire enrager son père qu’il déteste, il a décidé de convoler avec la femme la plus ordinaire qu’il pourra dénicher. Mlle Charity Duncan, qui se présente, fera parfaitement l’affaire. Terne, effacée… une vraie petite souris ! En échange d’une rente à vie, elle accepte de se marier et d’être présentée à la famille d’Anthony, lequel compte ensuite l’expédier à la campagne pour ne plus jamais la revoir. Du moins le croit-il…
Mon avis:
Ce roman fait partie de la nouvelle collection « Regency » que vient de lancer les éditions J’ai lu. Avec une couverture illustrée par Magalie Foutrier, la maison d’édition nous propose de nous plonger dans l’époque de la régence anglaise, dans le sens le plus large du terme, soit de 1795 à 1837, où de nouvelles idées et changements s’apprêtent à révolutionner la société.
Anthony Earheart se voit contraint de rentrer au domaine familiale. Et il ne compte pas le faire seul. Il publie ainsi une annonce dans la presse pour embaucher une gouvernante discrète et effacée. Mais son rôle sera tout autre, il compte passer un contrat avec elle et l’épouser. Au cours des entretiens, il voit en Charity Duncan la personne parfaite pour cette tâche. Quelconque, elle n’ose même pas le regarder dans les yeux. La jeune fille finit par accepter sa proposition, et se marie avec lui en échange d’une belle rente et d’un domaine. Mais sa petite souris grise insignifiante se révèlera être toute autre chose…
L’intrigue est pour le moins originale, et comme les héros on se laisse prendre au jeu. Charity ne connait rien de la personne d’Antony, et c’est une fois mariée qu’elle découvre qu’elle est devenue marquise. Même si ce contrat la gêne, c’est aussi une belle opportunité. Avec son frère, elle doit travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Une fois la scène jouait, elle pourra rentrer chez elle, et son frère épouser celle qu’il aime. Mais en attendant, elle doit incarner son rôle d’épouse auprès de cette famille si froide et insensible. D’une nature toute autre, notre héroïne arrive à faire dénouer les langues et resurgir les émotions. Anthony ne s’attendait pas à ça de sa part, et son séjour auprès de sa famille s’annonce bien différent. Et des surprises, il va en avoir ainsi que des révélations et des explications, dont ont bien besoin ses proches.
Comme à son habitude, Mary Balogh nous embarque par ses mots dans un autre monde. Au fil des pages, on découvre nos personnages, leurs caractères et surtout leurs passés. Même si on ne comprend pas tout de suite leurs réactions, l’auteure nous en donnent les clés au fur et à mesure. Cette lecture n’est pas un coup de cœur, mais j’ai tout de même passé un très bon moment, et d’ailleurs je le recommande. Je suis curieuse de découvrir les autres romans de cette collection.
Il y a quelques années, je vous ai proposé un Top 10 de mes romances historiques écossaises préférées (qui est d’ailleurs toujours autant consulté). Je me suis dit qu’il serait temps que je vous en fasse un nouveau, mais avec comme thème l’Angleterre au XIXème siècle ou pour être plus précise la période de la Régence.
Mais qu’est ce que la Régence Anglaise ?
Période très prisée des écrivains, la Régence anglaise est une période de l’histoire du Royaume-Uni qui se déroule de 1811 à 1820, pendant la maladie et la folie qui frappent le roi George III. Pendant cette période, la régence est assurée par son fils, le futur George IV, sous le titre de « Prince Régent ».
Le terme est utilisé aussi dans un sens le plus large, soit de 1795 à 1837 (c’est-à-dire la fin du règne de Georges III et les règnes successifs du régent, devenu le roi Georges IV, et de son successeur Guillaume IV). Il s’agit de la transition entre la « période géorgienne » et l’« ère victorienne »
L’art, l’architecture, la littérature, la mode, la politique et la culture se développent beaucoup, et on parle de « style régence », où émerge de nouvelles idées et changements qui s’apprêtent à révolutionner la société. C’est une époque d’excès pour l’aristocratie. Il y a beaucoup d’incertitude générée par les guerres napoléoniennes, la Révolution française et ses idées.
Comme pour le précédent, j’ai essayé de citer un livre par auteur, afin de vous en faire découvrir un maximum.
N’hésitez pas à y participer, et à faire aussi vos propositions en commentaires. Je suis toujours ravie de faire de nouvelles découvertes.
1. La saga des Bedwyn de Mary Balogh
Voici une auteure que j’ai découvert récemment, et dont j’ai adoré la plume. Cette saga est très drôle et c’est un vrai plaisir de lire les joutes verbales des héros. J’ai certaines de ses autres sagas dans ma PAL, et j’ai d’ailleurs hâte de les découvrir.
Il s’agit en fait du premier roman que j’ai acheté des éditions Milady, alors autant avouer que celui-ci apparait surtout dans cette liste pour cette raison ! L’histoire est toutefois divertissante et promet un bon moment de détente.
3. La trilogie Passions Londoniennes d’Aurélie Depraz
J’aime beaucoup cette auteure qui se renseigne bien sur l’époque des romans qu’elle écrit. J’aime les romans historiques, mais surtout j’aime avoir des infos sur l’époque en question, me détendre tout en apprenant des faits historiques. Une trilogie très intéressante, qui nous plonge dans l’Angleterre du XIXème, au contact de personnages issus de milieux sociaux différents. A découvrir, si ce n’est pas déjà le cas !
4. La quadrilogie Le club des menteurs de Celeste Bradley
Une saga qui nous dévoile des personnages attachants, des rebondissements et des situations hilarantes. En soit, des romans très prenants qu’on a dû mal à lâcher !
5. La dilogie Les soeurs Charbrey de Cassandra O’Donnell
Le titre du premier tome, vous fera forcément penser à un célèbre livre de Jane Austen à savoir Orgueil et Préjugés. Autant dire qu’il en est librement inspiré, avec une petite touche aussi de Raison et Sentiments, même aussi quelques libertés modernes par rapport au contexte historique. Deux romances divertissantes à lire.
Le nom de cette saga, vous y aura peut-être fait pensé… Il s’agit en effet de réécritures de contes de fées. Certaines histoires vous toucheront sûrement plus que d’autres, en tout cas l’auteure nous offre de bons moments de lecture.
8. La saga La chronique des Bridgerton de Julia Quinn
Saga dont on a beaucoup parlé dernièrement, grâce à sa récente adaptation sur Netflix. J’avoue avoir passé de très bons moments de lecture avec certains tomes, et un peu moins avec d’autres. Sa force se doit à certains de ses personnages comme Lady Danbury, ou bien entendu la fameuse Lady Whistledown
9. La trilogie Les amants de Londres de Lorraine Heath
Les romans de cette trilogie nous offrent des personnages aux lourds passés qui ne se laissent pas abattre. Rempli d’émotions, on n’a pas envie de laisser les héros, et autant dire que l’auteure s’est bien transmettre leurs sentiments.
Mes chroniques: prochainement
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10. La trilogie Abandonnées au pied de l’autel de Laura Lee Guhrke
Comme le titre de la saga l’annonce, on y aborde les mariages de raison contre les mariages d’amour, mais aussi toutes ses convenances dont l’aristocratie anglaise doivent se soumettre. Il est vrai que j’ai été touchée plus par certains titres que d’autres, mais cela en reste une belle découverte.
Éditeur : J’ai lu pour elle Pages : 376 pages Parution : 3 Juillet 2010 Tome : 01/05 Genre: Romance, Historique
L’histoire:
Stephen Huxtable est le nouveau comte de Merton. Elliott Wallace, qui est venu lui annoncer la nouvelle, doit désormais le préparer à ses futures responsabilités. Toutefois il n’avait pas imaginé que le jeune homme refuserait de se séparer de ses sœurs. Trois sœurs qu’il va falloir lancer dans le monde. Que de difficultés en perspective ! Surtout avec cette Vanessa, qui semble savoir ce qu’elle veut. Au point qu’elle demande bientôt Elliott en mariage. Elle est la preuve vivante que, comme il le clame à qui veut l’entendre, la vie serait tellement plus simple sans les femmes…
Mon avis:
Après avoir découvert Mary Balogh avec sa saga consacrée à la famille des Bedwyn, je continue l’aventure livresque avec les Huxtable.
Habitant un petit village en Angleterre, cette famille est orpheline depuis quelques années. C’est Margaret, l’ainée, qui s’occupe de ses deux sœurs dont l’une est veuve, et de son jeune frère. L’arrivée d’Elliott Wallace, le Vicomte Lyngate va bousculer leur quotidien. Il leur annonce que le jeune Stephen vient d’hériter du titre de comte Merton, qu’il doit le suivre à Londres pour le former et prendre en charge ses nouvelles responsabilités et son domaine. Bien entendu, hors de question pour Stephen d’abandonner ses sœurs, elles viendront avec lui quoi qu’en dise le vicomte. Le voilà chargé d’un gros fardeau, en plus d’être le tuteur d’un jeune homme, il est aussi responsable de 3 jeunes campagnardes qui n’y connaissent rien à la bonne société. Et c’est une mission qui lui réservera bien ses surprises !
Le début de l’intrigue promet une histoire bien originale. Mais autant dire que la construction de ce roman est assez étonnante, comme si cela se passait en trois parties. Ainsi on fait la connaissance d’un personnage important en début de roman, en l’occurrence un cousin qui cache un lourd secret, puis on entend plus parler de lui, et il revient finalement à la fin pour nous donner le dénouement. En attendant, l’histoire de notre couple Elliot et Vanessa s’installe doucement, sans grand charme. Heureusement nous avons les réponses à nos questions, mais quelque peu maladroitement, comme la description de notre héroïne. Elle est dépeinte comme étant moins jolie que ses sœurs, et c’est répété très régulièrement dans le roman, ça en devient agaçant. J’ai tout de même continuée ma lecture, l’univers décrit étant intéressant et les joutes verbales et rebondissements apportant un peu de rythme au roman. Il est vrai que tout de même ce premier tome n’a pas su m’enchanter comme les Bedwyn. Je compte tout de même continuer.
Éditeur : J’ai lu pour elle Pages : 448 pages Parution : 7 Septembre 2016 Tome : 08/09 Genre: Romance, Historique
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L’histoire:
Gregory Bridgerton a toujours cru au grand amour. Il sait que sa future épouse l’attend quelque part, que leur amour est prédestiné. Le jour où il rencontre lady Hermione Watson, il pense, transporté de bonheur : C’est elle ! » Hélas, lady Hermione aime ailleurs, lui révèle sa meilleure amie, Lucinda Abernathy, une jeune personne qui, bien que fort spirituelle, n’a pas l’éblouissante beauté d’Hermione. Gregory a cependant besoin de son aide s’il veut gagner le cœur de sa dulcinée. Et c’est alors que le destin s’en mêle…
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Mon avis:
Petit dernier de la famille des Bridgerton et dernier tome de leurs aventures (même s’il existe un tome bonus avec tous les membres), on fait la connaissance de Grégory, un personnage qui est resté assez discret jusqu’à maintenant. Tout comme ses frères et sœurs, il souhaite connaitre le grand amour, et pense l’avoir trouvé en la personne d’Hermione Watson, qu’il rencontre à un évènement organisé par Kate, la femme de son frère ainé Antony. Mais il se trouve que cette dernière est amoureuse d’un autre… Cela n’arrête en rien Grégory qui compte bien la courtiser quand-même, avec l’aide surprenante de sa meilleure amie, Lucinda Abernathy. Toutefois le destin va bien leur jouer des tours…
Même si notre fameuse Lady Whistledown nous manque dans les derniers tomes de la saga, l’intrigue reste tout de même intéressante grâce la note d’humour que sait apporté l’auteur. Et il est vrai que ce petit dernier va nous réserver des surprises et des rebondissements. Gregory est finalement assez différent de ses frères. La différence d’âge joue forcément un rôle, mais aussi son côté insouciant, idéaliste et naïf. Il pense quand-même être tombé amoureux d’une jolie fille, juste en l’apercevant. Mais il finira par faire la part des choses, et évoluer. A ses côtés, on retrouve Lucy Abernathy, qui a aussi un profil atypique. Elle compte suivre les convenances à la lettre, et accepter son sort sans rechigner, même quand elle connait les détails de la personnalité de son fiancé, qu’elle n’a vu que 3 fois. Et c’est justement ensemble, que nos héros vont grandir et apprendre à s’affirmer. Après un début quelque peu platonique qui a lieu à Aubrey Hall, l’histoire se poursuit à Londres où l’auteure sait nous surprendre avec un retournement de situation. Et justement cela apporte le piquant qui manquait dans l’histoire, d’autant plus plaisant que je ne l’avais pas vu venir.
Un dernier tome qui diffère bien des précédents, mais qui sait tout de même nous divertir avec étonnement.